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dimanche, 15 novembre 2009

« L’impiété et l’injustice ne sont pas une forme de gouvernement »

« L’impiété et l’injustice ne sont pas une forme de gouvernement »[1]

                                                                                                                                 Mgr Gay

 

« Le suffrage universel est un mensonge universel »[2]

                                                                                                                      Pie IX

 

 

Introduction

 

A la veille de la désignation d’un nouveau président, notre pays vie au rythme des sondages, des discours, et des meetings, il gaspille son potentiel dans une nouvelle manche de la guerre des partis. Chacun escompte de bons résultats pour son parti, on pronostique déjà le vainqueur et les vaincus. Le rythme des élections remplace le rythme des saisons.

Dans ces quelques lignes nous souhaiterions analyser un peu en profondeur la bataille électorale en cours, en nous basant sur une phrase de Mgr Gay résumant la pensée politique du Cardinal Pie.

 

Mgr Gay rapporte que « …par ses préférences personnelles, appuyées sur de longues études, une science profonde et de très graves raisons notre cher Cardinal [le Cardinal Pie] était légitimiste… »[3]. Cependant, l’illustre successeur des apôtres savait, bien entendu, qu’un évêque, à la suite de l’Eglise, ne doit pas préférer, publiquement, une forme de gouvernement plutôt qu’une autre. Aussi, résumant et, justifiant l’attitude du Cardinal vis-à-vis des différentes institutions qui se sont succédées en France à cette époque, Mgr Gay a ces mots lapidaires : « L’impiété et l’injustice ne sont pas une forme de gouvernement ». Prononcés à la fin du XIX ème siècle, en observant la marche des institutions, ces quelques mots vont nous aider à comprendre la vraie nature du suffrage universel.

 

Les mauvaises tendances que visaient le cardinal et son secrétaire, se sont accentuées, confirmées. Aujourd’hui, ils pourraient être plus précis encore. Ils nous diraient que les hommes au pouvoir ne gouvernent pas mais qu’ils manipulent. Ils nous diraient que nous ne sommes pas soumis à un gouvernement mais à une manipulation, et que cette manipulation se trouve constituée « d’impiété et d’injustice ».

 

 

A- Election et manipulation

 

Il y a toujours eu un lien étroit entre élection[4] et manipulation :

 

-                          L’historiographie officielle place la cause de la plupart des évènements politiques survenus depuis 1789 dans une espèce de spontanéité populaire. Ceci est bien évidemment une imposture. Ces événements ne peuvent s’expliquer sans la pré-existence de structures officieuses qui les organisent, ou les exploitent.[5] Depuis la Révolution, ces structures : loges, salons, et autres sociétés de pensée, sont le véritable laboratoire au sein duquel s’élabore l’essentiel de la vie publique du pays.

 

-                          Il est d’une évidence solaire que les médias ont un impact majeure sur les élections, la majorité de la population vit sous perfusion de la télévision et des grands quotidiens. Il est non moins patent que les dits médias relayent et vulgarisent servilement les orientations prises par les sociétés de pensée. Monseigneur de Ségur dit bien que « La presse est le grand levier de la Révolution »[6]. « Peu de cerveaux échappent… à ce gavage visant clairement à fixer d’étroite limites au choix des électeurs »[7]

 

-                          En plus des médias, toutes les structures de la société comme les écoles, les collectivités locales, les associations, les syndicats, et aujourd’hui les églises sont autant de relais du même pouvoir, chargés d’éduquer et de soumettre le peuple au joug des idées et comportements « corrects ». La population d’individus ainsi ‘formée’ -déformée- constitue la base énervée, inintelligente et disciplinée du système électoral : l’électorat.

 

-                          Le meilleur révélateur de l’asservissement total des esprits se trouve à notre avis dans les clivages et les oppositions qui en résultent sur le plan social.

Entre les victimes de la pensée unique et les défenseurs de la vérité, les discussions sur des sujets comme la Révolution, Pétain, la colonisation, Vatican II… font naître instantanément des inimitiés plus profondes que celles qui existaient entre français et allemands en 1914, même si ces inimitiés ne s’incarnent plus dans des territoires et ne se matérialisent plus par des luttes à mains armées.

