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lundi, 23 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (IV)

 

 Travaux pratiques [proposés par VLR]

Introduction

En guise d’exercice (ou de récréation) et à la lumière de l’étude précédente, on pourra analyser les documents suivants en s’efforçant de déterminer par exemple si :

  • les animateurs ont les compétences ou l’autorité pour traiter des sujets abordés par le groupe.
  • l’autorité est nettement perçue ou la liberté et l’égalité implicites.
  • les animateurs manifestent et usent de leur autorité pour dire ce qui est, ou au contraire, pour que le groupe élabore “sa” vérité sur une base réduite commune.
  • il y a adéquation entre d’une part le niveau, l’autorité, la compétence et la capacité d’action des participants et, d’autre part, la complexité et l’échelle des problèmes traités.
  • le public est là pour enrichir sa connaissance du réel ou pour “refaire le monde”.
  • le leitmotiv de la réunion est la défense d’un bien commun concret ou une fraternité — on dirait aujourd’hui solidarité — artificielle.
  • ce qui ressort de concret de ces réunions, mis à part l’élaboration de motions dont l’ambition est de participer à une prise de conscience universelle en faveur d’objectifs flous mais politiquement corrects.

Premier document

Affiche invitant les étudiants à une AG pour discuter de la Loi sur la Réforme de l’Université en avril 2009.
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VENEZ NOMBREUX DÉFENDRE VOS IDÉES !

Les Assemblées Générales ne sont “légitimées” que par le nombre de leurs participants quelles que soient leurs convictions, aussi les incitations pour y participer se font-elles toujours très pressantes.

Deuxième document

La Politique agricole commune en question « Développer la solidarité »
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PAC-Solidarite

Deux cents personnes ont participé à la réunion sur la Politique agricole commune, organisée à la Maison diocésaine par les Chrétiens en monde rural et le M.R.J.C. Pour moitié des agriculteurs et pour moitié des jeunes en formation.


Prêtre et économiste, Laurent L. est parti de la situation de trois exploitations d’Ille-et-Vilaine. Ses constats : le monde agricole est peu uni de par la spécialisation. Chaque exploitation est devenue individuelle. Chaque exploitant ne pense pas sa production comme un élément clans l’ensemble de l’agriculture.

Or, c’est dans cette dernière direction que L. L. invite à regarder, en préconisant le développement de la solidarité à l’intérieur de projets globaux.

  • solidarité entre aujourd’hui et demain.
  • solidarité entre Nord et Sud. On sait maintenant que le développement des pays du tiers-monde passe par l’accès de ces pays à la production. Dès lors, cela suppose qu’ici on ne produise dans la limite de ce qui peut être vendu.
  • solidarité encore entre les différents producteurs et avec les autres catégories socio-professionnelles.

On a redit que l’agriculteur peut prétendre à de nouvelles fonctions, par exemple dans le domaine de l’environnement ou des besoins sociaux. L’Évangile a été appelé pour éclairer la dimension chrétienne. Ce qui a donné lieu à un débat intéressant sur le sens de l’homme dans la Création. La démarche aura une suite le 7 février à la salle paroissiale Saint-Paul à Rennes.

Troisième document

Saint-Ouen : 4 000 chrétiens en “états généraux” Pour un nouveau concile
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Etats généraux de l’espérance

Quatre mille chrétiens ont participé ce week-end à Saint-Ouen, près de Paris, aux premiers “états généraux de l’espérance”. Ils ont demandé la convocation d’un nouveau concile.


PARIS. - La critique et la dénonciation ont revêtu ce week-end à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) les couleurs de la fête. « L’appel au dialogue » lancé en 1989 par mille huit cents déçus d’une Église «  autoritaire, méprisante et recroquevillée sur elle-même  » a bien été entendu, selon Georges Montaron, le directeur de Témoignage Chrétien initiateur de ce rassemblement : quatre mille fidèles étaient samedi et dimanche au rendez-vous des premiers “états généraux de l’espérance” .


Quatre mille fidèles, «  quatre mille paroles pour l’an 2 000  » : jeux scéniques, orchestre, quatuor classique ont annoncé le désir «  d’une citoyenneté nouvelle  » dans une Église «  toujours trop frileuse  ».

Priorité à cinq thèmes :

  • la démocratie dans l’Église ;
  • l’économie solidaire ;
  • l’éthique ;
  • la modernité ;
  • la construction de la paix.

L’espérance et la présence de quatre évêques (1), dont Mgr Daloz, représentant le président de l’épiscopat, invitaient certes à la pondération et au changement de ton ; les débats n’ont pas manqué, cependant, de raviver les passions.


