Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 12 mai 2010

La politique de Jeanne d'Arc (III)

V - "EN CE TEMPS-LA....."?

On dit assez sottement que c'était la seule méthode possible de son temps?

- Ouais ! Et la Jacquerie du siècle précédent ? Et les Cabochiens presque contemporains ?

De son temps, le 'républicanisme et le démocratisme ne lui ont été interdits que par son bon sens naturel: au XVe siècle on pouvait fort bien être démocrate ou républicain, rien n’était plus courant.

On l'était en France ou hors de France. Ne croyons pas que nos erreurs ou que nos vérités soient nées de la pluie d'hier : il n'y a point d'idée qui n'ait déjà circulé et même un peu tramé dans la pensée de l'homme. Ceux qui pensent qu'il ne pouvait y avoir de parlementarisme vers l'an de grâce 1429 plaisantent. Le parlementarisme est' une institution médiévale, il naquit de l'anarchie médiévale, pour y remédier: c'est l'Angleterre qui l'a fait durer jusqu'à nos jours.

Il était très facile de réveiller cette anarchie dans la France de 1429. Entre les deux couronnes d'Angleterre et de France, le libre esprit de Jeanne pouvait même concevoir une situation radicale : pas de couronne du tout.

L'Europe regorgeait de républiques le long de la mer du Nord et des mers d'Italie.

De même en ces temps Si lointains et Si proches, il y avait en et il devait y avoir encore, comme aujourd'hui, comme demain1 des épidémies de politique mystique. Pour ne citer que le plus illustre de .nos anarchistes chrétiens, Savonarole, moins sage que Jeanne d'Arc, voulut, pour sa patrie florentine, une théocratie directe et ne fut brûlé que tout à la fin du XVe siècle : c'est à peine si deux générations d’hommes le séparent de notre héroïne.

Son monarchisme conscient et volontaire ne peut faire de doute.

VI. - La légitimité

Mais là se pose une question

Qu'y a-t-il de plus important dans l'ordre monarchique'?

Est-ce l'unité de commandement?

Ou l'origine du pouvoir?

Par l'unité est réalisé un bien immense, sans lequel tout va en pagaille et sacrifices inutiles : nous l'avons vu dans l'autre guerre, tant que le pouvoir militaire n'a pas été unifié entre les Alliés et tant que le pouvoir politique français n'a pas été séquestré en de fortes mains. Mais l'unité du pouvoir demeure encore quelque chose de divers et de plural, a" fond, tant qu'elle ne dure pas et tant qu'elle peut demeurer objet de contestation, de compétition régulière, périodique : Si toute notre victoire de 1918 s'en va en fumée, c'est que nos chefs civils se succèdent, se renversent et se remplacent, que pas un n'est certain de sa fonction, que chacun peut vouloir la lui enlever, et que la loi, la loi elle-même, LA LOI SURTOUT, s'est ralliée au parti des compétiteurs, reconnaît, recommande la compétition :

n'y avait que le choc des passions et des intérêts humains s'acharnant à disputer un fauteuil ou une couronne, il n'y aurait que demi-mal et l'on pourrait rêver de combat décisif au bout duquel il y aurait un vainqueur qui saurait établir un peu de calme et de tranquillité. Mais de nos jours, rien de pareil: par un fou paradoxe, c'est la constitution légale qui autorise et même ordonne ce mouvement perpétuel de remise en' question. Mal périodique de l'Élection, qu'elle nomme le Bien, et qui, sous prétexte de tout renouveler, gâche tout !

Nos aïeux, moins vains que nous,. étaient plus pratiques et plus sages.

Ils admettaient que tous les gouvernements ont des défauts et que la perfection n'est pas de ce monde : à la poursuivre par un ôte-toi de là que je m'y mette indéfini,

ils n'auraient abouti, vers l'an mille ou l'an quinze cent, qu'à notre. comble d'incohérence et d'incapacité. Nous ne serions pas là pour leur rendre grâce.

Cependant, on voyait, dans les pays voisins, des dynasties, sanglantes, lourdes de crimes, se muer peu à peu, d'âge en âge, en souverainetés paisibles, sérieuses et, finalement, compétentes, dont leurs peuples se contentaient. C'était le cas de l'Angleterre. A plus forte raison nos b9ns grands-pères devaient-ils s'attacher, quant à eux, à ces Capétiens, les plus purs et les plus honnêtes princes de l'univers, hommes sages, droits justiciers, souvent débonnaires, esprits modérés et sagaces, amis du petit peuple, quoique très grands seigneurs, le miroir et l'honneur de la chrétienté.

Non seulement nos aïeux s'étaient bien trouvés de tels rois, mais ils le savaient et s'en montraient singulièrement fiers, au témoignage de tous les étrangers. A cet orgueil secret, à ce respect affectueux, à cette véritable foi féodale s'ajoutait ce que Jaurès a appelé un " charme séculaire ", un sentiment presque religieux, noté par Renan, et dont la cérémonie du sacre était devenue le signe vivant.

