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mardi, 23 avril 2013

UNIVERSITE SAINT-LOUIS 2013 - CAMP CHOUAN



 
 
 
Dieu et le Roi
 
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Union des Cercles Légitimistes de France
 
 

UNIVERSITE SAINT-LOUIS 2013 - CAMP CHOUAN

pour  TOUS de 17 à 97 ans

connaissance de la  Légitimité. Formation permanente. Formation des cadres et des jeunes.
 
la VERITE existe en politique.
 
Du lundi 22 juillet (16h), au vendredi 26 (14h)
Rendez-vous au château de Couloutre en Nivernais (58220)
 
LES OBJECTIFS :
Pour acquérir une vraie formation politique et devenir des combattants efficaces, il s’agit de bien identifier :
ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,
ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de la gnose.
 
LE TRACT A TELECHARGER ET A DIFFUSER LARGEMENT
 
LE PROGRAMME
Dans l’esprit de camaraderie qui a fait son renom, retrouvez Lulo, Faoudel, Gédéon, Savéan, Surville et bien d’autres au cours
- de conférences,
- d’exposés,
- d’ateliers.
RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS
Pour le voyage, possibilité de covoiturage à partir de Bretagne, de l’Anjou, du Poitou, de la Vendée, se renseigner.
 
 
 
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Tribune libre de Jean de Rouen*
 
Est-ce une révolte ? Non, c’est une contre-révolution !
 
http://www.ndf.fr/files/2013/03/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2013-03-30-%C3%A0-11.11.41.pngCe qui est légal n’est pas toujours légitime
 
Frigide Barjot veut inscrire son opposition au projet de loi dans un cadre légal. Bien. Mais lorsque tous les moyens légaux auront été épuisés ? Lorsque le projet de loi aura été entériné par le Sénat ? Que proposera-t-elle alors ? La mobilisation va-t-elle se disperser et mourir afin de ne pas excéder les limites du cadre légal si cher à Frigide Barjot ?
 
Les interrogations suivantes permettront de mettre en lumière le véritable enjeu qui se trame, l’air de rien. Lorsque les dignitaires nazis ont été jugés à Nuremberg, n’ont-ils pas invoqué les ordres reçus pour justifier leurs crimes ? Hitler n’a-t-il pas effectivement été élevé sur le pavois par le suffrage des électeurs ? Le régime qu’il a mis en place n’a-t-il pas fait l’objet d’une législation ? Cela admis, une question s’impose : au nom de quoi ont donc été condamnés les criminels nazis ? Leur condamnation ne suppose-t-elle pas l’existence d’une norme supérieure à la loi, n’implique-t-elle pas une référence plus haute, un critère qui se situerait au delà de la loi, et à l’aune duquel la loi elle-même pourrait être jugée ?
 
À la vérité, si l’on nie l’existence de principes supérieurs à la loi, il faut accepter que celle-ci puisse être à elle-même sa propre justification. En un mot, il faut accepter l’arbitraire du législateur. Remettre en cause la loi, c’est admettre au contraire, fût-ce tacitement, l’existence d’un ciel métaphysique au dessus de nos têtes, mesure du bien et du mal, mesure du droit qui doit inscrire dans le temps l’expression d’une loi immuable dont l’homme n’est pas l’auteur. Mais dont il est tributaire dans toutes les dimensions de l’économie humaine. L’enjeu ? Le maintien d’une distinction fondamentale entre ce qui est légal et ce qui est légitime. Et c’est aux exigences de cette dernière et ultime référence que nous voulons suspendre le cours de notre action.
 
La volonté générale pourrait bien demain entériner le mariage homosexuel, ce serait égal bien que légal. Car ce n’est pas la volonté humaine, fût-elle générale, qui détermine le bien et le mal. Tentation bien connue depuis le péché originel : « Vous serez comme des dieux. Vous déciderez le bien et le mal ». La vérité ne procède pourtant pas de l’addition arithmétique des suffrages.
 