Pour des ministres élus

«  Oui, il existe une morale universelle à laquelle tout être humain peut se référer  », explique France Quéré dans le carrefour sur l’éthique.

«  Les valeurs ne sont pas Immuables, lui répond quelqu’un. Elles sont remises en question, tout comme les hiérarchies qui les prônent.  »

Venus «  expérimenter la démocratie dans l’Église  », les 4000 fidèles optent pour la création d’instances destinées à gérer… les conflits. Ils répondent au manque de prêtres par «  l’élection de ministres à temps partiel, sans discrimination de sexe, ni de situation matrimoniale  ».

«  Ne soyons pas des fossoyeurs des espérances déçues  », demande Geneviève Jacques, secrétaire générale de la Cimade, en intervenant sur les moyens de «  bâtir une économie solidaire  ».


Vatican II dépassé

«  Quatre conciles en cinq siècles, c’est trop peu  », conclut, unanime, l’atelier sur «  la démocratie dans l’Église  » : il réclame un nouveau concile, «  plus représentatif et plus œcuménique que Vatican II  ».

«  Vatican II est déjà dépassé , explique Edmond Vandermersch, l’un des organisateurs du rassemblement. L’Église doit s’activer si elle veut suivre le train.  »

La marche risque d’être difficile : depuis Vatican II, ces fidèles ont pris de l’âge et le renouvellement se fait attendre. Devant l’ampleur de la tâche soulevée par l’assemblée, la musique d’un téléfilm américain choisi pour ces premiers états généraux apparaît bien ambitieuse. Peut-être trop ? Son titre : «  Mission impossible  »…

P. B.

(1) Lucien Daloz (Besançon), Guy Deroubaix (Saint-Denis), Jacques Gaillot (Évreux), André Lacrampe (Mission de France).

Quatrième document

Un seul toit pour six religions, rue de Châtillon Un lieu d’apprentissage de la fraternité et de la paix
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Maison Inter Religions

Ce n’est pas un hasard si le centre interreligions a ouvert ses portes, 7, rue de Châtillon, en pleine guerre du Golfe. Au moment où les armes risquent de dresser les uns contre les autres des hommes de confessions religieuses différentes, à Rennes, quelques pionniers font le pari «  qu’entre croyants, dans le respect des convictions de chacun, il est possible d’apprendre ce qu’est la paix et la fraternité  ». Un pari qu’ils ne veulent plus tenir seuls. Ils proposent aux membres de leurs communautés de les rejoindre.


C’est un local modeste, de petite dimension, promis d’ailleurs à la démolition. Il constitue pourtant une première en France. Six religions sous un même toit. Du jamais vu. Pour en arriver là, il a fallu du temps. Tout a commencé en octobre 1988 par une invitation lancée par les catholiques aux protestants, orthodoxes, Israélites, musulmans et bouddhistes.

En dix-huit mois, les sept représentants se sont vus huit fois. Premier résultat :

  • une déclaration commune sur le droit des plus pauvres, à l’occasion de l’année des droits de l’homme. Elle a été exposée à la mairie pendant plusieurs mois. Les bouddhistes l’ont même placée dans leur grande pagode de Paris.
  • Une nouvelle déclaration a été signée en septembre 1990 sur les droits des enfants.

C’est dans ce contexte qu’est survenue la guerre du Golfe. De quoi mettre à l’épreuve la solidité du groupe. En fait, elle est l’occasion d’un nouveau pas en avant. Outre une troisième déclaration qui dépasse le conflit du Moyen-Orient, pour évoquer tous ceux qui se prolongent dans le monde, la décision a été prise d’avoir pignon sur rue.


Ne pas se cacher les différences

Que se passera-t-il dans le local de la rue de Châtillon ? Une permanence y sera organisée selon une fréquence à définir, plutôt l’après-midi entre 14 h 30 et 19 h On pourra s’y renseigner, échanger. Les grandes fêtes propres à chaque religion y seront solennisées. On pense

  • au carême chrétien,
  • au ramadan musulman,
  • à la pâque juive,
  • à la fête des morts bouddhiste.

Le Dr Saur suggère d’organiser une rencontre sur l’alimentation et la spiritualité. Précédemment, un échange a eu lieu sur la manière d’approcher la mort.


Pour avoir cheminé ensemble depuis tant de mois, les partenaires savent qu’il ne faut pas aller trop vite. C’est ainsi que la prière en commun n’est pas envisagée :

  • «  Le moment n’est pas venu , observe Éric Granet, qui fait partie de la communauté Israélite. Les mots que nous employons ne recouvrent pas la même réalité. »
  • « On ne veut pas se cacher les différences, précise le P. Pontais. La réalité est trop complexe. Autrement, nous passerions à côté. Nous ne voulons pas faire une moyenne entre nous. Ce ne serait respecter personne ».

