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jeudi, 15 juillet 2010

14 juillet : fête nationale ou fête maçonnique?

« Après un oubli de près de 100 ans depuis la prise de la Bastille, le 14 juillet devient fête Nationale en 1880, sous la IIIème République.

... C’est le frère Benjamain Raspail, député de la Seine pour la gauche républicaine (fils aîné de François-Vincent Raspail, candidat malheureux à la présidence de la République en 1848, carbonaro et franc-maçon au sein de la célèbre loge parisienne Les Amis de la Vérité), qui dépose le 21 mai 1880 la loi faisant du 14 juillet la fête nationale. Ce projet de loi, signé par 64 députés, sera adopté par l’Assemblée le 8 juin et par le Sénat le 29 juin. Elle sera promulguée le 6 juillet 1880. 

Mais qu’est-ce qu’on commémore exactement? Cette loi a eu bien du mal à passer car nombre de députés ne souhaitaient pas commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, épisode historique jugé trop violent. Le frère Raspail propose donc de commémorer… le 14 juillet 1790, jour de la Fête de la Fédération, 1er anniversaire de la prise de la Bastille. »

 

Source : http://www.contre-info.com/14-juillet-fete-nationale-ou-fete-maconnique

Publié sur le blog du Christ-Roi

mardi, 13 juillet 2010

14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

J'aurais tout aussi bien pu titré cet article "le coup d'Etat impérialiste", ou "le 14 juillet 1789, un modèle de coup d'Etat", la naissance de la société de l'Argent-Roi à la place de la société du Christ-Roi, Christ désormais déclaré hors la loi... Exactement comme si la france n'avait jamais été chrétienne...

L
a dite "révolte du peuple" en ce 14 juillet 1789 n'a rien d'une génération spontanée. Tout a été calculé, prémédité, réflechi et mis en oeuvre avec une minutie diabolique. Je tire les quelques considérations qui suivent notamment des ouvrages de Pierre Dominique, Pierre Gaxotte, René Sédillot, Jean Sévillia et Edmund Burke. 

"Le début de la Révolution française est caractérisé par le débauchage des troupes. Gardes françaises d'abord, puis régiments de ligne français, puis régiments étrangers. … Les financiers Laborde, Dufresnoy, d'autres, qui ont pris position à la hausse et pour qui Necker c'est la hausse, paient d'honnêtes contributions; on a de quoi acheter qui l'on veut." (Pierre Dominique, Le Quatorze juillet, Lardanchet, Macon 1950., p. 62).


Alfred Fierro et Jean Tulard évoquent eux aussi le travail de sape et de corruption franc-maçonnique dans l'armée :
"L'idéologie égalitaire de la franc-maçonnerie contribua largement à la désagrégation de la discipline dans l'armée, où les loges étaient particulièrement nombreuses" (Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p.831). Nous voyons bien au fur et à mesure que l'on prend connaissance de l'histoire réelle, des faits soigneusement cachés, falsifiés, occultés par l'histoire officielle, encore de nos jours dans certains milieux dits "nationalistes" - qui se refusent toujours à faire le procès en règle de la dite "Révolution française" -, se révèlent à nous dans toute leur horreur. Reynald Secher parle de double assassinat : génocide des vendéens (1793-1794), doublé d'un génocide de la mémoire, "mémoricide"... Y compris dans nos milieux : nous sommes poignardés "dans nos milieux" comme dit Bernard Lugan.

Alfred Fierro et Jean Tulard épinglent donc l'égalitarisme (idéologie maçonnique), comme à l'origine de la
"désagrégation de la discipline dans l'armée".
Pour une illustration de ce phénomène, se reporter au remarquable article rédigé par Tancrède Josseran "Et la Royale fut détruite!" in Le Livre noir de la Révolution française (Cerf, Paris 2008) : 

 

"La Révolution est considérée outre-manche comme le meilleur moyen d'abattre définitivement les prétentions maritimes de la monarchie française" (p. 283.)... Désorganisée, découragée, désarticulée, en proie à la subversion, la Marine devait à partir de février 1793 faire face une nouvelle fois à la Royal Navy. ... Au moment où la France entame la phase décisive de ce que l'on pourrait appeler la 'seconde guerre de Cent Ans', la Révolution a brisé le seul instrument qui aurait pu permettre de frapper au cœur l'âme des coalitions antifrançaises..." (p. 291)

"Ce que la France perd, l'Angleterre le gagne. Plus encore sur le plan commercial que sur tout autre plan, elle est la grande bénéficiaire de la Révolution et de ses suites. Elle est sans doute consciente, dès le début du grand bouleversement, de la chance qui s'offre à elle : comme elle a une revanche à prendre sur la monarchie française qui a aidé l'Amérique à se libérer, elle n'est pas fâchée de voir le roi contesté et diminué.
... 'Voici, dit Fox après la prise de la Bastille, l'évènement le plus important de l'histoire du monde et le plus heureux'. La "cavalerie de Saint-Georges" ne manque pas l'occasion de financer discrètement les révolutionnaires les plus corruptibles..." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 220).

 

"Ainsi, dans tous les domaines du commerce, sur terre comme sur mer, la Révolution et l'Empire consacrent le triomphe britannique et l'éclipse de la France. (p. 222) Le commerce français ne retrouvera son niveau d'activité de 1789 qu'après 1825... Encore la part de la France dans le commerce mondial sera-t-elle alors loin de rejoindre le pourcentage atteint avant la révolution... Ce pourcentage-là ne sera jamais retrouvé. En chiffres absolus, trente-cinq années ont été perdues. En chiffres relatifs, à l'échelle du monde, le recul est sans appel." (R. Sédillot, ibid., p. 222)

   

Pierre Dominique nomme l'évènement. "Un coup d'Etat est chose sérieuse. La Cour va s'en apercevoir.
... Et d'ailleurs, l'adversaire sait tout. Montgaillard, historien royaliste, dit que les mémoires de Foulon furent lus devant Narbonne, qui avertit sa maîtresse, Mme de Staël, laquelle en informa Necker ou Mirabeau. Peu importe le canal par où se font les fuites; l'autre camp voit clair dans le jeu du Roi" (p. 75)  

