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dimanche, 18 mars 2012

Le Testament politique de RICHELIEU (Extraits)

 

Consignes pour une société heureuse

 

 

 

Loin de l’image véhiculée par les romans, le Testament politique révèle un ministre soucieux du concours de chacun au bien commun selon un effort proportionnel à son rang. Ainsi il énonce au Roi ses devoirs et lui prodigue des conseils dans le gouvernement des ordres de son Royaume. Le Cardinal lui rappelle aussi que, devant le tribunal céleste, on est d’abord jugé à l’aune du zèle qu’on a manifesté à accomplir sa charge publique avec justice. Assurément, le droit divin constitue la clé de voûte de la société : «  Le règne de Dieu est le principe du gouvernement des États ; et en effet c’est une chose si absolument nécessaire, que sans ce fondement il n’y a point de Prince qui puisse bien régner, ni d’État qui puisse être heureux. »

 

 

 Introduction

Armand-Jean du Plessis de Richelieu, est né le 9 septembre 1585. Il est usuel de placer son action et sa doctrine sous le signe d’une promotion sans faille de ce qu’on appelle l’absolutisme monarchique.

De fait, l’histoire de son ministériat de presque deux décennies illustre une indomptable volonté au service dune grandeur royale qui ne semble souvent que le support précaire d’une puissance d’État, qui a sa « raison » que la raison commune ignore. Ne va-t-il pas, d’une formule terrible, jusqu’à poser dans sa maxime d’État 80 qu’ « en affaires d’État, il n’est pas comme des autres :
- aux unes, il faut commencer par l’éclaircissement du droit ;
- aux autres par exécution et possession
 » ?

Pourtant, la pensée comme l’action de Richelieu est souvent caricaturée. On le taxe un peu vite de machiavélisme ou de tacitisme même s’il est vrai qu’il affranchit la morale des gouvernants des règles ordinaires de la morale.

On admet à la légère la formule frappante de Siri dans ses Anecdotes du ministère du cardinal de Richelieu, le décrivant comme « le Tibère de notre siècle ». (On oublie d’ailleurs que Siri, ce disant, voulait louer la grandeur du cardinal.)

Le choix de textes qui suit, tiré du Testament politique [1], contribuera à affiner un jugement commun non pas tout à fait faux mais trop peu nuancé en présentant les traits plus traditionnels, ou en tous cas moins « modernistes », d’une réflexion complexe [2] [3].

Richelieu, politique réaliste et trop amant de l’État, demeure malgré tout le Premier ministre d’un roi très chrétien qui fait toute sa place au Roi des Rois et un noble français qui ne comprend sa société qu’en ordres organiquement hiérarchisés [4].

Stéphane RIALS.


 Rex christianissimus

Dieu étant le Principe de toutes choses, le souverain Maître des Rois, et celui seul qui les fait régner heureusement, si la dévotion de V.M. [Votre Majesté, note de VLR] n’était connue de tout le monde, je commencerais ce chapitre qui concerne sa personne, en lui représentant, que si elle ne suit les volontés de son Créateur, et ne se soumet à ses lois, elle ne doit point espérer de faire observer les siennes, et de voir ses sujets obéissants à ses ordres.

 Règne de dieu par le prince

Le règne de Dieu est le principe du gouvernement des États ; et en effet c’est une chose si absolument nécessaire, que sans ce fondement il n’y a point de Prince qui puisse bien régner, ni d’État qui puisse être heureux.

(…) c’est une chose si connue de chacun par sa propre raison, qu’il ne tire pas son être de lui-même, mais qu’il a un Dieu pour Créateur, et par conséquent pour Directeur, qu’il n’y a personne qui ne sente que la nature a imprimé cette vérité dans son cœur avec des caractères qui ne peuvent s’effacer.

Tant de Princes se sont perdus, eux et leurs États, pour fonder leur conduite sur un jugement contraire à leur propre connaissance ; et tant d’autres ont été comblés de bénédictions, pour avoir soumis leur autorité à celle dont elle dérivait, pour n’avoir cherché leur grandeur qu’en celle de leur Créateur ; et pour avoir un peu plus de soin de son règne que du leur propre, que je ne m’étendrai pas davantage sur une vérité trop évidente pour avoir besoin de preuve.

 La Couronne et la Tiare

L’ordre que Dieu veut être observé en toutes choses, me donne lieu de représenter à V.M. 
- qu’ainsi que les Princes sont obligés à reconnaître l’autorité de l’Église, à se soumettre à ses saints Décrets, et y rendre une entière obéissance en ce qui concerne la puissance spirituelle que Dieu lui a mise en main pour le salut des hommes, et
- qu’ainsi qu’il est de leur devoir de maintenir l’honneur des Papes comme successeurs de Saint Pierre, et Vicaires de Jésus-Christ,
- aussi ne doivent-ils pas céder à leurs entreprises, s’ils viennent à étendre leur puissance au-delà de ses limites.

