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mardi, 25 août 2015

bref-expose-des-lois-fondamentales-du-royaume-de-france

 
 
Henri V - Comte de Chambord
Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d’Artois, Duc de Bordeaux, Comte de Chambord,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V
(29 septembre 1820 – 24 août 1883)
Le 24 août 1883 s’éteignit, en exil, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V de France, communément désigné par son « titre de courtoisie » : le Comte de Chambord.
Il est relativement fréquent de lire que ce Prince – dernier descendant légitime en ligne masculine directe de Leurs Majestés les Rois Louis XV et Charles X – est « mort sans héritier », et que sa disparition a « ouvert une querelle dynastique ».
S’il est exact que le Comte de Chambord est mort sans postérité, en revanche il est absolument faux de dire qu’il est « mort sans héritier » (ou plus exactement sans successeur) : en effet, comme lors des morts des derniers Rois Capétiens directs (Jean 1er le Posthume, Philippe V le Long et Charles IV le Bel) et des Rois Valois (Charles VIII, Louis XII, François II, Charles IX et Henri III) – tous décédés sans descendance mâle – , il y a toujours un successeur légitime pour la couronne de France : ce successeur est le plus proche parent mâle dynaste du Souverain défunt.
Ainsi, un arbre généalogique dûment établi suffit-il à trouver ce parent mâle dynaste : frère, oncle, ou cousin le plus proche.
Et les prétendues « querelles dynastiques » ne sont-elles jamais que l’expression des ambitieuses prétentions (la prétention n’est-elle pas le propre des prétendants ?) de Princes qui veulent nier ou occulter la réalité généalogique.
En ce 24 août 1883, le plus proche parent mâle dynaste du Comte de Chambord était son cousin Jean de Bourbon (1822-1887) dit Comte de Montizon, descendant direct de Louis XIV et désormais aîné des Capétiens.
Le testament du Comte de Chambord est d’ailleurs sans ambiguïté et, après le décès de son époux, la Comtesse de Chambord soutint les légitimistes français qui reconnurent Jean de Bourbon comme leur souverain de droit : Jean III de France.
La qualité de dynaste est réglée par les lois successorales (lesquelles peuvent varier d’un royaume à l’autre).
En France, les règles de succession sont contenues dans ce que l’on appelle traditionnellement les « Lois fondamentales du Royaume de France » : ce sont des règles coutumières qui ont été précisées au cours des âges afin de résoudre des situations concrètes graves ; quoique non écrites, elles n’en ont pas moins de force et elles ont toujours été observées, assurant ainsi la continuité de l’Etat et garantissant au mieux l’ordre et la paix civile.
Bien qu’il soit aisé à quiconque veut bien s’en donner la peine, de retrouver l’énoncé et l’explication des « Lois fondamentales du Royaume », il m’a paru opportun, en cet anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur le Comte de Chambord, d’en publier un résumé dans ce blogue,
tout en invitant mes lecteurs à se reporter à des études plus développées et approfondies (par exemple les publications de l’excellent site « Vive le Roy » géré par l’Union des Cercles Légitimistes de France > ici).
Lully.
Trône réalisé en 1873 pour le Comte de Chambord
Trône réalisé en 1873 pour Monseigneur le Comte de Chambord.
Bref exposé sur les Lois Fondamentales du Royaume de France :
1) La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture :
En l’absence d’une descendance directe mâle du souverain défunt, la Couronne est dévolue, à l’infini, à l’aîné de la branche collatérale la plus proche (qui devient la nouvelle branche aînée).
Pourquoi la masculinité ?
Lors de la cérémonie du Sacre, le Roi de France est oint avec le Saint Chrême (les autres souverains chrétiens sacrés reçoivent leurs onctions avec une autre huile, bénite et non consacrée : seul le Roi de France a le privilège d’être oint avec le Saint Chrême, comme le sont les évêques). Le Sacre, qui n’est pas un simple couronnement, est un sacramental (il a même parfois été assimilé à un huitième sacrement) : il fait du Roi un lieu-tenant du Christ, parfois appelé « l’évêque du dehors ». En effet, si elle n’appartient pas à la hiérarchie de l’Eglise, toutefois la royauté sacrée propre à la France possède un caractère quasi-sacerdotal ; or seul les hommes peuvent être appelés au sacerdoce.
La règle de masculinité empêche non seulement la dévolution de la couronne à une femme, mais aussi à la descendance mâle d’une fille de souverain français : cela empêche que le Royaume de France ne passe sous la domination d’un souverain étranger ayant épousé une princesse française ou descendant d’une princesse française mariée à un souverain étranger.
2) La Couronne de France est indisponible :
Le Roi régnant ne peut en rien changer l’ordre de succession. Il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder (c’est-à-dire exclure de la succession), ni faire renoncer à ses droits un Prince dynaste.
La succession royale n’est pas patrimoniale, mais elle est dite « statutaire ». Le statut coutumier du Royaume est hors de portée des volontés humaines : la volonté du Roi, comme celle de son successeur ou de tout autre successible.
Par conséquent, le Roi (de fait ou de droit) ne peut renoncer à la Couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successurs, ni porter atteinte à l’ordre de succession ; il n’a pas le pouvoir de faire renoncer à ses droits un successible, et les éventuelles « renonciations » sont donc, de plein droit, nulles.

En France, le Royaume n’est pas la propriété du souverain : celui-ci exerce une fonction – la fonction royale – qui le dépasse et dont il est en quelque sorte le serviteur plus que le maître.
3) La succession est instantanée : « Le Roi est mort, vive le Roi ! ».
Les ordonnances de Charles VI, en 1403 et 1407, règlent que le Roi est tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que soit son âge, selon l’ancien adage juridique : « le mort saisit le vif ».
Le Sacre n’est pas constitutif de la royauté : ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais la force de la coutume. Le Sacre est seulement dit « déclaratif » : il consacre, par les prières et les onctions de l’Eglise, un Prince qui est déjà le Roi légitime et qui peut exercer sa royauté quand bien même il ne pourrait recevoir le Sacre.
Cette instantanéité de la succession fait dire que « en France, le Roi ne meurt jamais ».
4) La règle de catholicité :
« Fils aîné de la Sainte Eglise catholique romaine », le Roi de France doit être né d’un mariage catholique, et doit être lui-même de confession catholique.
Cela ne signifie toutefois pas que ses sujets aient l’obligation d’embrasser la foi catholique.
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Le dernier descendant de la famille capétienne : LOUIS XX
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En Bretagne à Sainte Anne d’ Auray, 31 mai 2015.
                                                               Au monument à la mémoire de Henri V                                                     Au Champ des Martyrs de Brech, parmi ses amis « chouans ».

SAINT-LOUIS Roi de France très chrétien

25 Août
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SAINT-LOUIS
Roi de France très chrétien
1214-1270
 
 
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Louis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.
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LOUIS  XX , descendant de Saint-Louis, Henri IV, Louis XIV, est aujourd’hui le « Fils aîné de l’Eglise » 

mardi, 18 août 2015

Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF

20-24 juillet 2015
Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF
 
 
Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude.
Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés.
 
L’édition de l’Université d’été 2015 est maintenant téléchargeable.
 
 
contact Cercle, près de chez vous, existant ou à créer  :   uclf@orange.fr