C’est pourquoi le terme « Dieu » a été supprimé d’une déclaration par égard pour les bouddhistes qui ne le demandaient pas.

Un représentant de la communauté musulmane attend de ce lieu « d’être connu dans ce qu’on a d’essentiel pour être reconnu à l’Intérieur de nos communautés. » C’est bien là tout l’enjeu. Est-ce que cet élan parti de quelques-uns s’étendra aux communautés elles-mêmes ?

F. R.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

mercredi, 11 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (III)

 

 LES LOIS DE FONCTIONNEMENT DE CE GENRE DE GROUPE

Continuons maintenant par un examen de la vie du groupe. Mais soulignons au passage que la nature même d’une analyse comme celle-ci impose de décrire successivement des phénomènes qui sont généralement plus ou moins simultanés.

Loi de réduction

Autour de la table ronde, les délibérants vont donc se trouver “unis” par la nécessité fictive d’élaborer leur « motion commune ».

Mais si tous les avis sont libres de se former et de s’exprimer, ils sont toutefois plus ou moins vrais, c’est-à-dire que les jugements formulés par les uns et les autres seront plus ou moins en concordance avec la réalité actuelle ou possible. Autrement dit : l’intelligence, la formation ou l’expérience de certains participants est plus grande que celle des autres, quant au sujet étudié. Et ceux-là sont toujours les moins nombreux. Nous sommes ici en présence d’un phénomène statistique, couramment analysé par la distribution en cloche, dite « loi de Gauss ». Ce petit nombre de gens compétents a donc une valeur de connaissance positive à apporter au groupe. Dans un contexte de vie normale, on dira que leur « avis fait autorité ».

Mais ici, aucune autorité n’est admise. La fiction de l’égalité doit être préservée. Ceux dont l’opinion est différente, doivent avoir la liberté d’opiner. Et leur nécessaire fraternité n’a pas pour but la connaissance d’une réalité, mais l’élaboration d’une opinion.

Alors se produit un brassage d’idées, d’avis différents. Plus ils sont variés et nombreux, plus la connaissance de la réalité sera troublée. Peu à peu elle paraîtra incertaine. De cette confusion, alors, naîtront dans les esprits divers amendements, de nouvelles variantes, d’autres opinions. La confusion tend donc à croître.

Ceux qui y voyaient clair tout à l’heure, ont déjà l’esprit barbouillé. D’aucuns ont envie de s’en aller… Mais l’union commande… Il faut se mettre d’accord sur un fond qui soit susceptible de rassembler les suffrages. Pour cela, chacun doit faire un effort. Ceux qui ont plus d’expérience et d’intelligence du problème étudié sont donc sollicités d’abandonner une part de leur avis personnel, au moins dans le cadre du groupe.

On trouvera donc finalement une motion commune, mais celle-ci s’établira par une réduction de la correspondance entre les idées et la réalité. Il est évident en effet, qu’un accord entre des personnes de jugements différents, basés sur des compétences différentes, ne peut être trouvé que sur un minimum commun. D’autant qu’au nom de l’égalité, les opinions du grand nombre de ceux qui en savent le moins, tendent à l’emporter sur les avis du petit nombre de ceux qui en savent le plus. L’effet de masse jouant ainsi, le degré de connaissance moyen se trouve naturellement nivelé au plus bas.

Nous arrivons donc à la première loi que l’on peut énoncer ainsi :

Théorème 1 : LOI DE RÉDUCTION

Des égaux délibérants, groupés suivant le principe de la liberté de pensée, ne peuvent fraterniser autour d’une motion commune qu’en opérant une réduction dans leur connaissance de la réalité.

Ainsi, l’argument moteur de la fraternité conduira à abandonner plus ou moins aisément ce qu’on se sera habitué à ne plus considérer que comme son opinion.

Loi de sélection

Et le mécanisme continue à tourner. À la réunion suivante, les propositions seront encore plus confuses.

  • D’aucuns trouveront que certains points doivent être remis en cause.
  • Des difficultés d’application ont surgi, qui vont poser de nouvelles questions et compliquer le problème.
  • Ceux qui n’ont pas encore perdu de vue le réel actuel ou possible, sont excédés par tant de discours, ou deviennent moins sûrs d’eux-mêmes.
  • Ceux qui aiment bavarder, se plaisent au jeu.

Ainsi, tandis que de nouvelles réductions tendent à s’opérer, une sélection commence à se produire.

En effet, dans le jeu qui est en train de s’accélérer, tous ne brillent pas également.

