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lundi, 23 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (IV)

 

 Travaux pratiques [proposés par VLR]

Introduction

En guise d’exercice (ou de récréation) et à la lumière de l’étude précédente, on pourra analyser les documents suivants en s’efforçant de déterminer par exemple si :

  • les animateurs ont les compétences ou l’autorité pour traiter des sujets abordés par le groupe.
  • l’autorité est nettement perçue ou la liberté et l’égalité implicites.
  • les animateurs manifestent et usent de leur autorité pour dire ce qui est, ou au contraire, pour que le groupe élabore “sa” vérité sur une base réduite commune.
  • il y a adéquation entre d’une part le niveau, l’autorité, la compétence et la capacité d’action des participants et, d’autre part, la complexité et l’échelle des problèmes traités.
  • le public est là pour enrichir sa connaissance du réel ou pour “refaire le monde”.
  • le leitmotiv de la réunion est la défense d’un bien commun concret ou une fraternité — on dirait aujourd’hui solidarité — artificielle.
  • ce qui ressort de concret de ces réunions, mis à part l’élaboration de motions dont l’ambition est de participer à une prise de conscience universelle en faveur d’objectifs flous mais politiquement corrects.

Premier document

Affiche invitant les étudiants à une AG pour discuter de la Loi sur la Réforme de l’Université en avril 2009.
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VENEZ NOMBREUX DÉFENDRE VOS IDÉES !

Les Assemblées Générales ne sont “légitimées” que par le nombre de leurs participants quelles que soient leurs convictions, aussi les incitations pour y participer se font-elles toujours très pressantes.

Deuxième document

La Politique agricole commune en question « Développer la solidarité »
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PAC-Solidarite

Deux cents personnes ont participé à la réunion sur la Politique agricole commune, organisée à la Maison diocésaine par les Chrétiens en monde rural et le M.R.J.C. Pour moitié des agriculteurs et pour moitié des jeunes en formation.


Prêtre et économiste, Laurent L. est parti de la situation de trois exploitations d’Ille-et-Vilaine. Ses constats : le monde agricole est peu uni de par la spécialisation. Chaque exploitation est devenue individuelle. Chaque exploitant ne pense pas sa production comme un élément clans l’ensemble de l’agriculture.

Or, c’est dans cette dernière direction que L. L. invite à regarder, en préconisant le développement de la solidarité à l’intérieur de projets globaux.

  • solidarité entre aujourd’hui et demain.
  • solidarité entre Nord et Sud. On sait maintenant que le développement des pays du tiers-monde passe par l’accès de ces pays à la production. Dès lors, cela suppose qu’ici on ne produise dans la limite de ce qui peut être vendu.
  • solidarité encore entre les différents producteurs et avec les autres catégories socio-professionnelles.

On a redit que l’agriculteur peut prétendre à de nouvelles fonctions, par exemple dans le domaine de l’environnement ou des besoins sociaux. L’Évangile a été appelé pour éclairer la dimension chrétienne. Ce qui a donné lieu à un débat intéressant sur le sens de l’homme dans la Création. La démarche aura une suite le 7 février à la salle paroissiale Saint-Paul à Rennes.

Troisième document

Saint-Ouen : 4 000 chrétiens en “états généraux” Pour un nouveau concile
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Etats généraux de l’espérance

Quatre mille chrétiens ont participé ce week-end à Saint-Ouen, près de Paris, aux premiers “états généraux de l’espérance”. Ils ont demandé la convocation d’un nouveau concile.


PARIS. - La critique et la dénonciation ont revêtu ce week-end à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) les couleurs de la fête. « L’appel au dialogue » lancé en 1989 par mille huit cents déçus d’une Église «  autoritaire, méprisante et recroquevillée sur elle-même  » a bien été entendu, selon Georges Montaron, le directeur de Témoignage Chrétien initiateur de ce rassemblement : quatre mille fidèles étaient samedi et dimanche au rendez-vous des premiers “états généraux de l’espérance” .


Quatre mille fidèles, «  quatre mille paroles pour l’an 2 000  » : jeux scéniques, orchestre, quatuor classique ont annoncé le désir «  d’une citoyenneté nouvelle  » dans une Église «  toujours trop frileuse  ».

Priorité à cinq thèmes :

  • la démocratie dans l’Église ;
  • l’économie solidaire ;
  • l’éthique ;
  • la modernité ;
  • la construction de la paix.

L’espérance et la présence de quatre évêques (1), dont Mgr Daloz, représentant le président de l’épiscopat, invitaient certes à la pondération et au changement de ton ; les débats n’ont pas manqué, cependant, de raviver les passions.


Pour des ministres élus

«  Oui, il existe une morale universelle à laquelle tout être humain peut se référer  », explique France Quéré dans le carrefour sur l’éthique.

«  Les valeurs ne sont pas Immuables, lui répond quelqu’un. Elles sont remises en question, tout comme les hiérarchies qui les prônent.  »

Venus «  expérimenter la démocratie dans l’Église  », les 4000 fidèles optent pour la création d’instances destinées à gérer… les conflits. Ils répondent au manque de prêtres par «  l’élection de ministres à temps partiel, sans discrimination de sexe, ni de situation matrimoniale  ».

«  Ne soyons pas des fossoyeurs des espérances déçues  », demande Geneviève Jacques, secrétaire générale de la Cimade, en intervenant sur les moyens de «  bâtir une économie solidaire  ».


Vatican II dépassé

«  Quatre conciles en cinq siècles, c’est trop peu  », conclut, unanime, l’atelier sur «  la démocratie dans l’Église  » : il réclame un nouveau concile, «  plus représentatif et plus œcuménique que Vatican II  ».

«  Vatican II est déjà dépassé , explique Edmond Vandermersch, l’un des organisateurs du rassemblement. L’Église doit s’activer si elle veut suivre le train.  »

La marche risque d’être difficile : depuis Vatican II, ces fidèles ont pris de l’âge et le renouvellement se fait attendre. Devant l’ampleur de la tâche soulevée par l’assemblée, la musique d’un téléfilm américain choisi pour ces premiers états généraux apparaît bien ambitieuse. Peut-être trop ? Son titre : «  Mission impossible  »…

P. B.

(1) Lucien Daloz (Besançon), Guy Deroubaix (Saint-Denis), Jacques Gaillot (Évreux), André Lacrampe (Mission de France).

Quatrième document

Un seul toit pour six religions, rue de Châtillon Un lieu d’apprentissage de la fraternité et de la paix
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Maison Inter Religions

Ce n’est pas un hasard si le centre interreligions a ouvert ses portes, 7, rue de Châtillon, en pleine guerre du Golfe. Au moment où les armes risquent de dresser les uns contre les autres des hommes de confessions religieuses différentes, à Rennes, quelques pionniers font le pari «  qu’entre croyants, dans le respect des convictions de chacun, il est possible d’apprendre ce qu’est la paix et la fraternité  ». Un pari qu’ils ne veulent plus tenir seuls. Ils proposent aux membres de leurs communautés de les rejoindre.


C’est un local modeste, de petite dimension, promis d’ailleurs à la démolition. Il constitue pourtant une première en France. Six religions sous un même toit. Du jamais vu. Pour en arriver là, il a fallu du temps. Tout a commencé en octobre 1988 par une invitation lancée par les catholiques aux protestants, orthodoxes, Israélites, musulmans et bouddhistes.

En dix-huit mois, les sept représentants se sont vus huit fois. Premier résultat :

  • une déclaration commune sur le droit des plus pauvres, à l’occasion de l’année des droits de l’homme. Elle a été exposée à la mairie pendant plusieurs mois. Les bouddhistes l’ont même placée dans leur grande pagode de Paris.
  • Une nouvelle déclaration a été signée en septembre 1990 sur les droits des enfants.

C’est dans ce contexte qu’est survenue la guerre du Golfe. De quoi mettre à l’épreuve la solidité du groupe. En fait, elle est l’occasion d’un nouveau pas en avant. Outre une troisième déclaration qui dépasse le conflit du Moyen-Orient, pour évoquer tous ceux qui se prolongent dans le monde, la décision a été prise d’avoir pignon sur rue.


Ne pas se cacher les différences

Que se passera-t-il dans le local de la rue de Châtillon ? Une permanence y sera organisée selon une fréquence à définir, plutôt l’après-midi entre 14 h 30 et 19 h On pourra s’y renseigner, échanger. Les grandes fêtes propres à chaque religion y seront solennisées. On pense

  • au carême chrétien,
  • au ramadan musulman,
  • à la pâque juive,
  • à la fête des morts bouddhiste.

Le Dr Saur suggère d’organiser une rencontre sur l’alimentation et la spiritualité. Précédemment, un échange a eu lieu sur la manière d’approcher la mort.


Pour avoir cheminé ensemble depuis tant de mois, les partenaires savent qu’il ne faut pas aller trop vite. C’est ainsi que la prière en commun n’est pas envisagée :

  • «  Le moment n’est pas venu , observe Éric Granet, qui fait partie de la communauté Israélite. Les mots que nous employons ne recouvrent pas la même réalité. »
  • « On ne veut pas se cacher les différences, précise le P. Pontais. La réalité est trop complexe. Autrement, nous passerions à côté. Nous ne voulons pas faire une moyenne entre nous. Ce ne serait respecter personne ».