En sorte que les républiques de l'époque pouvaient se déchirer d'année en année autour de leurs échevins et de leurs podestats; les trônes électifs, brigués par des princes rivaux, pouvaient interrompre à chaque génération les plus beaux desseins politiques : pendant ce temps, assez long temps pour enraciner la confiance des peuples, la loi de succession de la maison de France, par sa simplicité et par sa fermeté> avait permis à son chef, au Roi par excellence, de prolonger sur les hommes mourants son règne immortel. Non, le Roi de France ne mourait pas. La France grandissait. On sentait déjà s'éveiller dans les cœurs, mémoire ou prescience, une conscience> une reconnaissance confuse de la grande nation que, d'âge en âge, cette politique formait.

L'absence de compétition écarte autant de maux que l'unité de commandement provoque et assure de biens, mais la désignation préalable du chef héritier comporte en outre un bien positif qui lui est propre : il est ainsi promis à l'Homme de se survivre parce que l'État peut durer au-delà de l'homme.

La pensée d'un tel bien (si voisin, par analogie, de l'éternité) put éblouir de sa clarté et fasciner de sa vertu l'âme d'une Enfant raisonnable et sainte.

On dit : " Est-ce que Jeanne d'Arc savait ces choses ?... "

Peut-on en douter?

Les bonnes têtes doctrinaires n'étaient pas rares parmi les clercs ès des conseils royaux. Autour de Philippe-Auguste, on avait eu sur l'Allemagne des idées qui manquèrent à M. Briand, à M. Viviani (et à M. Bidault). Autour de Philippe le Bel on créait l'Administration civile. Pourquoi Jeanne n'eût-elle pas reçu, sinon conçu, les idées éternelles de la politique française qu’illumine son beau génie. Sa langue, nette et forte avec les soldats, prend toutes les hauteurs nécessaires quand il faut affirmer les droits sacrés de la couronne.

A Patay, elle s'écria : " Nous les aurons ", comme un simple bonhomme de 1914. Mais quand il s'agit d'écrire au duc de Bedfort qu'il ne tiendra jamais le royaume " de Dieu, le roi du ciel, fils de sainte Marie ", " mais le tiendra le roi Charles, vrai héritier ", c'est un Discours du Trône où la majesté le dispute à la poésie. On n'y trouve pas ombre de faute d'orthographe.

Charles Maurras

11:53 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 10 mai 2010

La Politique de Jeanne d'Arc

I - UNE JEUNE FILLE ROYALISTE

Cela était d'autant plus normal que Jeanne pourrait être appelée la première des Jeunes Filles Royalistes, ce vocable excluant, comme nous le disions alors, tous les aspects " d’ignorance ", " d’inculture ", " 'd'inéducation ", que, l'on sous-entend dans les mots, de bergère ou de fille du peuple. Les troupeaux que Jeanne d'Arc conduisait appartenaient à son père. Monsieur d'Arc ou Dare était le chef du village. L'historien. Siméon Luce a calculé que le revenu annuel de la famille Darc s'élevait à 5.000 francs. Combien de centaines de milliers, combien de millions peut-être, ces 5.000 francs de 1885-1890 feraient-ils aujourd'hui ?

La vérité de l'histoire n'est guère favorable à l’intérêt de classe et de faction qui ne peut qu'affadir la personne de Jeanne d’Arc. Sa vraie figure serait plutôt celle d'une petite bourgeoise française, de cette bourgeoisie rurale qui composait et qui forme encore le plus touffu, le plus vivace élément du paya; classe moyenne très étendue, tellement étendue qu'il n'y eut jamais beaucoup de " peuple " 'en France: classe surtout conservatrice, car rien n'a duré sans elle; classe révolutionnaire, car rien ne s'est fait d'un peu neuf, ni un peu vivement, sans qu'elle y ait mis du sien.

Jeanne en était si bien, elle adhérait si peu à ce que nos contresens habituels appelleraient un prolétariat flottant et sans racines, ou une paysannerie asservie, qu'ont lit distinctivement dans sa pensée et dans son cœur, les trois Idées directrices de l'ancien Tiers-Etat français : le 'Patrimoine' maintenu - et la Patrie sauvée - par la Royauté établie.

II - RELIGION, PATRIE, ROYAUTÉ,

Naturellement, beaucoup d’Autorités respectables s'efforcent de voiler, ces convergences du faisceau religieux, patriotique et royal. En quoi on peut leur dire, sans vouloir offenser en rien, qu'elles ont bien tort.

Contre toute justice, l'on s'ingénie à escamoter ce caractère politique de Jeanne d'Arc et l’on y réussit ,par des tours d'éloquence.

Ces accrocs à l’histoire, ces torts faits au passé ne sont peut-être pas aussi ,adroits qu'ils en ont l'air. En tout cas, ils offrent le grave inconvénient de pousser les orateurs et les littérateurs à d'autres tricheries frauduleuses, dont l'esprit monarchiste ne sera plus. seul à pâtir.

Au moment même où de hautes Autorités se donnent le mot pour exclure de la carrière de Jeanne d'Arc son pâle politique, il est des entreprises de cinéma pour éliminer du même récit tout l'élément religieux. il' ne sera que juste de protester contre cette dernière mutilation. Ne l'aura-t-on pas' introduite en consentant au premier de ces tronquages scandaleux ? Hodie mihi, cras tibi.

