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mardi, 13 juillet 2010

Deux “artistes” russes condamnés pour offense à la Foi !

Deux “artistes” russes provocateurs viennent d’être condamnés pour incitation à la haine ethnique et religieuse dans le cadre d’une exposition d’ “art” contemporain … Ils devront payer respectivement une amende de 200.000 et 150.000 roubles. A l’extérieur du tribunal, des hommes vêtus de vestes de cuir noir brandissaient des icônes et des croix.

Les médias occidentaux sont en pleurs pour notre plus grand plaisir !

Les œuvres blasphématoires ne se moquaient pas tant directement de la religion orthodoxe que de la Foi Catholique puisqu’il y avait, par exemple, une icône barbouillée de caviar, une autre sur laquelle figurait un Mickey Mouse, une peinture représentant un général russe violant un soldat, un Christ dans une publicité pour la chaîne de restauration rapide McDonald’s ou une médaille de l’Ordre de Lénine servant d’auréole à un Christ. De l’ “art” fait par des gens très intelligents qui ne cherchaient à offenser personne, vous vous en doutez bien …

Les accusés et leurs défenseurs – d’autres groupes de pseudo-”artistes” et des associations de “défense de droits de l’homme” dont Amnesty International – craignent à présent que le pays ne bascule dans une “situation classique d’un parti fasciste hostile à la culture contemporaine” (dixit le journal ultra-sioniste New York Times). A Reuters, les deux “artistes” ont déclaré : “Cela montre que l’Etat soutient les factions orthodoxes ultranationalistes qui attaquent la culture russe” (sic). Ils seraient par ailleurs convaincus que ““cette décision émane directement du Premier ministre (Vladimir Poutine) et du président“. Suite à des menaces, l’un d’eux aurait également déclaré qu’il n’oserait plus se balader tout seul dans les rues désertes durant la nuit …

Lors d’une exposition en 2003 intitulée Attention, religion !, l’un des deux “artistes” avait vu ses œuvres légitimement endommagées par des militants Orthodoxes.

L’Eglise orthodoxe russe, actuellement en rapprochement géostratégique avec la Sainte Eglise Catholique, connaît un important renouveau près de vingt ans après la chute du communisme. Les dirigeants russes ont adopté l’orthodoxie comme principale religion du pays.

Les gros titres de la presse française nous font bien rire : “Art interdit: des amendes pour les organisateurs“, ” Russie : les fascistes gagnent contre l’art contemporain“, ” Mickey, Marie, le juge russe et les bigots
“, “La Russie prête à jeter l’art contemporain en prison“, “Russie: l’ONU priée d’intervenir en faveur des organisateurs d’une exposition d’art“, “Russie. Condamnés pour une exposition d’art” …

Certaines personnes nous dirons : “Comment ? Vous vous opposez à la liberté d’expression ? Mais pourtant, vous ne cessez de la défendre afin de vous protéger derrière elle“.

Pas du tout. On peut éventuellement profiter d’un tant soit peu d’espace de “liberté d’expression” quand on en a la possibilité, simple question de stratégie, mais certainement pas défendre le concept. Cela pour deux raisons :

- La liberté d’expression est une chimère, un mensonge et une imposture : dans le système, elle n’est jamais qu’uni-latérale. On l’utilise principalement pour pouvoir insulter la religion (surtout Catholique) et les valeurs traditionnelles, tout simplement. Le bon exemple est le festival haineux Hellfest qui appelle totalement impunément à massacrer les Chrétiens et à brûler les églises …
On peut dire ce que le pouvoir veut bien entendre et ne pas dépasser certaines limites (révisionnisme, antisionisme, immigration massive, esclavagisme, etc …), sinon il ne tiendrait plus. C’est assez logique … La liberté d’expression, comme dirait FASC, allez dire cela à Dieudonné ou à Faurisson …

- La liberté d’expression n’est de toute façon absolument pas Catholique. Elle procède effectivement du libre-arbitre, adulé par l’infâme libéralisme, mais elle n’est pas du tout une vertu en soi. En vérité, elle est abominable ! De Dieu, on ne se moque pas. Il est légitime pour un Etat Chrétien, dont le rôle est d’assurer le Bien Commun et de permettre à l’Eglise de bonnes dispositions du peuple pour le Salut des âmes, d’empêcher des gens de s’attaquer à la religion.

Si un jour les vrais français reprennent la France, croyez-vous qu’ils devront laisser les opposants s’exprimer en vertu de la liberté d’expression ? Pas plus que l’anti-France nous l’a laissée ! Croyez-vous qu’on donnera à l’anti-France la possibilité de reprendre le pouvoir et de recommencer à assassiner notre peuple ? Plutôt mourir ! On en finira avec ce mythe de la liberté d’expression et nous, au moins, on ne mentira pas aux opposants en leur disant qu’ils en ont “droit” !

Les Catholiques ne doivent pas mener leur combat au nom de la “liberté d’expression” mais au nom de la vérité, tout simplement. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Les combats en matière de recherche historique, par exemple, doivent se mener au nom de la vérité. Si nous permettons la liberté d’expression, nous permettons le mensonge en la matière et le mensonge déplait fortement à Dieu. Or, le mensonge historique que nous retrouvons dans les manuels scolaires est du coté du système vendu à Satan depuis plus de 200 ans (révolution française), le même qui promeut la “liberté d’expression” dans sa Constitution mais qui combat la Vérité.

Nous ne pouvons qu’être totalement solidaires avec tous les historiens ou ingénieurs qui exercent leur métier sur des bases authentiques, sincères et scientifiques, et qui dérangent le système républicain bourgeois, sioniste et maçonnique !

Source: Les Intransigeants

dimanche, 11 juillet 2010

Les massacres de septembre (IV)

Épisodes. — Mlle de Sombreuil et Mlle Cazotte

Les massacres reprennent à l’Abbaye

Les prisonniers entassés dans les cachots, dans les salles, dans la chapelle de l’Abbaye, prêtaient l’oreille aux bruits de la nuit, redoutant des appels de mort. Quelques-uns priaient, d’autres préparaient leur défense ou écrivaient leurs dernières volontés. Parmi eux se trouvaient deux prêtres qui avaient échappé au massacre de la veille : l’abbé Lenfant, prédicateur du Roi, et l’abbé de Rastignac, vicaire général d’Arles.

L’abbé Lenfant était frère d’un des membres de la Commune, que Panis et Sergent s’étaient associés pour former le comité directeur des massacres. Dès le 2 septembre, Maillard avait reçu un ordre ainsi conçu :

Il vous est ordonné de juger tous les prisonniers de l’Abbaye sans distinction, à l’exception de l’abbé Lenfant que vous mettrez dans un lieu sûr.

Cet ordre fut renouvelé dans la matinée du 3.

Au point du jour, les deux vénérables confesseurs de la foi, qui avaient blanchi au service du sanctuaire, montèrent à la tribune de la chapelle et annoncèrent aux détenus la prochaine reprise des massacres. Un mouvement électrique précipita tous les prisonniers à genoux. Ils reçurent une absolution générale et la bénédiction in articulo mortis.

Vers dix heures, Maillard et sa bande reprirent leurs sièges, et les assassins leur besogne. L’abbé de Rastignac périt l’un des premiers ; le dévouement de sa nièce, Mme de Fausse-Landry, qui était venue partager sa captivité, fut impuissant à arracher aux bourreaux ce vieillard de soixante-dix-huit ans.

Plus heureuses, Mlle de Sombreuil et Mlle Cazotte parvinrent à attendrir les meurtriers.

L’intercession de Mlle de Sombreuil en faveur de son père

Le marquis de Sombreuil, maréchal de camp, gouverneur des Invalides depuis 1780, avait assurément bien des titres à la haine des hommes de septembre.

Sa fille plaida sa cause avec tant d’éloquence, d’habileté et d’énergie devant l’affreux tribunal, qu’elle lui arracha la vie du vieux soldat royaliste. Maillard rendit un verdict d’acquittement.

Les assassins prirent dans leurs bras l’héroïque jeune fille et la portèrent jusque dans la rue. Mais une nouvelle épreuve l’y attendait…

Ici nous laissons parler le propre fils de Mlle de Sombreuil, devenue plus tard comtesse de Villelume. Voici comment il s’exprime dans une lettre rendue publique par M. Alfred Nettement :

Ma mère n’aimait point à parler de ces tristes et affreux temps. Jamais je ne l’ai interrogée ; mais parfois, dans des causeries intimes, il lui arrivait de parler de cette époque de douloureuse mémoire. Alors, je l’ai plusieurs fois entendue dire que, lors des massacres, M. de Saint-Marc sortit du tribunal devant son père et fut tué d’un coup qui lui fendit le crâne ; qu’alors elle couvrit son père de son corps, lutta longtemps et reçut trois blessures.