C’est pourquoi le terme « Dieu » a été supprimé d’une déclaration par égard pour les bouddhistes qui ne le demandaient pas.

Un représentant de la communauté musulmane attend de ce lieu « d’être connu dans ce qu’on a d’essentiel pour être reconnu à l’Intérieur de nos communautés. » C’est bien là tout l’enjeu. Est-ce que cet élan parti de quelques-uns s’étendra aux communautés elles-mêmes ?

F. R.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

lundi, 09 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (II)

 

 

 LA RÈGLE DU JEU

  • Ce spécialiste de “pédagogie non directive”, vient de rassembler douze personnes autour d’une table pour leur faire « prendre conscience » des nécessités d’un “recyclage” …
  • Une dizaine de personnes se sont réunies pour « échanger » sur une actualité brûlante qui « fait problème ».
  • Deux cents étudiants se sont regroupés dans un amphithéâtre pour mettre au point une “plate-forme de revendications”, etc.

Parmi les modes de déroulement possible de ce genre de réunion, la plus courante à l’heure actuelle est certainement celle que nous allons définir ici. Mais la manière dont nous allons procéder, suppose que l’on mette en évidence ce qui n’est souvent que diffus, latent, implicite. Nous emploierons, dans ce but, certains mots clés, frappés en gros caractères.

Deux principes de base : Liberté - Égalité

Tout d’abord, on peut dégager deux règles essentielles :

La première est la liberté absolue pour les délibérants de penser et de dire ce qu’ils veulent. Cette règle peut être implicite, ou posée ouvertement en absolu. Aucune contrainte, (sauf celle-là). Chacun doit être libre de parler quand il veut. Aucune norme, aucune loi objective, aucune référence morale, aucun dogme, n’est reconnu a priori. À chacun sa vérité, ses convictions, son opinion.

La seconde règle est l’égalité des délibérants. Ici encore la chose peut être implicitement admise, simplement parce que tel est l’état moyen des esprits. On peut aussi la voir explicitée, posée clairement comme une règle du jeu par l’une des personnes présentes, ou par un animateur. C’est pourquoi ce genre de groupe se réunit souvent autour d’une table ronde, dont la forme même marque l’absence de hiérarchie, garantie de l’égalité des participants.

Il est important de remarquer que ces deux règles sont réciproques l’une de l’autre. Sans l’égalité des membres, l’un d’eux pourrait imposer son avis, son idée, son point de vue ou son expérience. Il n’y aurait plus de liberté. L’une garantit l’autre. L’une est indispensable à l’autre.

Les deux tendent à la même fin. Cette fin, nous l’appellerons “libéralisation maximale” .

En effet, la philosophie générale de ces deux principes, qu’elle soit explicite ou implicite, est que les participants de la réunion soient libérés au maximum de toute loi comme de toute autorité. Ainsi, dira-t-on parfois, les individus qui composent le groupe seront dégagés des « habitudes », des « préjugés », des « tabous », des « inhibitions », qui les « conditionnent ».

La règle du jeu est-elle possible ?

Mais la règle du jeu rend celui-ci apparemment impossible. Si l’on met en présence des personnes nécessairement diverses par l’âge, le sexe, l’expérience, etc., leur connaissance du problème que l’on va mettre en débat sera “inégale”. Ainsi, les avis seront différents.

Au nom de la liberté, chacun exprimera son point de vue. Tout naturellement on cherchera à convaincre les autres que l’on a raison.

Or, au nom de l’égalité, aucune autorité n’est reconnue pour prendre une décision, ou simplement pour imposer les compétences ou l’expérience de quelqu’un.

Dès lors, la réunion devient une série d’exposés divergents dont la résultante moyenne est nulle. C’est ce qu’on appelle généralement un “tour de table”. La machine va-t-elle rester bloquée avant d’avoir commencé à tourner ? Aucune décision, aucun acte ne pourra-t-il se dégager de la réunion ? Pourtant l’on veut « faire marcher l’appareil ». Implicitement ou explicitement, la libéralisation maximale n’est-elle pas souhaitée par tous ?

Dès lors, elle devient l’objectif essentiel de la réunion, et prend le pas sur le prétexte autour duquel elle fut organisée.

Cette obstination peut être due à la volonté méthodique d’un technicien de groupe, d’un animateur socioculturel, d’un psychotechnicien, ou simplement d’un manipulateur astucieux.

Mais elle peut aussi naître spontanément de l’état moyen des esprits. Il suffit pour cela que la majorité soit convaincue qu’il n’ y a pas de vérité objective, donc pas de réalité susceptible de s’imposer à tous comme norme de pensée ou d’action.

Dès lors en effet, la liberté des délibérants devient un absolu, car chacun paraît en droit de se forger une vérité relative, qui sera son opinion. Et puisqu’elle ne sera que son opinion, elle ne peut avoir plus de poids qu’une autre, car elle n’est pas moins subjective. L’égalité paraît donc nécessaire.

Argument moteur : La Fraternité

Mais il répugne à la nature humaine de parler sans but. L’étalage d’opinions contradictoires est irritant, et provoque un « blocage » des esprits. Pour que l’on puisse continuer de réaliser le « travail social » que l’on recherche, il faut trouver une « motivation » au groupe, lui maintenir sa cohésion. Il faut un “argument moteur”.

C’est aux mêmes principes libéraux que l’on va demander de le fournir.

  • Puisqu’il n’y a pas de vérité, mais seulement des opinions, il est indispensable de s’unir pour en forger une qui sera celle du groupe.
  • Puisqu’il n’y a pas de loi extérieure à celui-ci, à laquelle on doive se soumettre, il faut en forger une qui lui soit intérieure, c’est à dire basée sur la volonté générale. Ce sera en somme la résultante des opinions, égales entre elles, des personnes qui forment le groupe, ou si l’on veut, l’opinion moyenne.

Cet argument moteur peut se résumer ainsi :

Messieurs, seuls nous ne pouvons rien ; livrés à notre individualisme, notre opinion sera inutile. Or il faut bien déboucher sur quelque chose, ce qui suppose de nous unir, d’établir une fraternité entre nous. Quitte à renoncer parfois à quelque chose de notre opinion personnelle, nous devons nous forger une volonté commune. Grâce à cette union nous serons plus forts.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

Source: Vive Le Roy

mercredi, 28 juillet 2010

L’essence satanique de la Révolution française

 

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La Révolution qui est survenue en France à la fin du XVIIIe siècle, faisant qu'il y a bien, malgré l'aveuglement de nos contemporains, un avant et un après 1789, le passage, par l'effet d'une fracture violente et radicale, entre un monde fondé sur des valeurs sacrées, et un autre livré et dominé par les puissances auxquelles nous sommes à présent soumis et asservis, est une révolte contre l'ordre naturel et surnaturel établi par Dieu.



Foncièrement antichrétienne et antireligieuse, elle s’est attaquée avec une sorte de fureur irrationnelle à l'église, tuant son clergé, combattant sa hiérarchie, ses institutions, ses dogmes, et, pour mieux la renverser, elle a voulu arracher et détruire, par une politique systématique qui poussa la folie jusqu'à établir un nouveau calendrier afin d'effacer des mémoires le temps grégorien, définitivement les fondements mêmes du christianisme.



Pourtant, les acteurs qui animèrent la Révolution semblent être de simples marionnettes sans réelle influence sur le cours des choses, des pantins suspendus à des fils actionnés par des mains inconnues ; à cet égard Joseph de Maistre écrit :



« La Révolution française mène les hommes plus que les hommes ne la mènent. (...) Plus on examine les personnages en apparence les plus actifs de la Révolution, et plus on trouve en eux quelque chose de passif et de mécanique. On ne saurait trop le répéter, ce ne sont point les hommes qui mènent la Révolution, c’est la Révolution qui emploie les hommes. On dit fort bien quand on dit qu’elle va toute seule. Cette phrase signifie que jamais la Divinité ne s’était montrée d’une manière si claire dans aucun événement humain. »



De la sorte, dirigée par des fantômes, la Révolution n’en fut que plus dangereuse, plus menaçante, car non dépendante de la décision ou du charisme d’un homme. Ne reposant pas sur la volonté de ceux qui en servent la cause, la Révolution posséda de ce fait une capacité de nuisance non maîtrisable, un devenir et une logique échappant à toutes les règles habituelles qui, jusqu’alors, régissaient l’Histoire.





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Joseph de Maistre

 

Comme le souligne Joseph de Maistre :



« Un des plus grands crimes qu’on puisse commettre, c’est sans doute l’attentat contre la souveraineté, nul n’ayant des suites plus terribles. Si la souveraineté réside sur une tête, et que cette tête tombe victime de l’attentat, le crime augmente d’atrocité. Mais si ce Souverain n’a mérité son sort par aucun crime ; si ses vertus même ont armé contre lui la main des coupables, le crime n’a plus de nom. »



L’incroyable passivité générale, la quasi indifférence dans laquelle Louis XVI fut exécuté fait de ce régicide un crime collectif :



« jamais un plus grand crime n’appartint à un plus grand nombre de coupables »,



en conséquence :



« Chaque goutte du sang de Louis XVI en coûtera des torrents à la France... »



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Ainsi, on peut affirmer qu’un effroyable vertige criminel s’est emparé de la France révolutionnaire, est que ce mystère ne peut trouver son explication que dans un ordre d’une nature étrangère à l’intelligence humaine.