... Le moteur responsable, cherchons-le sous les couleurs d'Orléans. Nommons-le, car il a une figure humaine. Tendons la main dans l'ombre, nous y saisirons celle de Laclos qui n'est pas que le romancier des Liaisons dangereuses mais l'âme damnée du duc et l'un des plus profonds politiques du siècle finissant." (p. 143) Le duc d'Orléans a pour lui sa fortune. C'est le plus riche seigneur du royaume. … En ce début de la Révolution, il paie à bureaux ouverts les journalistes, brochuriers, libellistes de tout Paris et de tout Versailles, les crieurs, parleurs, aboyeurs qui remplissent les cafés, les coupe-jarrets dont il a des dizaines à sa solde et qui se chargeront de recruter en payant à boire et, le moment venu, d'encadrer les braillards dans la rue." (p. 29-30).
... Son chef d'état-major et le chef véritable d'un mouvement dont on observe les effets sans pouvoir toujours en découvrir la source, … Choderlos de Laclos'un homme noir', note Michelet. 'Le profond Laclos', dit-il encore. … Franc-maçon, membre de trois clubs, quand il n'est pas au Palais royal, on le trouve à Montrouge chez le duc de Biron. … Il faut voir en lui l'agitateur, le tacticien des mouvements de rue, celui qui tient la main du prince et la fait mouvoir, et, comme dit le comte de la Marck, 'l'âme du parti d'Orléans'. (p. 31)

 

... L'un des bons instruments du duc d'Orléans et de son chef d'Etat-major, le meilleur peut-être, est la franc-maçonnerie dont le duc est, depuis 1772, le grand-maître. (p .33). Les frères se tiennent, marchent en ordre, murmurent leurs mots de passe, suivent aveuglément leurs chefs. Le pouvoir ne peut rien contre cette organisation souterraine. Le peut d'autant moins qu'elle pénètre la Cour, qu'elle est maîtresse à Versailles comme à Paris. … Bien entendu les maçons ont joué un grand rôle dans la confection des 'Cahiers' et beaucoup d'entre eux ont été élus aux Etats. Les trois quarts des députés du Tiers, au total près de la moitié des députés sont maçons [une extrême minorité sur-représentée, de gens échangeant entre eux le serment d'entre-aide et de secret maçonnique, "un hasard"...]. (p. 34)

Pierre Gaxotte nous donne quelques indications permettant d'expliquer ce "hasard".

"Le parti 'libéral' avait déjà ses comités locaux
: loges, académies, chambres de lecture, sociétés philosophiques et patriotiques tenues en haleine depuis le début de 1788, exercées au maniement de l'opinion et à l'agitation des places publiques par un an de cris et de discours et de manifestations. Merveilleux instruments de propagande et de combat, toutes ces organisations étaient déjà  reliées par une correspondance incessante, un échange régulier de nouvelles et de brochures. Il suffisait de peu de chose pour les fédérer complètement et emprisonner la France électorale dans les mailles de leur réseau" (
Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 99-100).

"Les cahiers de campagne ne sont presque jamais des cahiers de paysans. Presque partout ils ont été proposés, rédigés ou copiés par des hommes de loi. Ils reproduisirent les modèles non seulement dans leur esprit, mais dans leur style – qui les trahit." (ibid., p. 103).


"Le coup d'Etat date du 11" (P. Dominique, ibid., p. 113). Je passe sur les détails et les évènements relatés par Pierre Dominique à compter du 11.
Mais je donne quelques éléments éclairants fournis par Pierre Gaxotte.

 

"Le 12, à midi, Paris n'est plus qu'une immense confusion. Dans un remous de hurlements, de tocsins et de fausses nouvelles, tourbillonne une foule affolée. … Là on pille, on assassine, on s'enivre. Les dragons du prince de Lambesc, rangés sur la place Louis XV, à l'entrée des Tuileries, sont bombardés de briques, de pierres, de tessons de bouteilles. Le prince dégage sa troupe en quelques galops et, conformément aux instructions, rompt le contact pour se retirer sur la rive gauche" (P. Gaxotte, ibid., p. 111).

 

La nuit du 12 au 13 et la journée du 13 sont sinistres. On dirait que l'on assiste à la décomposition totale de la société. Les bourgeois se barricadent dans leurs maisons. La rue est livrée à la plus vile populace et à la plus effrayante. … [L]es brigands qui viennent de mettre à sac l'hôtel de la police, s'arment aussi et plus vite. . … Les bandes se portent partout où il y a des fusils et des piques. Le matin du 14, elles se jettent sur les Invalides, sans que Bésenval qui a trois régiments suisses et huit cents cavaliers à l'Ecole militaire fasse le moindre mouvement (!)… Une heure après, elles refluent sur la Bastille… Le gouverneur, M. de Launay, avec sa petite garnison de Suisses... aurait pu sans peine se défendre, mais sa philosophie y répugnait. Il parlemente, retire les canons... et invite à sa table deux délégués des assiégeants... Finalement, deux hommes armés de haches, le charron Tournay et l'épicier Pannetier en grimpant sur le toit d'une échoppe parviennent à briser les chaînes d'un pont-levis qui s'abat avec fracas. La garnison instinctivement riposte, puis ne se sentant pas commandée, elle contraint Launay à capituler contre la promesse qu'il ne serait fait de mal à personne... En dépit de quoi Launay est massacré, et son corps traîné au ruisseau, ... Le prévot des marchands Flesselles est massacré, dépecé... Leurs têtes mises au bout d'une pique promenées jusqu'à la nuit. (p. 111).  

Le 14. "La foule se jette sur la forteresse. Qui l'y pousse?
Elle y court semble-t-il de son propre mouvement, comme elle a couru aux Invalides et à l'Arsenal.


Là-dessous, trois réalités: la personnalité et les ambitions du duc, le flot d'or qui coule de ses caisses, la propagande qu'il paie. Les contemporains ne s'y sont pas mépris. 'Le duc d'Orléans, dira Mme Roland, avait sa part dans toutes les agitations populaires'. Et Malouet : 'Le 14 juillet, les agents du duc d'Orléans furent les plus remarqués par la foule'. Malouet va plus loin et lui, à qui Montmorin communiquait tous les rapports de police, parlant de l'affaire Réveillon, de l'incendie des barrières à Paris et de celui des châteaux en province, déclare que ce sont là des opérations payées et payées par le duc. 'Il y concourait, dit-il, pour son compte, et les Jacobins pour le leur.'

 

Ainsi le duc a monté l'affaire Réveillon, l'incendie des barrières et celui des châteaux, et l'on voudrait qu'il n'ait pas monté et payé le soulèvement du 12 et du 13 et les deux grandes opérations du 14 aux Invalides et à la Bastille!

 

… Le marquis de la Salle, membre du Comité de permanence, et, un instant, chef de la milice bourgeoise, devait avouer qu'un plan d'attaque de la Bastille lui avait été présenté le 13 juillet (signe que l'idée avait déjà été mise en circulation...) (p. 140-141).

 

René Sédillot résume le tout : "Le 14 juillet 1789, en trois quarts d'heure, la Bastille est prise par une bande d'émeutiers,… commandités par Philippe d'Orléans, grand maître des Loges du Grand Orient (http://www.godf.org/) ... ils sont partis du Palais Royal, où réside le duc. Ils ont pris des armes aux Invalides. Ils massacrent le gouverneur et la garnison qui ne résistaient pas…" (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 78).