La jeune fille royaliste de Domrémy, qui allait, par monts et par vaux, avec les brebis de son père, disait à tout venant

- Faut-il que le roi soit chassé du royaume et que .nous devenions Anglais'?

Mais ce n'est pas sa pensée, sa passion, sa raison, toutes ' seules qu'elle écouta pour réaliser l'héroïque dessein personnel qu'elle avait pu concevoir. En catholique discipliné, elle attendit l'ordre d'En Haut. Elle obéit ses voix.

III - NI DEMAGOGIE, NI DEMOCRATIE

Non moins disciplinée, la Française ne suivit que les, grandes routes de l'Ordre :

La jeune fille en qui les historiens libéraux aiment à louer la préfiguration vivante de la Nation armée; n'a pas conçu un seul instant le réveil national comme une sorte de levée en masse, de jacquerie patriotique.

.Elle et " le Grand Ferré " sont deux!

Plus encore que guerrière, elle a la tête hiérarchique.

Elle n'a pas ameuté les paysans de son village: elle est allée' trouver le seigneur du pays. Encore s'est-elle gardée de le convier à lever la jeunesse du Bar et des provinces voisines : son sens de l'ordre est tel qu'elle, a volé droit au sommet! Point de chef, point de peuple ! Point de Roi, point de France ! Comme il n'y a point de roi, elle en fera un.

Mais elle ne le' créera pas de rien; elle ne rêvera ni de nouvelle dynastie, ni de dictature féodale ou cabochienne. Un très grand Français, un Lyautey se rêvait en Warwick,

il voulait " faire " un roi. Oui, de la semence de Parme !... Jeanne d'Arc ignore' ces songes. Elle prit, son prétendant là où il était, et n'eut de cesse que son Dauphin ne devint le Roi.

Jeanne ne croyait pas à la naissance 'spontanée de l'ordre. Elle pensait ce que devait nous enseigner notre maître La Tour du Pin: pour imposer un ordre, il faut une autorité et, en 'France, ce ne peut être que le sceptre, le glaive, la main de justice du Roi. Or, ce Roi se consacre et s'achève à Reims. Tout d'abord, donc, allons à Reims, comme les pâtres de Noël à Bethléem.

C'était en se pliant à l’ordre naturel du royaume de France quelle estimait remplir les volontés surnaturelles que ses voix faisaient descendre du ciel.

Dans le cachot de Rouen, elle a déclaré un jour que ses voix ne la quittaient pas mais, ajoutait-elle, je les entendrais mieux Si j'étais en quelque forêt

La puissante forêt de pierre qui élance et recourbe ses arcades fleuries au-dessus du berceau ecclésiastique de Reims était aussi propre que son Bois, chenu à la révélation distincte des vérités humaines qui ont orienté sa carrière mortelle. Sans doute ce grand cœur en a-t-il recueilli plus de lumière encore et de consolation que des rameaux bruissants de l'arbre des fées. Son cœur d'initiée à la loi éternelle a dû jouir à Reims, avec parfaite plénitude, du meilleur et du plus beau des spectacles accordés à l'ordre terrestre : une nation laborieuse, une armée bataillante et victorieuse, la paix publique retrouvée et rétablie par un bon conseil et, dans la fleur de la jeunesse, le Roi, le juste Roi par qui, tout bien devient possible; étant le bon seigneur habilité au gouvernement d'ici-bas.

(à suivre)

Charles Maurras

11:53 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 février 2010

Démocratie chrétienne?

Les deux questions

Quel est le caractère du mouvement démocratique ? La démocratie répand-elle dans les foules l’esprit chrétien, c’est-à-dire l’esprit de devoir, de tempérance, d’abnégation et d’humilité ? C’est la première question que doivent s’adresser le chrétien et surtout le prêtre avant de la saluer.

D’où vient le mouvement démocratique et à quoi doit-il aboutir ? C’est la seconde question qui s’impose avant de dire un mot, avant de faire quoi que ce soit pour le favoriser ; car on n’empêche pas un torrent d’aller à l’abîme en se jetant dans ses flots, pas même en redressant son lit.

Le mouvement démocratique ne se rattache-t-il point de très près au mouvement révolutionnaire ? Et la Révolution, peut-on nier qu’elle soit satanique, d’origine et d’essence ? Ses partisans le clament aujourd’hui plus haut que ses adversaires. Ils ne cessent de la présenter comme l’antagoniste du christianisme résolue à anéantir l’idée chrétienne, à moins que le christianisme ne parvienne à étouffer la Révolution.

S’il en est ainsi, le devoir peut-il être de s’abandonner au mouvement démocratique et de le favoriser ? N’est-il pas, au contraire, de s’y opposer de son mieux, quand même, en se mettant à la traverse, on aurait la certitude d’être écrasé ? C’est ce qu’ont toujours fait les vrais serviteurs de Dieu, ceux qui, dans les luttes de ce monde, n’ont de regard que pour lui, n’écoutent que lui, ne demandant, pour savoir où doit se porter leur parole et leur action, que cette seule chose : quel est, quel a été jusqu’ici l’enseignement divin ? C’est par là qu’à toutes les époques de troubles et de séductions ils ont été les guides sûrs et les vrais bienfaiteurs de leurs frères. Ils n’ont point hésité à se porter à l’encontre des courants les plus impétueux ; et Dieu, après avoir contemplé du haut du ciel leurs efforts et les avoir soutenus, est intervenu d’une manière plus ou moins sensible et directe pour mettre fin à la lutte, renverser les desseins de Satan et faire rentrer l’humanité dans ses voies.