Pire encore, cet ordre étranger, échappe non seulement au domaine de la loi de la raison naturelle, mais aussi au règne substantiel de la vérité ontologique qui féconde et donne la vie. C’est pourquoi soutiendra Maistre :



« Le mal n’a rien de commun avec l’existence ; il ne peut créer, puisque sa force est purement négative : le mal est le schisme de l’être ; il n’est pas vrai. Or ce qui distingue la Révolution française, et ce qui en fait un événement unique dans l’histoire, c’est qu’elle est mauvaise radicalement ; aucun élément de bien n’y soulage l’oeil de l’observateur : c’est le plus haut degré de corruption connu ; c’est la pure impureté. »



Une « pure impureté », le jugement est implacable, mais il est certes à la hauteur de l’œuvre de forfaiture commise à l’encontre d’une institution sacrée, de l’attentat contre un monde qui avait sans doute ses imperfections, mais qui avait su protéger au fil des siècles par ses vénérables institutions les plus hautes vertus dont l’esprit est capable, respectant la bienfaisante hiérarchie des valeurs et plaçant la religion au centre de toutes les activités des hommes sur cette terre. Auparavant, comme nous le savons, les anciens levaient les yeux vers le Ciel, scrutant l’immensité en y cherchant la rassurante présence de Dieu. Le renversement du regard, la désorientation du cœur et de l’âme, le rejet de Dieu pour faire de l’homme, en l’exaltant inconsidérément, la nouvelle idole d’un culte sanguinaire, telle est l’entreprise sacrilège de la Révolution.



Ceci explique pourquoi :



« Il y a dans la Révolution française, un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra. (...) Le discours de Robespierre contre le sacerdoce, l’apostasie solennelle des prêtres, la profanation des objets du culte, l’inauguration de la déesse Raison, et cette foule de scènes inouïes où les provinces tachaient de surpasser Paris ; tout cela sort du cercle ordinaire des crimes, et semble appartenir à un autre monde. »







La contre-révolution et son principe



Joseph de Maistre comprendra donc très bien que la Révolution ne peut être authentiquement combattue que par la mise en œuvre d’un principe inverse, d’une négation radicale des bases doctrinales du ferment corrupteur révolutionnaire.



Si la Révolution est de nature satanique, écrit Maistre à l’évêque de Raguse en 1815,

« elle ne peut être véritablement finie, tuée, que par le principe contraire, qu’il faut simplement délier (c’est tout ce que l’homme peut faire) ; ensuite il agira tout seul. »



Au fond la méthode du redressement salvateur est simple pour Maistre, il s’agit en effet de « délier le principe contraire », pour ainsi dire de le libérer, de lui rendre sa capacité d’action et d’intervention au sein de la réalité collective, de l’autoriser à pénétrer de nouveau spirituellement et organiquement toutes les différentes couches du corps social. Le résultat de ce redressement « contre-révolutionnaire », Maistre l’expose sans détour avec une surprenante clarté :

« Cette immense et terrible Révolution fut commencée, avec fureur qui n’a pas d’exemple contre le catholicisme et pour la démocratie ! Le résultat sera pour le catholicisme et contre la démocratie. »



De ce fait, voici la définition la plus précise, la plus juste, la plus exacte de ce qu’est l’essence profonde de la contre-révolution, de sa perspective et son objet propre :



« Le rétablissement de la monarchie qu’on appelle "contre-révolution", ne sera point une "révolution contraire", mais le "contraire de la révolution". »



Enfin, comment ne pas citer en forme de synthèse de la conception politique maistrienne les dernières lignes du chapitre V des Considérations sur la France, lignes où Maistre prédit un possible rétablissement du christianisme et de la royauté, après leur triomphe sur les épreuves infligées par l’histoire :



Français ! faites place au Roi très-chrétien ; portez-le vous même sur son trône antique ; relevez son oriflamme, et que son or, voyageant d’un pôle à l’autre, porte de toute part la devise triomphale :



CHRISTUS REGNAT, VINCIT, IMPERAT !

 

Article publié sur le blog du Cercle légitimiste Robert de Baudricourt

vendredi, 23 juillet 2010

Discours sur la Révolution

Discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne, prix Nobel de littérature (1970) aux Lucs-sur-Boulogne, le 25 septembre 1993, pour l’inauguration du Mémorial de Vendée.

(AVERTISSEMENT : Les titres ont été ajoutés par la rédaction de VLR pour faciliter la lecture en ligne.)

 Des paysans contre la révolution

M. le président du Conseil général de la Vendée, chers Vendéens,

Il y a deux tiers de siècle, l’enfant que j’étais lisait déjà avec admiration dans les livres les récits évoquant le soulèvement de la Vendée, si courageux, si désespéré. Mais jamais je n’aurais pu imaginer, fût-ce en rêve, que, sur mes vieux jours, j’aurais l’honneur inaugurer le monument en l’honneur des héros des victimes de ce soulèvement.

Vingt décennies se sont écoulées depuis : des décennies diverses selon les divers pays. Et non seulement en France, mais aussi ailleurs, le soulèvement vendéen et sa répression sanglante ont reçu des éclairages constamment renouvelés. Car les événements historiques ne sont jamais compris pleinement dans l’incandescence des passions qui les accompagnent, mais à bonne distance, une fois refroidis par le temps.

Longtemps, on a refusé d’entendre et d’accepter ce qui avait été crié par la bouche de ceux qui périssaient, de ceux que l’on brûlait vifs, des paysans d’une contrée laborieuse pour lesquels la Révolution semblait avoir été faite et que cette même révolution opprima et humilia jusqu’à la dernière extrémité. Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution.

C’est que toute révolution déchaîne chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l’envie, de la rapacité et de la haine, cela, les contemporains l’avaient trop bien perçu. Ils payèrent un lourd tribut à la psychose générale lorsque le fait de se comporter en homme politiquement modéré — ou même seulement de le paraître — passait déjà pour un crime.

 La révolution c’est le malheur des peuples

C’est le XXe siècle qui a considérablement terni, aux yeux de l’humanité, l’auréole romantique qui entourait la révolution au XVIIIe. De demi-siècles en siècles, les hommes ont fini par se convaincre, à partir de leur propre malheur,

  • que les révolutions détruisent le caractère organique de la société,
  • qu’elles ruinent le cours naturel de la vie,
  • qu’elles annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre champ aux pires.

Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de morts innombrables, d’une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d’une dégradation durable de la population.

Le mot révolution lui-même, du latin revolvere, signifie rouler en arrière, revenir, éprouver à nouveau, rallumer. Dans le meilleur des cas, mettre sens dessus dessous. Bref, une kyrielle de significations peu enviables. De nos jours, si de par le monde on accole au mot révolution l’épithète de « grande », on ne le fait plus qu’avec circonspection et, bien souvent, avec beaucoup d’amertume.

 L’utopie révolutionnaire est sourde aux leçons du passé

Désormais, nous comprenons toujours mieux que l’effet social que nous désirons si ardemment peut être obtenu par le biais d’un développement évolutif normal, avec infiniment moins de pertes, sans sauvagerie généralisée. Il faut savoir améliorer avec patience ce que nous offre chaque aujourd’hui.

Il serait bien vain d’espérer que la révolution puisse régénérer la nature humaine. C’est ce que votre révolution, et plus particulièrement la nôtre, la révolution russe, avaient tellement espéré.

La Révolution française s’est déroulée au nom d’un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s’exclure mutuellement, sont antagoniques l’une de l’autre !

  • La liberté détruit l’égalité sociale — c’est même là un des rôles de la liberté —, tandis que
  • l’égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre.
  • Quant à la fraternité, elle n’est pas de leur famille. Ce n’est qu’un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d’ordre spirituel.

Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou la mort », ce qui en détruisait toute la signification.

Jamais, à aucun pays, je ne pourrais souhaiter de grande révolution. Si la révolution du XVIIIe siècle n’a pas entraîné la ruine de la France, c’est uniquement parce qu’eut lieu Thermidor.

La révolution russe, elle, n’a pas connu de Thermidor qui ait su l’arrêter. Elle a entraîné notre peuple jusqu’au bout, jusqu’au gouffre, jusqu’à l’abîme de la perdition. Je regrette qu’il n’y ait pas ici d’orateurs qui puissent ajouter ce que l’expérience leur a appris, au fin fond de la Chine, du Cambodge, du Vietnam, nous dire quel prix ils ont payé, eux, pour la révolution.

L’expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du bonheur du peuple en tirent les leçons. Mais non !

 Les “Vendéens” de Russie

En Russie, tout s’est déroulé d’une façon pire encore et à une échelle incomparable. De nombreux procédés cruels de la Révolution française ont été docilement appliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les socialistes internationalistes. Seul leur degré d’organisation et leur caractère systématique ont largement dépassé ceux des Jacobins.

Nous n’avons pas eu de Thermidor, mais — et nous pouvons en être fiers, en notre âme et conscience — nous avons eu notre Vendée. Et même plus d’une.