 

Une Famine "organisée"

 

"Au cours des quatre mois qui précèdent la prise de la Bastille, il éclata plus de trois cents émeutes en France. Le mouvement était réglé par un plan qui n'était point secret le moins du monde. En 1788, à Genève, avait paru sous l'anonymat un curieux ouvrage : le Code National. (M. Gustave Bord, dans la Conspiration révolutionnaire l'a signalé). L'auteur qui restait monarchiste et entendait séparer le Roi des privilégiés, soulignait que seule l'armée pourrait défendre l'Ancien Régime, qu'il fallait donc la travailler, la corrompre, l'amener au peuple soulevé lui-même par une disette organisée. La tactique consistait… à multiplier les troubles locaux qui retiendraient sur tous les points du territoire les forces militaires et, en même temps, exciteraient les esprits. Au bout de quelque temps de ce chauffage, le grand coup pourrait être porté à Paris." (p. 39-40)

…Il (le duc d'Orléans) sait agir sur le peuple autrement qu'en le payant; il lui retire son pain, le lui redonne. Comment? En pratiquant l'agio sur les blés… Malouet confirme : 'Les agents du duc d'Orléans faisaient aussi sur cet objet (les blés), leurs spéculations; ils faisaient vendre et acheter en divers lieux suivant qu'ils avaient besoin de la faveur ou des fureurs de la populace.' On l'accusa même d'avoir fait courir de fausses circulaires, signées Necker, arrêtant les approvisionnements sur Paris du 20 avril au 15 mai, au moment où se réunissaient les Etats généraux" (p. 29-30).

 

"Dès 88, les Maçons, avec toujours en bouche les grands thèmes d'ordre et de centralisation, sont la colonne vertébral du parti national, de ce parti dont Lafayette est le dieu, qui vit des idées politiques anglaises et américaines après avoir sucé le lait de l'Encyclopédie.

 

"Ainsi la Maçonnerie mène tout et voici, même du point de vue des révolutionnaires le mauvais côté de la chose: comme la Maçonnerie nous vient d'Angleterre, et que les loges françaises sont restées en relations étroites avec les loges-mères de l'autre côté de l'eau, que, notamment, les loges de rite écossais, … se rallient de plus en plus à la Grande Loge de Londres, une sourde influence anglaise, une obscure pesée s'exercent sur nous, qui s'ajoutent à l'anglomanie régnante depuis cinquante à soixante ans. L'opposition secrète de la Maçonnerie à la monarchie traditionnelle se trouve ainsi secrètement manœuvrée par l'Angleterre, alors que l'Angleterre, battue dans une guerre précédente, a sa revanche à prendre sur terre et sur mer. Grave sujet de méditation pour un patriote, mais les patriotes de l'époque ignorent tout cela: ils marchent la tête dans les nuées. … Les Parisiens, … n'imaginaient pas une seconde qu'ils puissent être manœuvrés" (p. 35-36) [Certains feraient bien d'y songer lorsqu'ils s'en remettent sans réfléchir à tel ou tel mouvement forcément "révolutionnaire"...].

"Il n'y a peut-être que la joie du libéral qui croit voir se faire une révolution à l'anglaise. Mais Mercy, lui, cherchant la main qui a déclenché le mouvement, note les 'manœuvres secrètes de la Cour de Grande-Bretagne'. Plus tard, beaucoup plus tard, Louis XVIII pourra écrire à Saint-Priest : 'Je crois que le ministère britannique a fomenté et peut-être payé les commencements de la Révolution'". (p. 216)

"...La vraie révolution française, celle qui va marquer tout le siècle, se situe sur le plan financier: à la primauté du sang, qui caractérisait théoriquement l'Ancien Régime, succède la primauté de l'argent. A la noblesse, qui détenait en principe les privilèges succède la bourgeoisie. Aux nobles succèdent les notables.
Marat
lui-même s'interroge: "Qu'allons-nous gagner à détruire l'aristocratie des nobles, si elle est remplacée par l'aristocratie des riches?"

Il ne s'agit pas d'un avènement du capitalisme: celui-ci coexistait avec l'ancienne société, dans le cadre d'une économie de marché. Mais les capitalistes n'avaient pas le premier rang. Même un Samuel Bernard, même un John Law ne pouvaient prétendre aux honneurs que dans la mesure où ils se pliaient aux règles établies, en s'anoblissant et en entrant dans le système. Le roi, de toute façon, était au-dessus de la mêlée. Il s'agit d'une explosion du capitalisme. Du second rôle, il passe au premier. Aucune autorité, désormais, ne sera en mesure de lui servir de contrepoids. Les droits de la naissance ne pourront rien contre ceux de la finance. … "Avant la révolution, les banquiers privés étaient nombreux, parfois influents, mais sauf Necker en 1789, ils ne tenaient jamais le haut du pavé" (p. 242-243).

"Les industriels et les financiers 'ne regardent pas si les âmes se perdent, mais si les affaires se font' (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873, p. 83. La sur-excitation et la concurrence forcée accroissent en même temps la somme de travail et celle de la misère. Ibid.) L'argent est désormais une valeur suprême. Ou la naissance de l'Argent-Roi à la place du Christ-Roi.

 (Pour comparaison, lire l'article où Jack Lang accuse le gouvernement Sarkozyste de faire revenir la France à la "société d'argent de l'Ancien régime"...)

Edmund Burke, le célèbre auteur britannique "libéral" que la propagande révolutionnaire s'empressa de transformer en abominable "contre-révolutionnaire", selon un principe qu'il décrivit lui-même et déjà connu de son vivant : "un système de monopole littéraire d'une activité inlassable pour noircir et discréditer par tous les moyens tous ceux qui ne font pas partie de leur faction", (p. 142 -) l'écrit dès 1790 :

"Ceux qui ont ordonné et exécuté la scène du 14 juillet sont capables de tout.

... Leurs moyens ont été [déjà...] les incendies, les assassinats, les vols, et les pillages des maisons, les suppositions de fausses nouvelles [la "grande peur"...], l'emploi d'ordres de l'autorité légitime contrefaits, et d'autres crimes, objets de la sévérité des tribunaux ordinaires. L'esprit de leur gouvernement est bien d'accord avec ces
moyens employés pour s'en emparer. Ils se conduisent comme des voleurs qui pillent la maison qu'ils ont forcée, et non pas comme des conquérants qui ont soumis une nation.

... Tout était calcul ; tout était institution. On n'a négligé aucun des moyens mécaniques propres à soutenir cet incroyable
système de perversité et de vices.