Ses cheveux, qu’elle avait très longs, furent défaits dans la lutte ; elle en entoura le bras de son père, et, tirée dans tous les sens, blessée, elle finit par attendrir ces hommes. L’un d’eux, prenant son verre, y versa du sang sorti de la tète de M. de Saint-Marc, y mêla du vin et de la poudre, et dit que, si elle buvait cela à la santé de la nation, elle conserverait son père. Elle le fit sans hésiter et fut alors portée en triomphe par ces mêmes hommes.

Depuis ce temps, ma mère n’a jamais pu porter les cheveux longs sans éprouver de vives douleurs. Elle se faisait raser la tête. Elle n’a jamais non plus pu approcher du vin rouge de ses lèvres, et, pendant longtemps, la vue seule du vin lui faisait un mal affreux.

Signé : Comte de Villelume Sombreuil.

Plusieurs historiens ont nié le fait du verre de sang bu par Mlle de Sombreuil. Devant l’attestation même du fils de la victime, le doute n’est plus permis.

L’intercession de Mlle Cazotte en faveur de son père

Mlle Élisabeth Cazotte, jeune fille de vingt ans, d’une beauté accomplie, trouva pour sauver son père, des paroles non moins persuasives que Mlle de Sombreuil. Elle aussi parvint à désarmer la rage des bourreaux.

Mais son bonheur fut de courte durée. Écroué de nouveau le 12 septembre, Cazotte fut traduit le 24 devant le tribunal révolutionnaire institué le 17 août. Sa tête tomba le lendemain sur la place du Carrousel, pendant que sa fille était retenue prisonnière à la Conciergerie. Il était accusé d’avoir entretenu des correspondances avec des émigrés et d’avoir voulu favoriser l’évasion du roi. La mort seule pouvait expier de tels crimes.

Martyre de deux prêtres amis

Mais revenons à l’Abbaye. Vers la fin du carnage, ou amena aux bourreaux deux prêtres, deux frères en Jésus-Christ, qu’unissait la plus tendre amitié. Ils se tenaient étroitement enlacés. — Vois, dit à l’un d’eux un chef des tueurs en lui montrant la cour encombrée de cadavres, voilà le sort réservé à ceux qui refusent de se soumettre aux lois. Fais le serment ou à l’instant tu vas mourir. — Donnez-nous, répond le prêtre, le temps de nous préparer à la mort ; permettez-nous de nous confesser l’un à l’autre, voilà la seule grâce que nous vous demandons. Faire le serment que vous nous demandez ce serait renoncer à des articles essentiels de notre foi. Plutôt la mort que l’apostasie ! — Eh bien, qu’ils se confessent ! répondent les égorgeurs. Ils donneront le temps aux curieux du quartier de venir nous voir faire justice de ces coquins.

Les deux prêtres se retirent dans un angle de la cour. Après s’être confessés, ils se déclarent prêts à mourir. On place les martyrs sur un lit de paille, où on les égorge au milieu des rires et des applaudissements de l’assistance.

L’œuvre de mort accomplie, on procéda au dépouillement des cadavres, avant de les livrer aux tombereaux des fossoyeurs. Cette opération se fit en présence des commissaires et avec un certain luxe d’inventaires et de procès-verbaux. Ce qui n’empêcha pas les montres en or, les bagues et, en général, tous les bijoux précieux qui avaient appartenu aux victimes, de devenir, pour la plupart, la proie de leurs assassins. Leur prix servit à rembourser les dépenses, conformément aux instructions de la Commune qui avait autorisé le comité des Quatre-Nations a prendre LES FRAIS SUR LA CHOSE.

Quelques rescapés

Il entrait dans les instructions des tueurs en chef de prononcer quelques acquittements. Journiac de Saint-Méard fut mis en liberté avec de grandes marques de respect, sur le témoignage d’un tueur provençal.

Des citoyens généreux vinrent, au péril de leur vie, réclamer des prisonniers appartenant à leurs sections, et Maillard fit plusieurs fois droit à leurs demandes, tout en les avertissant de ne pas les renouveler.

Une dame d’honneur de la reine, la princesse de Tarente, dut son salut à la fermeté de son attitude et de ses discours. L’ordre étant donné de la reconduire en prison jusqu’à nouvel ordre : « La liberté ou la mort ! » s’écria-t-elle, en empruntant à ses bourreaux une de leurs formules. Elle fut rendue à la liberté.

Quant à l’abbé Lenfant, dont les jours avaient été conservés sur l’ordre si précis des administrateurs de police, il fut mis en lieu sûr. Relâché le 5 septembre, après avoir donné tout ce qu’il possédait, il fut signalé par des femmes qui crièrent : Voilà le confesseur du roi ! Il fut saisi, ramené rue de Bucy, et massacré en face même de la prison.

On fait disparaître les traces du massacre

Quand tout fut terminé à l’Abbaye, quand les cachots n’eurent plus de proie à livrer aux séides de la Commune, on se mit en devoir d’obéir à l’ordre suivant, que Panis et Sergent avaient adressé au directeur de la prison :

Monsieur, vous ferez sur-le-champ enlever les corps des personnes de votre prison qui n’existent plus. Que, dès la pointe du jour, tout soit enlevé et emporté hors de Paris, dans des fosses profondes bien recouvertes de terre. Faites, avec de l’eau et du vinaigre, laver les endroits de votre prison qui peuvent être ensanglantés, et sablez par-dessus….

À la Mairie, le 3 septembre, une heure du matin. — Panis, Sergent.

Les ouvriers de la Commune de Paris ont pu laver le pavé de la cour de l’Abbaye et sabler par-dessus ; le sang et la boue n’en sont pas moins restés. Tous les sables des rivages, toute l’eau de l’Océan ne sauraient suffire à effacer la tache sanglante. Comme celle de Macbeth, elle apparaîtra éternellement aux mains souillées de la Révolution.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy

90 à 95% des profanations vise les chrétiens

46 actes sataniques ont été recensés depuis janvier. Les lieux de culte chrétiens sont les premiers visés par les profanateurs.

Selon des chiffres de la Miviludes, les cimetières et les lieux de confessions chrétiens représentent à eux seuls 90 à 95 % des théâtres de profanations.

Pis, les actes recensés laissent entrevoir une baisse de profanations dans les lieux de cultes musulmans et juifs. Ainsi, entre 2007 et 2009, les dégradations combinés relevés à ces endroits ont même reculé de 3,5%. "Il est clair que la loupe médiatique s'attarde plus régulièrement sur les actes perpétrés dans les cimetières et lieux de cultes juifs et musulmans" témoignait hier un enquêteur souhaitant conserver l'anonymat.

"Le ressenti est sans doute différent pour les lieux chrétiens, on va davantage parler d'actes à connotations sataniques. Ce sont des dérives que l'on connaît mal, et que l'on ne sait pas trop comment combattre. Pour les lieux juifs et musulmans, les profanations prennent un caractère raciste et antisémite, contre lequel il est plus simple de s'opposer". Des actes qui peuvent être punis, par des peines allant jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende.

"Des consignes de fermeté ont été transmises aux procureurs face à ces affaires" expliquait-on jeudi du côté de la Chancellerie, qui ajoutait l'installation de magistrats référents pour les délits de racisme et d'antisémitisme.

 

Repères.

Mouvement qualifié de marginal il y a encore dix ans, le satanisme fait davantage parler de lui chaque année. Si en 2005, les actes de profanations à caractère sataniste représentaient 39 des 208 délits enregistrés, ils n'ont cessé d'augmenter au fil des années. En 2008, 113 des 226 délits de profanations de cimetières et de lieux de cultes relevés par les forces de l'ordre étaient le fait de groupuscules se réclamant de ces mouvements. Une tendance qui se confirme pour l'année 2010, ou entre le 1er janvier et le 31 mai, 46 actes sataniques étaient identifiés sur les 124 délits enregistrés. "Ce sont des petits groupes de 2 à 4 personnes, généralement âgés de 15 à 25 ans" expliquait jeudi un magistrat spécialisé. "Ils sont habités d'une volonté de faire mal à la communauté, n'hésitant pas à brûler les chapelles", ajoute t-il. Selon plusieurs estimations, 20 000 personnes seraient concernés par ces mouvements en France.

 

Source : Les satanistes, rois des profanations http://www.metrofrance.com/info/les-satanistes-rois-des-profanations/pjgh!k8nTvB67T00wLnQP2Zytw/

 

A lire aussi : le témoignage d'un ancien profanateur.