Point de rupture
 
Il est certain que lorsque le pouvoir est détourné du bien commun pour être ordonné à la satisfaction d’exigences catégorielles ou idéologiques, il perd sa raison d’être. Il n’est pas moins certain, à cette école, que lorsque le pouvoir, passant outre les limites et le cadre de son autorité, s’emploie à bousculer les fondements et les assises d’une civilisation, il sombre dans l’illégitimité et suscite un vent de révolte populaire dont il apparaît clairement que la France a ressenti les prémisses dimanche dernier… Une France traditionnelle, attachée aux valeurs sur lesquelles elle s’est construite, et qui ne veut plus négocier avec la Révolution ce qui n’est plus négociable. Un point de rupture, à l’évidence, auquel vont désormais devoir se heurter les autorités si elles persévèrent à prendre le masque des fossoyeurs de la Civilisation !
« La Révolution peut bien prendre le masque de la légalité, son entreprise destructrice la révèle au grand jour. »
 
La Révolution a passé par là
 
Car il faut être clair : nous assistons aujourd’hui à la réalisation des implications les plus ultimes de la Révolution. Celle-ci , fidèle à sa politique de la table rase, seule fidélité qu’elle n’ait d’ailleurs jamais cessé d’assumer, se veut une négation : négation du passé, certes ; mais plus encore, négation du réel. Car la Révolution voit dans l’émancipation un facteur de progrès humain. La pensée libérale, qui coule dans ses veines, veut donc affranchir l’individu de tous principes qui ne procèderait pas de son libre arbitre, le libérant ainsi de toute détermination naturelle, selon les vœux de l’existentialisme, pour l’établir alors dans un rapport de propriété avec lui-même – le slogan « mon corps m’appartient » suggère que le corps n’est plus ce que je suis, mais ce que je possède – et, ainsi que l’envisagent les théories du Contrat, avec les communautés d’appartenance que sont la famille et la nation – objets désormais de toutes les expérimentations possibles.
 
Ainsi, depuis la Révolution, l’individu est invité à se défaire de tous les liens de dépendance qui l’attacheraient à des réalités supérieures à lui-même : à occulter la dimension morale qui l’habite comme si celle-ci n’était que le fruit d’une représentation culturelle acquise par l’éducation, à se libérer des fidélités passées commandées par le devoir de reconnaissance envers ceux auxquels il est redevable et dont il est débiteur, à étouffer le sentiment d’ordre filial qui peut l’unir à sa famille ou à sa patrie… Cela afin d’assumer son absolue autonomie, comme un besoin d’indépendance jusqu’à l’absurde. Une invitation à congédier saint Paul, dont l’écho semble s’estomper avec le temps qui passe : « Qu’as-tu que tu n’ais reçu ? Mais alors, si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu ? »
 
Les révolutionnaires, Madame Barjot, ne sont pas les manifestants excédés !
 
Les révolutionnaires, Madame Barjot, car vous nous expliquez que vous ne voulez pas en être, ce ne sont pas les manifestants excédés qui ont accumulé les frustrations et les vexations d’un gouvernement devenu illégitime : les révolutionnaires, ce sont précisément ceux qui ont décidé de renverser l’ordre traditionnel de la société, ce sont ceux qui nient l’ordre naturel, ou qui déclarent vouloir s’en émanciper, sous le fallacieux prétexte d’une liberté mal comprise, qui recouvre en fait un nouvel esclavage, celui du consumérisme. Les opposants à leur funeste projet sont au contraire des contre-révolutionnaires, qui veulent reconstruire la société sur ses fondements traditionnels, au premier rang desquels la famille, principe objectif de l’ordre social, condition de sa pérennité.
 
 
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*Jean de Rouen est professeur de philosophie et ancien collaborateur de Bruno Gollnisch. Il est l’auteur de La droite parlementaire est-elle encore de droite ?
 
Source :  http://christroi.over-blog.com/article-est-ce-une-revolte-non-c-est-une-contre-revolution-j-de-rouen-116661372.html