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samedi, 04 avril 2009

La Mortification chrétienne

(par le cardinal Désiré Mercier)

Objet de la mortification chrétienne


La mortification chrétienne a pour but de neutraliser les influences malignes que le péché originel exerce encore dans nos âmes, même après que le baptême les ait régénérées.

Notre régénération dans le Christ, tout en annulant complètement le péché en nous, nous laisse cependant fort loin de la rectitude et de la paix originelles. Le concile de Trente reconnaît que la concupiscence, c’est-à-dire la triple convoitise de la chair, des yeux et de l’orgueil, se fait sentir en nous, même après le baptême, afin de nous exciter aux glorieuses luttes de la vie chrétienne (Concile de Trente, « décret du péché originel »). C’est cette triple convoitise que l’Écriture appelle tantôt le vieil homme, opposé à l’homme nouveau qui est Jésus vivant en nous et nous-mêmes vivant en Jésus, tantôt la chair ou la nature déchue opposée à l’esprit ou à la nature régénérée par la grâce surnaturelle. C’est ce vieil homme ou cette chair, c’est-à-dire l’homme tout entier avec sa double vie morale et physique, qu’il faut, je ne dis pas anéantir, car c’est chose impossible tant que dure la vie présente, mais mortifier, c’est-à-dire réduire pratiquement à l’impuissance, à l’inertie et à la stérilité d’un mort ; il faut l’empêcher de donner son fruit qui est le péché, et annuler son action dans toute notre vie morale.
La mortification chrétienne doit donc embrasser l’homme tout entier, s’étendre à toutes les sphères d’activité dans lesquelles notre nature est capable de se mouvoir.

Tel est l’objet de la vertu de mortification : nous allons en indiquer la pratique, en parcourant successivement les manifestations multiples d’activité dans lesquelles se traduit chez nous :
– L’activité organique ou la vie corporelle.
– L’activité sensible, qui s’exerce soit sous forme de connaissance sensible par les sens extérieurs, ou par l’imagination, soit sous forme d’appétition sensible ou de passion.
– L’activité rationnelle et libre, principe de nos pensées et de nos jugements et des déterminations de notre volonté.
– La manifestation extérieure de la vie de notre âme, ou nos actions extérieures.
– L’échange de nos rapports avec le prochain.

(Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez commander ici cette brochure du Cardinal Mercier (Editions du Sel))