Si les Rois sont obligés de respecter la Tiare des Souverains Pontifes, ils le sont aussi de conserver la puissance de leur Couronne.

Cette vérité est reconnue de tous les théologiens ; mais il n’y a pas peu de difficulté de bien distinguer l’étendue et la subordination de ces deux Puissances.

En telle matière il ne faut croire
- ni les gens du Palais, qui mesurent d’ordinaire celle du Roi par la forme de sa Couronne, qui étant ronde, n’a point de fin ;
- ni ceux qui par l’excès d’un zèle indiscret se rendent ouvertement partisans de Rome.

 Vouloir le raisonnable

La lumière naturelle fait connaître à un chacun, que l’homme ayant été fait raisonnable, il ne doit rien faire que par raison, puisqu’autrement il ferait contre sa nature, et par conséquent contre celui même qui en est l’Auteur (…)

(…) il s’ensuit clairement, que si l’homme est souverainement raisonnable, il doit souverainement faire régner la raison, ce qui ne requiert pas seulement qu’il ne fasse rien sans elle, mais l’oblige de plus à faire, que tous ceux qui sont sous son autorité la révèlent et la suivent religieusement.

 De la guerre juste

Au jugement des mieux sensés, la guerre est quelquefois un mal inévitable ; et en d’autres rencontres il est absolument nécessaire, et tel qu’on en put tirer du bien (…)

Je soutiens, et c’est chose véritable, qu’il n’y en peut avoir d’heureuse, qui ne soit juste ; parce que si elle ne l’était pas, quand l’événement en serait bon selon le monde, il en faudrait rendre compte au Tribunal de Dieu.

 Le Prince en son conseil

Ce n’est pas une petite question entre les Politiques, de savoir si un Prince qui se gouverne en son État par sa tête, est plus à désirer que celui qui ne se fiant pas tant à ses lumières, défère beaucoup à son Conseil, et ne fait rien sans son avis.

On ferait des volumes entiers des raisons qui se peuvent mettre en avant de part et d’autre : mais réservant cette question au fait particulier qui m’oblige à le rapporter en ce lieu, après avoir préféré le Prince qui agit plus par son Conseil que par le sien propre, à celui qui préfère sa tête à toutes celles des conseillers, je ne puis que je ne dise, qu’ainsi que
- le plus mauvais gouvernement est celui qui n’a autre ressort que la tête d’un Prince, qui étant incapable, est si présomptueux, qu’il ne fait état d’aucun Conseil :
- le meilleur de tous est celui dont le principal mouvement est en l’esprit du Souverain, qui bien que capable d’agir par soi-même, a tant de modestie et de jugement, qu’il ne fait rien sans bon avis, fondé sur ce principe, qu’un œil ne voit pas si clair que plusieurs (…)

Un Prince capable est un grand trésor en un État. Un Conseil habile et tel qu’il doit être n’en est pas un moindre ; mais le concert de tous les deux ensemble est inestimable, puisque c’est de là que dépend la félicité des États.

 Le conseiller du Prince

La capacité des Conseillers ne requiert pas une suffisance pédantesque ; il n’y a rien de plus dangereux pour l’État, que ceux qui veulent gouverner les Royaumes par les maximes qu’ils tirent de leurs livres : ils les ruinent souvent tout à fait, par ce moyen, parce que le passé ne se rapporte pas au présent, et que la constitution des temps, des lieux et des personnes est différente.

Elle requiert seulement
- bonté et fermeté d’esprit,
- solidité de jugement, vraie source de la prudence,
- teinture raisonnable des Lettres, connaissance générale de l’Histoire et de la constitution présente de tous les États du monde, et particulièrement de celui auquel on est.

Deux choses sont principalement à considérer à ce propos.
- La première, que les plus grands esprits sont plus dangereux qu’utiles au maniement des affaires ; s’ils n’ont beaucoup plus de plomb que de vif-argent, ils ne valent rien pour l’État (…)
- La seconde remarque (…) ( : ) La présomption est un des grands vices qu’un homme puisse avoir dans les charges publiques (…)

Le plus habile homme du monde doit souvent écouter les avis de ceux qu’il pense même être moins habiles que lui.

 La noblesse

Il faut considérer la Noblesse, comme un des principaux nerfs de l’État, capable de contribuer beaucoup à sa conservation et à son établissement.

Elle a été depuis quelque temps si rabaissée par le grand nombre des Officiers que le malheur du siècle a élevés à son préjudice, qu’elle a grand besoin d’être soutenue contre les entreprises de telles gens.

L’opulence et l’orgueil des uns accablent la nécessité des autres, qui ne sont riches qu’en courage, qui les porte à employer librement leur vie pour l’État, dont les Officiers tirent la subsistance.