Source: Christ Roi

Nicolas Ier : l'empereur qui liquida le complot franc-maçonnique

Contrairement à Louis XVI, et ayant l'exemple antérieur de la France... le tsar Nicolas Ier (1825-1855) sut liquider la conspiration maçonnique décabriste à l'oeuvre en Russie pour y renverser le tsarisme, eny faisant exécuter les meneurs, et en mettant la Secte hors-la-loi (Source : Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article « Russie, XIXe siècle », p. 774.)

La fiche wikipedia précise (encore pour le moment...), je cite : "l'idée de venger un jour les décembristes fit son chemin depuis 1830. Elle anima entre autres l'anarchiste Bakounine. Elle inspira diverses tentatives au XIXe siècle et ne disparut qu'après la [Ndlr. soit-disant] "révolution russe" de 1917.

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Pour les historiens, l’empereur Nicolas Ier de Russie a été et reste un personnage contesté et contradictoire... Son règne a vu la centralisation de l’appareil bureaucratique en même temps que la création du premier Code des lois de l’Empire Russe. C’est sous son règne également que le pays a été doté de ses premiers chemins de fer. Le souverain est resté dans la mémoire collective pour l’exécution des décabristes [Ndlr. francs-maçons], l’écrasement de l’insurrection en Pologne et de la révolution en Hongrie. C’est lui également qui a signé la paix d’Adrianople accordant à la Russie la côte orientale de la Mer Noire. Toutes ces facettes de son règne ont été examinées à la conférence de presse intitulée « Nicolas Ier, chevalier de l’autocratie et « gendarme de l’Europe ». La conférence de presse s’est déroulée à RIA Novosti dans le cadre du projet « Danger : histoire! »

Tsar-législateur

Irina Rouzhitskaïa, docteur en histoire et chargée de recherches à l’Institut de l’histoire de la Russie auprès de l’Académie des Sciences de Russie, a fait remarquer que « les historiens russes n’avaient commencé à évoquer les aspects positifs du règne de Nicolas I que ces 10 ou 15 dernières années, alors que son règne tout entier a été un chaînon de la progression de la Russie. Son époque a été celle de la création de conditions préalables aux grandes réformes ultérieures».

Un des plus grands mérites de Nicolas Ier, selon Irina Rouzhitskaïa, est son « travail titanesque de codification des lois ». « Il a surmonté le chaos législatif en composant pour la première fois un Code des lois de l’Empire Russe ce qui peut même être qualifié de révolution juridique », estime l’historienne qui formule son point de vue comme ceci : « Si Alexandre II est un Tsar-libérateur, Nicolas Ier est un Tsar-législateur ».

Guennadi Sanine, docteur d’Etat en histoire et chargé de recherches à l’Institut de l’histoire de la Russie auprès de l’Académie des Sciences de Russie, ajoute que « les lois ne restaient pas sur le papier, l’Empereur savait les faire appliquer ». Irina Rouzhitskaïa a rappelé, à son tour, que « sous Nicolas Ier, les lois sur les sociétés anonymes [avaient] été adoptées pour la première fois en Europe et les lois sur le travail et la protection de l’environnement, pour la première fois en Russie ».

Pour le bien-être général

Irina Rouzhitskaïa reconnaît que « Nicolas Ier est loin d’avoir réalisé tout ses plans ». Mais elle souligne en même temps : « C’est sous son règne et sous sa direction que le concept de l’abolition du servage a été formulé et adopté. Par ailleurs, 1890 lois ont été signées qui facilitait la condition paysanne ».

Selon la thèse de Guennadi Sanine, « Nicolas Ier cherchait, dans ses activités, à mettre en pratique la théorie de l’Etat de bien-être général : chaque état contribue au bien-être du pays et ce dernier crée les conditions nécessaires au travail par le truchement des lois bien conçues ». « Nicolas Ier se positionnait comme continuateur de la politique de Pierre le Grand, son modèle, et il ne reconnaissait aucun autre système politique pour la Russie que l’autocratie. Il cherchait néanmoins à mettre son règne au service de l’Etat et de la société, comme il l’entendait », a ajouté l’historien.

Irina Rouzhitskaïa a mentionné les premiers chemins de fer construits sous Nicolas Ier en ajoutant : « C’était l’Etat qui finançait leur construction, d’où la lenteur des travaux ». « Quant à la phrase célèbre du poète russe Nikolaï Nekrassov évoquant les « os russes » jonchant les bas-côtés le long du chemin de fer (de Moscou à Saint-Pétersbourg), il s’agit là d’une exagération. De nombreux serfs demandaient d’être envoyés construire ce chemin de fer, ils étaient rémunérés », a expliqué Irina Rouzhitskaïa.

Guennadi Sanine a fait tomber un autre mythe: « C’est complètement à tort que le règne de Nicolas Ier est considéré comme une sorte de stagnation. Le pays était en plein essor économique ».

La défaite l’a tué

Il était impossible de passer sous silence les décabristes, la politique extérieure de Nicolas Ier et la guerre de Crimée.

Guennadi Sanine estime que « les représailles à l’égard des décabristes s’inscrivent dans les traditions de la Sainte-Alliance créée en Europe après la défaite de Napoléon Ier : toutes les révolutions devaient être étouffées dans l’œuf ». Irina Rouzhitskaïa rétorque : « Ce n’étaient pas des représailles, mais un châtiment. Les décabristes étaient des criminels politiques, ils voulaient renverser le gouvernement et assassiner le monarque. Ils ont été punis dans le cadre de la loi, sans aucun arbitraire ».

« En envoyant son armée à l’aide de l’Empereur d’Autriche pour écraser l’insurrection en Hongrie, il ne se positionnait pas en gendarme de l’Europe. Il n’a fait qu’obéir à son devoir d’allié », a poursuivi Irina Rouzhitskaïa. Guennadi Sanine a développé: « L’Autriche s’est montré ensuite particulièrement ingrate et Nicolas Ier a reconnu plus tard qu’il avait commis une erreur en laissant son armée sauver, de fait, l’Autriche ».

Guennadi Sanine est passé ensuite à la Guerre de Crimée. « Tout récemment encore, cette guerre était considérée comme injuste de la part de tous les participants. L’Angleterre et la France avaient joué un rôle expansionniste en Crimée et la Russie dans la Péninsule Balkanique. Toutefois, une nouvelle vision des choses a apparu selon laquelle Nicolas Ier aurait cherché à assurer la sécurité de ses frontières méridionales ce qui était nécessaire. Il n’aurait jamais songé à envahir Constantinople et les Détroits, il aurait seulement voulu les contrôler. Les autres pays européens ne pouvaient pas le lui permettre, car ils redoutaient le renforcement de la Russie ».

« La Russie a perdu la Guerre de Crimée et Nicolas Ier n’a pas survécut à la défaite », a fait remarqué Irina Rouzhitskaïa en concluant : « Les rumeurs de suicide sont toutefois infondées, il était profondément religieux et ne se le serait jamais permis. D’autre part, sa prétendue santé de fer était un mythe, il était sujet à toutes sortes de maladie et il est mort de pneumonie ».

 

Source : http://fr.rian.ru/discussion/20100709/187038614.html

Publié sur le blog du Christ-Roi

“Pass contraception” : toujours plus loin dans le dévergondage de nos adolescents

 

D’ici 2011, les jeunes disposeront d’un nouveau moyen pour accéder facilement à la contraception. Le Conseil Régional d’Ile-de-France va mettre en place un « Pass contraception » qui permettra aux adolescents de bénéficier de façon anonyme et gratuite de toute l’offre contraceptive durant 3 à 6 mois. (…)
Ce « chéquier » sera distribué à l’ensemble des élèves de seconde ou de niveau équivalent (…)

SOURCE : http://www.magicmaman.com/,un-pass-contraception-pour-les-adolescents,2224,1219387.asp

“Cette action est préparée depuis trois ans et a l’accord de tous les partenaires”, a assuré Ségolène Royal vendredi à Poitiers. (…)

Le “pass contraception”, gratuit, se présente comme un carnet de chèques restaurant, avec des tickets pour une visite chez un médecin et chez un gynécologue ainsi qu’un bon d’échange en pharmacie pour un moyen contraceptif, le tout pour une valeur totale de 144 euros. L’opération va coûter 400.000 euros à la région Poitou-Charentes.

Symboliquement, Ségolène Royal a tenu à porter elle-même vendredi le premier colis au lycée professionnel Le Dolmen de Poitiers.

Au total, 1.400 colis comprenant un “pass contraception” et des préservatifs seront expédiés dès lundi par la poste à 90 lycées dotés d’infirmières scolaires.