Jamais oppression n’a été plus humiliante, plus avilissante que celle que nous subissons de nos jours ; jamais tyran n’a déclaré plus hautement qu’il voulait débarrasser la société du christianisme, en étouffer dans les âmes jusqu’à la dernière étincelle. Et jamais persécution n’a rencontré pareille résignation. Depuis trente ans, la secte n’a cessé de détruire et d’asservir ; elle n’a rencontré d’autre résistance, dès le principe, que des paroles sans portée, dites uniquement, semble-t-il, pour « sauver la face ». Peu à peu, les voix elles-mêmes se sont éteintes, et c’est dans le silence que se perpètrent les derniers attentats.

L’illusion de la lutte électorale

Cet abaissement des intelligences et des caractères, M. Le Play n’hésite point à l’imputer à l’envahissement des esprits par les idées démocratiques, à leur propagande non seulement par les hommes politiques qui y sont intéressés, et par les écrivains, disciples de Jean-Jacques, mais encore par une partie des classes dirigeantes.

Celles-ci comme ceux-là ont mis leur espoir de salut dans la lutte électorale, c’est-à-dire dans la souveraineté du peuple en exercice. Que de temps, que d’argent, que d’activité a fait dépenser cette illusion ! La dixième partie de tout cela, employée depuis vingt ans à réformer les idées, eût sauvé le pays depuis dix ans. L’effort déployé pour faire élire des candidats met toujours l’idée au second plan s’il ne l’étouffe entièrement et prépare ainsi pour l’avenir des défaites de plus en plus écrasantes. Ce qu’il faudrait, ce serait d’arracher les hommes influents à l’action électorale pour les lancer dans la propagande de la vérité.

Là est la difficulté. Il est aisé de grouper et d’intéresser les masses conservatrices à une action concrète et simple comme le vote. Il faut dépenser beaucoup de talent, de courage et de persévérance pour arriver à faire comprendre à ces mêmes masses qu’elles sont dans l’erreur, et pour leur montrer et leur faire admettre les principes de l’ordre social, en délivrant leur esprit des principes démocratiques.

Sait-on que ces principes nous viennent des Juifs et que c’est sur leur propagande que les Juifs fondent leur espoir de domination sur nous ?

Oui, ce sont les Juifs qui ont fait la Révolution, ils l’ont faite par les francs-maçons, et les francs-maçons par les principes de 89, c’est-à-dire par l’idée démocratique. Et, à mesure que cette idée et ces principes pénètrent les couches de la société chrétienne, ils y tarissent la vie, la vie surnaturelle aussi bien que la vie sociale ; et c’est en vain qu’on s’efforcera de lutter à coups de bulletins contre les fils de la Révolution, contre le socialisme, contre l’anarchisme et contre la domination juive, si l’on ne délivre les esprits du dogme de l’immaculée conception de l’homme et de tout ce qui en découle.

Mgr Henri DELASSUS, Vérités sociales et erreurs démocratiques, Vailly-sur Sauldre,

éd. Sainte-Jeanne-d’Arc, 1986, p. 128 à 134.

23:14 Publié dans Judaïsme | Lien permanent | Commentaires (2)

vendredi, 11 décembre 2009

A propos des faux amis...

 

URBVM.jpg
g.r.e.c.e.jpg

 

 

Tout le monde ne doit pas entendre le mot "fédération" comme les membres de l'URBVM. Il ressort de l'invitation ci-dessous, que ce mot s'apparente plutôt chez eux à compromission, confusion; en tout cas manque de formation et de prudence. Manque de formation car associer un auteur apparemment proche de la Nouvelle droite avec la Monarchie c'est associer deux choses contraires, la Monarchie légitime ayant pour Chef le Roi qui est le lieu-tenant de Dieu sur Terre, alors que la Nouvelle droite tendrait plutôt a servir le règne du prince de ce monde par l'exaltation continue du naturalisme, de l'occultisme, des mythes païens qu'elle propage etc       (http://seldelaterre.fr/advanced_search_result.php?osCsid=...). Manque de prudence car collaborer avec des gens proches de la Nouvelle droite, c'est faire entrer le loup dans la bergerie, en leur donnant une entrée dans les milieux Catholiques, qui, s'ils ne sont pas prévenus, risquent de ne pas faire attention à l'idéologie anti-catholique propagée, plus ou moins insidieusement, par les héritiers du GRECE.

Ainsi, formez vous sur l'EXTREME DANGER que représente la Nouvelle droite, et surtout, formez vous politiquement chez les VRAIS royalistes, les légitimistes!

http://www.viveleroy.fr/

http://www.uclf.org/

 

 

Union Royaliste

Bretagne - Vendée Militaire

Royalisme doit apparaître comme un mot qui fédère (B.P.)

http://unionroyalistebvm.over-blog.com/

 

 

Les Conférences de l’URBVM

L’URBVM vous invite à la conférence- cocktail de Thierry Jolif :

le Pouvoir royal chez les Celtes

Thierry JOLIF.