... L'école de meurtres et de barbarie établie à Paris, ayant détruit autant qu'il lui a été possible les principes et les moeurs sur lesquels reposait la civilisation de l'Europe, ne tardera pas à détruire la civilisation de l'Europe, ne tardera pas à détruire aussi ces lois des nations [prophétique... cela est écrit en 1790...], qui ont adouci la pratique de la guerre, et qui plus que toute autre institution honorent les siècles du christianisme.

... Leur culture a pour règle de greffer les vertus sur les vices [inversion oratoire et subversion du langage...]. Tout ce qui ne viole pas les vertus privées leur paraît indigne du nom de 'vertus publiques'. Toutes leurs institutions nouvelles, et avec eux tout est nouveau, attaquent la racine de notre nature et de la sociabilité.

... La France entière, au commencement de l'année 1789, était d'une opinion différente. Dans tous les districts du royaume, les instructions données aux députés aux états généraux étaient pleines de projets de réforme du gouvernement, mais on n'y trouve même pas l'apparence d'une idée tendant à sa destruction. Eût-elle été seulement suggérée qu'elle aurait été, je pense, repoussée d'une seule voix, avec horreur et mépris" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 161; 350; 359; 373; 557; 558).

Terminons avec ce que dit Le Livre noir de la Révolution française du "14 juillet".

"Tandis que le conspirateur [le duc d'Orléans] se voyait cantonné au rôle de pourvoyeur de fonds, le déroulement des émeutes de juillet 1789 rend saisissante la présence continuelle de membres des loges à tous les échelons de l'action, et dans toutes les initiatives importantes : les noms que l'on connaît des chefs ou meneurs (tel Moreton de Chabrillant, vénérable de la Parfaite Union, à la tête de gardes-françaises rebelles, surtout Santerre, du Contrat Social, et Palloy, 'souverain prince des Amis de la Jeunesse et de l'Humanité', Coconnier, membre de la loge Saint-Julien de la Tranquilité), des délégués du Comité permanent de la commune qui constituèrent les ambassades auprès de Launay (Chaton, de la loge de l'Union des bons français, Thuriot de la Rozières, des Amis réunis, l'abbé Fauchet, des Neuf Soeurs, et Milly et Poupard de Beaubourg, des Amis réunis...), des chefs de la milice bourgeoise, dont
La Fayette, à partir du 15 juillet, est le plus illustre, tous ces noms confrontés aux listes des loges conservées au Fonds maçonnique de la Bibliothèque nationale de France, révèlent une étrange similitude.

Bertrand de Molleville put ainsi affirmer : 'C'est dans une séance de la loge des Amis réunis que fut décidée la prise de la Bastille' (B.de Molleville, Histoire de la Révolution de France, t. I, p. 27.). Cette préparation systématique est confirmée par l'innocent Dusaulx, qui confesse : 'Le gros du peuple ne se doutait pas que l'on allait marcher sur la forteresse, mais il est certain que la prise de la Bastille avait été projetée' (Jean Joseph Dusaulx, De l'insurrection parisienne et de la prise de la Bastille, p. 24, in Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008, p. 41-42).

S'agissant du financement de "la révolution" : "Rivarol accuse ... les banquiers Laborde de Méréville, Boscary et Dufresnoy, entre autres, d'avoir 'soudoyé' l'émeute. Delessert fournit un témoignage en ce sens (Jacques Godechot, La Prise de la Bastille, p. 249, in Le Livre noir, ibid., p. 43).

Conclusion


- La révolte spontanée du peuple français le 14 juillet, la révolution dite "française" est une légende.

- La "Révolution française" est un coup d'Etat soutenu par les clubs maçonniques (les Jacobins), et financé par les banquiers (Laborde de Méréville, Boscary, Dufresnoy entre autres...), par le parti duc d'Orléans, grand maître du Grand orient, et par l'Angleterre (la Cavalerie Saint-Georges)...  dont la culture consiste à tout changer, détruire toutes les gloires nationales (monarchie, religion)  pour créer un ordre entièrement "nouveau" avec un français nouveau, le "citoyen". 
Au final : l'Angleterre gagnante. "Un recul sans appel". Dans ces conditions, parler aujourd'hui encore de "révolte du peuple" est une vaste plaisanterie que toutes les données de l'histoire contredisent.
Pensant être des 'patriotes', les émeutiers sincères (ne parlons pas des émeutiers payés...) ne savaient pas qu'ils étaient manœuvrés par la franc-maçonnerie (Grand Orient de France du duc d'Orléans et franc-maçonnerie anglaise).

- L'erreur politique (ou la sainteté) de Louis XVI ? Celle d'avoir donné des ordres de ne pas tirer sur "le peuple"… La république ne s'embarrassera pas de ce genre de précautions en temps voulu… Exemples : elle envoya Bonaparte donner du canon contre le peuple royaliste de Paris coupable en 1797 d'avoir mal voté... En 1908, le royaliste Charles Maurras prit "violemment Clemenceau à partie pour avoir fait tirer sur les ouvriers de Draveil en grève" (
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p 154).

- "Le 14 juillet, contrairement à la légende..., la Bastille n'est pas prise par une foule spontanément mobilisée. L'opération est menée par une bande d'agitateurs à la recherche de fusils et de munitions, entrés par la porte que leur a ouverte le gouverneur Launay. En guise de remerciement, celui-ci est assassiné. De la vielle forteresse – que l'administration royale voulait déjà démolir - sont extraits en fait de victimes de l'absolutisme, sept prisonniers : quatre faussaires, un libertin et deux fous. La légende a fait de cette péripétie un haut fait d'armes." (
Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 179-180).

- "Si quelques masses révolutionnaires, comme les 'sans-culottes' de Paris, ont souvent soutenus les mouvements initiés, la majorité de la population, elle, n'a pas participé aux évènements : laissée dans l'ignorance, elle n'était pas consultée" (
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 131).


Quid alors de la dite révolution 'libérale' libérant la France de l'oppression et de la "Tyrannie" ?  "Les identités provinciales sont combattues, les identités sociales sont niées (il n'y a plus de rangs, plus de prêtres, plus de nobles). Quant à la 'liberté d'expression', elle est étouffée au nom de la 'patrie en danger'" (déjà…)
  [Mythes et polémiques de l'histoire sur cette "fantastique libération" (p. 133-134)]

                                                      ***

Sources :

 

* Pierre Dominique, Le Quatorze juillet, Lardanchet, Macon 1950.