  • Ce sont les grands soulèvements paysans, en 1920-21. J’évoquerai seulement un épisode bien connu : ces foules de paysans, armés de bâtons et de fourches, qui ont marché sur Tanbow, au son des cloches des églises avoisinantes, pour être fauchés par des mitrailleuses. Le soulèvement de Tanbow s’est maintenu pendant onze mois, bien que les communistes, en le réprimant, aient employé des chars d’assaut, des trains blindés, des avions, aient pris en otages les familles des révoltés et aient été à deux doigts d’utiliser des gaz toxiques.
  • Nous avons connu aussi une résistance farouche au bolchévisme chez les Cosaques de l’Oural, du Don, étouffés dans les torrents de sang. Un véritable génocide.

 Plus jamais ça !

En inaugurant aujourd’hui le mémorial de votre héroïque Vendée, ma vue se dédouble. Je vois en pensée les monuments qui vont être érigés un jour en Russie, témoins de notre résistance russe aux déferlements de la horde communiste. Nous avons traversé ensemble avec vous le XXe siècle. De part en part un siècle de terreur, effroyable couronnement de ce progrès auquel on avait tant rêvé au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, je le pense, les Français seront de plus en plus nombreux à mieux comprendre, à mieux estimer, à garder avec fierté dans leur mémoire la résistance et le sacrifice de la Vendée.

Alexandre SOLJÉNITSYNE

Source: Vive Le Roy

jeudi, 22 juillet 2010

Les massacres de septembre (IX)

Les responsabilités

Les massacres de septembre ne sont pas perpétrés par le peuple mais par un tout petit nombre

Ces paroles renfermaient un impudent mensonge, une injure gratuite envers le peuple de Paris et la nation tout entière.

Le forfait de septembre a été l’œuvre de quelques scélérats ; il n’a pas été celui du peuple. La France et Paris lui-même en sont innocents.

Ceux qui ont perpétré le crime ont voulu se décharger sur une foule anonyme, parlant irresponsable, de l’épouvantable fardeau. Le peuple a bon dos : il faut charger le peuple ! Multiplier le nombre des coupables, c’est réduire le crime en poussière, c’est le rendre impalpable et le dérober aux revendications de l’histoire. De là, cette explication que les journées de septembre sont dues à une effervescence populaire, à une sorte de rage du patriotisme parisien, surexcité par la prise de Verdun et l’entrée des Prussiens sur le territoire français.

Ce système, qui remonte à Robespierre et qui fut tout aussitôt propagé, comme un mot d’ordre, par les organisateurs des massacres, a été souvent reproduit de nos jours.

En présence des pièces officielles et des documents authentiques qui sont sortis de toutes parts dans ces derniers temps, il n’est plus discutable.

Tout d’abord, les massacres furent exécutés par un très petit nombre d’hommes :

  • trois cents au plus, selon Roch Marcandier, témoin oculaire ;
  • deux cents, d’après Louvet,
  • une centaine au dire de Brissot.
  • À la Conciergerie, à la Force, les tueurs n’étaient guère qu’une douzaine.

Les massacres sont prémédités et cautionnés par l’Assemblée et la Commune

Pendant cinq jours, ils accomplirent leur œuvre en toute paix, comme des journaliers leur travail, en face de l’Assemblée, de la Commune, du Comité de surveillance, d’un maire disposant de la force publique, d’une garde nationale de cinquante mille hommes !

Peu de jours avant les massacres, les administrateurs de police firent mettre en liberté un certain nombre de prisonniers auxquels s’intéressaient quelques-uns des meneurs.

  • Danton sauva Charles Lameth, plusieurs prêtres des écoles chrétiennes ;
  • Beaumarchais dut la vie à Manuel ;
  • l’abbé Béradier à Camille Desmoulins et à Robespierre, ses anciens élèves de Louis-le-Grand ;
  • Marat lui-même sauva plusieurs prisonniers.

Enfin, hier encore on pouvait voir aux archives de l’Hôtel-de-Ville et de la Préfecture de police des pièces d’une éloquence sinistre, d’un réalisme effrayant, attestant la préméditation de l’horrible trame : procès-verbaux, dépêches, ordres, arrêtés, factures des fournisseurs, quittances des bourreaux, registres d’écrou maculés de vin et de sang. La Commune de 1871 a fait disparaître ces traces matérielles de la complicité de la Commune de 1792 dans la boucherie de septembre.

Mais Dieu a permis que l’œuvre du pétrole fût impuissante à anéantir les preuves de l’accusation. Grâce à de patients chercheurs, les documents relatifs aux journées maudites ont été intégralement reproduits et livrés au public. L’histoire reste en pleine possession de la vérité : elle a le devoir de la redire.

Les vrais responsables du massacre : Marat et Danton

Or, la vérité, la voici :

  • La pensée des massacres commence par germer dans le cerveau de Marat. « La face et la main de Marat sont restées empreintes dans le suaire de septembre », a dit Edgard Quinet. Il conçut le drame dont le comité de surveillance ordonna la mise en scène avec une habileté supérieure, un art terrible, selon le mot des deux historiens révolutionnaires, Buchez et Roux.
  • Les premiers rôles sont remplis par Danton, Billaud-Varennes, Manuel, Panis et Sergent ; Santerre, le chef inactif de la garde nationale (un rôle muet). Robespierre ne paraît pas sur la scène, mais ses yeux de chat-tigre luisent au fond de la coulisse.
  • Le ministre de l’intérieur et le maire de Paris, Roland et Pétion, se confinent dans l’emploi des Jocrisse.
  • Nous négligeons les comparses et les machinistes.

En résumé, tout fut arrêté d’avance dans le crime de septembre, tout fut prémédité :

  • le triage des prisonniers,
  • la désignation des victimes réservées à la mort,
  • le choix des ouvriers,
  • la fixation de leur salaire.

La Commune ne mit pas le travail des massacres aux enchères de la fureur publique ; elle l’exécuta en régie administrative. C’était plus expéditif et plus sûr.

Le sang qu’elle fit jaillir coula longtemps. Le ruisseau de la rue Sainte-Marguerite, grossi de tous les affluents que lui fournissait chaque jour la guillotine, devint bientôt un large fleuve, le fleuve se fit torrent et le torrent finit par emporter la plupart des septembriseurs et l’horrible Commune elle-même, — les bourreaux après les victimes.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy

"Complot qui n'existe pas". Comment fabriquer des dégénérés?

 

"Corruption morale caractéristique, peut-on dire, et, par certains, proposée systématiquement, comme le prouvent tels documents communiqués par le Vatican à Crétineau-Joly qui les publia à la demande de Grégoire XVI et de Pie IX.

'Mgr Delassus (La conjuration antichrétienne, p. 325) :

Sur la fin de son pontificat, le pape Grégoire XVI, effrayé du redoublement d'activité qu'il remarquait dans les sociétés secrètes, voulut, peu de jours avant sa mort, les dévoiler à toute l'Europe. Pour cela, il jeta les yeux sur Crétineau-Joly. Le 20 mai 1846, il lui fit écrire par le cardinal Lambruschini de venir à Rome. Il lui fit remettre, pour ce travail, par le cardinal Bernetti, ancien secrétaire d'Etat, les documents en sa possession, et il l'accrédita au près des cours de Vienne et de Naples pour qu'il obtînt d'elles communication d'autres documents déposés dans leurs archives secrètes."

 

Mille pressions s'exercèrent aussitôt sur Crétineau-Joly pour le contraindre au silence. Pie IX lui-même, effrayé par les dangers que courait l'historien, le lui conseilla. Ce n'est qu'en 1849, pendant que le Pape était à Gaëtte, que le cardinal Fornari, nonce à Paris, engagea l'historien à reprendre son travail. Après bien des vicissitudes, la plupart des documents virent le jour dans "L'Histoire du Sonderbund" et dans "L'Eglise Romaine en face de la Révolution".

Dans le deuxième volume de son ouvrage "L'Eglise Romaine en face de la révolution", Crétineau-Joly publie une autre lettre d'un membre de la Haute vente (Vindice à Nubius - deux pseudonymes -, de Castellemare, le 9 août 1838) :

'Le catholicisme, y peut-on lire, n'a pas plus peur d'un stylet bien acéré que les monarchies ; mais ces deux bases de l'ordre social peuvent crouler sous la CORRUPTION : ne nous lassons donc jamais de corrompre. Tertullien disait avec raison que le sang des martyrs enfantait des chrétiens ; ne faisons donc pas des martyrs, mais popularisons le vice dans les multitudes. Qu'elles le respirent par les cinq sens, qu'elles le boivent, qu'elles s'en saturent [...] Faites des coeurs vicieux et vous n'aurez plus de catholiques

C'est la CORRUPTION en grand que nous avons entreprise [...] la corruption qui doit nous conduire à mettre un jour l'Eglise au tombeau. J'entendais dernièrement un de nos amis rire d'une manière philosophique de nos projets et nous dire:

Pour abattre le catholicisme, il faut commencer par supprimer la femme. Mais, puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la avec l'Eglise. Corruptio optimi pessima. [...] Le meilleur poignard pour l'Eglise c'est la corruption.'"

(Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 147-148).