Thierry Jolif,  36 ans, chanteur et auteur breton, créateur de la “cyberevue” bretonne Nominoë et du blog Tropinka, a étudié la civilisation celtique, le breton et l’irlandais à l’Université de Haute-Bretagne. Il a étudié la civilisation celtique  dans ses aspects  préchrétiens et  chrétiens  dans les domaines de la religion, les arts :  musique et  poésie. Il est l’auteur de Mythologie celtique, Tradition celtique, Symboles celtiques et Les Druides dans la collection B-A. BA. des éditions Pardès.

Orthodoxe, ayant étudié la théologie, il s’est particulièrement penché sur les aspects théologiques, mystiques et ésotériques du Graal, ainsi que sur l’étude du symbolisme chrétien, de l’écossisme maçonnique, de la philosophie religieuse russe et de l'histoire et de la mystique de l'empire «byzantin», il est actuellement le directeur de deux collections des éditions AVATAR (Orientations et Tropinka). T. Jolif a également dirigé les ouvrages collectifs : Evola, envers et contre tous !, Que vous a apporté René Guénon ? (avec David Gattegno) et Être royaliste, aux éditions Dualpha.

Thierry Jolif a fondé et animé pendant plus de dix ans l’ensemble musical  Lonsai Maïkov. Il collabore a plusieurs revues aux Etats Unis et en Europe.

Ainsi, pour en savoir plus sur la Nouvelle droite, nous vous proposons une étude aussi brève que fondamentale, que vous pouvez télécharger ici, et dont voici un extrait:

 

"Les études sur cette société de pensée apparue publiquement en 1968, ne manquent pas. Nous avons constaté cependant que nombre de légitimistes n'ont encore qu'une vague idée des thèses qu'elle propage. Le nom même de Nouvelle Droite lui vaut, à priori, une aura de sympathie tant dans les milieux conservateurs de droite que chez les traditionalistes. Est-ce pour cette raison, pour mieux subvertir la droite traditionnelle, que ses maîtres à penser ont adopté ce nouveau nom utilisé au même titre que le nom d'origine : G.R.E.C.E.(Groupement de Recherche et d'Etude pour la Civilisation Européenne) ? Force est de constater que ce sigle correspond bien à la stratégie du G.R.E.C.E. qui "se pose en défenseur d'un certain nombre de vraies valeurs tout en développant des contre-valeurs opposées. Processus d'une logique discutable mais psychologiquement efficace". ( "La Nouvelle Droite" p. 43, brochure éditée le 1/9/92 par "Action Familiale et Scolaire" (Les citations suivantes extraites des journaux de G.R.E.C.E. ont été relevées, pour plusieurs, dans cette brochure d' Action Familiale et Scolaire ou dans Permanences N° 101, juin, juillet 1973)

En effet, le grand danger de la Nouvelle Droite ne réside pas dans l'exposé brutal de ses idées réelles; l'analyse qui suit vous en convaincra sans doute. Il découle plus sûrement de l'art du camouflage que ses responsables pratiquent avec une grande habileté. Les militants et beaucoup de responsables régionaux des mouvements sur lesquels s'exerce profondément l'influence du G.R.E.C.E. ne voient pas l'opposition radicale entre leurs convictions chrétiennes et les positions défendues par les membres (connus) de la Nouvelle Droite ou bien, s'ils la devinent, ils minimisent le rôle de cette société de pensée dans leur mouvement. (…)

 

Inviter des membres de ce conseil à une manifestation légitimiste, c'est courir le risque d'introduire le loup dans la bergerie. Nos adversaires n'ont pas besoin de cette aide; ils savent diffuser discrètement leur propagande dans nos milieux en y vendant des revues telles que Enquêtes sur l'histoire (ou la Nouvelle Revue d'Histoire NDLR) (trimestrielle, contrôlée par le G.R.E.C.E.). Nous déplorons encore davantage la caution que des auteurs catholiques renommés comme Jean Madiran leurs apportent en participant à des colloques organisés par le Club de l'Horloge ou à des cycles de conférences dont plusieurs sont prises en charge par des membres de la Nouvelle Droite.

 

Trop de dirigeants, trop de légitimistes, obsédés par le problème du nombre, entrevoient le salut dans des alliances autour de thèmes oecuméniques comme la défense de la Nation. D'une part, ces larges unions ne peuvent s'opérer qu'au prix d'une amputation désastreuse de notre doctrine et, d'autre part, elles facilitent grandement la gangrène de nos milieux par les théories révolutionnaires."

 

 

Nous mettons aussi à votre disposition un et peut être plusieurs autres documents en téléchargement, tant il nous apparaît qu'à l'heure actuelle le danger de la Nouvelle droite est aussi important qu'il est méconnu et /ou ignoré.