 

-                          Même en temps normal ‘le peuple’ est facile à tromper, à manipuler, il s’agit la d’un fait historique dont ont déjà profité les pharisiens pour que les juifs préfèrent Barabbas à Jésus. C’est pour cela que sous l’ancien régime les menteurs et les financiers qui nous manipulent étaient envoyés à Montfaucon. Aujourd’hui l’élection est taillée sur mesure par ceux qui exploitent le vice et le mensonge. La grande majorité de la population, victime de la législation, étant complètement déchristianisée se trouve d’autant plus facile à manipuler.

 

 

B- La manipulation ne constitue pas seulement ‘un pouvoir’, mais ‘le pouvoir’.

 

Du fait de la conception élevée qu’ils ont des choses, les bons ont du mal à discerner un gouvernement et une autorité là où ils trouvent : finance, loges, médias… Mais c’est précisément par le bas que ces éléments agissent et constitue un pouvoir. La force de ce pouvoir là est proportionnée à l’obscurité dont il s’entoure. Obscurité dont l’élection fait partie. Pouvoir qui constitue de nos jours une tyrannie. Tyrannie de la pensée unique, de l’histoire faussée, de l’enseignement dévoyé, de la haine persistante contre Notre Seigneur Jésus Christ lumière du monde.

Que l’on ne s’imagine pas que le ‘travail’ de manipulation a lieu juste avant l’élection afin d’en obtenir le résultat souhaité. Non, car alors il s’agirait d’une simple magouille, d’un bidouillage électoral, or ce qui existe avant l’élection, est beaucoup plus qu’une magouille, c’est un pouvoir politique bien établi. Les structures qui manipulent, se maintiennent, orientent, décident, gouvernent, et constituent donc le pouvoir, bien avant, et bien au dessus de l’élection dont ils contrôlent tous les éléments. L’élection n’influe pas sur ce pouvoir, c’est ce pouvoir qui produit l’élection comme une partie ou une étape de sa manipulation, étape dont nous verrons l’intérêt plus loin.

Si l’on observe l’histoire, on peut même affirmer avec certitude que l’élection n’est aucunement la partie la plus importante de la manipulation. La plus bruyante, sans doute. La plus importante, non.

Pour les ennemis de l’Eglise, du bien commun, le plus important c’est le bon déroulement de ‘l’impiété et de l’injustice’, car c’est cela qui constitue leur pouvoir, le reste suit naturellement. L’élection, sa prétendue bataille, ses prétendus résultats, sont entre les mains de ceux qui pratiquent, qui répandent, qui exploitent et qui se soutiennent au moyen de l’impiété, du vice, du mensonge…

Autrefois un bon chef d’état faisait son devoir et fortifiait son gouvernement en rendant hommage à Dieu et en soutenant l’Eglise catholique, aujourd’hui les mauvais soutiennent leur manipulation en rendant un culte à l’impiété, à l’injustice et au vice. L’élection n’est qu’une partie de ce culte, rien de plus.

Ne peuvent gagner une élection que ceux qui gouvernent déjà, et qui gouvernent par l’impiété et l’injustice.

 

C- Remarques historiques attestant cet état de fait.

 

1- Ce qui a fait de la Révolution un pouvoir politique, c’est le coup d’état, et non l’élection ni le choix populaire. Pas un historien sérieux ne peut affirmer que les révolutionnaires se sont établis au pouvoir par élection, que ce soit les révolutionnaires de 1789, de 1799, de 1830, de 1848, de France, de Naples, de Parme ou d’ailleurs. Affirmer cela relève des nombreux livres de contes et légendes – plus connus sous le nom de ‘livres d’histoire’ - qui circulent dans les établissements scolaires.

 

2- Il est parfaitement admis, même dans les milieux universitaires les plus officiels, que les français de 1830 jusqu’à une époque récente étaient en grande majorité catholiques. Majorité même écrasante pour ce qui est de la période allant de 1871 à 1914, période qui a vu s’établir l’essentiel de la législation anti-catholique. « En 1871…La France compte alors 35 millions de catholiques, 600 000 protestants, 50 000 israélites et 80 000 libres penseurs. » [8]. Comment expliquer alors que les centaines d’élections ‘démocratiques’ qui ont eu lieu sur cette période aient produit de manière constante un gouvernement anti-catholique ? Comment expliquer qu’au suffrage universel, une démocratie comportant 95% de catholiques produise un gouvernement et une législation à 100% anti-catholiques ? Il y a la un problème politique que l’arithmétique électorale ne peut pas résoudre, et qui démontre que l’élection est une illusion sur le plan politique.