* René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987

* Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988

* Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003

* Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004

* Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008.
* Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008
                                                       ***

Source: Christ Roi

dimanche, 11 juillet 2010

Nicolas Ier : l'empereur qui liquida le complot franc-maçonnique

Contrairement à Louis XVI, et ayant l'exemple antérieur de la France... le tsar Nicolas Ier (1825-1855) sut liquider la conspiration maçonnique décabriste à l'oeuvre en Russie pour y renverser le tsarisme, eny faisant exécuter les meneurs, et en mettant la Secte hors-la-loi (Source : Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le livre de poche, article « Russie, XIXe siècle », p. 774.)

La fiche wikipedia précise (encore pour le moment...), je cite : "l'idée de venger un jour les décembristes fit son chemin depuis 1830. Elle anima entre autres l'anarchiste Bakounine. Elle inspira diverses tentatives au XIXe siècle et ne disparut qu'après la [Ndlr. soit-disant] "révolution russe" de 1917.

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Pour les historiens, l’empereur Nicolas Ier de Russie a été et reste un personnage contesté et contradictoire... Son règne a vu la centralisation de l’appareil bureaucratique en même temps que la création du premier Code des lois de l’Empire Russe. C’est sous son règne également que le pays a été doté de ses premiers chemins de fer. Le souverain est resté dans la mémoire collective pour l’exécution des décabristes [Ndlr. francs-maçons], l’écrasement de l’insurrection en Pologne et de la révolution en Hongrie. C’est lui également qui a signé la paix d’Adrianople accordant à la Russie la côte orientale de la Mer Noire. Toutes ces facettes de son règne ont été examinées à la conférence de presse intitulée « Nicolas Ier, chevalier de l’autocratie et « gendarme de l’Europe ». La conférence de presse s’est déroulée à RIA Novosti dans le cadre du projet « Danger : histoire! »

Tsar-législateur

Irina Rouzhitskaïa, docteur en histoire et chargée de recherches à l’Institut de l’histoire de la Russie auprès de l’Académie des Sciences de Russie, a fait remarquer que « les historiens russes n’avaient commencé à évoquer les aspects positifs du règne de Nicolas I que ces 10 ou 15 dernières années, alors que son règne tout entier a été un chaînon de la progression de la Russie. Son époque a été celle de la création de conditions préalables aux grandes réformes ultérieures».

Un des plus grands mérites de Nicolas Ier, selon Irina Rouzhitskaïa, est son « travail titanesque de codification des lois ». « Il a surmonté le chaos législatif en composant pour la première fois un Code des lois de l’Empire Russe ce qui peut même être qualifié de révolution juridique », estime l’historienne qui formule son point de vue comme ceci : « Si Alexandre II est un Tsar-libérateur, Nicolas Ier est un Tsar-législateur ».

Guennadi Sanine, docteur d’Etat en histoire et chargé de recherches à l’Institut de l’histoire de la Russie auprès de l’Académie des Sciences de Russie, ajoute que « les lois ne restaient pas sur le papier, l’Empereur savait les faire appliquer ». Irina Rouzhitskaïa a rappelé, à son tour, que « sous Nicolas Ier, les lois sur les sociétés anonymes [avaient] été adoptées pour la première fois en Europe et les lois sur le travail et la protection de l’environnement, pour la première fois en Russie ».

Pour le bien-être général

Irina Rouzhitskaïa reconnaît que « Nicolas Ier est loin d’avoir réalisé tout ses plans ». Mais elle souligne en même temps : « C’est sous son règne et sous sa direction que le concept de l’abolition du servage a été formulé et adopté. Par ailleurs, 1890 lois ont été signées qui facilitait la condition paysanne ».

Selon la thèse de Guennadi Sanine, « Nicolas Ier cherchait, dans ses activités, à mettre en pratique la théorie de l’Etat de bien-être général : chaque état contribue au bien-être du pays et ce dernier crée les conditions nécessaires au travail par le truchement des lois bien conçues ». « Nicolas Ier se positionnait comme continuateur de la politique de Pierre le Grand, son modèle, et il ne reconnaissait aucun autre système politique pour la Russie que l’autocratie. Il cherchait néanmoins à mettre son règne au service de l’Etat et de la société, comme il l’entendait », a ajouté l’historien.

Irina Rouzhitskaïa a mentionné les premiers chemins de fer construits sous Nicolas Ier en ajoutant : « C’était l’Etat qui finançait leur construction, d’où la lenteur des travaux ». « Quant à la phrase célèbre du poète russe Nikolaï Nekrassov évoquant les « os russes » jonchant les bas-côtés le long du chemin de fer (de Moscou à Saint-Pétersbourg), il s’agit là d’une exagération. De nombreux serfs demandaient d’être envoyés construire ce chemin de fer, ils étaient rémunérés », a expliqué Irina Rouzhitskaïa.

Guennadi Sanine a fait tomber un autre mythe: « C’est complètement à tort que le règne de Nicolas Ier est considéré comme une sorte de stagnation. Le pays était en plein essor économique ».

La défaite l’a tué

Il était impossible de passer sous silence les décabristes, la politique extérieure de Nicolas Ier et la guerre de Crimée.

Guennadi Sanine estime que « les représailles à l’égard des décabristes s’inscrivent dans les traditions de la Sainte-Alliance créée en Europe après la défaite de Napoléon Ier : toutes les révolutions devaient être étouffées dans l’œuf ». Irina Rouzhitskaïa rétorque : « Ce n’étaient pas des représailles, mais un châtiment. Les décabristes étaient des criminels politiques, ils voulaient renverser le gouvernement et assassiner le monarque. Ils ont été punis dans le cadre de la loi, sans aucun arbitraire ».

« En envoyant son armée à l’aide de l’Empereur d’Autriche pour écraser l’insurrection en Hongrie, il ne se positionnait pas en gendarme de l’Europe. Il n’a fait qu’obéir à son devoir d’allié », a poursuivi Irina Rouzhitskaïa. Guennadi Sanine a développé: « L’Autriche s’est montré ensuite particulièrement ingrate et Nicolas Ier a reconnu plus tard qu’il avait commis une erreur en laissant son armée sauver, de fait, l’Autriche ».

Guennadi Sanine est passé ensuite à la Guerre de Crimée. « Tout récemment encore, cette guerre était considérée comme injuste de la part de tous les participants. L’Angleterre et la France avaient joué un rôle expansionniste en Crimée et la Russie dans la Péninsule Balkanique. Toutefois, une nouvelle vision des choses a apparu selon laquelle Nicolas Ier aurait cherché à assurer la sécurité de ses frontières méridionales ce qui était nécessaire. Il n’aurait jamais songé à envahir Constantinople et les Détroits, il aurait seulement voulu les contrôler. Les autres pays européens ne pouvaient pas le lui permettre, car ils redoutaient le renforcement de la Russie ».