-A propos de la maison d'édition/librairie l'Aencre (extrait de la Blanche Hermine n° 5, mars-avril 1998, organe d'information de la Fédération Bretonne Légitimiste, "correspondante exclusive pour la Bretagne de l'UCLF)

13:55 Publié dans Gnose | Lien permanent | Commentaires (3)

mercredi, 28 octobre 2009

De la société générale du genre humain naît la société civile, c'est-à-dire celle des états, des peuples et des nations.

 

 

PREMIERE PROPOSITION. La société humaine a été détruite et violée par les passions.

 

Dieu était le lien de la société humaine. Le premier homme s’étant séparé de Dieu, par une juste punition la division se mit dans la famille, et Caïn tua son frère Abel15.

Tout le genre humain fut divisé. Les enfants de Seth s’appelèrent les enfants de Dieu, et les enfants de Caïn s’appelèrent les enfants des hommes16.

Ces deux races ne s’allièrent que pour augmenter la corruption. Les géants naquirent de cette union, hommes connus dans l’Ecriture17, et dans toute la tradition du genre humain, par leur injustice et leur violence.

« Toutes les pensées de l’homme se tournent au mal en tout temps, et Dieu se repent de l’avoir fait. Noé seul trouve grâce devant lui18 ; » tant la corruption était générale.

Il est aisé de comprendre que cette perversité rend les hommes insociables. L’homme dominé par ses passions ne songe qu’à les contenter sans songer aux autres. « Je suis, dit l’orgueilleux dans Isaïe19, et il n’y a que moi sur la terre. »

Le langage de Caïn se répand partout. « Est-ce à moi de garder mon frère20 ? » c'est-à-dire : Je n’en ai que faire, ni ne m’en soucie.

Toutes les passions sont insatiables. « Le cruel ne se rassasie point du sang21. L’avare ne se remplit point d’argent22. »

Ainsi chacun veut tout pour soi. « Vous joignez, dit Isaïe23, maison à maison, et champ à champ. Voulez-vous habiter seul sur la terre ? »

La jalousie, si universelle parmi les hommes, fait voir combien est profonde la malignité de leur cœur. Notre frère ne nous nuit en rien, ne nous ôte rien ; et il nous devient cependant un objet de haine, parce que seulement nous le voyons plus heureux, ou plus industrieux, et plus vertueux que nous. Abel plaît à Dieu par des moyens innocents, et Caïn ne le peut souffrir. « Dieu regarda Abel et ses présents, et ne regarda pas Caïn ni ses présents : et Caïn entra en fureur, et son visage changea24. » De là les trahisons et les meurtres. « Sortons dehors, dit Caïn ; allons promener ensemble : et étant au milieu des champs, Caïn s’éleva contre son frère et le tua.25»

 Une pareille passion exposa Joseph à la fureur de ses frères, lorsque, loin de leur nuire, il allait pour rapporter de leurs nouvelles à leur père qui en était en inquiétude26. « Ses frères, voyant que leur père l’aimait plus que tous les autres, le haïssaient, et ne pouvaient lui dire une parole de douceur27. » Cette rage les porta jusqu’à le vouloir tuer ; et il n’y eut autre moyen de les détourner de ce tragique dessein, qu’en leur proposant de le vendre28.

Tant de passions insensées, et tant d’intérêts divers qui en naissent, font qu’il n’y a point de foi ni de sûreté parmi les hommes. « Ne croyez point à votre ami, et ne vous fiez point à votre guide, donnez-vous de garde de celle qui dort dans votre sein, le fils fait injure à son père, la fille s’élève contre sa mère, et les ennemis de l’homme sont ses parents et ses domestiques29. » de là vient que les cruautés sont si fréquentes dans le genre humain. Il n’y a rien de plus brutal ni de plus sanguinaire que l’homme. « Tous dressent des embûches à la vie de leur frère ; un homme va à la chasse après un autre homme, comme il ferait après une bête pour en répandre le sang30. »

« La médisance, et le mensonge, et le meurtre, et le vol, et l’adultère ont inondé toute terre, et le sang a touché le sang31 : » c'est-à-dire qu’un meurtre en attire un autre.

Ainsi la société humaine, établie par tant de sacrés liens, est violée par les passions ; et comme dit saint Augustin : « Il n’y a rien de plus sociable que l’homme par sa nature, ni rien de plus intraitable ou de plus insociable par la corruption32. »

 

 

DEUXIEME PROPOSITION. La société humaine, dès le commencement des choses, s’est divisée en plusieurs branches par les diverses nations qui se sont formées.

 

Outre cette division qui s’est faite entre les hommes par les passions, il y en a une autre qui devait naître nécessairement de la multiplication du genre humain.

Moïse nous l’a marquée, lorsqu’après avoir nommé les premiers descendants de Noé33, il montre par là l’origine des nations et des peuples. « De ceux-là, dit-il34, sont sorties les nations, chacune selon sa contrée et selon sa langue. »

Où il paraît que ces deux choses ont séparé en plusieurs branches la société humaine : l’une, la diversité et l’éloignement des pays où les enfants de Noé se sont répandus en se multipliant ; l’autre, la diversité des langues.