 

3- A une date récente, dans son livre l’indispensable Sénat le Sénateur Jean Cluzel reconnaît naïvement que le rôle fixé au Sénat, à une époque où les sénateurs étaient désigné par le gouvernement, était de se protéger contre les excès de la représentation populaire qui avait été établie. « …instituer une représentation tout en s’en protégeant »[9]. Dans le même ordre d’idée, on notera que sous la troisième république les maires étaient désignés par le président. Nous retrouvons différentes garanties posées par ce pouvoir qui n’a jamais entendu laisser un quelconque rôle politique réel aux élections

 

4- A bien des occasions ce sont les Francs-maçons et révolutionnaires eux-mêmes qui se sont opposés à ce qu’aient lieu des élections, à ce que soit instauré le suffrage universelle et même censitaire.

-                          En 1799 ce sont les révolutionnaires qui ont fait appel à Napoléon et qui ont abandonné la république pour l’empire.[10]

-                          En 1830 ce sont les Francs-maçons qui ont ‘doublé’ quelques braves républicains essayant d’instaurer la république à l’Hôtel de Ville de Paris. Ils ont préféré la monarchie d’un Louis Philippe.[11]

-                          En 1851 ce sont toujours les mêmes qui choisissent le carbonaro Louis Napoléon au détriment de la deuxième république.

-                          Contrairement à ce que l’on a tendance à croire, dans les décennies qui ont suivi 1830, ce sont les légitimistes qui militaient pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire.[12]

-                          - En 1871 on trouve les mots suivants sur les lèvres de Gambetta « Je persiste plus que jamais à considérer les élections générales comme étant néfastes à la République. Je me refuse à les accepter, à y faire procéder »[13]

 

Pourquoi ? Pourquoi les révolutionnaires eux-mêmes ont-ils à ces périodes choisi la monarchie plutôt que la république ? Le suffrage censitaire plutôt que le suffrage universel ?

Parce que la manipulation doit être établie, en temps que pouvoir, avant l’élection. Hors, à ces périodes, les conditions n’étant pas réunies pour que la manipulation puisse fonctionner, établir une institution reposant sur l’élection revenait pour ces révolutionnaires à établir un système qu’ils n’étaient pas encore en mesure de contrôler, et qui risquait même de leur faire perdre le gouvernement.[14]

Ils ne disposaient pas alors de la presse. Les structures administratives n’étaient pas encore bien établies. Ils n’avaient pas encore dans leurs rangs suffisamment de compétences pour administrer un pays. Le peuple était encore fermé au combat d’opinion. Les élites encore sur la lancée de l’opposition frontale à la république à l’exemple de leur pères morts pour Dieu et le Roi au milieu des bocages vendéens, bretons et autres. Les autorités religieuses étaient peut soucieuses de ralliement !

 

En 1871 ils ont du subir ce suffrage qu’ils craignaient car c’est Bismarck qui l’exigeait. Ce suffrage qui produisit une chambre comprenant 400 députés royalistes ! Ces députés se laissèrent manipuler par les belles promesses des éléments révolutionnaires de l’assemblée. Ces éléments trompant, corrompant tant et plus, réussirent dans les décennies qui suivirent 1871, à établir cette manipulation qui leur permit dans une France comptant 95 % de catholiques de prendre le gouvernement, de s’y maintenir, et d’y promulguer une législation à 100% anti-catholique !

Dans une France comptant 95 % de catholiques !

Dans un pays ou le gouvernement était censé être désigné au suffrage universelle, quelques milliers de Francs-Maçons ont imposé progressivement leur tyrannie à 35 000 000 de catholiques ! l’élection est bien une illusion politique !