"Corruption de la femme, vient-il d'être dit. Or, ne pouvait-on lire dans le journal 'L'Emeute' de Lyon (du 7-12-1883) : 'Il est temps de renforcer nos bataillons avec tous les éléments qui épouseront nos haines… Les filles seront de puissants auxiliaires; elles iront chercher les fils de famille jusque dans le giron de leur mère pour les pousser au vice, au crime même…; elles se feront les servantes des filles des bourgeois pour pouvoir leur inculquer les passions honteuses. Telle pourra être l'œuvre des femmes attachées à la Révolution.'

Le premier auteur de la loi qui a créé les lycées de filles, Camille Sée, a déclaré que l'œuvre de déchristianisation de la France n'obtiendrait son plein succès que lorsque toutes les femmes auraient reçu l'éducation laïque. "Tant que l'éducation des femmes, a-t-il dit dans son rapport à la Chambre en 1880, finira avec l'instruction primaire, il sera presque impossible de vaincre les préjugés, la superstition, la routine" (entendons : les traditions catholiques, le dogme, la morale.)

 

En janvier 1906, le renégat Charbonnel eut un entretien avec le ministre de l'Instruction Publique, le franc-maçon Bienvenu Martin. 'La Raison' en rendit compte: "Je voyage beaucoup, dit le ministre, pour une cause que j'ai profondément à cœur, l'éducation des jeunes filles. Je suis allé inaugurer nombre de lycées et de collèges à leur usage. Nous arracherons la femme au couvent et à l'Eglise. L'homme fait la loi, la femme fait les mœurs. …

Or ici l'initiative a été prise par les loges. Le 6 septembre 1900, le Convent du Grand-Orient de France renvoya 'à l'étude des loges la recherche des moyens les plus efficaces pour rétablir l'influence des idées maçonniques sur les femmes, tenter de les arracher à l'influence des prêtres et créer telles institutions aptes à atteindre ce but.' (Compte-rendu du Convent de 1900, p. 166.)

'Pour tuer l'Eglise, il n'y a qu'à prendre l'enfant et à corrompre la femme' (Heine.)

'Celui qui tient la femme tient tout, d'abord parce qu'il tient l'enfant, ensuite parce qu'il tient le mari' (Jules Ferry) [le fameux promoteur de l'école laïque et obligatoire…]

'Les communistes désirent que la femme se libère le plus tôt possible de son foyer, qu'elle ne subisse la maternité que d'une façon consciente et raisonnée' (P. Semard, L'Humanité du 8.11.1924).

Au Congrès maçonnico-féministe de 1900, on put entendre : 'Nous voulons l'union libre dans l'amour jeune et sain. Le mariage pourra être supprimé sans inconvénient. Liberté absolue de l'avortement... etc.'

'Il faut détruire (dans la femme) le sentiment instinctif et égoïste de l'amour maternel... La femme n'est qu'une chienne, une femelle, si elle aime des enfants' (Congrès communiste du 16.11.1922). - Voir aussi La femme et l'enfant dans la Franc-maçonnerie, par M. de la Rive, 1895.

 

Les fascicules des 1er et 16 avril 1909 de la Réforme sociale publièrent un mémoire de M. Pierret, intitulé 'L'oeuvre de la dépopulation en France', dans lequel il était établi d'une façon péremptoire que le mouvement néomalthusien était voulu par la Maçonnerie : 'M. Pierret prouve... que sous le haut patronnage de celle-ci, avec le concours avoué des personnages les plus éminents du parti maçonnique, des associations se sont fondées qui tendent à ce but. Le frère Robin y est encadré par tout un groupe de politiciens dont les noms sont tristement connus : Aulard, Henry, Berenger, Seailles, Lucipia, Merlon, Fernand Gregh, Trouillot, Jaurès, etc. Et M. Pierret explique comment il prit contact avec ce mouvement dans une réunion de 'Jeunesse laïque' présidée par M. Havet, de l'Institut, et dont les principaux orateurs n'étaient rien moins que M. Anatole France, de l'Académie française, M. le député Sembat, et le non moins député Ferdinand Buisson, qui a présidé longtemps aux destinées de notre enseignement officiel' (fascicules des 1er et 16 avril 1909 de la Réforme sociale, p. 394, 395)

 

Qu'il s'agisse de l'apologie de l'union libre, de l'introduction et du développement du néo-malthusianisme (dépopulation, avortement), du développement des modes immodestes, de l'envahissement de la littérature pornographique, de la prétendue 'éducation sexuelle', etc., on sait quelle fut l'action déterminante sinon la complicité des Loges. Oeuvre systématique et continue de corruption morale. De l'idéal proposé par Helvetius à l'ouvrage réédité par Léon Blum au moment où, en une heure typiquement révolutionnaire, il était le chef du gouvernement français, il est impossible de ne pas constater une volonté de corruption vraiment trop stable pour qu'on ne la puisse dire 'essentielle' à la Révolution."

(Crétineau-Joly, L'Eglise romaine en face de la Révolution, 1849 in Jean Ousset, Pour qu'Il règne, DMM, Niort 1998, p. 149-151.)

 

Source: Christ Roi

mardi, 20 juillet 2010

Les massacres de septembre (VIII)

Massacres en province

Sur le nombre des victimes

Quel fut le chiffre précis des victimes de septembre ? Les uns le fixent à huit mille ; les autres le font descendre au-dessous d’un millier. La vérité est que, pour les huit prisons de Paris, le nombre des morts, tel qu’il résulte des documents authentiques, oscille entre treize cent soixante-huit et quatorze cent cinquante-huit. Le premier de ces deux chiffres est donné par M. Mortimer-Ternaux, dont on connaît l’érudition scrupuleuse.

Mais les tueries ne s’arrêtèrent pas à l’enceinte de la capitale ; elles eurent leur contre-coup en province. On peut suivre la trace du sang de septembre depuis la cour de l’Abbaye, à travers toutes les prisons parisiennes, jusqu’à Meaux, à Reims, à Charleville, à Caen, à Lyon, à Orléans, à Versailles et ailleurs encore, jusqu’au fond même de petits villages affiliés à la société des Jacobins.

La Commune revendique les massacres et cherche à les généraliser au reste du pays

Dès le 3 septembre, les membres du Comité de surveillance adressèrent à toutes les municipalités une circulaire renfermant l’apologie officielle de l’épouvantable forfait.

Danton la fit partir sous le couvert du ministère de la justice. Cette circulaire, signée de Duplessis, Panis, Sergent, Lenfant, Jourdeuil, Marat, Deforgues, Duffort, Cally, fut emportée par les commissaires que la Commune expédiait pour activer l’enrôlement des volontaires et réchauffer l’esprit public. On y lisait :

La Commune de Paris se hâte d’informer ses frères de tous les départements qu’une partie des conspirateurs féroces, détenus dans les prisons, a été mise à mort par le peuple : actes de justice qui lui ont paru indispensables pour retenir par la terreur des légions de traîtres cachés dans ses murs, au moment où il allait marcher à l’ennemi ; et, sans doute, la nation entière, après la longue suite de trahisons qui l’ont conduite sur les bords de l’abîme, s’empressera d’adopter ce moyen si nécessaire de salut public.

Quelques municipalités suivent

Les “ frères ” de la Commune ne répondirent que trop bien à ce furieux appel.

  • À Meaux, il y eut treize victimes, dont sept prêtres insermentés ;
  • à Reims, on tua un officier supérieur, M. de Montrosier, cinq chanoines et plusieurs autres prêtres ;
  • à Caen, la rage démagogique se rua principalement sur le procureur général-syndic du département, Georges Bayeux, qui fut égorgé sur la place Saint-Sauveur.
  • Quatre prêtres furent massacrés à Conches, petit bourg situé près d’Autun.
  • Lyon eut aussi ses scènes d’horreur et de sang. Sept officiers démissionnaires succombèrent sous les coups d’une foule d’assassins, secrètement dirigés par Chalier, le futur terroriste de la cité.

Le duc de La Rochefoucault, ancien président du département de Paris, que la Révolution naissante avait entouré de popularité et qui était devenu odieux à la multitude pour sa courageuse conduite au 20 juin, se trouvait aux eaux de Forges. Un commissaire de la Commune reçoit la mission de le faire prisonnier et de le conduire sous bonne escorte à Paris, ainsi que sa mère la duchesse d’Anville, âgée de quatre-vingts ans, la duchesse de la Rochefoucault et Mme d’Astorg. Près de Gisors, le cortège est assailli par une multitude armée de sabres et de bâtons. Frappé d’un coup de pierre à la tempe, le prisonnier est renversé et achevé à coups de bâton sous les yeux de ses gardiens.

Le massacre des prisonniers d’Orléans et de Versailles

Les prisons d’Orléans regorgeaient de prisonniers destinés à être jugés par la haute cour. Parmi eux se trouvaient

  • le duc de Cossé-Brissac,
  • Mgr de Castellane, évêque de Mende ;
  • M. Delessart, ancien ministre de l’intérieur ;
  • M. d’Abancourt, dernier ministre de la guerre sous Louis XVI,
  • Étienne Larivière, juge de paix de la section Henri IV, etc.

Un ramassis de voleurs sous les ordres d’un homme atroce, Fournier l’Américain, se rendent à Orléans. Les prisonniers, entassés sur sept chariots, après avoir été dépouillés de leur or et de bijoux précieux, sont dirigés à petites journées sur Paris, malgré les ordres précis de l’Assemblée.