SOURCE : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jwDP9rjUDQltK1HgdEB4VVJUMjIA

- Salut les enfants ! Je suis Binbin, le petit préservatif malin ! Youpie ! Avec l’Etat républicain, des associations malpropres et vos profs, je vais vous apprendre l’impureté !

… Et ce sont les mêmes qui distribuent ces saletés aux écoliers et qui accusent des Prêtres d’être “pédophiles” !?

Source: Les Intransigeants

vendredi, 09 juillet 2010

Les massacres de septembre (III)

L’Abbaye

Intimidation et excitation au meurtre

Le dimanche 2 septembre 1792, Paris offrait un spectacle étrange.

Des bandes de volontaires, précédées de drapeaux, parcouraient les rues, les jardins et les places publiques, au son des tambours et en chantant les refrains populaires de la révolution, la Marseillaise, la Carmagnole et le Ca-ira. Elles se dirigeaient vers le Champ-de-Mars où se massait toute une armée prête à partir pour la frontière.

Des drapeaux noirs flottaient en signe de deuil sur l’Hôtel-de-Ville et les monuments publics ; dans tous les clochers le tocsin multipliait ses appels ; le canon d’alarme se faisait entendre d’heure en heure ; les crieurs portaient la feuille de Marat, pleine de fiel et de sang, d’excitations aux meurtres.

Tout semblait avoir été préparé par une puissance occulte, avec une entente supérieure de la mise en scène, pour allumer les fureurs de la révolution dans le cœur du peuple le plus impressionnable et le plus soupçonneux.

Les premières victimes

À deux heures de l’après-midi, au moment où tonnait le canon d’alarme, quatre voitures de place renfermant vingt-quatre prisonniers, parmi lesquels vingt-deux prêtres insermentés, sortaient du dépôt de la mairie située rue de Jérusalem et devenue plus tard la préfecture de police. L’abbé Sicard, qui avait succédé à l’abbé de l’Épée dans la direction de l’œuvre des sourds-muets, se trouvait au nombre des prisonniers.

Accompagnées d’une de ces bandes hideuses de Marseillais et d’Avignonais qui, depuis le 10 août, étaient devenus les prétoriens de la Commune révolutionnaire, ces voitures se dirigeaient, par le quai des Orfèvres, le Pont-Neuf et la rue Dauphine, vers la prison de l’Abbaye.

Le cortège avançait au milieu des vociférations de l’escorte ; il avait été commandé aux cochers d’aller très lentement, sous peine d’être tués sur leurs sièges. Les soldats (si l’on peut donner ce nom aux pourvoyeurs du massacre) annonçaient aux prisonniers qu’ils allaient être égorgés par le peuple, et qu’ils n’arriveraient pas vivants au lieu de leur destination.

Cependant, malgré toutes les provocations, le “ peuple” ne bougeait pas ; les passants s’arrêtaient émus et terrifiés, quelques-uns poussaient des clameurs malveillantes, mais pas un seul ne porta la main sur les victimes prédestinées à la boucherie. Elles n’eurent pour bourreaux que leurs propres gardiens. Leur mort ne fut pas le résultat d’une commotion populaire ; elle fut l’exécution d’un mot d’ordre.

Le cortège, pressé par la foule, s’arrêta un moment rue de Bucy, en face d’une estrade dressée pour les enrôlements de volontaires. Dans cet endroit, un des séides de la Commune monta sur le marchepied d’une des voitures, et plongea son sabre dans la poitrine d’un prêtre. Ce fut le signal du massacre.

Nous voulûmes fermer les portières de la voiture, dit l’abbé Sicard, dans la relation qu’il a laissée de ces journées de sang, on nous força de les laisser ouvertes… Un de mes camarades reçut un coup de sabre sur l’épaule, un autre fut blessé à la joue, un autre au-dessus du nez. J’occupais une des places dans le fond. Mes compagnons recevaient les coups qu’on dirigeait contre moi. Qu’on se peigne, s’il se peut, la situation de mon âme pendant ce pénible voyage ! .. Le sang de mes camarades commençait à couler sous mes yeux… Enfin nous arrivons à l’Abbaye : les égorgeurs nous y attendaient.

Les quatre voitures, après avoir pénétré dans la cour du jardin, de l’abbaye Saint-Germain, par une porte cochère donnant sur la petite rue Sainte-Marguerite (devenue plus tard la rue d’Erfurth), vinrent se ranger au pied du perron qui conduisait au réfectoire des anciens moines.

Le comité civil de la section des Quatre-Nations y siégeait en ce moment, sous la présidence d’un habitant de la rue Taranne, nommé Jourdan. La cour était occupée par les recrues de Maillard.

Un des prêtres renfermés dans la première voiture ouvre la portière et croit pouvoir trouver un refuge au milieu de la foule compacte qui l’entoure, il est aussitôt égorgé ; un second et un troisième ont le même sort.

Plus heureux, trois ou quatre prisonniers, parmi lesquels l’abbé Sicard, peuvent pénétrer jusqu’à la salle du comité civil. Dénoncés par une femme, ils sont bientôt suivis par les égorgeurs, et ils allaient périr, quand un des membres du comité l’horloger Monnot, faisant un rempart de sa poitrine à l’homme de charité : « C’est l’abbé Sicard, s’écrie-t-il un des hommes les plus utiles à son pays, le père des sourds-muets ! Il faudra passer sur ma poitrine avant d’arriver jusqu’à lui. » À ces mots, les cannibales s’arrêtent, les piques s’abaissent, et Maillard s’écrie : « Il n’y a plus rien à faire ici, allons aux Carmes !  » Et la bande infernale se dirigea en hurlant vers la rue de Vaugirard.

Il était cinq heures du soir. Sur les vingt-quatre prisonniers transférés du dépôt de la mairie, vingt et un avaient été égorgés dans la cour ou dans la salle du Comité à coups de pique, de sabre, de hache et d’assommoirs. L’abbé Sicard avait été sauvé comme on vient de le voir. Deux de ses compagnons s’étaient dérobés aux regards des assassins en se confondant parmi les membres du comité civil, autour de la table de leurs délibérations.

Mais, quoi qu’en eût dit Maillard, il y avait encore beaucoup à faire à l’Abbaye. L’œuvre scélérate était à peine commencée. Une trentaine de prêtres, renfermés dans une prison, dite de supplément, située près de la salle où siégeait le comité civil, avaient été oubliés par les assassins. La prison proprement dite contenait une riche proie :

  • les soldats suisses, qui avaient survécu au 10 août ;
  • les gardes du roi,
  • une partie des suspects incarcérés à la suite des visites domiciliaires.

Le “ tribunal ” du citoyen Maillard

À sept heures du soir ; une partie des travailleurs de la Commune reviennent à l’Abbaye, harassés de fatigue, couverts de poussière, les vêtements, les mains et le visage ensanglantés. Ayant fait rude besogne, ils avaient soif. On leur verse à boire dans la salle du comité. Les flots de vin coulent à côté des flots de sang.

Les prêtres renfermés dans la prison dite de supplément, plusieurs autres qu’on alla chercher en ville, tombent égorgés dans la cour, toute fumante encore du sang de leurs frères martyrisés. L’abbé Sicard, qui nous a conservé ces détails, observait tout de la lucarne d’un réduit situé près de la salle du comité.

Cela fait, les égorgeurs sortent de la cour abbatiale, et se dirigent par la rue Sainte-Marguerite vers la prison, dont les portes s’ouvrent sans la moindre résistance. Ils se répandent dans les cours, s’emparent des registres d’écrou et installent, sur la proposition d’un affidé du Comité de surveillance, un simulacre de tribunal dont le citoyen Maillard est, par acclamation, nommé président.

L’installation se fait dans un guichet ouvrant sur la cour qui donnait accès dans la rue Sainte-Marguerite. Maillard, le sabre au côté, revêtu d’un habit gris et d’un chapeau de feutre, prend place autour d’une vaste table couverte de papiers, de verres, de bouteilles et de pipes ; d’après le témoignage peu suspect de Méhée, qui fut un des acteurs de ces journées, “ douze escrocs ” s’assoient à ses côtés en qualité de juges. Ils organisent entre eux la procédure du crime.

Après avoir consulté le livre d’écrou, les débats consisteront en une formule d’interrogation très brève, nécessaire seulement pour constater l’identité des victimes, et le président prononcera la sentence de mort en ces termes, dont les tueurs comprendront la signification : À la force !