 

En vérité, les révolutionnaires connaissent mieux que nous le rôle second de l’élection. Mis à part lors des fièvres débutantes et idéalistes de la première période révolutionnaires, ils n’ont jamais espéré ‘gagner’ une élection. Ils savent mieux que les catholiques ce que Mgr Delassus disait en 1904 « Toujours et partout la raison humaine a pensé et dit que l’autorité appartient à la cause….»[15], et le peuple ne peut pas être une cause politique. Ce n’est pas seulement mauvais, c’est impossible. Le peuple pris dans un sens électoral, dans le sens d’un corps supposé choisir un gouvernant, n’existe pas, ce n’est qu’un mot vide de réalité, une vue de l’esprit.

Les protestants, les philosophes, les démocrates, ont toujours le mot de peuple plein la bouche, mais il s’agit, sous des dehors séduisants, d’un mensonge. Ce souci du peuple est « encore un masque qu’il faut arracher à la Révolution »[16]. Le peuple est fait pour être gouverné et ils le manipulent avec mépris. La tyrannie de l’impiété et de l’injustice n’a jamais fait le bonheur du peuple dans ce monde, et encore moins dans l’autre.

 

La question qui se pose alors est la suivante : Si l’élection n’a pas le rôle politique que les gens de bien lui prête, celui de désigner une autorité politique, pourquoi les révolutionnaires l’ont-ils établis ?

 

 

D- Raisons de l’élection.

 

La vertu essentielle au suffrage universel qui l’a fait tant chérir par les franc maçons de tous les temps et de tous les lieux, est d’entretenir l’obscurité autour de leur manipulation, de tromper profondément les gens sur leur véritable action :

 

- Tromper les révolutionnaires ‘honnêtes’ de base, se trouvant dans ce camp pour des raisons parfois louables. « Si la Révolution se montrait telle qu’elle est, elle épouvanterait toutes les honnêtes gens. Elle se cache sous des noms respectés ». Mgr de Ségur.[17]

 

- Tromper ceux qui réagissent, pour une raison ou pour une autre, les catholiques surtout, mais aussi les simples mécontents… En leur faisant adopter un mode d’action qui est en fait une voie de garage.

Un des aspects fondamentaux de la subversion de nos adversaires consiste à prévoir et à noyauter les réactions qui se forment toujours contre les étapes de leur action subversive. On peut même constater que, bien souvent, cette prévision et ce noyautage interviennent avant que la dite étape ne soit entamée.

A ce niveau, l’élection est un chef d’œuvre. Avec ce système en place, le noyautage, la canalisation, ou contrôle des réactions, est automatique, instantané, en un mot institutionnalisé.

Et il faut reconnaître que le système a bien marché, et continue de le faire.

Quelle misère de voir tant de catholiques antimodernistes, antilibéraux, antirévolutionnaires, antirépublicains même, s’approvisionner aux arsenaux de la révolution pour tout ce qui est de l’action pratique !

Ces catholiques condamnent avec vigueur, courage et persévérance bien des erreurs modernes, mais, s’agit-il de poursuivre l’effort dans la pratique, alors ils adoptent et utilisent avec non moins d’énergie et de courage l’arme que leur suggèrent les Francs-maçons : ce suffrage universel, produit le plus certain des erreurs qu’ils ont farouchement combattues en théorie. Ils épuisent leurs forces et progressivement leurs idées en prenant comme réalité politique incontournable ce qui n’est qu’illusion masquant le vrai pouvoir : l’impiété et l’injustice.

 

Conclusion

 

Monstrueux, diront certains ? Et bien oui c’est monstrueux, autant que celui qui en a la paternité et que nous désigne Don Félix Sarda Y Salvany « Mais de toutes les raisons qui doivent tenir le catholique de notre temps en garde contre les gouvernements de forme populaire, la plus forte doit être l’empressement que la franc-maçonnerie a mis toujours et partout à les établir. Avec une intuition merveilleuse, l’enfer a reconnu que ces systèmes de gouvernement étaient les meilleurs conducteurs de son électricité, et qu’aucune autre ne pouvait mieux le servir à souhait ».[18]

 

Est-il possible que des choses quotidiennes, paraissant aussi réelles, soient en réalité aussi fausses ? Oui, aussi fausses que le père du mensonge. Pie IX ne disait-il pas que « le suffrage universel est un mensonge universel ». Monseigneur de Ségur ne disait-il pas que « Le principal caractère des attaques de la Révolution contre l’Eglise, c’est l’audace dans le mensonge » ![19]

 