« La Russie a perdu la Guerre de Crimée et Nicolas Ier n’a pas survécut à la défaite », a fait remarqué Irina Rouzhitskaïa en concluant : « Les rumeurs de suicide sont toutefois infondées, il était profondément religieux et ne se le serait jamais permis. D’autre part, sa prétendue santé de fer était un mythe, il était sujet à toutes sortes de maladie et il est mort de pneumonie ».

 

Source : http://fr.rian.ru/discussion/20100709/187038614.html

Publié sur le blog du Christ-Roi

vendredi, 02 juillet 2010

Les massacres de septembre (I)

Fin Août 1792, l’Assemblée législative souhaite dissoudre la Commune de Paris tant ses excès l’exaspèrent. C’est compter sans les F Danton et Marat qui en ont besoin comme instrument de terreur pour poursuivre la Révolution. Ainsi Danton lui obtient-il encore plus de pouvoir grâce à un argument promis à un bel avenir : « la Patrie est en danger. » Alors le cauchemar se réalise : on abolit toutes les libertés, on encourage la délation, on arrête les suspects ; puis dans d’effroyables conditions, on massacre les prisonniers : des prêtres surtout, des gentilshommes, des soldats, de simples suspects de sympathies royalistes, mais aussi des enfants en rééducation, des mendiants et même des prostituées.

Les suites du dix août

La journée du 10 août ne renversa pas seulement la royauté, elle porta un coup mortel à l’Assemblée législative ; elle dispersa, en un seul jour, les forces sociales rassemblées pendant des siècles ; elle ne laissa debout qu’un pouvoir : la Commune.

Alors s’organisa le plus effroyable despotisme.

La démagogie, une démagogie sans précédents dans l’histoire, étendit sur Paris son sceptre de fer. Le règne de l’Épouvante s’inaugura. La France tout entière se mit à frissonner à la vue du Géryon révolutionnaire qui dressait ses trois têtes monstrueuses : Marat, Robespierre et Danton.

La Commune organise la Terreur

Ayant à sa disposition l’armée, la police et les clubs, la Commune se sentit maîtresse de la situation et comprit qu’elle pouvait tout oser.

  • Elle commence par organiser tout une armée d’espions et de délateurs ; puis,
  • elle décrète l’arrestation des suspects, des publicistes royalistes ;
  • elle rend les femmes et les enfants responsables des actes de leurs époux et de leurs frères.
  • Elle frappe d’incapacité civique les signataires des protestations contre le 20 juin, contre le camp des vingt mille.
  • Elle supprime le droit de pétition, la liberté de la défense, la liberté de la presse, la liberté de conscience.
  • Elle viole le secret des lettres ; fait fermer les barrières, suspendre les passeports.
  • Elle abolit les qualifications de monsieur, de madame, pour y substituer celles de citoyen et de citoyenne.
  • Elle abat les statues de Louis XIV, de Henri IV ; brise les bustes de Necker, de la Fayette, de Bailly ; ordonne la démolition des portes Saint-Denis et Saint-Martin (ces dernières furent heureusement préservées grâce à l’intervention du littérateurs Dussault) ; sous prétexte de faire disparaître tous les signes de féodalité, elle mutile les monuments publics, les livres, les manuscrits précieux ;
  • elle gaspille les richesses artistiques.

L’Assemblée “ arme ” la Commune

Pendant ce temps, que faisait l’Assemblée ?

  • Elle élaborait une loi de police générale, dont le but était de transférer la police politique aux municipalités révolutionnaires, et qui allait devenir un puissant moyen de terreur entre les mains de la Commune.
  • Elle décrétait la formation d’une cour martiale pour juger les auteurs « des crimes du 10 août », c’est-à-dire les soldats qui, en défendant la royauté contre l’émeute, n’avaient fait qu’obéir à la voix du devoir et de l’honneur.

La Commune obtient l’instauration d’un tribunal révolutionnaire

Mais cette cour martiale, limitée aux faits militaires, ne pouvait convenir aux dictateurs de l’Hôtel-de-Ville. Il leur fallait un tribunal extraordinaire revêtu de pouvoirs généraux, illimités, instrument docile de leurs fureurs et de leurs vengeances, une véritable chambre ardente, un tribunal d’assassins.

Pour l’obtenir, la Commune emploie contre l’Assemblée les moyens d’intimidation révolutionnaire qui lui avaient déjà si bien réussi au 10 août ; elle pousse si loin l’insolence de la menace qu’elle arrive à soulever l’indignation des montagnards et des jacobins les plus effrontés, tels que Choudieu et Thuriot.

Cependant la Commune l’emporte et le tribunal du 17 août est institué. Tous ses membres, juges, accusateurs publics, directeurs du jury, greffiers, étaient électifs et devaient décider en dernier ressort.

  • Plus de recours en cassation,
  • plus d’interrogatoire préalable,
  • plus de délai entre l’arrêt de mort et l’exécution ;
  • toutes ces formalités, suprêmes garanties des accusés, consacrées par les législations criminelles de tous les peuples civilisés, sont mises à néant comme de funestes entraves à la célérité de la justice nationale.

Le Tribunal révolutionnaire commence son œuvre de mort

Aussitôt installé, le nouveau tribunal fonctionne. La guillotine est dressée en permanence sur la place du Carrousel.

Le 21 août, à dix heures du soir, elle fait tomber, à la lueur des flambeaux, la tête d’un pauvre maître d’écriture, Collenot d’Anglemont, accusé d’embauchage pour le compte de la Cour.

Le 23, l’intendant de la liste civile, Laporte, expie le crime irrémissible de s’être montré comptable intègre et serviteur fidèle.

Le 25, à neuf heures du soir, DuRozoy, rédacteur de la Gazette de Paris, gravit les marches de l’échafaud en s’écriant : “ Un royaliste comme moi devait mourir le jour de la Saint-Louis !

Mais la machine de mort n’allait pas assez vite au gré des assassins. Il fallait terrifier l’opinion par des coups sans cesse répétés. Une seconde guillotine est installée sur la place de Grève.

Un soir, le bourreau, saisi d’effroi en montrant au peuple la tête d’un supplicié, tombe roide mort sur le pavé.

Une réaction se manifeste dans l’esprit public à la vue de tout ce sang ; elle gagne jusqu’aux juges et jurés. Aux sentences capitales succèdent plusieurs acquittements : D’Affry, colonel des Suisses, Dossonville, officier de paix, sont mis en liberté ; mais la sentence d’absolution dont Luce et Armand de Montmorin sont l’objet est accueillie par les hurlements des séides de la Commune : sous la pression de leurs menaces, le président est contraint de faire reconduire le premier à la Conciergerie, le second à l’Abbaye. Les égorgeurs de septembre allaient bientôt les y retrouver.