Comme il les faut soutenir contre ceux qui les oppriment, il faut avoir un soin particulier d’empêcher qu’ils ne traitent ceux qui sont au-dessous d’eux, comme ils sont traités des autres.

C’est un défaut assez ordinaire à ceux qui sont nés dans cet Ordre, d’user de violence contre le peuple, à qui Dieu semble avoir plutôt donné des bras pour gagner sa vie, que pour la défendre. Il est très important d’arrêter le cours de tels désordres par une sévérité continue (…)

Ceux qui étant préjudiciables au public, ne lui sont pas utiles, il est certain que la Noblesse qui ne lui sert point à la guerre, n’est pas seulement inutile, mais à charge à l’État, qui peut en ce cas être comparé au corps qui supporte le bras paralytique comme un faix qui le charge, au lieu de le soulager.

Comme les Gentilshommes méritent d’être bien traités lorsqu’ils sont bien, il faut leur être sévère s’ils manquent à ce à quoi leur naissance les oblige ; et je ne fais aucune difficulté de dire, que ceux qui dégénérant de la vertu de leurs aïeuls, manquent de servir la Couronne de leurs épées et de leur vies avec la constance et la fermeté que les Lois de l‘État requièrent, mériteront d’être privés des avantages de leur naissance, et réduits à porter une partie du faix du peuple.

L’honneur leur devant être plus cher que la vie, il vaudrait beaucoup mieux les châtier par la privation de l’un que de l’autre.

Ôter la vie à des personnes qui l’exposent tous les jours pour une pure imagination d’honneur est beaucoup moins que leur ôter l’honneur, et leur laisser la vie, qui leur est en cet état un supplice perpétuel.

S’il ne faut rien oublier pour maintenir la Noblesse en la vraie vertu de ses pères, on ne doit aussi rien omettre pour la conserver en la possession des biens qu’ils lui ont laissés, et procurer qu’elle en puisse acquérir de nouveaux.

 La vénalité et l’hérédité des offices

Au jugement de la plus grande partie du monde, le plus souverain (« remède » aux « dérèglements de la Justice ») consiste à supprimer la vénalité, à éteindre l’hérédité des Offices, et à les donner gratuitement à des personnes d’une capacité et d’une probité si connue, que leur mérite ne puisse être contesté par l’envie même (… )

Cependant bien qu’il soit presque toujours dangereux d’être singulier dans son avis, je ne puis que je ne dise hardiment, qu’en l’état présent des affaires, et en celui qu’on peut prévoir pour l’avenir, il vaut mieux selon ma pensée, continuer la vénalité et l’hérédité des Offices, qu’en changer tout à fait l’établissement (…)

Aussi, bien que la suppression de la vénalité et de l’hérédité des Offices soit conforme à la raison, et à toutes les Constitutions du Droit ; si est-ce néanmoins que les abus inévitables, qui se commettraient en la distribution des charges dépendantes de la simple volonté des Rois, dépendraient par conséquent de la faveur et de l’artifice de ceux qui se trouveraient plus puissants auprès d’eux, rendant la façon par laquelle on y pourvoit maintenant, plus tolérable que celle dont on s’est servi par le passé, à cause des grands inconvénients qui l’ont toujours accompagnée (…)

Il faut en ce cas succomber à la faiblesse, et se contenter plutôt d’une règle modérée, que d’en établir une plus austère, et qui serait peut-être convenable, sa rigueur étant capable de causer quelque ébranlement à ce qu’on veut affermir (…)

Au lieu que la suppression de la vénalité et de l’hérédité des Offices devrait ouvrir la porte à la vertu, elle l’ouvrirait aux brigues et aux factions, et remplirait les charges d’Officiers de basse extraction, souvent plus chargés de Latin que de biens, dont il arriverait beaucoup d’inconvénients (…)

Une basse naissance produit rarement les parties nécessaires au Magistrat ; et il est certain que la vertu d’une personne de bon lieu a quelque chose de plus noble que celle qui se trouve en un homme de petite extraction. Les esprits de telles gens sont d’ordinaire difficiles à manier, et beaucoup ont une austérité si épineuse, qu’elle n’est pas seulement fâcheuse, mais préjudiciable.

 Le peuple en son état

Tous les Politiques sont d’accord, que si les peuples étaient trop à leur aise, il serait impossible de les contenir dans les règles de leur devoir.

Leur fondement est, qu’ayant moins de connaissance que les autres ordres de l’État beaucoup plus cultivés ou plus instruits, s’ils n’étaient retenus par quelque nécessité, difficilement demeureraient-ils dans les règles qui leur sont prescrites par la raison et par les Lois.

La raison ne permet pas de les exempter de toutes charges, parce qu’en perdant en tel cas la marque de leur sujétion, ils perdraient aussi la mémoire de leur condition ; et que s’ils étaient libres de tribut, ils penseraient l’être de l’obéissance.