Ils arrivent le 9 septembre à Versailles. Les sicaires du comité de surveillance les y avaient devancés !

À deux heures de l’après-midi le convoi, s’engageant sur la route de Saint-Cyr, se trouvait à la hauteur de l’Orangerie, quand une troupe d’hommes armés de piques et de sabres se rua sur les prisonniers.

Malgré les efforts courageux jusqu’à l’héroïsme du maire de Versailles, Georges Richard, tous les chariots furent envahis à la fois, et, en moins d’une heure, quarante-quatre cadavres sanglants et défigurés jonchaient le pavé de la rue de l’Orangerie. Neuf prisonniers parvinrent à s’échapper à la faveur du tumulte.

La troupe de Fournier qui était composée de deux mille hommes armés jusqu’aux dents assista impassible aux massacres. Puis la bande des tueurs, portant comme des trophées les membres palpitants de leurs victimes, se rendit à la maison d’arrêt, où elle égorgea vingt-six détenus.

Le lendemain de cette journée, dont les Versaillais ont gardé longtemps l’effrayant souvenir, l’armée expéditionnaire, aux ordres de Fournier, entra dans Paris, tambours battant et drapeaux déployés. Elle se dirigea vers la place Vendôme et s’arrêta devant l’hôtel qu’occupe encore aujourd’hui le ministère de la justice.

Danton parut sur le seuil et adressa aux bandits une allocution qui se terminait par ces mots :

Celui qui vous remercie, ce n’est pas le ministre de la justice, c’est le ministre du peuple.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy

lundi, 19 juillet 2010

Les massacres de septembre (VII)

La princesse de Lamballe

“ Procès ” et meurtre de la princesse de Lamballe

Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe, surintendante de la maison de la Reine, comparut le 3 septembre à huit heures du matin devant l’infâme tribunal.

La vue des bourreaux, l’odeur du sang, tout l’appareil de la « justice du peuple, » lui causèrent un saisissement tel qu’elle s’évanouit à diverses reprises.

Après un bref interrogatoire, le président lui dit :

Jurez l’amour de la liberté et de l’égalité, la haine du roi et de la reine.Je ferai volontiers le premier serment, répondit-elle ; quant au second, il n’est pas dans mon cœur.

Quelqu’un lui dit tout bas : Jurez tout, ou vous êtes morte !

Elle baissa la tête et ne répondit rien. — Eh bien, sortez, ajouta la même voix, et quand vous serez dans la rue, criez : Vive la Nation !

Soutenue par un des chefs des égorgeurs, la princesse paraît sur le seuil. Mais elle oublie la recommandation salutaire ; en présence des cadavres amoncelés, un seul cri s’échappe de ses lèvres : Dieu, quelle horreur ! et elle s’évanouit.

Elle fut tuée à coups de pique, sur un tas de corps morts ; on la dépouilla de ses vêtements, et les bourreaux commirent sur ses restes mutilés des atrocités devant lesquelles l’histoire épouvantée s’arrête dans l’impuissance de les redire.

Mise en scène macabre pour meurtrir la famille royale

Sa tête coupée, placée au haut d’une pique, fut promenée dans Paris par un nommé Chariot, qui, suivi d’une troupe de cannibales, la porta successivement à l’abbaye Saint-Antoine, dont l’abbesse, Mme de Beauveau, était l’amie de la princesse ; au Palais-Royal, à l’hôtel du duc de Penthièvre, et enfin au Temple. Le sanglant cortège pénétra dans l’enclos jusqu’au pied de la tour qui renfermait la famille royale.

On entendit le bruit des tambours, et bientôt les cris de la populace, raconte Cléry dans le Journal du Temple ; la famille royale sortit de table avec, inquiétude et se réunit dans la chambre de la Reine. Je descendis pour dîner avec Tison et sa femme, employés au service de la Tour. Nous étions a peine assis, qu’une tête au bout d’une pique fut présentée à la croisée. La femme de Tison jeta un grand cri ; les assassins crurent avoir reconnu la voix de la Reine, et nous entendîmes le rire effréné de ces barbares….

C’était la tête de Mme la princesse de Lamballe ; quoique sanglante, elle n’était point défigurée ; ses cheveux blonds, encore bouclés, flottaient autour de la pique.

Je courus aussitôt vers le Roi. La terreur avait tellement altéré mon visage, que la Reine s’en aperçut ; il était important de lui en cacher la cause ; je voulais seulement avertir le Roi ou Madame Élisabeth, mais les deux municipaux étaient présents. « Pourquoi n’allez-vous pas dîner ? » me dit la Reine.

« Madame, lui répondis-je, je suis indisposé. »

Dans ce moment, un municipal entra dans la Tour, et vint parler avec mystère à ses collègues… Cependant les cris du dehors augmentaient ; on entendait très distinctement des injures adressées à la Reine.

Un autre municipal survint, suivi de quatre hommes députés par le peuple, pour s’assurer si la famille royale était dans la Tour. L’un d’eux, en habit de garde national, portait deux épaulettes, et, armé d’un grand sabre, il insista pour que les prisonniers se montrassent à la fenêtre ; les municipaux s’y opposèrent.

Cet homme dit à la Reine du ton le plus grossier : « On veut vous cacher la tête de la Lamballe que l’on vous apportait, pour vous faire voir comment le peuple se venge de ses tyrans ; je vous conseille de paraître, si vous ne voulez pas que le peuple monte ici. »

À cette menace la Reine tomba évanouie ; je volai à son secours, Madame Élisabeth m’aida à la placer sur un fauteuil ; ses enfants fondaient en larmes et cherchaient par leurs caresses à la ranimer.

Cet homme ne s’éloignait point ; le Roi lui dit avec fermeté : « Nous nous attendons à tout, Monsieur, mais vous auriez pu vous dispenser d’apprendre à la Reine ce malheur affreux… »

Après le meurtre de Mme la princesse de Lamballe, quelques acquittements eurent lieu à la Force. Mathon de la Varenne, avocat au Parlement de Paris ; Weber, frère de lait de Marie-Antoinette ; Chamilly, valet de chambre du Roi, furent mis en liberté, et c’est grâce à leurs témoignages directs que l’histoire a pu recueillir la plupart des faits que nous venons de relater.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy

17 juillet 1918 : l'assassinat de Nicolas II et de la famille impériale russe

"Il ne faut pas craindre 'de faire porter aux Juifs une part de responsabilité dans ce qui est arrivé'" (D.S. Pasmanik, Tchego my dobivaemsia ? [Que voulons-nous obtenir?], in Rossia i Evrei [La Russie et les Juifs], Paris, YMCA Press, 1978, éd. originale, Berlin, 1924, p. 210, cité in A. Soljénitsyne, Deux siècles ensemble, 1917-1972, tome II, Juifs et Russes pendant la période soviétique", Fayard, La Flèche 2003, p. 208).


L'assassinat des Romanov
http://www.les-derniers-romanov.com/

Il y a 92 ans, Nicolas II, dernier tsar de Russie était assassiné avec toute sa famille, sa femme, et ses cinq enfants à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, tous fusillés dans l'une des pièces du sous-sol de la maison Ipatiev, sur ordre du chef local de la
Tchéka, le juif Iakov Iourovski, huitième de dix enfants "d'une famille juive orthodoxe" (Source : wikipedia), un horloger, fils d'un criminel qui avait été déporté en Sibérie - où était né le rejeton - qui avait été mis en juillet 1918 à la tête de la maison Ipatiev... précise Alexandre Soljénitsyne dans son ouvrage "Deux siècles ensemble" (ibid., tome II, 1917-1972 Juifs et Russes pendant la période soviétique", p. 101).

Les corps furent achevés à coup de hache et de baïonnette, brûlés puis aspergés de barils d'essence et d'acide sulfurique pour empêcher leur identification s’ils étaient retrouvés. Le tueur Iourovski reçut la veille, le 16 juillet, l'autorisation de cet assassinat de
Iakov Sverdlov, "russe d'origine juive", ordre que selon Alexandre Soljénitsyne il semble avoir reçu lui-même de Philippe Golochtchokine (fiche biographique inexistante sur wikipedia et sur internet), "secrétaire du Comité de région de l'Oural". 

Les victimes sont au nombre de onze :

Nicolas II
, sa femme Alelandra Fedorovna, ses quatre filles Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, son fils Alexis, le médecin de famille Ievgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, le valet de chambre Alekseï Trupp et le cuisinier Ivan Kharitonov.



"On sait maintenant qu'au début de juillet 1918 Goloschiokine s'était rendu à Moscou dans le but de convaincre Lénine que laisser "s'enfuir" le tsar et sa famille était une mauvaise solution, qu'il fallait carrément ouvertement les exécuter, puis annoncer la chose publiquement. Convaincre Lénine qu'il fallait supprimer le tsar et sa famille n'était pas nécessaire, lui-même n'en doutait pas un seul instant.