Danton sauve la Commune et son Tribunal

Cependant, l’Assemblée législative supportait impatiemment l’usurpation de l’Hôtel-de-Ville. Se sentant appuyés par l’opinion publique, les députés songeaient à demander compte aux dictateurs des pouvoirs dont ils usaient si abominablement et de l’argent qu’ils avaient manié.

Un décret était préparé, prononçant la dissolution de la Commune insurrectionnelle. Celle-ci comprit que, si elle était discutée, elle était perdue.

Un seul homme pouvait la sauver : Danton. Il lui appartenait corps et âme ; il assistait à toutes ses délibérations ; il s’inspirait de son esprit ; il lui soufflait ses propres fureurs. C’est lui, aidé de Marat, qui avait divisé le corps municipal en comités distincts placés sous la haute direction d’un comité de surveillance générale, sinistre embryon du Comité de salut public, dont le seul nom était une terreur et faisait pâlir les plus intrépides. Son autorité de ministre était doublée par l’influence révolutionnaire que lui donnait le Comité de surveillance. Entre ses mains, le glaive de la loi était un poignard, la justice un crime. Il avait un pied dans la légalité, un autre dans l’insurrection. De là une double et formidable puissance.

Les victoires prussiennes à la frontière parurent à Danton une occasion favorable pour détourner de la Commune le coup qui la menaçait. En surexcitant le patriotisme des députés, il espérait concentrer toute leur attention sur les périls extérieurs de la France et opérer ainsi une diversion favorable à ses complices et à ses propres desseins.

Source: Vive Le Roy

vendredi, 11 juin 2010

Les Magistrats Francs Maçons devraient se dévoiler

Le procureur Eric de Montgolfier dénonce le secret de l’appartenance maçonnique et revient sur le code de déontologie publié jeudi. (…)

Eric de Montgolfier, procureur de la République à Nice depuis dix ans, combat depuis longtemps le secret de l’appartenance maçonnique. Pour les juges comme pour l’ensemble des fonctionnaires. Un débat qui, en France, reste entaché par la chasse aux franc-maçons pendant la période de l’occupation. Entretien.

Que pensez-vous aujourd’hui des magistrats franc-maçons ?

Mon point de vue s’est renforcé. Ce n’est pas l’appartenance maçonnique qui est gênante, mais son usage. Mais je mets sur le même plan l’appartenance à une Eglise, à une secte ou à une loge maçonnique. Ce qui me pose problème chez un maçon, c’est quand il ne se dévoile pas, car cela ouvre la possibilité à des opérations occultes. Cela vaut pour un magistrat comme pour un tas de gens. (…) Cela concerne tous ceux qui exercent des fonctions d’autorité dans l’Etat et qui prennent des décisions. Ceux-là devraient se dévoiler.

SOURCE : http://www.rue89.com/2010/06/09/les-magistrats-francs-macons-devraient-se-devoiler-154160

(Merci à Philippe)

Nous sommes bien d’accord avec Eric de Montgolfier concernant le problème des dérives qui peuvent facilement avoir lieu dans le milieu maçonnique grâce, notamment, à la politique du secret. Par contre, déclarer que l’appartenance maçonnique ne serait pas gênante en soi est totalement faux d’un point de vue Catholique (religion à laquelle le procureur ne cache pas son appartenance, lui au moins). Cette vision des choses est totalement libérale. D’un point de vue Catholique, la franc-maçonnerie est un problème effectivement “gênant” du fait qu’elle s’oppose par essence à l’Eglise. L’adogmatisme dont se déclare la maçonnerie équivaut au relativisme doctrinal. Il y a donc incompatibilité avec le Catholicisme, quoi que disent certains franc maçons. Si un franc-maçon n’est pas nécessairement du genre “comploteur” (l’un des rôles sociaux essentiel et inavoué de la franc-maçonnerie est d’être gardienne de la révolution libérale à mains égards), son appartenance à une loge – même s’il se déclarait Catholique – n’en reste pas moins inquiétante pour le Salut de son âme.

(Source: Les Intransigeants : http://intransigeants.wordpress.com/ )

mardi, 08 juin 2010

"France-info" feint de découvrir le Bilderberg


"France Info", la station radio officielle, porte-parole de la grande presse, aborde aujourd'hui le sujet de la dernière réunion annuelle en Espagne du groupe Bilderberg, dans une rubrique économique de 5 minutes avec, il est vrai, un économiste qui "tombe des nues" en découvrant son existence !

Mais quand récemment, Yves Calvi et Jean-François Kahn disaient ne pas connaître l'existence du groupe Bildeberg, il faut bien que les médias alignés jouent un peu la comédie de la surprise ! On appréciera malgré tout que les journalistes collabos, devancés et épinglés par la presse non-alignée sur internet, se voient à présents contraints d'ôter leur masque et de traiter du sujet... Avec un avantage certain pour la réinfosphère anti-nouvelordremondialiste et non-alignée (!) : une publicité qui peut attirer les curieux sur le Net en recherche d'en savoir davantage sur le groupe Bilderberg, les vrais tenants pouvoirs et toutes les découvertes que cela impliquera.

Comme par hasard, le site socialo-libéral "Rue89" qui rapporte les noms des participants de la réunion 2010, évoque une "réunion de tous les fantasmes", "celle qui réunit depuis cinquante ans « les maîtres du monde » dans le plus grand secret, perd cette année de son mystère à coups d'invités confirmant officiellement leurs présences et de journalistes commentant en direct le ballet des berlines aux vitres teintées. Mais le cœur des débats reste impénétrable pour le commun des mortels."

Il ajoute malgré lui : "Le secret entoure traditionnellement sa liste d'invités, une bonne centaine de personnalités européennes et américaines -multimilliardaires, leaders politiques, chefs d'entreprises, leaders d'opinions- qui doivent en outre jurer de ne pas raconter ce qu'ils ont vu et entendu dans le saint des saints, généralement la salle de conférence d'un hôtel de luxe barricadé pour l'occasion. ... Une remarque reprise et illustrée par le sérieux Slate US, en 2008, dans un article traduit sur Rue89 : « Jusqu'ici les détracteurs de Bilderberg ont raison : La presse grand public a ignoré Bilderberg en 2008 », remarquait Jack Shafer quelques jours après sa 5e édition."

L'article de Rue89 du 05/06/2010 | 10H34 confirme ce que nous disions également le 5 juin sur Christ-roi : "En France, peu d'informations ont été publiées jusqu'ici, à l'exception du blog de la romancière Flore Vasseur partie pour Marianne 2 et d'une dépêche AFP tombée vendredi."