Il les faut comparer aux mulets, qui étant accoutumés à la charge, se gâtent par un long repos plus que par le travail : mais ainsi que ce travail doit être modéré, et qu’il faut que la charge de ces animaux soit proportionnée à leur force ; il en est de même des subsides à l’égard des peuples, s’ils n’étaient modérés, lors même qu’ils seraient utiles au public, ils ne laisseraient pas d’être injustes (…)

Il y a un certain point qui ne peut être outrepassé sans injustice ; le sens commun apprenant à un chacun qu’il doit y avoir proportion entre le fardeau, et les forces de ceux qui le supportent.

 Abrégé des devoirs du prince

En un mot, si les Princes ne font tout ce qu’ils peuvent pour régler les divers Ordres de leur État :
- S’ils sont négligents au choix d’un bon conseil, s’ils en méprisent les avis salutaires.
- S’ils n’ont un soin particulier de se rendre tels, que leur exemple soit une voix parlante.
- S’ils sont paresseux a établir le règne de Dieu, celui de la raison, et celui de la justice tout ensemble.
- S’ils manquent à protéger les innocents, à récompenser les signalés services qui sont rendus au Public, et à châtier les désobéissances et les crimes qui troublent l’ordre de la discipline, et la sûreté des États.
- S’ils ne s’appliquent pas autant qu’ils doivent à prévoir et à prévenir les maux qui peuvent arriver, et à détourner par de soigneuses négociations les orages, que des nuées amènent aisément souvent de plus loin qu’on ne pense.
- Si la faveur les empêche de bien choisir ceux qu’ils honorent des grandes charges, et des principaux emplois du royaume.
- S’ils ne tiennent puissamment la main à établir l’État en la puissance qu’il doit être.
- Si en toutes occasions ils ne préfèrent les intérêts publics aux particuliers ; quoiqu’ils soient bien vivants d’ailleurs,

ils se trouveront beaucoup plus coupables que ceux qui transgressent actuellement les Commandements et les Lois de Dieu ; étant certain, qu’omettre ce à quoi on est obligé, et commettre ce qu’on ne doit pas faire, est une même chose.

Je dois encore représenter à V.M. que si les Princes, et ceux qui sont employés sous eux, aux premières dignités du Royaume, ont de grands avantages sur les particuliers, ils possèdent un tel bénéfice à titre bien onéreux, puisque, non seulement ils sont sujets par omission aux fautes que j’ai marquées, mais qu’il y en a même encore plusieurs autres de commission, qui leur sont particulières.

S’ils se servent de leur puissance pour commettre quelque injustice ou quelque violence, qu’ils ne peuvent faire comme personnes privées, ils font par commission un péché de Prince et de Magistrat, dont leur seule autorité est la source, et duquel le Roi des Rois leur demandera au jour du Jugement un compte très particulier (…)

Beaucoup se sauveraient comme personnes privées, qui se damnent en effet comme personnes publiques.

 

(Mémoire  n°3,Institut des Sciences Historiques)

 

Notes

[1] Reprod. de l’éd. d’Amsterdam, 1689, Bibliothèque de philosophie politique et juridique, Centre de philosophie politique et juridique de Caen, 1985.

[2] Nous avons modernisé l’orthographe mais non la ponctuation.

[3] Il est vrai que le ton du Testament est plus modéré dans l’ensemble que celui des Maximes d’État.

[4] Deux bonnes lectures sur les idées de Richelieu : la grande thèse d’Étienne Thuau, Raison d’État et pensée politique à l’époque de Richelieu, Armand Colin, 1966 ; et l’article de Jean Orcibal, « Richelieu, homme d’Église, homme d’État », Revue d’histoire de l’Église de France. 1948.

 

Source: Vive Le Roy

mercredi, 21 avril 2010

La Messe du Padre Pio


d'après le Frère Narsi Decoste, extrait de son ouvrage Le Padre Pio

 

« On ne venait pas à San Giovanni pour voir une clinique ultramoderne ou pour entendre des récits de conversions ou de guérisons spectaculaires. La plupart des pèlerins disposaient d'un jour, parfois d'une matinée : ils venaient assister à la messe du Père Pio. Ceci est très remarquable quand on sait qu'ils arrivaient parfois de fort loin, souvent d’Amérique. Naturellement, certains profitaient d'un séjour en Italie, Rome, Naples ou ailleurs, pour faire un saut jusqu'à San Giovanni ; beaucoup repartaient le même jour. Ils étaient venus uniquement pour cela.

Dès deux ou trois heures du matin, les lourds autobus déchargeaient devant le couvent leurs occupants, surpris de voir déjà la place de l'église noire de monde. On attendait patiemment l'ouverture des portes pour entrer ; en attendant, on récitait le chapelet.

