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mercredi, 31 octobre 2012

Le Drapeau Blanc

Source: De bon vouloir
 
 
De nos jours il peut sembler que le drapeau bleu blanc rouge a toujours été celui de la France, alors que même parmi des partis de droite dure comme le MPF, le MNR ou le FN, et autres, il est un symbole de patriotisme incontestable, au même titre que la Marseillaise. Pourtant , on ne peut d'un point de vue royaliste se satisfaire d'un patriotisme d'opérette non réfléchi, car il s'agit de servir la France et sa vraie tradition, et non pas une façade symbolique dont on n'interrogerait pas le sens profond. Et quel sens profond en effet si on y regarde d'un tout petit peu plus près ! Il est bien évident que ce drapeau, loin d'être celui de la France, est celui de la république et des valeurs qui ont présidé à sa création. Il est anti-traditionnel car il a été imposé par la force et la terreur à la monarchie, comme quand on a forcé Louis XVI à se coiffer du bonnet phrygien ; la cocarde tricolore est dès sa fondation le symbole de la haine de la tradition française - d'où le terrible contresens, malheureusement habituel, de la prétendue réaction républicaine des partis précités. 
 
 
 

C’était un 30 octobre 1873

Dans le cadre de « la querelle du drapeau », le quotidien L’Union publie une lettre, datée du 27 octobre, du comte de Chambord (considéré par la plupart comme l’héritier du trône de France), dans laquelle il explique qu’il refuse le pouvoir qu’on lui propose, car il ne sera jamais le roi légitime « de la Révolution ».
« Les prétentions de la veille me donnent la mesure des exigences de demain, et ne peuvent consentir à inaugurer un règne réparateur et fort par un acte de faiblesse… Je veux rester tout entier ce que je suis. Amoindri aujourd’hui, je serais impuissant demain… »
En lisant ce texte, le duc d’Audiffret-Pasquier (président royaliste de l’Assemblée nationale qui était elle-même majoritairement royaliste à ce moment) déclare « nous sommes perdus ».
La royauté ne sera pas rétablie depuis.
Le comte de Chambord avait précisé sa pensée le 25 janvier 1872, par un manifeste dans lequel il proclamait :
« Je n’ai pas à justifier la voie que je me suis tracée. [...] Je ne laisserai pas porter atteinte, après l’avoir conservé intact pendant quarante années, au principe monarchique, patrimoine de la France, dernier espoir de sa grandeur et de ses libertés. [...] Je n’arbore pas un nouveau drapeau, je maintiens celui de la France [...]. En dehors du principe national de l’hérédité monarchique sans lequel je ne suis rien, avec lequel je puis tout, où seront nos alliances ? [...] Rien n’ébranlera mes résolutions, rien ne lassera ma patience, et personne, sous aucun prétexte, n’obtiendra de moi que je consente à devenir le roi légitime de la Révolution. »
 
Le drapeau blanc est de nouveau utilisé lors des deux Restauration de 1814 à 1830.
 
Étendard arboré en présence de membres de la famille royale.
En présence du roi, le drapeau blanc est utilisé.
 
Commentaires :
 
1.      une monarchie constitutionnelle est contraire au pacte de Reims et aurait viré comme dans les autres monarchies européennes plus ou moins inféodées au pouvoir de Mammon et à la maçonnerie.
 
2.      Comte de Chambord, une autre de ses déclarations :
«Dieu, en me faisant naître, m’a imposé de grands devoirs envers la France…   Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (il s’adressait aux royalistes élus) un gouvernement national, ayant le droit pour base, l’honnêteté pour moyen, la grandeur nationale pour but…    L’idéal de la Révolution est la famille sans chef et l’Etat sans Dieu. Pour que la France soit sauvée, il faut que Dieu y rentre en Maître pour que je puisse régner en roi…   Fasse le Ciel que je puisse me sacrifier tout entier au triomphe du droit sur l’iniquité, de la vérité sur le mensonge, de l’ordre et de la liberté sur la licence et l’oppression, en un mot de la civilisation chrétienne sur la barbarie révolutionnaire ».

L’Histoire n’a retenu que « l’affaire du drapeau », or, le Comte de Chambord ne voulait pas d’une monarchie constitutionnelle. Il n’était pas soutenu par la majorité des royalistes élus et le savait.
En octobre 1873, dans une réunion des bureaux des quatre groupes de droite de l’Assemblée, « Extrême-droite, Droite modérée, Centre droit et Groupe Changarnier, Me d’Audiffret-Pasquier dit: 
« Nous sommes profondément convaincus, nos amis du Centre droit et moi, que la monarchie n’est possible qu’à la condition d’être une monarchie constitutionnelle et à être la monarchie du drapeau tricolore ».

en 1873, la Révolution perdurait dans les rangs royalistes à travers les loges maçonniques infiltrées
.
 
 
La Révolution pour combattre Dieu a abattu le trône.
pour permettre le règne de Dieu dans les cœurs et la cité, remettons le Roi sur le trône.
d’expérience multiséculaire en France, depuis le baptême de Clovis en 496,
 le surnaturel et l’essor civilisateur ont eu besoin d’un substrat naturel politique minimum et suffisant :
l’alliance du trône et de l’autel et la monarchie de droit divin
 
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les  reconquêtes ne s’improvisent pas, ni ne dépendent des poussées de fièvre électorale de la République. 
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