France-info parle cette année de la réunion 2010 des Bilderberg, rue89 aussi, Marianne 2, une dépêche Afp, la liste s'allonge curieusement ces dernières années. Que doit-on en conclure ? Comme les blogs et sites non-alignés en parlent sur internet, ils se sentent un peu obligés eux aussi d'en parler ! On peut suppposer que le but recherché est de ciconvenir les medias non alignés sur internet, de montrer qu'il n'y a pas de "secret", que la grande presse en parle aussi... N'est-ce pas ! les Bilderbergers devront naturellement sortir grandis et renforcés par cette nouvelle publicité; enfin, procéder comme la Secte a toujours fait des autres faits d'actualité, en noyant le sujet sous un amas d'informations afin de noyer l'info réelle et véritablement subversive.

Mais ne nous inquiétons pas pour le groupe composé cette année (liste non-exhaustive donnée par Rue89) de "José Luis Rodriguez Zapatero, Bill Gates, le président de la Banque centrale, Jean-Claude Trichet, le Britannique Peter Mandelson, le président de la Banque mondial, Robert Zoellick, l'ancien commissaire européen Pedro Solbes, le conseiller d'Obama Paul Volcker ou encore les rédacteurs en chef de The Economist et du Financial Times y assistent. D'ordinaire peu loquace en public, la reine d'Espagne, Sofia, serait aussi une habituée de la réunion".

En effet, vu le culot monumental du milieu, ils nous expliqueront qu'ils oeuvrent pour le bien général, de l'homme, du "peuple" et de l'humanité... en mettant habituellement en commun leurs savoirs, leurs moyens financiers et leurs moyens d'action ; que la crise ne vient pas d'eux, mais qu'ils se réunissent pour y remédier ! Maintenant qu'on parle d'eux, ils pourraient même mettre au point un plan d'action, avec une affaire leur permettant par exemple de jouer un rôle de bienfaiteurs en lien avec l'ONU ou toute autre organisation humanitaire d'envergure.

N'oublions pas que, Dominique Strauss-Kahn, qui fait parti du groupe, est régulièrement présenté par les medias collabos comme le meilleur candidat socialiste aux présidentielles 2012 : on n'imagine pas ces puissants se laisser voler une victoire si proche par quelques blogueurs bien informés !

Quand après la Grèce, le Portugal, l'Espagne et l'Italie, ce sera au tour de la France d'être déclarée "en faillite", ou quand l'Union Européenne prendra l'eau à cause de la chute généralisée de l'euro, Strauss-Kahn se présentera comme l'homme de la situation, et le groupe Bilderberg avec lui ! Les fauteurs de la crise, médecins de la crise ! On peut parier sur la future naïveté du peuple gavé de propagande humaniste décervelante depuis des générations.

Pour toutes ces raisons, comme nous le recommandait Léon XIII dans Humanum genus, en 1884, il nous incombe à nous catholiques d'"arracher son masque à la franc-maçonnerie" afin de forcer la Secte à apparaître en pleine lumière.

(Source: Christ Roi: http://christroi.over-blog.com/ )

lundi, 07 juin 2010

Réunion annuelle « discrète » du Bilderberg (2010)


Le Groupe Bilderberg, organisme peu connu, organise une réunion annuelle depuis 1954. Ce groupe est l’une des principales forces mondialistes occultes, au sens premier du terme*.

Très peu couverte par les médias alignés depuis 56 ans, l'information passe par internet et les blogs non-alignés.

La réunion a lieu en ce moment, en Espagne à Sitges (Catalogne) (video, en espagnol).

Les grands médias espagnols (La Vanguardia, El Mundo...) en parlent ouvertement, de même que des journaux britanniques comme le Times, à différence de leurs homologues français qui semblent garder un silence crispé (sauf Flore Vasseur pour Marianne, Marianne dont le créateur Jean françois Khan disait en 2008 ne pas connaître le Bilderberg...).

Elle est étonnamment évoquée cette année par le Figaro (un stagiaire aurait-il eu un moment de bravoure mêlé de folie?). Elle réunit des décideurs politiques et responsables économiques, tous de premier plan. Parmi eux:
le Roi et la Reine d’Espagne, Zapatero, différents ministres espagnols, Robert Zoellick (Banque Mondiale), Dominique Strauss Khan (FMI), Jean Claude Trichet (Banque Centrale Européenne), le président du groupe de presse El Pais, Bill Gates ainsi que les membres permanents David Rockfeller, Zbigniew Brzezinski

Extrait de Marianne2

[Ndlr. Autres participants attendus : Henri de Castries, Bernard Kouchner, Christine Lagarde, DSK, Trichet. Selon Flore Vasseur, une journaliste qui est sur place et qui tente de glaner des infos pour son blog, "à l’agenda de l’édition 2010 du Bilderberg, il y aurait 10 points (personnellement, je ne vois pas comment ils peuvent dérouler ce programme en 3 jours, d’ailleurs, je n’en liste que 8) :

  • L’Espagne, sa dette, son devenir. A ce sujet Zapatero aurait prononcé le discours d’ouverture sur la bonne santé et les perspectives de son pays. L’assistance aurait balayé son plan d’un revers de main, condamnant l’Espagne au Sirtaki.
  • La Grèce, sa dette, son devenir : comment endiguer le risque de contamination du soulèvement populaire
  • Nos institutions nous permettent-elles de bien gérer et de résoudre la crise ?
  • L’Euro survivra-t-il ? Exit strategy pour l’Europe
  • L’Irak
  • L’Iran
  • Comment quitter l’Afghanistan sans lâcher son opium
  • Et enfin (mais je ne suis pas sure d’avoir bien compris) : la réduction de la population mondiale par la famine et le Nucléaire. Pour Estulin, le projet du Bilderberg serait la survie de la planète (et donc des puissants) par le retour de Malthus et du Nucléaire.]

Comme souvent dans ce domaine, il est fréquent de trouver des informations non sérieuses et farfelues, particulièrement sur Internet; produire des informations fausses en masse permet en effet de noyer les vraies sous le nombre. Nous conseillons la prudence à nos lecteurs qui souhaitent se documenter sur le sujet, et leur recommandons les travaux de Pierre Hillard ou d’Emmanuel Ratier (liste non exhaustive)

François Bon

*Occulte: Qui est caché et mystérieux, en raison de sa nature inconnue ou non dévoilée


Rappelons que le premier président du Conseil européen, le belge Herman von Rompuy a été choisi par le groupe Bilderberg pour cette fonction dans le cadre d'une réunion informelle le 12 novembre 2009 au château de Val Duchesse (à Bruxelles) (source: wikipedia). Jusqu'au 1er janvier 2010, la fonction de présidence du Conseil européen était attribuée, pendant six mois, à tour de rôle, à chaque pays membre de l'Union européenne. C'était une présidence tournante. Ce changement a été introduit par le Traité de Lisbonne.


(Source: Christ Roi: http://christroi.over-blog.com/ )