Pour l'incroyant qui venait simplement en curieux, la messe du Père Pio était peut-être une cérémonie comme toutes les autres ; mais, pour le croyant, elle était d'une valeur infinie par la présence réelle du Seigneur que le célébrant appelle infailliblement sur l'autel par les paroles consécratoires. La Messe a toujours et partout la même valeur, là où elle est célébrée validement : pourquoi vouloir assister à celle du Père Pio ? Indubitablement parce que ce capucin rendait tangible la mystérieuse et pourtant réelle présence.

On comprend, dès lors, que rien ne peut être ajouté à sa grandeur, à sa valeur, à sa signification, qui est uniquement limitée par l'impénétrable volonté de Dieu.

Lorsque le Père Pio célébrait la Messe, il donnait l'impression d'une si intime, si intense, si complète union avec Celui qui s'offrait au Père Éternel, en victime d'expiation pour les péchés des hommes.

Dès qu'il était au pied de l'autel, le visage du célébrant se transfigurait. Il ne s'y trouvait pas seulement comme prêtre pour l'Offrande, mais comme l'homme de Dieu pour témoigner de son existence, comme prêtre qui portait lui-même les cinq plaies sanglantes de la crucifixion sur le corps. Le Père Pio possédait le don de faire prier les autres. On vivait la messe. On était fasciné. Je puis dire, qu'à San Giovanni seulement, j'ai compris le divin Sacrifice.

Cette messe durait longtemps ; cependant, à la suivre dans sa longue célébration, on perdait toute notion de temps et de lieu. La première fois que j'y assistai, j'ai regretté qu'elle touchât à sa fin. Avec stupeur, je me rendis compte qu'elle avait duré plus de deux heures !

Toute la vie du Père Pio était centrée sur le saint Sacrifice de la messe qui, disait-il, jour par jour, sauve le monde de sa perdition. Brunatto, qui assistait généralement le Père et eut le bonheur de le servir, témoigne que, pendant les années de son isolement, la célébration durait jusqu'à sept heures. Plus tard, elle fut limitée par l'obéissance et durait environ une heure.

Oui, vraiment, cette messe du Père Pio était un événement inoubliable et on avait raison de vouloir y assister au moins une seule fois.

Lorsqu'il quittait la sacristie, le Père était généralement soutenu par deux confrères, car ses pieds transpercés le faisaient atrocement souffrir. D'un pas lourd, traînant, incertain, chancelant, il s'avançait vers l'autel. Outre les stigmates, il passait encore toute la nuit en prière ; ce qui fut vrai tout un demi-siècle.

On l'aurait cru écrasé sous le poids des péchés du monde. Il offrait toutes les intentions, les demandes, les supplications, qui lui avaient été confiées par écrit ou oralement, de l'univers entier. II portait, en outre, toutes les afflictions, les souffrances, les angoisses pour lesquelles on venait à lui et dont il s'était chargé. C'est pourquoi l'Offrande de cette messe était si longue et si impressionnante.

Il faisait tout pour détourner l'attention de lui. Il évitait tout ce qui pouvait être spectaculaire dans son maintien, son expression, ses gestes, dans sa manière de prier et de se taire ; et pourtant, son maintien, sa façon de prier, son silence, et surtout les longues pauses, dans toute leur simplicité, étaient vraiment dramatiques.

Lorsque, dans le silence recueilli d'une foule intimement unie à lui, le Père Pio prenait la patène dans ses mains sanglantes et l'offrait au Père Tout-Puissant, elle pesait lourd de cet énorme amas de bonnes oeuvres, de souffrances et de bonnes intentions. Ce pain qui allait tantôt prendre vie, changé en Celui qui, seul, réellement, était capable de payer complètement la rançon des péchés des hommes.

Ce n'était pas seulement les principales parties de la messe qui étaient remarquables, dans cette célébration. Le Père Pio célébrait toute la messe avec la même attention soutenue, visiblement conscient de la profonde signification de chaque mot, de chaque geste liturgique. Ce qui se passait entre Dieu et lui demeurait un mystère, mais on pouvait en deviner quelque chose dans certains silences, dans certaines pauses plus longues ; les traits de son visage en trahissaient parfois son intense participation au Drame qu'il vivait. Les yeux fermés, il était souvent en conversation avec Dieu, ou transporté en extase dans la contemplation.

Seul, un ange serait capable de décrire dignement cette messe. Les plaies permanentes de son corps n'étaient que les signes visibles du martyre intérieur qu'il subissait avec le « divin Crucifié ». C'est pourquoi, l'attention de l'assemblée était fixée sur le point culminant du Saint Sacrifice : la Consécration.

En effet, ici, il s'arrêtait un instant comme pour se concentrer. Une lutte semblait s'engager entre lui, qui tenait dans ses mains l'hostie immaculée et, Dieu sait, quelle force obscure et invisible qui, sur ses lèvres, retenait les paroles consécratoires chargées de force créatrice.

