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mercredi, 21 avril 2010

La Messe du Padre Pio


d'après le Frère Narsi Decoste, extrait de son ouvrage Le Padre Pio

 

« On ne venait pas à San Giovanni pour voir une clinique ultramoderne ou pour entendre des récits de conversions ou de guérisons spectaculaires. La plupart des pèlerins disposaient d'un jour, parfois d'une matinée : ils venaient assister à la messe du Père Pio. Ceci est très remarquable quand on sait qu'ils arrivaient parfois de fort loin, souvent d’Amérique. Naturellement, certains profitaient d'un séjour en Italie, Rome, Naples ou ailleurs, pour faire un saut jusqu'à San Giovanni ; beaucoup repartaient le même jour. Ils étaient venus uniquement pour cela.

Dès deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants, surpris de voir déjà la place de l'église noire de monde. On attendait patiemment l'ouverture des portes pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet.

Pour l'incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d'une valeur infinie par la présence réelle du Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l'autel par les paroles consécratoires. La Messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement : pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio ? Indubitablement parce que ce capucin rendait tangible la mystérieuse et pourtant réelle présence.

On comprend, dès lors, que rien ne peut être ajouté à sa grandeur, à sa valeur, à sa signification, qui est uniquement limitée par l'impénétrable volonté de Dieu.

Lorsque le Père Pio célébrait la Messe, il donnait l'impression d'une si intime, si intense, si complète union avec Celui qui s'offrait au Père Éternel, en victime d'expiation pour les péchés des hommes.

Dès qu'il était au pied de l'autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s'y trouvait pas seulement comme prêtre pour l'Offrande, mais comme l'homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps. Le Père Pio possédait le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu'à San Giovanni seulement, j'ai compris le divin Sacrifice.

Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion de temps et de lieu. La première fois que j'y assistai, j'ai regretté qu'elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je me rendis compte qu'elle avait duré plus de deux heures !

Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir, témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu'à sept heures. Plus tard, elle fut limitée par l'obéissance et durait environ une heure.

Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y assister au moins une seule fois.

Lorsqu'il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds transpercés le faisaient atrocement souffrir. D'un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s'avançait vers l'autel. Outre les stigmates, il passait encore toute la nuit en prière ; ce qui fut vrai tout un demi-siècle.

On l'aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l'univers entier. II portait, en outre, toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s'était chargé. C'est pourquoi l'Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante.

Il faisait tout pour détourner l'attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire ; et pourtant, son maintien, sa façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment dramatiques.

Lorsque, dans le silence recueilli d'une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses mains sanglantes et l'offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes oeuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui, seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes.

Ce n'était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines pauses plus longues ; les traits de son visage en trahissaient parfois son intense participation au Drame qu'il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la contemplation.

Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps n'étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu'il subissait avec le « divin Crucifié ». C'est pourquoi, l'attention de l'assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice : la Consécration.

En effet, ici, il s'arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s'engager entre lui, qui tenait dans ses mains l'hostie immaculée et, Dieu sait, quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres, retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice.

 

Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage et les larmes coulaient le long de ses joues. C'était vraiment l'homme des douleurs aux prises avec l'agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers.

On voyait clairement, qu'en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. A chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu'il souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu'il réprimait autant que possible, l'empêchaient un moment de poursuivre ? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles du Père disant que le démon s'aventure parfois jusqu'à l'autel ? Dans son attitude si impressionnante, on assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter. Les deux suppositions sont acceptables.

 

Souvent, lorsqu'il quittait l'autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: « Je me sens brûler... » et aussi: « Jésus m'a dit... ».

 

Quant à moi, j'ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement impressionné par cette émouvante célébration.

 

Un jour, nous posions au Père, la question: « Père, qu'est votre messe pour vous ? ».

Le Père répondit : « Une union complète entre Jésus et moi ».

La messe du Padre Pio était vraiment cela : Le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l'Église, le Sacrifice de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice.

 

Et, encore: « Sommes-nous seuls à être rangés autour de l'autel pendant la messe ?

- Autour de l'autel, il y a les Anges de Dieu.

- Père, qui se trouve autour de l'autel ?

- Toute la Cour céleste.

- Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe ?

- Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils ? ».

Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l'accompagnait à l'autel. La Mère de Dieu et notre Mère n'a évidemment pas d'autre souci que celui de son Fils Jésus qui devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères.

« Père, comment devons-nous assister à la messe ?

- Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à l'Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. »

 

Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l'église de San Giovanni, le Père me dit après la messe: « Je me suis souvenu de vous à l'autel ! ». Je lui demandai: « Père, avez-vous à l'esprit toutes les âmes qui assistent à votre messe ? ». Il répondit : « A l'autel, je vois tous mes enfants comme dans un miroir ! ».

Toute la vie du Père Pio a été une Passion de Jésus. Sa journée entière était la continuation du Sacrifice de la messe.

 

mardi, 17 novembre 2009

Le scrupule; cette maladie...

"Parmi les maladies morales, une des plus dignes de pitié, des plus difficiles à guérir et des plus dangereuses : c'est le scrupule.

Digne de pitié : Elle atteint les meilleures âmes, dont elle transforme la délicatesse de conscience, en craintes vaines et en pusillanimité. D'enfants du Calvaire, elle en fait des esclaves du Sinaï. Au lieu de trouver la joie et le repos dans le service du bon Maître, qui a dit : «Mon joug est doux et mon fardeau léger», la religion leur est à charge. Tous les devoirs qu'elle impose sont pour elles, autant de sources d'inquiétudes et de tourments.

Difficile à guérir : Le caractère propre de cette maladie, est de tromper ceux qui en sont victimes. S'ils se croyaient vraiment scrupuleux, ils seraient bientôt guéris. Mais le difficile est de les en convaincre. Toujours ils ont une porte de derrière pour s'échapper. «Je crains de ne m'être pas bien expliqué ; je crains qu'on ne m'ait pas compris ; je crains de n'avoir pas eu assez de contrition ; je crains de pécher en tout ce que je fais». Combien de saints et habiles confesseurs ont échoué dans cette cure, et échouent encore tous les jours.

Très dangereuse : Le scrupule conduit au dégoût du devoir ; le dégoût au relâchement ; le relâchement à l'indifférence ; l'indifférence à l'abandon final, non seulement des pratiques de surérogation, mais encore des obligations les plus importantes. Comme il arrive trop souvent, tout cela se termine par la perte de la foi ou la perte de la tête.

Un pareil malheur est d'autant plus à craindre que le scrupule, arrivé à un certain degré, envahit le passé, le présent et l'avenir. Le passé, par la crainte de n'avoir jamais fait de bonnes confessions ; le présent par la crainte de pécher dans tout ce qu'on fait, ce qu'on dit ou ce qu'on pense ; l'avenir, par la crainte exagérée de n'être pas sauvé.

Venir au secours de ces pauvres âmes et rappeler à leurs confesseurs la direction des maîtres les plus expérimentés dans la conduite des âmes : tel est l'objet de cet ouvrage (...)"

 

LE SCRUPULE

 

(PETIT MANUEL DE DIRECTION A L'USAGE DES AMES TIMORÉES ET DE LEURS CONFESSEURS)

d'après Saint François de Sales et Saint Alphonse de Liguori, Docteurs de l'Église

 

par Mgr GAUME

Protonotaire apostolique, docteur en théologie

 

 

Téléchargez ce petit manuel indispensable

dimanche, 18 octobre 2009

Le chemin du Ciel

"Tu m'a montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du Ciel..."

C'est par cette belle formule que Saint Jean-Marie Vianney remercia Antoine Givre, jeune berger qui le renseigna, au moment où de son arrivée dans un petit village de la région lyonnaise, qui sera célèbre grâce à lui.

Le Vatican, à l'occasion du 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé, nous incite à cheminer vers le Ciel, en se mettant à son école. Ainsi, outre le fait que nous pouvons l'invoquer pour les vocations dont le monde a tant besoin, nous devons surtout profiter des indulgences mises à notre disposition par le Saint-Siège, dans le cadre de l'année sacerdotale (19 juin 2009-19 juin 2010):

 


 

"Pour obtenir ce fruit tant désiré, le don des Sacrées Indulgences, que la Pénitencerie Apostolique prodigue avec bienveillance pour le temps de l’Année sacerdotale, sera très utile ; le présent Décret est émis conformément à la volonté du Souverain Pontife:

 

A. – L’indulgence plénière, applicable également aux confrères défunts sous forme de suffrage, est accordée miséricordieusement dans le Seigneur aux prêtres vraiment pénitents qui, n'importe quel jour, réciteront dévotement au moins les Laudes ou les Vêpres devant le Très-Saint-Sacrement exposé à l’adoration publique ou reposé au tabernacle, et qui, à l'exemple de Saint Jean-Marie Vianney, se proposeront avec disponibilité et générosité pour célébrer les sacrements, spécialement celui de la Pénitence ; conformément aux dispositions en vigueur, ils devront en outre faire la confession sacramentelle, s’approcher du Banquet eucharistique et prier selon les intentions du Souverain Pontife.