Cette confusion du langage est arrivée avant la séparation, et fut envoyée aux hommes en punition de leur orgueil. Cela disposa les hommes à se séparer les uns des autres, et à s’étendre dans toute la terre que Dieu leur avait donnée à habiter. « Allons, dit Dieu35, confondons leurs langues, afin qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres ; et ainsi le Seigneur les sépara de ce lieu dans toutes les terres36. »

La parole est le lien de la société entre les hommes, par la communication qu’ils se donnent de leurs pensées. Dès qu’on ne s’entend plus l’un l’autre, on est étranger l’un à l’autre. « Si je n’entends point, dit saint Paul37, la force d’une parole, je suis étranger et barbare à celui à qui je parle, et il me l’est aussi. » Et saint Augustin remarque que cette diversité de langage fait qu’un homme se plaît plus avec son chien qu’avec un homme son semblable38.

 

Voici donc le genre humain divisé par langues et par contrées : et de là il est arrivé qu’habiter un même pays, et avoir une même langue, a été un motif aux hommes de s’unir plus étroitement ensemble.

Il y a même quelque apparence que, dans la confusion des langues à Babel, ceux qui se trouvèrent avoir plus de conformité dans le langage furent disposés par là à choisir la même demeure ; à quoi la parenté contribua aussi beaucoup ; et l’Ecriture semble marquer ces deux causes qui commencèrent à former autour de Babel les divers corps de nations, lorsqu’elle dit que les hommes les composèrent « en se divisant chacun selon leur langue et leur famille39.

 

 

TROISIEME PROPOSITION. La terre qu’on habite ensemble sert de lien entre les hommes, et forme l’unité des nations.

 

Lorsque Dieu promet à Abraham qu’il fera de ses enfants un grand peuple, il leur promet en même temps une terre qu’ils habiteront en commun. « Je ferai sortir de toi une grande nation40. »  Et un peu après : « Je donnerai cette terre à ta postérité. »

Quand il introduit les Israélites dans cette terre promise à leurs pères, il la leur loue afin qu’ils l’aiment. Il l’appelle toujours « une bonne terre, une terre grasse et abondante, qui ruisselle de tous côtés de lait et de miel41. »

Ceux qui dégoûtent le peuple de cette terre qui le devait nourrir si abondamment sont punis de mort comme séditieux et ennemis de leur patrie. « Les hommes que Moïse avait envoyés pour reconnaître la terre, et qui en avaient dit du mal, furent mis à mort devant Dieu42. »

Ceux du peuple qui avaient méprisé cette terre en sont exclus et meurent dans le désert. « Vous n’entrerez point dans la terre que j’ai juré à vos pères de leur donner. Vos enfants (innocents et qui n’ont point de part à votre injuste dégoût) entreront dans la terre qui vous a déplu ; et pour vous, vos corps morts seront gisants dans ce désert43. »

Ainsi la société humaine demande qu’on aime la terre où l’on habite ensemble ; on la regarde comme une mère et une nourrice commune ; on s’y attache, et cela unit. C’est ce que les Latins appellent caritas patrii soli, l’amour de la patrie, et ils la regardent comme un lien entre les hommes. […]

 

Bossuet

mardi, 01 septembre 2009

Actualités militantes

 

230720091509.jpg

Après l'excellente Université d'été de l'UCLF, où les participants ont pu se former, prier et se détendre, tout en nouant des contacts à travers la France, deux événements sont à signaler pour le mois de septembre.

Tout d'abord les Journées Chouannes organisées par la maison d'éditions SA DPF, à Chiré-en-Montreuil, constituent le rendez-vous littéraire et contrerévolutionnaire incontournable de la rentrée.

De nombreux auteurs présenteront et dédicaceront leurs livres, des conférences seront proposées, durant le week-end du 5 et 6 septembre. Une Messe solennelle sera célébrée le dimanche, et les festivités se poursuivront jusqu'en fin de journée (vers 18h30).

 

Chiré.gif

 

Puis, le dernier week-end de septembre, aura lieu le traditionnel pèlerinage légitimiste, organisé par l'UCLF et la Fédération Bretonne Légitimiste, entre Vannes et Sainte Anne d'Auray, jusqu'au monument du Comte de Chambord. Une Messe et diverses activités sont prévues pour le dimanche.

 

 

 

chambordB.jpg

Bonne rentrée à tous!

Camillo

16:47 Publié dans Annonces | Lien permanent | Commentaires (2)

samedi, 13 juin 2009

Nouveau blog

Nous saluons nos camarades lorrains et vous recommandons la visite de leur blog!

http://beaudricourt.hautetfort.com/

 

 

baudricourt.gif

17:03 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 18 mai 2009

Vidéo

Bien que créée par un groupe proche de l'Alliance royale et des Orléans, nous ne résistons pas au plaisir de vous recommander une vidéo bien sympathique (trouvée sur l'excellent blog du Christ Roi), sur les méfaits de la gueuse...

 

 

17:02 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 11 mai 2009

Pour vivre heureux, vivons cachés...

Vous utilisez gmail ? Et pour quelque raison que ce soit, vous ne
souhaitez pas que votre fournisseur d'accès français puisse lire vos
mails quand ils transitent entre gmail et lui ? Du moins vous voulez
compliquer autant que possible les choses aux flics franchouilles
susceptibles de s'intéresser à vous ?