 

Certains jours, la messe était pour lui, à partir du Sanctus, un vrai martyre. La sueur couvrait son visage et les larmes coulaient le long de ses joues. C'était vraiment l'homme des douleurs aux prises avec l'agonie. Involontairement, je pensais au Christ au Jardin des Oliviers.

On voyait clairement, qu'en proférant les paroles de la Consécration, il subissait un réel martyre. A chaque mot, un choc semblait parcourir ses membres. Serait-il possible, comme certains le pensent, qu'il souffrait alors plus intensément la Passion du Christ et que les spasmes pénibles, qu'il réprimait autant que possible, l'empêchaient un moment de poursuivre ? Ou devons-nous interpréter à la lettre les paroles du Père disant que le démon s'aventure parfois jusqu'à l'autel ? Dans son attitude si impressionnante, on assistait donc à une lutte réelle contre Satan, qui, à ce moment, redoublait ses efforts pour le tourmenter. Les deux suppositions sont acceptables.

 

Souvent, lorsqu'il quittait l'autel, après la messe, certaines expressions involontaires et révélatrices lui échappaient. Comme se parlant à lui-même, il disait par exemple: « Je me sens brûler... » et aussi: « Jésus m'a dit... ».

 

Quant à moi, j'ai été, comme tous ceux qui ont eu le bonheur de participer à cette messe, vivement impressionné par cette émouvante célébration.

 

Un jour, nous posions au Père, la question: « Père, qu'est votre messe pour vous ? ».

Le Père répondit : « Une union complète entre Jésus et moi ».

La messe du Padre Pio était vraiment cela : Le Sacrifice du Golgotha, le Sacrifice de l'Église, le Sacrifice de la dernière Cène et aussi notre Sacrifice.

 

Et, encore: « Sommes-nous seuls à être rangés autour de l'autel pendant la messe ?

- Autour de l'autel, il y a les Anges de Dieu.

- Père, qui se trouve autour de l'autel ?

- Toute la Cour céleste.

- Père, la Madone est-elle aussi présente pendant la messe ?

- Une mère peut-elle rester indifférente à son Fils ? ».

Et dans une lettre que le Père écrivit, en mai 1912, nous apprenons que la Sainte Vierge l'accompagnait à l'autel. La Mère de Dieu et notre Mère n'a évidemment pas d'autre souci que celui de son Fils Jésus qui devenait visible, à nos yeux, dans la chair du Padre Pio, blessé par amour pour Dieu et ses frères.

« Père, comment devons-nous assister à la messe ?

- Comme la Sainte Vierge et les saintes femmes, avec amour et compassion. Comme saint Jean assistait à l'Offrande Eucharistique et au Sacrifice sanglant de la Croix. »

 

Un jour que la foule des pèlerins était particulièrement dense dans l'église de San Giovanni, le Père me dit après la messe: « Je me suis souvenu de vous à l'autel ! ». Je lui demandai: « Père, avez-vous à l'esprit toutes les âmes qui assistent à votre messe ? ». Il répondit : « A l'autel, je vois tous mes enfants comme dans un miroir ! ».

Toute la vie du Père Pio a été une Passion de Jésus. Sa journée entière était la continuation du Sacrifice de la messe.

 

mardi, 17 novembre 2009

Le scrupule; cette maladie...

"Parmi les maladies morales, une des plus dignes de pitié, des plus difficiles à guérir et des plus dangereuses : c'est le scrupule.

Digne de pitié : Elle atteint les meilleures âmes, dont elle transforme la délicatesse de conscience, en craintes vaines et en pusillanimité. D'enfants du Calvaire, elle en fait des esclaves du Sinaï. Au lieu de trouver la joie et le repos dans le service du bon Maître, qui a dit : «Mon joug est doux et mon fardeau léger», la religion leur est à charge. Tous les devoirs qu'elle impose sont pour elles, autant de sources d'inquiétudes et de tourments.

Difficile à guérir : Le caractère propre de cette maladie, est de tromper ceux qui en sont victimes. S'ils se croyaient vraiment scrupuleux, ils seraient bientôt guéris. Mais le difficile est de les en convaincre. Toujours ils ont une porte de derrière pour s'échapper. «Je crains de ne m'être pas bien expliqué ; je crains qu'on ne m'ait pas compris ; je crains de n'avoir pas eu assez de contrition ; je crains de pécher en tout ce que je fais». Combien de saints et habiles confesseurs ont échoué dans cette cure, et échouent encore tous les jours.

Très dangereuse : Le scrupule conduit au dégoût du devoir ; le dégoût au relâchement ; le relâchement à l'indifférence ; l'indifférence à l'abandon final, non seulement des pratiques de surérogation, mais encore des obligations les plus importantes. Comme il arrive trop souvent, tout cela se termine par la perte de la foi ou la perte de la tête.