 

L'Indulgence partielle, également applicable aux confrères défunts, est encore accordée aux prêtres chaque fois qu’ils réciteront avec dévotion des prières légitimement approuvées pour mener une vie sainte et pour s'acquitter saintement des sacra munera qui leur sont confiés.

B. - L'Indulgence plénière est accordée à tous les fidèles vraiment pénitents qui assisteront avec dévotion au divin Sacrifice de la Messe dans une église ou un oratoire, et qui offriront à Jésus-Christ Prêtre Souverain et Éternel, pour les prêtres de l'Eglise, des prières et n'importe quelle bonne oeuvre accomplie ce jour-là, pour qu'Il les sanctifie et les modèle selon Son cœur, du moment qu’ils auront expié leurs péchés par la pénitence sacramentelle et qu’ils auront prié selon les intentions du Souverain Pontife ; cette concession vaut aux dates de l’ouverture et de la fermeture de l'Année Sacerdotale, le jour du 150° anniversaire du pieux trépas de Saint Jean-Marie Vianney, le premier jeudi du mois ou en quelque autre jour désigné par les Ordinaires des lieux pour l'utilité des fidèles.

 

Il sera très opportun que, dans les églises cathédrales et paroissiales, ce soient les prêtres chargés de la cura patorali qui dirigent publiquement ces exercices de piété, qui célèbrent la Sainte Messe et reçoivent les confessions des fidèles.

 

L’Indulgence plénière est également accordée, dans leur maison ou là où leur empêchement les retient, aux personnes âgées, aux malades et à ceux qui, pour des motifs légitimes, ne peuvent pas quitter leur domicile, et qui, ayant conçu une détestation de tout péché et ayant l'intention de s'acquitter dés que possible des trois conditions habituelles, réciteront aux jours ci-dessus déterminés, des prières pour la sanctification des prêtres, et offriront avec confiance à Dieu, à travers Marie Reine des Apôtres, les maladies et les difficultés de leur vie.

 

L'Indulgence partielle est enfin accordée à tous les fidèles chaque fois qu’ils réciteront avec dévotion cinq Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire soit au Père, ou une autre prière approuvée à cette fin, en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus, pour obtenir que les prêtres conservent la pureté et la sainteté de leur vie.

Ce présent Décret est valable pour toute la durée de l'Année Sacerdotale. Nonobstant toutes dispositions contraires.

 

Donné à Rome, au siège de la Pénitencerie Apostolique, le 25 avril fête de Saint Marc Évangéliste, en l'an 2009 de l'Incarnation du Seigneur.

" (source: Vatican)


"L'Indulgence, qui est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné, peut être appliquée à soi ou à l'intention de l'âme d'un défunt. Dans tous les cas — indulgence plénière ou partielle —, le fidèle doit être en « état de grâce ».

Pour l'indulgence plénière, dont l'obtention est limitée à une fois par jour, il doit :

  • avoir le désir de gagner l'indulgence,
  • se détacher complètement du péché, même véniel,
  • se confesser dans les huit jours (avant ou après l'indulgence),
  • communier le jour même,
  • prier selon les intentions indiquées par le pape, ou prier aux intentions du pape,
  • accomplir l'action à laquelle est attachée l'indulgence dans le temps prescrit (si l'indulgence est attachée à un jour ou une période particuliers).

Si ces actions ne sont que partiellement remplies, ou que le fidèle n'a pas les dispositions du cœur requises, l'Indulgence n'est que partielle.