Le deuxième massacre des Suisses

Mais avant que le “ tribunal ” n’entre en fonction, il y a à expéditer tout une catégorie de détenus dont le procès est fait d’avance. À quoi bon juger les Suisses ? Les “ conspirateurs du 10 août”, les derniers défenseurs du tyran sont tous coupables. Par deux décrets formels de l’Assemblée, ils avaient été placés sous la sauvegarde nationale. Qu’importe aux tueurs ? Maillard ordonne de transférer les Suisses “ à la Force ”.

Deux des brigands se présentent à la porte de leur cachot et leur enjoignent de sortir. Mais les soldats, habitués aux balles et aux coups d’épée, frémissent en présence des piques et des haches ; ils hésitent…

Enfin l’un d’eux, un jeune homme au visage noble et martial, jette son chapeau en l’air en s’écriant : « En avant, je passe le premier !  » Il s’avance résolument, à travers les corridors et les guichets, jusque sur le seuil de la porte extérieure. Les assassins se tenaient aux pieds de la tourelle qui, jusqu’à ces derniers temps, occupait l’angle de la place Sainte-Marguerite. Ils formaient un cercle hérissé de sabres, de baïonnettes et de piques. Le jeune soldat s’élance au-devant de leurs coups et tombe baigné dans son sang.

Ses compagnons et, après eux, vingt-cinq gardes du roi sont également livrés aux bourreaux et horriblement massacrés.

Le tribunal révolutionnaire en action

Alors le tribunal de Maillard se mit à l’œuvre. Il commença par expédier quelques falsificateurs d’assignats, vulgaires malfaiteurs dont le sang se confondit sur le pavé de la place publique avec celui des martyrs de leur devoir.

Puis comparurent Montmorin, que le tribunal du 17 août avait acquitté ; Thierry, premier valet de chambre de Louis XVI. Leur procès ne fut pas long. À la Force ! dit Maillard. Ils moururent en criant : Vive le Roi !

Après eux, vinrent les juges de paix des sections de l’Observatoire et Poissonnière, Ruol et Boquillon ; le lieutenant général comte de Wittgenstein ; M. de Reding, le seul officier suisse qui se trouvât dans la prison de l’Abbaye, les autres ayant été renfermés à la Conciergerie.

M. de Laleu, adjudant général de la garde nationale, fut massacré avec d’horribles raffinements. Son assassin, qui portait le nom de Damiens, lui ouvrit la poitrine, en arracha le cœur, le porta à ses lèvres tout palpitant et tout saignant, en criant : Vive la Nation ! « Le sang, dit un témoin, dégouttait de sa bouche et lui faisait une sorte de moustache. »

Un jeune aide de camp du duc de Brissac, Maussabré, grimpa par le tuyau d’une cheminée jusqu’au sommet du bâtiment, espérant s’évader ; une grille de fer l’arrêta dans sa fuite. Plusieurs coups de fusil ayant été vainement tirés sur lui, on alluma des monceaux de paille dans le foyer. Maussabré tomba étouffé par la fumée. Il fut traîné hors des guichets et mis en pièces.

La Commune cautionne le massacre de l’Abbaye

Pendant que ces scènes d’horreur se poursuivaient simultanément dans la rue de Sainte-Marguerite et dans la cour de l’Abbaye, la Commune députa sur le théâtre du massacre deux de ses membres, le procureur-syndic Manuel et son substitut Billaud-Varennes.

Que firent ces deux représentants de la municipalité parisienne pour arrêter le sang qui ruisselait à grands flots ?

En haranguant les égorgeurs, Manuel leur recommanda d’apporter une certaine justice dans les vengeances légitimes qu’ils exerçaient, et, partout où cela lui fut possible, il fit mettre en liberté les détenus pour dettes, les prisonniers de la loi ; il abandonna aux tueurs les prisonniers du 10 août et des visites domiciliaires.

Billaud-Varennes, apprenant que les ouvriers qui travaillaient dans la cour de l’Abbaye dépouillaient leurs victimes après les avoir égorgées, monta sur une estrade et leur parla en ces termes :

Mes amis, mes bons amis, la Commune m’envoie vers vous pour vous représenter que vous déshonorez cette belle journée. On lui a dit que vous voliez ces coquins d’aristocrates après en avoir fait justice. Laissez, laissez tous les bijoux, tout l’argent et tous les effets qu’ils ont sur eux, pour les frais du grand acte de justice que vous exercez. On aura soin de vous payer comme on est convenu avec vous  ; soyez nobles, soyez grands et généreux comme la profession que vous remplissez ; que tout ce grand jour soit digne du peuple dont la souveraineté vous est commise.

De son côté, l’Assemblée législative envoya à l’Abbaye des commissaires « pour parler au peuple et rétablir le calme. » Ils piétinèrent dans le sang, mais les ténèbres ne leur permirent pas de voir ce qui se passait. Après avoir entendu le rapport de Dussault, l’Assemblée passa à l’ordre du jour !

Au même instant Danton sortait du conseil. Un député l’aborde et veut l’informer de ce qui se passe aux prisons.

Je me f… bien des prisonniers, dit le ministre de la justice ; qu’ils deviennent ce qu’ils pourront !

Après le massacre, l’orgie

Cependant les cadavres entassés dans la cour de l’Abbaye étaient en si grand nombre qu’une vapeur de sang imprégnait l’atmosphère. On respirait dans les rues d’alentour une odeur nauséabonde. Il fallut laver le sol de la cour, le couvrir d’un lit de paille.

Autour de ce lit, on rangea des bancs où s’assirent les “ dames ” du quartier. On alluma des torches, on plaça un lampion auprès de chaque tête coupée, afin que les grand’mères de nos pétroleuses pussent jouir, dans toute sa splendeur, du spectacle des égorgements.

Des tables furent dressées dans la cour Saint-Germain-des-Prés, dans la salle du comité civil, et le traiteur Lenoir y servit un repas succulent auquel prirent part les tueurs en chef.

Pendant ce temps les ouvriers qui travaillaient aux cadavres absorbaient en grand nombre des bouteilles de vin et des pains de quatre livres. Les verres dans lesquels ces “ braves citoyens” buvaient à la santé de la nation portaient la marque de leurs doigts et dégouttaient de sang.

À cette vue, à l’odeur écœurante de l’orgie, Aimé Jourdan, qui présidait le comité civil, se trouva mal sur son siège.

Quand arriva la nuit, les bourreaux comme les juges avaient si fort besogné qu’ils étaient harassés de fatigues, repus de victuailles. Après avoir fumé leurs pipes, ils s’endormirent sur les bancs placés dans les guichets et dans les cours. L’abominable drame eut un entr’acte de quelques heures, pendant lequel la Commune fit procéder à l’enlèvement des cadavres. Des tombereaux les emportèrent à Clamart, et à la Tombe-Issoire du Petit-Montrouge, où l’emplacement des fosses avait été désigné dès le 28 août.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy

jeudi, 08 juillet 2010

Les massacres de septembre (II)

Préliminaires des massacres

Danton obtient l’instauration de la terreur en arguant “ la Patrie en danger ”

Le 28 août, le ministre de la Justice monte à la tribune de l’Assemblée et déclare, dans un de ces discours inspirés par le génie des tempêtes qui étaient dans la nature de son éloquence :

Que ce n’est que par une convulsion nationale qu’on pourra chasser les despotes.

Il demande à être autorisé à faire des visites domiciliaires dans toutes les maisons de Paris, afin de mettre la main sur les gens suspects et de s’emparer des armes nécessaires à la défense nationale.

Il doit y avoir dans Paris quatre-vingt mille fusils, dit-il… Tout appartient à la patrie quand la patrie est en danger.

L’Assemblée stupéfaite rend le décret qui lui est demandé, sans toutefois avoir une conscience bien nette de l’énormité d’un vote d’où allaient sortir la terreur et le massacre. Danton, triomphant, le porte au Conseil général de la Commune, en demandant une prompte exécution des mesures décrétées.

La terreur du 29 août

Dès le lendemain, 29, le rappel des tambours se fait entendre. À ce signal toute vie cesse, tout mouvement est suspendu dans l’immense cité.

  • La circulation des voitures est interdite ;
  • les habitants terrifiés sot contraints de rentrer chacun dans leurs demeures.
  • Les sections armées forment, autour de Paris, deux cordons de gardes pour arrêter ceux qui tenteraient de fuir.
  • Des bateaux remplis de sentinelles ferment le cours de la rivière aux deux extrémités de la ville ;
  • des battues sont faites dans les jardins, les bois et les promenades de la banlieue. Rien ne doit échapper aux soupçonneuses recherches des tyrans.

À dix heures du soir, commencent les visites domiciliaires.