Un pareil malheur est d'autant plus à craindre que le scrupule, arrivé à un certain degré, envahit le passé, le présent et l'avenir. Le passé, par la crainte de n'avoir jamais fait de bonnes confessions ; le présent par la crainte de pécher dans tout ce qu'on fait, ce qu'on dit ou ce qu'on pense ; l'avenir, par la crainte exagérée de n'être pas sauvé.

Venir au secours de ces pauvres âmes et rappeler à leurs confesseurs la direction des maîtres les plus expérimentés dans la conduite des âmes : tel est l'objet de cet ouvrage (...)"

 

LE SCRUPULE

 

(PETIT MANUEL DE DIRECTION A L'USAGE DES AMES TIMORÉES ET DE LEURS CONFESSEURS)

d'après Saint François de Sales et Saint Alphonse de Liguori, Docteurs de l'Église

 

par Mgr GAUME

Protonotaire apostolique, docteur en théologie

 

 

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dimanche, 18 octobre 2009

Le chemin du Ciel

"Tu m'a montré le chemin d'Ars, je te montrerai le chemin du Ciel..."

C'est par cette belle formule que Saint Jean-Marie Vianney remercia Antoine Givre, jeune berger qui le renseigna, au moment où de son arrivée dans un petit village de la région lyonnaise, qui sera célèbre grâce à lui.

Le Vatican, à l'occasion du 150ème anniversaire de la mort du Saint Curé, nous incite à cheminer vers le Ciel, en se mettant à son école. Ainsi, outre le fait que nous pouvons l'invoquer pour les vocations dont le monde a tant besoin, nous devons surtout profiter des indulgences mises à notre disposition par le Saint-Siège, dans le cadre de l'année sacerdotale (19 juin 2009-19 juin 2010):

 


 

"Pour obtenir ce fruit tant désiré, le don des Sacrées Indulgences, que la Pénitencerie Apostolique prodigue avec bienveillance pour le temps de l’Année sacerdotale, sera très utile ; le présent Décret est émis conformément à la volonté du Souverain Pontife:

 

A. – L’indulgence plénière, applicable également aux confrères défunts sous forme de suffrage, est accordée miséricordieusement dans le Seigneur aux prêtres vraiment pénitents qui, n'importe quel jour, réciteront dévotement au moins les Laudes ou les Vêpres devant le Très-Saint-Sacrement exposé à l’adoration publique ou reposé au tabernacle, et qui, à l'exemple de Saint Jean-Marie Vianney, se proposeront avec disponibilité et générosité pour célébrer les sacrements, spécialement celui de la Pénitence ; conformément aux dispositions en vigueur, ils devront en outre faire la confession sacramentelle, s’approcher du Banquet eucharistique et prier selon les intentions du Souverain Pontife.

 

L'Indulgence partielle, également applicable aux confrères défunts, est encore accordée aux prêtres chaque fois qu’ils réciteront avec dévotion des prières légitimement approuvées pour mener une vie sainte et pour s'acquitter saintement des sacra munera qui leur sont confiés.

B. - L'Indulgence plénière est accordée à tous les fidèles vraiment pénitents qui assisteront avec dévotion au divin Sacrifice de la Messe dans une église ou un oratoire, et qui offriront à Jésus-Christ Prêtre Souverain et Éternel, pour les prêtres de l'Eglise, des prières et n'importe quelle bonne oeuvre accomplie ce jour-là, pour qu'Il les sanctifie et les modèle selon Son cœur, du moment qu’ils auront expié leurs péchés par la pénitence sacramentelle et qu’ils auront prié selon les intentions du Souverain Pontife ; cette concession vaut aux dates de l’ouverture et de la fermeture de l'Année Sacerdotale, le jour du 150° anniversaire du pieux trépas de Saint Jean-Marie Vianney, le premier jeudi du mois ou en quelque autre jour désigné par les Ordinaires des lieux pour l'utilité des fidèles.

 

Il sera très opportun que, dans les églises cathédrales et paroissiales, ce soient les prêtres chargés de la cura patorali qui dirigent publiquement ces exercices de piété, qui célèbrent la Sainte Messe et reçoivent les confessions des fidèles.

 

L’Indulgence plénière est également accordée, dans leur maison ou là où leur empêchement les retient, aux personnes âgées, aux malades et à ceux qui, pour des motifs légitimes, ne peuvent pas quitter leur domicile, et qui, ayant conçu une détestation de tout péché et ayant l'intention de s'acquitter dés que possible des trois conditions habituelles, réciteront aux jours ci-dessus déterminés, des prières pour la sanctification des prêtres, et offriront avec confiance à Dieu, à travers Marie Reine des Apôtres, les maladies et les difficultés de leur vie.