... L
'omniprésence des Juifs aux côtés des bolcheviks eut, au cours de ces journées et de ces mois terribles, les plus atroces conséquences. Parmi elles, l'assassinat de la famille impériale. Deux personnages jouèrent un rôle décisif : Philippe Golochtchokine et Iakov Iourovski. ... Golochtchokine s'entendait à merveille avec Sverdlov, il devint le secrétaire du Comité de province de Perm et de Iékaterinbourg, puis du Comité de région de l'Oural, autrement dit le maître absolu de la région.
... Golochtchokine... était rentré le 12 juillet à Iékatérinbourg dans l'attente du dernier signal envoyé de Moscou. Ce fut Sverdlov qui transmit l'ultime instruction de Lénine." (Alexandre Soljénitsyne
, ibid., p. 99-101).

Par la suite, "Iourovski se vantait avec aplomb d'avoir été le meilleur : 'C'est la balle de mon colt qui a tué raide Nicolas'". Mais cet honneur-là échut aussi à Ermakov et à son camarade Mauser" (Mikhaïl Heifets, Tsareoubiistvo v 1918 godou [L'assassinat du tsar en 1918], Moscou-Jérusalem, 1991, pp. 246-247, 258, 268-271).

Justice immanente, parmi les membres du commando juif bolchevik assassin, un certain
Imre NAGY, futur chef de la Hongrie en révolte (1956, insurrection de Budapest), sera pendu en 1958 par les Russes pour « conduite contre-révolutionnaire »..., et Golochtchokine, sera exécuté en 1941 avec de nombreux Juifs de la haute administration soviétique qui, entre 1938 et 1942, furent arrêtés lors des purges staliniennes et exécutés. Soljénitsyne en dresse une recension nominative, et précise : "voilà qui constitue aussi le martyrologue d'un grand, d'un très grand nombre de Juifs au sommet" (p. 326).

Source : Alexandre Soljénitsyne, Deux siècles ensemble, 1917-1972, tome II, Juifs et Russes pendant la période soviétique, Fayard, La Flèche 2003, p. 99-102.
Source: Christ Roi

jeudi, 15 juillet 2010

14 juillet : fête nationale ou fête maçonnique?

« Après un oubli de près de 100 ans depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet devient fête Nationale en 1880, sous la IIIème République.

... C’est le frère Benjamain Raspail, député de la Seine pour la gauche républicaine (fils aîné de François-Vincent Raspail, candidat malheureux à la présidence de la République en 1848, carbonaro et franc-maçon au sein de la célèbre loge parisienne Les Amis de la Vérité), qui dépose le 21 mai 1880 la loi faisant du 14 juillet la fête nationale. Ce projet de loi, signé par 64 députés, sera adopté par l’Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle sera promulguée le 6 juillet 1880. 

Mais qu’est-ce qu’on commémore exactement? Cette loi a eu bien du mal à passer car nombre de députés ne souhaitaient pas commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, épisode historique jugé trop violent. Le frère Raspail propose donc de commémorer… le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération, 1er anniversaire de la prise de la Bastille. »

 

Source : http://www.contre-info.com/14-juillet-fete-nationale-ou-fete-maconnique

Publié sur le blog du Christ-Roi

mercredi, 14 juillet 2010

Les massacres de septembre (VI)

 Saint-Firmin, la Conciergerie, la Force, etc.

Pendant que l’on massacrait aux Carmes et à l’Abbaye, on tuait aussi à Saint-Firmin, à la Conciergerie, au Châtelet, à la Salpêtrière, aux Bernardins, à Bicêtre et à la Force.

Le massacre du petit séminaire de Saint-Firmin

Les bâtiments du petit séminaire de Saint-Firmin, devenus aujourd’hui la caserne de gendarmerie de la rue Saint-Victor, avaient reçu quatre-vingt-treize prêtres insermentés dans le courant du mois d’août. La section du Jardin-des-Plantes (dite des Sans-Culottes) présida à leur exécution. Le grotesque Henriot commanda le massacre.

Soixante-dix-neuf prêtres furent frappés, précipités des fenêtres et achevés dans la rue. Une femme, qu’on appelait la Tueuse et dont le véritable nom était Marie-Anne-Gabrielle, femme Vincent, abattit d’un coup de bûche l’ancien curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. « Cet infortuné, dit un témoin, tomba à genoux et, joignant les mains, s’inclina la face contre terre ; un dernier coup l’acheva. »

Le 26 mai 1871, une autre femme se rencontra avec un autre prêtre ; une tueuse de seize ans porta le coup de mort à Mgr Surat, vicaire général de Paris, qui lui disait : « Mademoiselle, n’aurez-vous pas pitié ! »

Les mêmes bourreaux et les mêmes victimes semblent se donner rendez-vous à toutes les étapes de la Révolution.

Le massacre de la Conciergerie

À la Conciergerie, la boucherie commença le 2 septembre, entre quatre et cinq heures du soir. Elle dura jusqu’au lendemain.

Une des premières victimes fut Luce de Montmorin, acquitté par le tribunal du 17 août.

Puis, vinrent sept officiers suisses transférés de l’Abbaye à la Conciergerie.

Enfin des détenus ordinaires, prisonniers obscurs, malfaiteurs vulgaires, condamnés ou simplement prévenus pour crimes ou délits de droit commun. Ils furent confondus avec les prisonniers politiques dans l’égalité du massacre. Peut-être se rencontra-t-il parmi eux quelque bon larron.

La Commune massacre aussi les vagabonds, prostituées et enfants en maison de correction

Les prisons du Châtelet, de la Salpêtrière, du cloître des Bernardins et de Bicêtre ne contenaient que des voleurs, des femmes de mauvaise vie, des aliénés, des pauvres, des vagabonds ; elles n’en furent pas moins déblayées par les travailleurs aux gages de la Commune.

Il entrait dans le plan des meneurs de simuler une insurrection générale attaquant toutes les prisons à la fois. Le massacre était organisé en vue des Suisses, des hommes de cour, des royalistes, des nobles et des prêtres : les malfaiteurs, les fous et les mendiants passèrent par-dessus le marché clans le traité conclu avec la mort.

À Bicêtre se trouvaient des enfants condamnés à quelques années de correction. Plusieurs d’entre eux avaient à peine atteint leur douzième année ! Ceux-là ne furent pas faciles à faire mourir.

Il nous en ont tué trente-trois, les malheureux ! racontait quarante ans plus tard à un historien des prisons de Paris, un vieux gardien du Bicêtre. Les assommeurs nous disaient, et d’ailleurs nous avons pu le voir par nous-mêmes, que ces pauvres enfants étaient bien plus difficiles à assommer que les hommes faits. Vous comprenez, à cet âge, la vie tient bien. Ils nous en ont tué trente-trois ! On en avait fait une montagne, là dans ce coin où l’on démolit, à votre droite. Le lendemain, quand il a fallu les enterrer, c’était un spectacle à fendre l’âme ! Il y eu avait un qui avait l’air de dormir comme un ange du bon Dieu ; mais les autres étaient horriblement mutilés.

La Commune préside le massacre de la prison de la Force

L’action plus ou moins directe, plus ou moins cachée de la Commune se fit sentir dans tous les massacres que nous venons de rappeler. À la Force, elle s’exerça publiquement et comme au grand jour.

Entre cette dernière prison et l’Hôtel-de-Ville, les allées et venues furent continuelles, dans les journées des 2 et 3 septembre. Des délégués de l’horrible cénacle y apparurent revêtus de l’écharpe municipale et vinrent y parler en maîtres. On voit successivement Hébert, Moneuse, Rossignol, Luillier, Chépy occuper le fauteuil du simulacre de tribunal qu’on installa à la Force, comme à l’Abbaye, comme aux Carmes.

Cent soixante-neuf victimes y furent frappées et quelques-unes, M. de Rulhières, Baudin de la Chesnaye, avec d’épouvantables raffinements.

Hébert fit mettre en liberté plusieurs dames de la cour : Mmes de Tourzel, de Mackau, de Navarre, de Sainte-Brisse, etc. Ce Tibère de bas étage aimait encore plus l’argent que le sang ; ses fureurs révolutionnaires s’apaisaient à la vue d’une bourse bien garnie.

Il désirait également, assure-t-on, sauver la princesse de Lamballe. Le duc de Penthièvre, beau-père de la princesse, avait mis cent mille écus à la disposition d’agents secrets dans le but de racheter les jours de sa belle-fille. Mais tous les efforts furent impuissants à préserver cette tête charmante du fer des assassins. Mme de Lamballe avait contre elle son rang, sa beauté, sa vertu et la tendre affection de Marie-Antoinette. C’était plus qu’il n’en fallait pour mourir en septembre 1792 !

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roi

mardi, 13 juillet 2010

Les massacres de septembre (V)

Les Carmes

Le couvent devient une prison pour prêtres

Le couvent des Carmes, qui, au moment de la Révolution de 1789, occupait un vaste enclos limité par les rues de Vaugirard, du Cherche-Midi, du Regard et Cassette, fut déclaré propriété nationale en vertu des lois de confiscation révolutionnaire.

Après le 10 août, on transforma en prison la maison de prières et de bonnes œuvres. Du moins les premières victimes qu’elle reçut furent-elles dignes de succéder aux religieux qui l’avaient habitée pendant près de deux siècles.