  • Les maisons sont éclairées par ordre de la Commune ; on n’entend, dans chaque rue, que le pas des sbires marseillais conduits par deux commissaires désignés par les sections.
  • Chaque demeure est minutieusement fouillée, sondée jusque dans ses murailles, ses plafonds, ses réduits les plus secrets.
  • Malheur à tout individu suspect ou trouvé hors de son domicile, à tout citoyen ayant signé les pétitions constitutionnelles ou professant des opinions modérées ! Il est aussitôt arraché à sa famille, à ses amis et conduit à la section ou à l’Hôtel-de-Ville, au milieu des sanglots des siens, des rires insultants de hideux sicaires en carmagnole et en bonnet rouge !

Cette nuit du 29 août 1792 a laissé dans la mémoire de tous ses témoins des souvenirs de terreur qui les ont suivis jusqu’à la tombe ; elle fut le sombre prologue du drame de septembre, une de ces conceptions infernales dont le génie de la Révolution était seul capable.

Les visites domiciliaires produisirent à peine deux mille fusils. Mais ce n’était pas des armes, c’était des victimes qu’il fallait aux hommes de proie auxquels le 10 août avait livré la France. Le chiffre des arrestations opérées dans la nuit du 29 au 30 août varie, selon les historiens, de trois mille à huit mille.

Parmi eux se trouvaient des prêtres insermentés, des militaires, des familiers de la Cour, des professeurs, des magistrats, des artisans. Quelques-uns, réclamé par leurs sections, furent relâchés ; d’autres parvinrent à s’évader, grâce à la connivence achetée à prix d’or de leurs gardiens.

Les suspects furent répartis dans les prisons de l’Abbaye, des Carmes, de la Conciergerie, de la Force. Leurs registres d’écrou devaient servir aux bourreaux de listes de proscription.

Danton revendique la paternité des massacres de septembre

Pendant que s’exécutaient ces mesures, un petit nombre des membres de la Commune étaient réunis dans la salle du Comité de surveillance et délibéraient. Danton, Panis, Sergent, Lepeintre, Lenfant et quelques autres assistaient à cette réunion, présidée par Marat.

Quel était le but de ce conciliabule qui s’entourait d’ombre et de mystère ? Le temps l’a en partie dévoilé.

On sait aujourd’hui que Danton dit en sortant d’une voix significative et en faisant un geste sinistre :

Il faut faire peur aux royalistes !

et que plus tard il répondit aux girondins qui l’accusaient d’avoir prémédité Septembre :

J’ai regardé mon crime en face, et je l’ai commis !

Le lendemain, Maillard, l’homme fatal du 14 juillet et des journées d’octobre, fut averti de tenir prêtes ses hordes d’assassins et une haute paye de tant par meurtre lui fut promise.

Georges de CADOUDAL

Source: Vive Le Roy

mercredi, 07 juillet 2010

Alarmantes persécutions physiques de Prêtres en Europe occidentale

Si les persécutions christophobes tendent à s’amplifier sur le globe, les persécutions d’ordre physiques se localisent principalement en Orient (islamistes débiles, communistes obtus, hindous enragés, bouddhistes haineux) … En Occident, les attaques sont surtout d’ordre moral, philosophique, médiatique, etc … Humiliations, mensonges, diffamations, discrédits, railleries … Nos ennemis sionistes, protestants, gauchistes ou droitards, franc-maçons, athéistes laïcards, féministes, extrémistes homosexuels, “Catholiques” modernistes, satanistes etc … ne se privent pas de la moindre occasion pour s’en prendre à la Sainte Eglise et à ses fidèles.

Ces trois derniers jours, alors que le mensonge sur les affaires de “pédophilies” fait son grand retour avec d’injustifiables perquisitions démesurées, des profanations de tombes et autres séquestrations d’évêques par les forces étatiques belges, nous apprenons que d’infâmes passages à tabac de Prêtres ont eu lieu en France et en Allemagne et qu’aucune réaction médiatique et politique ne semble pointer son nez … Qu’en aurait-il été s’il s’agissait d’un simple arrachage de kippa ?

A Sorgues, dans le Vaucluse, un Prêtre de 63 ans s’est fait attaquer en ouvrant la porte de son presbytère par des inconnus qui l’ont frappé avec un objet lourd … Sans défaillir, sans tomber sur le sol, le Prêtre s’en ait heureusement sortit et a même résisté contre ses agresseurs …

En Allemagne, un Prêtre qui venait de réhabiliter le rite tridentin (dit “extraordinaire”) dans sa paroisse a été tabassé à mort à son domicile. Les criminels ont laissé l’ecclésiastique pour mort dans sa chambre et ils se sont enfuis. Rien ne fut volé. Une fidèle a remarqué le lendemain matin que le prêtre n’était pas venu à sa messe du matin et elle informa la police. Gravement blessé à la tête, depuis une opération de la dernière chance, l’abbé Winter est dans le coma. Il est toujours entre la vie et la mort.

Prions pour nos Prêtres …

O Eternel, que mes ennemis sont nombreux ! Quelle multitude se lève contre moi !
Plus de salut pour lui auprès de Dieu

Mai toi, ô Eternel ! tu es mon bouclier
Tu es ma gloire, et tu relèves ma tête,
De m voix je crie à l’Eternel,
Et il me répond de sa montagne sainte.

Je me couche, et je m’endors;
Je me réveille, car l’Eternel est mon soutien.
Je ne crains pas les myriades des peuples,
Qui m’assiègent de toutes parts.

Lève-toi, Eternel ! sauve-moi, mon Dieu!
Car tu frappes à la joue tous mes ennemis,
Tu brises les dents des méchants.
Le Salut est auprès de l’Eternel!
Que ta bénédiction soit sur mon peuple!

(Psaume 3)

Seigneur, donnez nous des Prêtres
Seigneur, donnez nous de Saints Prêtres
Seigneur donnez nous de nombreux et Saints Prêtres
Et rendez-nous dociles à leurs enseignements

Source: Les Intrasigeants

vendredi, 02 juillet 2010

Les massacres de septembre (I)

Fin Août 1792, l’Assemblée législative souhaite dissoudre la Commune de Paris tant ses excès l’exaspèrent. C’est compter sans les F Danton et Marat qui en ont besoin comme instrument de terreur pour poursuivre la Révolution. Ainsi Danton lui obtient-il encore plus de pouvoir grâce à un argument promis à un bel avenir : « la Patrie est en danger. » Alors le cauchemar se réalise : on abolit toutes les libertés, on encourage la délation, on arrête les suspects ; puis dans d’effroyables conditions, on massacre les prisonniers : des prêtres surtout, des gentilshommes, des soldats, de simples suspects de sympathies royalistes, mais aussi des enfants en rééducation, des mendiants et même des prostituées.

Les suites du dix août

La journée du 10 août ne renversa pas seulement la royauté, elle porta un coup mortel à l’Assemblée législative ; elle dispersa, en un seul jour, les forces sociales rassemblées pendant des siècles ; elle ne laissa debout qu’un pouvoir : la Commune.

Alors s’organisa le plus effroyable despotisme.

La démagogie, une démagogie sans précédents dans l’histoire, étendit sur Paris son sceptre de fer. Le règne de l’Épouvante s’inaugura. La France tout entière se mit à frissonner à la vue du Géryon révolutionnaire qui dressait ses trois têtes monstrueuses : Marat, Robespierre et Danton.

La Commune organise la Terreur

Ayant à sa disposition l’armée, la police et les clubs, la Commune se sentit maîtresse de la situation et comprit qu’elle pouvait tout oser.

  • Elle commence par organiser tout une armée d’espions et de délateurs ; puis,
  • elle décrète l’arrestation des suspects, des publicistes royalistes ;
  • elle rend les femmes et les enfants responsables des actes de leurs époux et de leurs frères.
  • Elle frappe d’incapacité civique les signataires des protestations contre le 20 juin, contre le camp des vingt mille.
  • Elle supprime le droit de pétition, la liberté de la défense, la liberté de la presse, la liberté de conscience.
  • Elle viole le secret des lettres ; fait fermer les barrières, suspendre les passeports.
  • Elle abolit les qualifications de monsieur, de madame, pour y substituer celles de citoyen et de citoyenne.
  • Elle abat les statues de Louis XIV, de Henri IV ; brise les bustes de Necker, de la Fayette, de Bailly ; ordonne la démolition des portes Saint-Denis et Saint-Martin (ces dernières furent heureusement préservées grâce à l’intervention du littérateurs Dussault) ; sous prétexte de faire disparaître tous les signes de féodalité, elle mutile les monuments publics, les livres, les manuscrits précieux ;
  • elle gaspille les richesses artistiques.

L’Assemblée “ arme ” la Commune

Pendant ce temps, que faisait l’Assemblée ?