 

L'Indulgence partielle est enfin accordée à tous les fidèles chaque fois qu’ils réciteront avec dévotion cinq Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire soit au Père, ou une autre prière approuvée à cette fin, en l’honneur du Sacré-Coeur de Jésus, pour obtenir que les prêtres conservent la pureté et la sainteté de leur vie.

Ce présent Décret est valable pour toute la durée de l'Année Sacerdotale. Nonobstant toutes dispositions contraires.

 

Donné à Rome, au siège de la Pénitencerie Apostolique, le 25 avril fête de Saint Marc Évangéliste, en l'an 2009 de l'Incarnation du Seigneur.

" (source: Vatican)


"L'Indulgence, qui est la rémission totale ou partielle devant Dieu de la peine temporelle encourue en raison d'un péché déjà pardonné, peut être appliquée à soi ou à l'intention de l'âme d'un défunt. Dans tous les cas — indulgence plénière ou partielle —, le fidèle doit être en « état de grâce ».

Pour l'indulgence plénière, dont l'obtention est limitée à une fois par jour, il doit :

  • avoir le désir de gagner l'indulgence,
  • se détacher complètement du péché, même véniel,
  • se confesser dans les huit jours (avant ou après l'indulgence),
  • communier le jour même,
  • prier selon les intentions indiquées par le pape, ou prier aux intentions du pape,
  • accomplir l'action à laquelle est attachée l'indulgence dans le temps prescrit (si l'indulgence est attachée à un jour ou une période particuliers).

Si ces actions ne sont que partiellement remplies, ou que le fidèle n'a pas les dispositions du cœur requises, l'Indulgence n'est que partielle.

Il est également rappelé que l'Indulgence ne peut être appliquée qu'à soi-même ou aux « âmes du Purgatoire » (par mode de suffrage), et non à d'autres personnes vivantes." (source: wikipédia)

 

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lundi, 15 juin 2009

Comment bien se confesser?

La confession.

Ce mot peut évoquer l'angoisse, la honte, le soulagement, l'espérance. Mais au delà de nos sentiments humains, ce sacrement traduit les belles réalités du Ciel. Comme lors la Sainte Messe, le prêtre agit in persona Christi. C'est le Christ, qui par l'intermédiaire du prêtre, nous lave de nos pêchés, purifie nos âmes, et par là, nous sanctifie. Ce beau sacrement a été rendu possible par le Sacrifice du Christ, qui par Sa mort sur la Croix, a racheté tous nos pêchés. Il est mort pour chacun d'entre nous. Ainsi, quand nous nous rendons au confessionnal, il faut y voir le Christ agissant par le prêtre. Le Missel quotidien complet, édité par les Bénédictins du Barroux, nous apprend, page 1660 que: "La confession n'est pas un exercice d'hygiène spirituelle, ni le calcul d'un bilan moral. Il ne s'agit pas de pratiquer l'adage des païens "Connais-toi toi-même". Elle n'est pas non plus une confidence qui soulage, ni une consultation auprès d'un maître en sainteté. C'est un sacrement, une rencontre avec Dieu, avec le Sauveur. "Si le Christ n'est pas ressuscité, disait saint Paul, vous êtes encore dans vos pêchés". Si ce n'est pas le sang du Christ qui nous lave, la confession est de nulle efficacité."

Afin d'en savoir plus sur ce beau sacrement, et d'en vivre avec profit, nous vous recommandons vivement la lecture d'un petit texte, écrit par un dominicain, le Père Chéry, intitulé "Comment bien se confesser?".

 

Extrait:

 

« Ces lignes ne s’adressent pas aux « grands pécheurs » qui viennent se décharger auprès du Christ d’un lourd fardeau. Et pas même aux catholiques de l’unique confession pascale. Mais peut-être pourront-elles offrir quelque utilité aux personnes qui ont « l’habitude » de la confession, hebdomadaire, bi-mensuelle ou mensuelle.

 

« L’habitude » : mot sans couleur s’il désigne simplement une louable régularité ; mot tristement gris s’il désigne une routine. Et malheureusement, chacun sait qu’une louable régularité dégénère facilement en routine. La plupart des pénitents se désolent sur la misérable banalité de leurs confessions, sur le peu de fruit qu’ils en retirent, et même parfois sur le peu d’intérêt de l’exhortation que le confesseur leur adresse quand ils viennent le trouver. Plusieurs en prennent le dégoût, ne se confessent plus que par coutume ou, finalement, arrivent à espacer leur recours au sacrement de pénitence d’une manière qui est préjudiciable à leur progrès spirituel.

Ce dégoût et ses conséquences ne viennent-ils pas de ce qu’ils ne savent pas se confesser ? Il y a une manière, un « art », qui ferait de cet exercice régulier un sérieux moyen de sanctification.

L’usage de la confession, si elle est bien comprise, peut être un sérieux appui pour le développement de la vie spirituelle. »

 

La suite ICI.

Joyeuse solennité de la Fête-Dieu