- Si vous utilisez votre compte gmail via un logiciel de courrier, pas
de problème : en principe les instructions de configuration vous ont
été fournies pour un accès en ssl, le même cryptage que les
transmissions de numéro de carte bancaire. Vérifiez quand même en
allant faire un tour dans votre logiciel et dans les conseils de
connexion de gmail (en résumé : port 995, ssl activé et
authentification par mot de passe).

- Si vous utilisez l'interface web, c'est un peu plus compliqué. Bien
sûr vous pouvez faire attention à taper https://gmail.com à chaque
fois à la main au lieu de http:// mais il y a plus simple : une fois
connecté allez en haut à droite dans "settings" puis tout en bas de la
page qui s'affiche dans la section "Browser connection" activez le
bouton radio "Always use https" et sauvegardez avec le bouton plus bas.

Voilà. Même si vous vous connectez en http, gmail vous redirigera en
httpS. Votre fournisseur français voit passer les paquets, mais ils
sont cryptés et il ne sait donc pas ce qu'il y a dedans. Pas cryptés
de manière rigoureusement indéchiffrable, mais assez pour rendre votre
surveillance compliquée : compliquée par le cryptage ssl, mais aussi
par le fait qu'un éventuel flic hadopiesque ou autre devra avouer pour
produire un de vos mails venant directement de votre FAI qu'il a
réussi à casser un code ssl. Et ça les banques (qui jurent leur grands
dieux que c'est ultra-sûr) et les FAI n'aiment pas du tout qu'on
affirme que c'est long et compliqué mais possible, surtout devant un
tribunal.

Changer votre mot de passe une fois la manipulation effectuée peut
être une bonne idée : le changement de mot de passe passera aussi en
crypté, et votre FAI français n'aura donc pas de connaissance possible
du nouveau mot de passe.


Source: http://forumnatio.ueuo.com/viewtopic.php?t=9618 (Attention! Nous ne partageons pas certains aspects de ce forum)

15:03 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (2)

jeudi, 07 mai 2009

Manifeste légitimiste (II)

Légitimité naturelle et légitimité théologique

INTRODUCTION

En ces temps de Révolution il importe de rappeler certaines réalités aux catholiques soucieux de restaurer une société chrétienne. Par une extraordinaire naïveté ils sont encore nombreux à croire à la loi du nombre : une majorité numérique de catholiques dans le pays suffirait à rendre celui-ci catholique. D’autres, plus avertis, estiment qu’il suffit que les institutions reconnaissent le Christ-roi, son Eglise et ses enseignements. Des mouvements comme la Cité Catholique de Jean Ousset et plus récemment Civitas pensent sérieusement faire de la politique en se contentant d’énoncer les principes chrétiens du pouvoir sans se soucier de la forme des institutions à mettre en place.

Dans le présent exposé nous nous proposons de montrer que ces bonnes intentions ne sauraient suffire. Il importe avant tout de bien comprendre à quoi sert l’institution, puis à l’école de l’Histoire, de chercher sa forme la meilleure pour rétablir la Cité de Dieu dans notre pays.

(Pour télécharger la suite, cliquez ici)

10:20 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 04 mai 2009

Introduction à la politique (Manifeste légitimiste (I))

 

I - LES ACTIONS HUMAINES

Il existe trois ordres d’actions humaines par ordre croissant dans la noblesse :

La fabrication

Le sujet transforme une matière extérieure, il produit des objets utiles à l’homme, comme par exemple le travail de l’industrie, de l’artisanat, de l’artiste. La fabrication n’est pas le propre de l’homme, il partage cette opération avec les animaux ; c’est donc la moins noble des actions humaines. La fabrication est l’objet des sciences techniques ou sciences appliquées.

L’action

Le sujet se transforme lui-même intérieurement, par exemple l’enrichissement intérieur du sujet par sa participation à la vie sociale : famille, éducation, associations… L’action est le propre de l’homme. L’action est l’objet de la science morale.

La contemplation

Le sujet contemple la Vérité, la Beauté, le Bien. Dans l’antiquité, il ne pouvait s’agir que des vérités métaphysiques (considérations sur l’être). Dans la chrétienté, il s’agit en plus des vérités théologiques : la contemplation de Dieu Lui-même par la connaissance qu’Il nous donne de Lui dans la révélation et par la grâce. La contemplation n’est pas le propre de l’homme, il partage cette opération avec les substances angéliques ; c’est donc la plus noble des actions humaines.

(Pour lire la suite, cliquez ici)

22:28 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 27 avril 2009

Le Capitalisme; kesako?

On nous parle beaucoup de la nécessité de refonder le Capitalisme, notamment pour faire face à la crise financière actuelle.

Mais est-ce là la solution? N'est-ce pas plutôt le Capitalisme qui est l'une des causes de ce cataclysme économique et donc social?

Qui est-il vraiment?

Que représente-t-il concrètement?

Quelle alternatives pouvons-nous y apporter afin de ré-instaurer un Ordre Social Chrétien?

Vous trouverez ici un résumé d'une Etude signée La Tour du Pin, traitant de l'épineuse question du capitalisme...

17:10 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)