Ce qu’il faut, c’est empêcher nos ennemis de manipuler en mettant en lumière leur fourberie, en dénonçant le mensonge que constitue l’élection. « La lumière lui enlève (à la Révolution) je ne dis pas tout ce qu’il y a de religieux, mais d’honnête parmi les hommes. »[20]

 

Ce qu’il faut c’est poursuivre en politique pratique l’effort contre-révolutionnaire fait dans le domaine théorique ou religieux, et il faut le faire, pour le moment, en retrouvant les vrais principes concernant l’action politique, l’autorité…

 

Cela participe à la bataille inférieure de Jean Vaquié. Cela nous permettra d’être formés et de pouvoir batailler de manière structurée le jour où Dieu nous en donnera l’occasion.[21]



[1] Mgr Gay in La Royauté Sociale de Notre Seigneur Jésus Christ d’après le Cardinal Pie, Théotime de Saint Just, éditions Sainte Jeanne d’Arc et de Chiré, Villegenon, 1988, page 146.

[2] Pie IX, ?????????????????????????

[3] Mgr Gay op. cit. page 146.

[4] Dans cet article nous désignons par élection celle qui se pratique dans le cadre du suffrage universelle.

[5] Se reporter sur ce sujet à des auteurs comme Barruel, Mgr Delassus, Crétineau Joly, Augustin Cochin, les encycliques des Papes sur la Franc Maçonnerie etc…

[6] Mgr de Ségur, La Révolution expliquée au jeunes gens, éditions du Trident, 2003, Paris, page 51.

[7] Pierre Romain, revue Lectures Française, N° 597, janvier 2007, page 1.

[8] Brigitte Basdevent-Gaudemet, Le jeu concordataire dans la France du XIXI siècle, P.U.F., 1988, in Légitimisme et Papauté, Adrien Loubier, éditions Sainte Jeanne d’Arc, Villegenon, 2006.

[9] Jean Cluzel, l’indispensable Sénat, Economica, Paris, 1998, page 241.

[10] A ce sujet lire Mgr Delassus, Beau de Loménie, Jacques Bainville, Jean Tulard…

[11] Michel Bernard Cartron, La deuxième révolution française, Artena, Clamecy, 2005.

[12] Stéphane Rials, agrégé des facultés de droit, Révolution et Contre-Révolution au XIX siècle, éditions D.U.C./Albatros, Paris 1987.

[13] Mgr Delassus, La conjuration antichrétienne, éditions pamphiliennes, Strasbourg, page 136.

[14] A ce niveau le traumatisme qui incitèrent les révolutionnaires à établir l’empire entre 1799 et 1804 est particulièrement révélateur.

[15] Mgr Delassus, Le problème de l’heure présente, Desclée, de Brouwer et Cie, Lille, 1904, page 151.

[16] Mgr de Ségur, op. cit. page 91.

[17] Mgr de Ségur, op. cit. page 49

[18] Don Felix Sarda y Salvany, Le libéralisme est un péché, éditions nouvelle aurore, Paris, 1975, page 56.

[19] Mgr de Ségur, op. cit. page 29. On remarquera la précision, la profondeur, l’actualité de ces paroles pontificales, épiscopales ou autres. En posant ou clarifiant les principes, elles dissipent le doute que suscitent bien des idées et des comportements, surtout actuels.

[20] Mgr de Ségur, op. cit. page 47

[21] A ce sujet il faut remarquer que nombreux sont les traumatismes qui ont secoué notre pays depuis 220 ans, plusieurs fois les Francs maçons ont perdu les ‘pédales’, plusieurs fois ils se sont même débarrassés du pouvoir comme en 1940 avec Weygand et Pétain. Les catholiques, largement majoritaires, auraient pu bousculer les choses bien des fois. Ils l’ont fait en 1814 car ils avaient la seule doctrine d’action capable de faire leur unité : la reconnaissance de l’aîné des Bourbons, car l’autorité s’incarne toujours dans une personne. Ils ne l’ont pas refait depuis 1814 car ils ont abandonné ces principes qui avaient fait leur histoire. Dieu les a privés des lumières nécessaires pour cela car ces catholiques n’ont pas accepté le moyen de les obtenir : la consécration de la France au Sacré Cœur : La pierre angulaire n’a pas été posée !