En particulier les hommes d’œuvre, ceux qui sont le plus portés à l’effort, à la réalisation, au concret, sont mal à l’aise. Ils sont lourds de leur expérience, peu brillants en paroles, et plus naturellement portés à démontrer la vérité par l’efficacité, qu’à convaincre par des discours. Les « dynamiciens » diront qu’ils constituent un “poids mort”. Tôt ou tard, suivant leur degré de réduction ou leur tempérament, leur bon sens va se révolter. Ils voudront « faire entendre raison ». Mais cela n’est possible qu’en contrariant le sens de rotation des rouages d’un mécanisme qui est déjà en pleine vitesse et en pleine accélération. Dès lors, il y a choc.

  • Et dans ce choc, si la personnalité n’est pas assez solide, elle peut être broyée par les dents de l’engrenage, et “passée à la moulinette”. Telle personne reviendra alors de ces séries de tables rondes, désorientée, désabusée, l’esprit troublé, ayant perdu confiance en elle-même, et prête à toutes les réformes, révolutions ou remises en question, pourvu qu’un meneur lui fasse croire qu’elles sont l’expression de la volonté générale ; ou bien, écœurée, elle se réfugiera dans un relativisme absolu. En bref, on aura désappris quelque chose, on aura été réduit, recyclé, etc.
  • Ou bien le choc sera celui d’une personnalité solide, et alors elle rebondira sur les dents de l’engrenage, et elle sera rejetée. Rejet qui peut se manifester calmement par une absence volontaire à la prochaine réunion, ou par des altercations de plus en plus violentes assorties d’un départ fracassant, commenté avec mépris et moquerie par ceux qui restent. Rejet qui peut être encore une pure et simple expulsion de ce gêneur, de ce “poids mort”, qui ramène constamment sur le tapis son expérience, ou les contraintes du réel. Tel ingénieur peut être prié plus ou moins poliment de quitter le séminaire où son attitude le rend indésirable. Tel monsieur respectable fut conspué et expulsé entre deux “gorilles” dans une assemblée de la Sorbonne en 1968.

Et tandis que ceux qui pourraient apporter le plus de vérité au groupe sont peu à peu mis en retrait, c’est au contraire les moins solides qui vont se trouver “en vedette”. Plus “légers” de connaissances, dépourvus d’expérience, moins préoccupés de la réalité objective, ce sont les bavards, les plumitifs, les étudiants prolongés en professeurs, bref ceux que l’on qualifie couramment aujourd’hui “d’intellectuels”, qui vont briller. Peu enclins à l’effort des réalisations, et aux recoupements qu’elles imposent sans cesse, ceux-ci ont depuis longtemps trouvé plus commode les succès oratoires. Or dans le « travail social » en cours, l’essentiel est justement de savoir convaincre en parole. C’est l’ère du parlementarisme qui s’offre à eux, dans lequel ils vont se sentir particulièrement à l’aise.

En somme, il s’opère ici, un triage analogue à celui des minerais, qui met en jeu la flottaison par différence de densité des éléments moins lourds. Nous voyons donc apparaître la loi de sélection, que l’on peut résumer ainsi :

Théorème II : LOI DE SELECTION

Dans une assemblée d’égaux délibérants, groupés suivant le principe de la liberté de pensée, la réduction consentie au nom de la fraternité, s’accompagne d’une sélection parmi les individus présents. Cette sélection tend à éliminer les personnalités les plus riches, et à mettre en vedette celles qui sont “réduites” d’avance.

Ces deux lois, réduction de la pensée et éliminations des personnalités fortes, semblent condamner les groupes réducteurs à la disparition. Logiquement, ils devraient tendre à s’éliminer d’eux-mêmes, car ils fonctionnent à rebours de la réalité. Or nous assistons, depuis deux cents ans, à leur multiplication, devenue quasi exponentielle dans les dernières décades. Il faut donc en chercher la raison dans l’analyse d’autres phénomènes.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

Source: Vive Le Roy

Un vent de révolution libérale et laïciste s’empare de la Pologne …

L’opération de déchristianisation de la Pologne, bastion Catholique en Europe, avance doucement mais sûrement avec le lavage de cerveau OGZidental … Depuis la mort douteuse de Lech Kaczynski et de la succession au poste de chef d’Etat par l’ultra-libéral Bronislaw Komorowski, le camp laïcard a gagné tellement de points qu’on se serait cru en Turquie version Catholique hier soir devant la Palais présidentiel. Deux camps se sont affrontés : les laïcistes qui s’affirment tout de même “Catholiques” contre les Catholiques que les autres qualifient de “fanatiques” … Le tort de ceux-ci ? Défendre simplement une Croix symbolique sur la place publique …

Quelques milliers de personnes ont en effet manifesté contre la présence d’une Croix installée devant le Palais présidentiel et dédiée au président défunt Lech Kaczynski. Cette Croix en bois, installée spontanément par des scouts polonais après la catastrophe de l’avion présidentiel, devait être transférée la semaine dernière à l’église Saint-Anne toute proche, lors d’une cérémonie officielle.