  • Elle élaborait une loi de police générale, dont le but était de transférer la police politique aux municipalités révolutionnaires, et qui allait devenir un puissant moyen de terreur entre les mains de la Commune.
  • Elle décrétait la formation d’une cour martiale pour juger les auteurs « des crimes du 10 août », c’est-à-dire les soldats qui, en défendant la royauté contre l’émeute, n’avaient fait qu’obéir à la voix du devoir et de l’honneur.

La Commune obtient l’instauration d’un tribunal révolutionnaire

Mais cette cour martiale, limitée aux faits militaires, ne pouvait convenir aux dictateurs de l’Hôtel-de-Ville. Il leur fallait un tribunal extraordinaire revêtu de pouvoirs généraux, illimités, instrument docile de leurs fureurs et de leurs vengeances, une véritable chambre ardente, un tribunal d’assassins.

Pour l’obtenir, la Commune emploie contre l’Assemblée les moyens d’intimidation révolutionnaire qui lui avaient déjà si bien réussi au 10 août ; elle pousse si loin l’insolence de la menace qu’elle arrive à soulever l’indignation des montagnards et des jacobins les plus effrontés, tels que Choudieu et Thuriot.

Cependant la Commune l’emporte et le tribunal du 17 août est institué. Tous ses membres, juges, accusateurs publics, directeurs du jury, greffiers, étaient électifs et devaient décider en dernier ressort.

  • Plus de recours en cassation,
  • plus d’interrogatoire préalable,
  • plus de délai entre l’arrêt de mort et l’exécution ;
  • toutes ces formalités, suprêmes garanties des accusés, consacrées par les législations criminelles de tous les peuples civilisés, sont mises à néant comme de funestes entraves à la célérité de la justice nationale.

Le Tribunal révolutionnaire commence son œuvre de mort

Aussitôt installé, le nouveau tribunal fonctionne. La guillotine est dressée en permanence sur la place du Carrousel.

Le 21 août, à dix heures du soir, elle fait tomber, à la lueur des flambeaux, la tête d’un pauvre maître d’écriture, Collenot d’Anglemont, accusé d’embauchage pour le compte de la Cour.

Le 23, l’intendant de la liste civile, Laporte, expie le crime irrémissible de s’être montré comptable intègre et serviteur fidèle.

Le 25, à neuf heures du soir, DuRozoy, rédacteur de la Gazette de Paris, gravit les marches de l’échafaud en s’écriant : “ Un royaliste comme moi devait mourir le jour de la Saint-Louis !

Mais la machine de mort n’allait pas assez vite au gré des assassins. Il fallait terrifier l’opinion par des coups sans cesse répétés. Une seconde guillotine est installée sur la place de Grève.

Un soir, le bourreau, saisi d’effroi en montrant au peuple la tête d’un supplicié, tombe roide mort sur le pavé.

Une réaction se manifeste dans l’esprit public à la vue de tout ce sang ; elle gagne jusqu’aux juges et jurés. Aux sentences capitales succèdent plusieurs acquittements : D’Affry, colonel des Suisses, Dossonville, officier de paix, sont mis en liberté ; mais la sentence d’absolution dont Luce et Armand de Montmorin sont l’objet est accueillie par les hurlements des séides de la Commune : sous la pression de leurs menaces, le président est contraint de faire reconduire le premier à la Conciergerie, le second à l’Abbaye. Les égorgeurs de septembre allaient bientôt les y retrouver.

Danton sauve la Commune et son Tribunal

Cependant, l’Assemblée législative supportait impatiemment l’usurpation de l’Hôtel-de-Ville. Se sentant appuyés par l’opinion publique, les députés songeaient à demander compte aux dictateurs des pouvoirs dont ils usaient si abominablement et de l’argent qu’ils avaient manié.

Un décret était préparé, prononçant la dissolution de la Commune insurrectionnelle. Celle-ci comprit que, si elle était discutée, elle était perdue.

Un seul homme pouvait la sauver : Danton. Il lui appartenait corps et âme ; il assistait à toutes ses délibérations ; il s’inspirait de son esprit ; il lui soufflait ses propres fureurs. C’est lui, aidé de Marat, qui avait divisé le corps municipal en comités distincts placés sous la haute direction d’un comité de surveillance générale, sinistre embryon du Comité de salut public, dont le seul nom était une terreur et faisait pâlir les plus intrépides. Son autorité de ministre était doublée par l’influence révolutionnaire que lui donnait le Comité de surveillance. Entre ses mains, le glaive de la loi était un poignard, la justice un crime. Il avait un pied dans la légalité, un autre dans l’insurrection. De là une double et formidable puissance.

Les victoires prussiennes à la frontière parurent à Danton une occasion favorable pour détourner de la Commune le coup qui la menaçait. En surexcitant le patriotisme des députés, il espérait concentrer toute leur attention sur les périls extérieurs de la France et opérer ainsi une diversion favorable à ses complices et à ses propres desseins.

Source: Vive Le Roy

Boycotter les messes officialisant les EAP et autres nouveaux "machins"


Face aux messes officialisant les EAP et autres nouveaux "machins", Denis Crouan conseille de boycotter ce type de cérémonies, car la messe dit-il, "n'est pas faite pour être instrumentalisée". "La participation à une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique", ajoute-t-il.

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"EAP? REGROUPEMENTS PAROISSIAUX?... BASTA!

Partout se mettent en place, à grand renfort de rencontres et de messe festives (toutes plus ou moins bricolées), des secteurs paroissiaux regroupant plusieurs paroisses et, dans le même temps, partout sont créées des Equipes d'Animation Pastorale (EAP). Quelle position adopter face à l'émergence de ces structures qui ne mettront pas cinq années à s'effondrer (comme se sont effondrées les messes anticipées du dimanche, les absolutions collectives, les ADAP, les parcours catéchétiques, les messes de jeunes... dont pourtant nos pasteurs disaient grand bien)?
On peut d'abord conseiller de ne pas aller aux messes célébrées pour la reconnaissance officielle des "secteurs paroissiaux" et des EAP. Car au-delà de la seule Eucharistie, la participation a une telle cérémonie marque une adhésion à un système visant à anéantir le peu qui reste de l'Eglise catholique en la transformant en une juxtaposition de communautés de type presbytérien, c'est-à-dire où le curé devra être approuvé par la communauté paroissiale avant de pouvoir exercer son ministère
.
Une messe n'est pas faite pour être instrumentalisée, c'est-à-dire pour servir de caution à la mise en place de structures dont l'avenir n'est pas davantage garanti que l'efficacité.
Certains répondront que le dimanche où l'EAP est mise en place, on supprime les messes des paroisses environnantes pour qu'il y a davantage de monde à la cérémonie habituellement présidée par l'évêque entouré de son "staff". Or il faut bien aller à la messe!
Justement, ce dimanche du grand "tralala" peut devenir l'occasion d'aller voir beaucoup plus loin ce qui s'y passe. Marquer ainsi son désaccord en boycottant une cérémonie officielle peut aussi être un véritable acte de charité, surtout s'il s'agit signifier ainsi un point de vue qui correspond à l'enseignement du Magistère.
Ceci étant, il est vrai que les fidèles ont à faire face à un "mammouth", à une organisation diocésaine verrouillée de toute part... même quand on sait qu'elle attire très peu de monde et qu'elle ne correspond en aucun cas aux attentes réelles de l'Eglise, lesquelles sont les vocations sacerdotales et non la mise en place de structures dont la gestion épuise les prêtres - à commencer par les évêques eux-mêmes qui, du coup, n'ont plus une minute pour faire oraison -.
Si l'on interrogeait les fidèles au sujet des EAP et des regroupements paroissiaux, il est presque certain que tous diraient: "ça ne nous plaît pas".
Mais
certains de ces fidèles, par une sorte de réflexe, assistent quand même aux cérémonies officialisant les nouveaux "machins", parce que pour eux, c'est le seul moyen de conserver un "minimum de semblant" de vie paroissiale.
Chez ces fidèles-là, on voit que c'est souvent un raisonnement de type individualiste qui prédomine: ou bien je quitte tout et il ne me restera bientôt plus rien; ou bien je reste et je rouspète et je passe pour l'empècheur de tourner en rond (le "tradis" qui refuse toute évolution); ou bien je reste et j'accepte tout (à contrecoeur) en sauvant ce qui subsiste. Mais sauver pour combien de temps?
Le mieux, bien sûr, serait de persuader tous les fidèles qui ne sont pas satisfaits de ces structures de boycotter au moins une fois la cérémonie. On verrait alors la situation dans toute sa nudité: c'est-à-dire les équipes et quelques admirateurs. Une chapelle suffirait amplement pour les accueillir tous et personne ne pourrait plus faire croire que les EAP et autres regroupement paroissiaux sont - comme le proclamait très fort un évêque - une "chance pour l'Eglise"."