Dès le lendemain de la chute du trône, la Commune fit incarcérer tous les prêtres en résidence à Paris qui avaient refusé le serment schismatique imposé à leur conscience par un pouvoir usurpateur. On entassa dans l’église des Carmes tout ce qu’elle pouvait contenir, cent soixante prêtres environ ; le surplus fut enfermé à l’Abbaye, à la Force ou au séminaire Saint-Firmin de la rue Saint-Victor.

Parmi les incarcérés des Carmes, se trouvaient un prélat octogénaire, Mgr Du Lau, archevêque d’Arles, et deux frères du nom de La Rochefoucault, l’évêque de Beauvais et l’évêque de Saintes.

La bande de Maillard arrive

On les entretint d’abord dans la pensée qu’ils allaient être déportés, conformément au décret voté le 28 août, et on leur donna toutes facilités pour se procurer l’argent et les objets nécessaires pour un voyage dont le terme leur était inconnu. Celui qu’ils devaient faire n’avait pas besoin de tant de provisions.

Le 2 septembre, un frisson de terreur, sinistre pressentiment du massacre, passa dans les rangs des prisonniers. Le juge de paix de la section du Luxembourg, Joachim Ceyrat, maratiste d’une férocité bestiale, se présente aux Carmes et fait l’appel des prêtres renfermés dans l’église. Ils descendirent au jardin, où les accueillirent d’atroces vociférations proférées par des gens placés aux fenêtres des cellules du cloître.

Retirés, les uns derrière une palissade de charmille, les autres dans un petit oratoire situé à l’angle de gauche de l’enclos, qui servait habituellement aux Carmes de salle de conférence, ils s’étaient mis en prières, quand tout à coup une porte s’ouvrit avec fracas et laissa passer une horde affreuse d’hommes armés de sabres et de pistolets, qui envahirent le jardin en poussant des cris de mort et en hurlant la Marseillaise. C’était la bande de Maillard, que nous avons vue se diriger vers la rue de Vaugirard, après les premiers massacres de la cour de l’Abbaye.

L’héroïque Mgr du Lau, archevêque d’Arles

La première victime fut un prêtre, l’abbé Giraud, qui récitait son bréviaire auprès du bassin formant le centre du jardin. Il fut tué à coups de sabre. Tous ceux qui, à ses cris, accoururent pour lui porter secours éprouvèrent le même sort.

Puis les assassins se dirigèrent vers l’oratoire en criant : L’archevêque d’Arles ! l’archevêque d’Arles ! Mgr Du Lau s’y trouvait entouré d’environ trente prêtres. Il comprit que l’heure du dernier sacrifice était venue : « Remercions Dieu, dit-il, d’avoir à lui offrir notre sang pour une si belle cause. » Et il pria le plus âgé des prêtres de lui donner l’absolution.

Ses compagnons s’efforcent en vain de le dérober aux poursuites des bourreaux. Les mains croisées sur la poitrine, les yeux levés au ciel, l’homme de Dieu s’avance vers la cohue infernale en répétant cette parole du divin Maître : « Je suis celui que vous cherchez !  » — C’est donc toi, s’écrie un Marseillais, qui es l’archevêque d’Arles ? — Oui, Messieurs, je le suis. — Ah ! scélérat, c’est loi qui as fait verser le sang des patriotes dans la ville d’Arles. — Je n’ai jamais fait de mal à personne. — Eh bien, je vais t’en faire, moi ! réplique l’assassin en lui assénant un coup de sabre sur le front.

Au même instant un second coup de sabre frappé par derrière lui ouvre le crâne. Un troisième lui abat la main droite ; d’autres l’étendent par terre sans connaissance. Une pique lui traverse la poitrine et met fin à son supplice. Cela fait, le Marseillais arrache la croix de l’archevêque et l’agite triomphalement aux yeux des égorgeurs. Ainsi périt le premier des prélats qui devaient tomber dans Paris, victimes de criminelles fureurs.

Sa mort n’apaisa pas la rage de la Révolution, qui, depuis quatre-vingts ans, semble particulièrement altérée du sang des archevêques. Le martyr du jardin des Carmes a inauguré la voie de douleur et de gloire qu’ont suivie à travers les barricades ou derrière le mur de la Roquette Mgr Affre et Mgr Darboy. En expiation des crimes sans cesse renouvelés par la cité révolutionnaire, la justice de Dieu se contentera-t-elle du sang versé par les saints pasteurs ?

Après la mort de Mgr Du Lau, la fureur des brigands se tourne vers ses compagnons. Ceux-ci fuient épouvantés à travers le jardin ; et, bientôt atteints pas les balles, par les coups de sabre et de pique, leurs cadavres jonchent le sol. Un certain nombre s’étaient réfugiés au pied d’une statue de la sainte Vierge, placée dans l’oratoire ; les bourreaux les y pourchassent, et le pavé, ainsi que les bancs circulaires, sont bientôt ensanglantés.

Un “ tribunal ” improvisé pour faire des martyrs

Les ordonnateurs du massacre firent un moment cesser cette boucherie. La soirée s’avançait, et les prêtres échappés aux premières décharges, ceux que renfermait encore la maison, auraient pu se dérober à la faveur de l’ombre. Une battue générale les refoula dans l’église, où venait d’être organisé une sorte de tribunal.

Un commissaire de la section s’était posté, avec un registre d’écrou, dans un corridor du cloître, communiquant au jardin par un escalier. Il lit l’appel nominal des prisonniers. Son rôle se borna à constater l’identité des prêtres, à leur demander s’ils persistaient dans leur refus de serment. Les réponses furent unanimes.

Pas un seul ne faiblit en face de la mort. Tous s’avancèrent au martyre le sourire sur les lèvres et avec un courage résigné qui remplit de stupéfaction le commissaire et les hommes chargés de l’horrible besogne.

Du corridor, les victimes étaient conduites sur le perron du jardin, et, bientôt entraînées au milieu du cercle des bourreaux, elles ne tardaient pas à périr sous les coups de hache et de pique.

Parmi ceux qui succombèrent ainsi, martyrs de leur foi et de leur fidélité à l’Église, on cite

  • le P. Hébert, général des eudistes ;
  • l’abbé de Lubersac,
  • l’abbé Gagnères-Desgranges,
  • l’abbé Menuret,
  • l’abbé Hermès, docteur en théologie ;
  • le frère Ambroise Chevreux, général des bénédictins ;
  • le père Legué, célèbre prédicateur ;
  • l’abbé de Savigny, supérieur de Saint-Sulpice,
  • François et Pierre de la Rochefoucault, évêques de Beauvais et de Saintes.

L’évêque de Saintes, qui avait eu la cuisse cassée d’un coup de feu, gisait couché sur un matelas, dans une chapelle latérale de l’église. Deux des meurtriers durent le transporter sur le perron, où on l’immola auprès du cadavre de son frère. Il fut la dernière victime de la maison des Carmes.

Sur les cent soixante prisonniers qu’elle renfermait,

  • quatorze étaient parvenus à s’évader pardessus les murs des jardins,
  • un certain nombre avaient été soustraits “ à la sévérité du peuple ” pour employer les termes d’un procès-verbal authentique dressé le 18 octobre 1792 ;
  • cent vingt avaient été massacrés en moins de trois heures.

Les travailleurs avaient fait bonne et prompte besogne. Ils méritaient salaire ; on leur abandonna les dépouilles des victimes.

La profanation des corps

Quand ils se furent retirés, une tourbe de patriotes plus hideuse, plus féroce encore s’il est possible, que celle qui venait d’accomplir l’œuvre de sang, des hommes, des femmes, des enfants, sortis de la fange des faubourgs, se ruèrent sur les cadavres, auxquels ils firent subir d’infâmes outrages.

Quelques-uns de ces restes sacrés furent précipités dans un puits dépendant du jardin et situé à quelques pas de l’oratoire.

On entassa les autres sur des charrettes. Des femmes et des enfants y prirent place sur des monceaux de cadavres ; les hommes entourèrent le convoi, et l’horrible cortège hurlant, sanglant et aviné, chantant des refrains patriotiques entremêlés de chansons obscènes, s’achemina vers les carrières du Petit-Mont-rouge, où une large fosse avait été préparée pour recevoir ce qui restait des victimes.

Telles furent les obsèques des martyrs de la maison des Carmes ; elles furent célébrées par une horde de cannibales aux accents d’une liturgie immonde, entonnée par une foule ivre de vin et de sang.

Mais à l’heure même où de pareils outrages étaient prodigués à leurs dépouilles mortelles, les serviteurs de Jésus-Christ entraient dans le séjour de lumière et de gloire et recevaient la couronne d’immortalité.

L’oratoire du jardin des Carmes a été longtemps l’objet de la piété publique sous le nom de chapelle des Martyrs. Jusqu’à ces derniers temps, on pouvait y voir encore les traces du sang qui avait coulé à flots sur les dalles et rejailli jusque sur les murailles. Le puits qui contenait les restes des confesseurs avait été comblé et surmonté d’une croix de bois.

Ces vestiges vénérables ont pour jamais disparu. Une voie nouvelle traverse les lieux que souillèrent tant d’horreurs, et aucun signe matériel ne rappelle aujourd’hui aux regards des passants la mémoire des prêtres massacrés en septembre 1792, pour la cause de Dieu, par les apôtres de la Révolution.

Georges de Cadoudal

Source: Vive Le Roy