Il est également rappelé que l'Indulgence ne peut être appliquée qu'à soi-même ou aux « âmes du Purgatoire » (par mode de suffrage), et non à d'autres personnes vivantes." (source: wikipédia)

 

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mardi, 01 septembre 2009

Actualités militantes

 

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Après l'excellente Université d'été de l'UCLF, où les participants ont pu se former, prier et se détendre, tout en nouant des contacts à travers la France, deux événements sont à signaler pour le mois de septembre.

Tout d'abord les Journées Chouannes organisées par la maison d'éditions SA DPF, à Chiré-en-Montreuil, constituent le rendez-vous littéraire et contrerévolutionnaire incontournable de la rentrée.

De nombreux auteurs présenteront et dédicaceront leurs livres, des conférences seront proposées, durant le week-end du 5 et 6 septembre. Une Messe solennelle sera célébrée le dimanche, et les festivités se poursuivront jusqu'en fin de journée (vers 18h30).

 

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Puis, le dernier week-end de septembre, aura lieu le traditionnel pèlerinage légitimiste, organisé par l'UCLF et la Fédération Bretonne Légitimiste, entre Vannes et Sainte Anne d'Auray, jusqu'au monument du Comte de Chambord. Une Messe et diverses activités sont prévues pour le dimanche.

 

 

 

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Bonne rentrée à tous!

Camillo

16:47 Publié dans Annonces | Lien permanent | Commentaires (2)

lundi, 15 juin 2009

Comment bien se confesser?

La confession.

Ce mot peut évoquer l'angoisse, la honte, le soulagement, l'espérance. Mais au delà de nos sentiments humains, ce sacrement traduit les belles réalités du Ciel. Comme lors la Sainte Messe, le prêtre agit in persona Christi. C'est le Christ, qui par l'intermédiaire du prêtre, nous lave de nos pêchés, purifie nos âmes, et par là, nous sanctifie. Ce beau sacrement a été rendu possible par le Sacrifice du Christ, qui par Sa mort sur la Croix, a racheté tous nos pêchés. Il est mort pour chacun d'entre nous. Ainsi, quand nous nous rendons au confessionnal, il faut y voir le Christ agissant par le prêtre. Le Missel quotidien complet, édité par les Bénédictins du Barroux, nous apprend, page 1660 que: "La confession n'est pas un exercice d'hygiène spirituelle, ni le calcul d'un bilan moral. Il ne s'agit pas de pratiquer l'adage des païens "Connais-toi toi-même". Elle n'est pas non plus une confidence qui soulage, ni une consultation auprès d'un maître en sainteté. C'est un sacrement, une rencontre avec Dieu, avec le Sauveur. "Si le Christ n'est pas ressuscité, disait saint Paul, vous êtes encore dans vos pêchés". Si ce n'est pas le sang du Christ qui nous lave, la confession est de nulle efficacité."

Afin d'en savoir plus sur ce beau sacrement, et d'en vivre avec profit, nous vous recommandons vivement la lecture d'un petit texte, écrit par un dominicain, le Père Chéry, intitulé "Comment bien se confesser?".

 

Extrait:

 

« Ces lignes ne s’adressent pas aux « grands pécheurs » qui viennent se décharger auprès du Christ d’un lourd fardeau. Et pas même aux catholiques de l’unique confession pascale. Mais peut-être pourront-elles offrir quelque utilité aux personnes qui ont « l’habitude » de la confession, hebdomadaire, bi-mensuelle ou mensuelle.

 

« L’habitude » : mot sans couleur s’il désigne simplement une louable régularité ; mot tristement gris s’il désigne une routine. Et malheureusement, chacun sait qu’une louable régularité dégénère facilement en routine. La plupart des pénitents se désolent sur la misérable banalité de leurs confessions, sur le peu de fruit qu’ils en retirent, et même parfois sur le peu d’intérêt de l’exhortation que le confesseur leur adresse quand ils viennent le trouver. Plusieurs en prennent le dégoût, ne se confessent plus que par coutume ou, finalement, arrivent à espacer leur recours au sacrement de pénitence d’une manière qui est préjudiciable à leur progrès spirituel.

Ce dégoût et ses conséquences ne viennent-ils pas de ce qu’ils ne savent pas se confesser ? Il y a une manière, un « art », qui ferait de cet exercice régulier un sérieux moyen de sanctification.

L’usage de la confession, si elle est bien comprise, peut être un sérieux appui pour le développement de la vie spirituelle. »

 

La suite ICI.

Joyeuse solennité de la Fête-Dieu