Pro Liturgia : http://pagesperso-orange.fr/proliturgia/Informations.htm

Source: Christ Roi

jeudi, 01 juillet 2010

Du gouvernement représentatif (VI)

Conclusion sur la monarchie de Louis-Philippe

On peut voir à présent pourquoi l’opposition est inévitable dans le gouvernement représentatif tel qu’il est établi parmi nous.

La charte met en présence dans les élections les partisans de deux systèmes, d’unité et de pluralité, dont nous avons parlé, c’est-à-dire de monarchie et de démocratie, et le gouvernement lui-même est composé de ces deux systèmes et n’est qu’une monarchie démocratique ou une démocratie royale.

La guerre est donc inévitable entre deux systèmes ennemis aussi rapprochés. Celui qui a dit qu’il fallait en France une monarchie entourée d’institutions républicaines a dit une sottise s’il a entendu autre chose que ce qui existait en France avant la révolution de 89.

Or en France la constitution était très monarchique et l’administration dans les pays d’États même avec leurs comtes et leurs barons était démocratique [13]. Elle avait tous les avantages de la démocratie pour l’assiette et la répartition des impôts et le règlement des affaires intérieures, elle en avait quelquefois aussi les vices et la turbulence mais cette turbulence était contenue par la force de la constitution monarchique, le fond de la société restait calme, et il n’y avait d’agitation qu’à la surface. Après quelques explications ou quelques concessions de part et d’autre, tout rentrait dans l’ordre accoutumé.

Constitution monarchique, administration démocratique, c’est ainsi seulement que ces deux systèmes peuvent sympathiser et de cette manière, la démocratie sert à la monarchie sans en être esclave, et lui prête son secours sans l’affaiblir.

Notes

[13] Cette idée est développée par A. de Tocqueville dans L’Ancien Régime et la Révolution qui contient in fine une apologie des États de Languedoc, exemple de décentralisation et de l’effet de « cette liberté qui emplit le Moyen-âge de ses œuvres. »

Source: Vive Le Roy

lundi, 28 juin 2010

Du gouvernement représentatif (V)

Conséquences de la démocratisation de la France

Conséquences religieuses de la démocratisation

Le système religieux ne pouvait que participer à sa manière à cette combinaison politique. La religion catholique comme trop monarchique a cessé d’être la religion de l’État. La tolérance des cultes tant promise n’a été pour elle que la persécution, quelquefois violente et le plus souvent une perfide et dérisoire protection ; si l’on n’a pas osé encore lui refuser des aliments après l’avoir dépouillée de ses propriétés, on les lui a donnés comme l’aumône qu’on jette au mendiant et qu’on laisse à la porte.

La religion rivale n’a éprouvé au contraire que faveur et préférence et n’a souffert ni dans ses ministres, ni dans leurs traitements (sic) ni dans les objets matériels de son culte [10].

Ainsi voilà une nation avec deux ou plutôt une infinité de religions, car le protestantisme avec ses variations innombrables partout où il est introduit se divise comme en Angleterre, en Hollande et aux États-Unis, en une infinité de sectes ; mais avoir deux politiques ou une infinité de religions, c’est proprement n’avoir ni constitution politique, ni constitution religieuse ; reste la morale qui est le plus fort lien entre les hommes en société quand elle est appuyée sur une sanction religieuse et j’entends ici par morale, ce que nous nous devons d’estime, d’affection, de secours mutuels, de bienveillance, de support, d’amour du prochain en un mot, pour parler comme la religion.

Mais comment tous ces sentiments qui font le lien et le charme de la société, pourraient-ils résister à l’influence de ce vaste système d’élections qui met périodiquement en présence toutes les ambitions et les fait lutter entre elles d’intrigues, de calomnies, de détractions, de vengeances, et brise ainsi tous les liens de parenté, d’amitié, de bon voisinage ?

Conséquences culturelles et matérielles de la démocratisation

Je ne parle pas de la littérature, expression la plus générale de la société et autrefois une des plus précieuses propriétés de notre belle France. Il ne serait pas difficile de faire voir qu’elle est divisée comme la société et qu’il y a deux littératures comme il y a deux constitutions :

  • une littérature classique qui respecte la langue et les préceptes du goût consacrés par l’autorité des écrivains et des poètes les plus célèbres de l’Antiquité ou des temps modernes,
  • une littérature décente qui peint les passions sans alarmer la pudeur et raconte le crime sans provoquer à le commettre, et une littérature appelée romantique [11] qui s’affranchit de toutes les règles même les plus autorisées, brave la langue et les mœurs, ne vit que d’émotions voluptueuses ou violentes, et se croit libre quand elle n’est que sauvage.

On ne trouverait pas une autre nation civilisée dans un état moral politique et littéraire semblable au nôtre, et si l’on y ajoute son état matériel, la ruine du commerce, de l’industrie, du travail, la misère enfin et l’excès des impôts, on reconnaîtra que tous les fléaux de la colère céleste conjurés contre nous, la peste, la guerre et la famine n’auraient pas pu faire à la France le mal que lui ont fait de faux systèmes religieux, politiques, littéraires, mis en pratique par des Français, nos compatriotes, nos frères, enfants de notre commune patrie.

La division des pouvoirs entraîne la division et la ruine du pays

Ce qui a séduit nos politiques et Montesquieu lui-même dans la constitution anglaise qu’ils ont imitée ou plutôt contrefaite, est cette combinaison artificielle de trois pouvoirs, un royal, un populaire, un troisième tenant au trône par sa dignité et au peuple par sa forme collective, placé entre les deux pour défendre l’un contre les empiètements de l’autre, sans faire attention qu’un de ces pouvoirs pouvait empiéter sur les deux autres ou deux sur le troisième.

Cependant, l’expérience des désordres qu’entraîne ce gouvernement indécis n’est pas tout à fait perdue et les organes du libéralisme lui-même s’éclairent en avançant. La Tribune se moque

du système si vanté de l’équilibre des pouvoirs, des contrepoids dans le pouvoir et la volonté (générale ?) sont une chose absurde. Tout pouvoir par cela seul qu’il est pouvoir doit être unitaire. La pondération des pouvoirs n’est qu’un jeu d’esprit et une belle conception théorique mais sans réalisation positive et sans application possible.

L’auteur de cet écrit n’a jamais dit autre chose ; mais l’unité du pouvoir ou l’unité morale ne peut exister avec la pluralité des opinions et des volontés.

On a voulu la division du pouvoir et le pouvoir divisé divise les esprits, les intérêts, les opinions, les familles, divise tout et détruit toute union en détruisant toute unité. À peine trouverait-on aujourd’hui une famille où il y ait unanimité de sentiments sur les mêmes idées et les mêmes objets. C’est un état de mort pour la société et de malheur pour les particuliers.

Cette situation est telle que l’on peut dire avec M. de Pradt [12] que

quand on évoquerait de leurs tombeaux les hommes d’État les plus habiles qui ayent paru en Europe, ils seraient impuissants à gouverner la société telle qu’on nous l’a faite.

Notes

[10] Plusieurs textes inédits ou brochures publiés par Bonald sous la Restauration traitent de problèmes religieux ; figurent dans ses papiers Sur les affaires ecclésiastiques (1816), De la guerre déclarée à la religion catholique (30 p. cahier, 1833), De la papauté (8 p. cahier, postérieur à 1830). Voir J. Bastier, Les manuscrits inédits L. de Bonald, Ann. hist. de la Révol. fr. 1979, p.323.

[11] L’étude de la littérature est développée par Bonald dans le grand manuscrit inédit Du pouvoir et des devoirs dans la société, 340 p. in 4° que nous publierons prochainement. Bonald critique le romantisme mais il aimait W. Scott, Les fiancés de Manzoni et Lamartine était son ami.

[12] Organe républicain, La Tribune des départements (8 juin 1829-11 mai 1835) comptait A. Marrast parmi ses dirigeants. En 1835, La Tribune se vantait de ses 154 procès et de ses 347 555 F d’amende. Mgr de Pradt (1759-1837) député de 1827 à 1828, de l’opposition libérale, dont les écrits connurent un vif succès sous la Restauration. Les quatre concordats (1818-1820), L’Europe après le congrès d’Aix-La-Chapelle (1819), La France, l’émigration et les colonies (1826), Du jésuitisme ancien et moderne (1825), De la Presse et du Journalisme (1832) etc. Voir Dictionnaire des parlementaires… t.5, p.40-41.

Source: Vive Le Roy