Or, de pieux Polonais ont décidé qu’il n’en serait pas ainsi : ils tiennent actuellement une garde autour de la Croix depuis des jours afin d’empêcher l’Etat de faire le transfert, refusant à toute personnes extérieure d’en approcher … La Police n’a pas encore osé faire grand chose … Tous les soirs, des Catholiques se relaient pour prier et chanter des cantiques sous cette Croix …

Toutefois, un mouvement collectif “citoyen” s’est lancé sur Facebook afin de rassembler plusieurs centaines d’étudiants universitaires (qui sont plus intelligents que tout le monde parce qu’ils “pensent pas eux même”, c’est bien connu), hier, pour manifester contre le maintient de cette immense Croix sur la place publique … Des journaux ont interviewé des manifestants afin qu’ils expliquent leurs motivations … :

Nous vivons dans un état laïc et la place de la croix est à l’église et non pas devant la présidence“, Krzysztof Nowicki, étudiant en sociologie.

Ce ne sont pas des catholiques [en face, ndlr], ce sont dés fanatiques” et “Nous sommes venus ici, pour montrer que nous voulons vivre dans un état normal“, Kuba, étudiant en lettres modernes.

Il faudra nous expliquer ce qu’est un état “normal” … Un Etat où on banalise le rejet de Dieu, l’avortement, l’euthanasie, la drogue, la musique dégénérée, les tenues indécentes, les gay prides, les églises désertées et pillées, les cimetières profanés, le pouvoir juif intégriste, l’exploitation éhontée des travailleurs, etc … ? Ca doit être cela … Quel beau programme pour la Pologne !

Les partisans de Kaczynski (qui n’est pas exempt de tous reproches par rapport à son mandat, mais passons …) réclament le maintien de ce symbole jusqu‘à la construction d’un monument à sa mémoire, et à celle des autres victimes de la catastrophe aérienne de Smolensk.

Prières et soutiens à tous les Catholiques polonais qui font tout pour maintenir la flamme chrétienne dans leur pays, et ce, malgré des temps extrêmement difficiles pour l’Eglise … Courage, vos efforts ne seront pas vains !

Nous devons reconquérir toute l’Europe, il en va de l’avenir de nos enfants, de nos nations et de notre Salut. Il faut absolument redoubler d’efforts et d’imaginations pour reconquérir les terres Chrétiennes et rétablir le Règne Social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Cela passe par plus de prières, plus d’évangélisations, plus de formations, plus d’implications dans la vie paroissiale et plus généralement chrétienne, plus de points en matière de taux démographiques … Il faut aussi reconquérir tous les secteurs que des entités minoritaires et parasitaires ont enlevé à nos peuples : médias, politique, économie, enseignement, culture, armée … Il faut que l’Eglise Catholique se réveille et se débarrasse du cancers Vatican II. Il faut nous montrer exemplaires face au monde et intransigeants avec les forces du Mal. D’ici à peu près un siècle et demi, étant donné que le combat va s’étaler sur plusieurs générations, il serait bon que la reconquista européenne soit achevée avec l’aide de Dieu.

Certains dirons que nous sommes fous. Nous leur répondrons que la folie de Dieu vaut mieux que la sagesse de tous les hommes (cfr Saint Paul). Oremus.

Source: Les Intransigeants

Israël menace de couper l’approvisionnement en eau à l’église du Saint-Sépulcre

Les autorités municipales de Jérusalem auraient menacé de couper la distribution d’eau courante à la Basilique du Saint Sépulcre, réclamant de surcroit un remboursement de “dette” complètement insensé …

Les Pèlerins et les touristes sont nombreux à se rendre sur ce site Chrétien, l’un des plus sacrés au monde. Sous un soleil de plomb, particulièrement en Août, ils profitent aussi de l’ombre du Saint bâtiment et de l’eau fraîche distribuée gratuitement… Mais pour les sionistes, le mot “gratuit” n’est pas vraiment dans le dictionnaire …

En effet, la compagnie des eaux de Jérusalem Gihon a décidé de mettre fin à une tradition vieille de plusieurs siècles et exige maintenant de l’église le paiement pour l’approvisionnement en eau.

Pire encore … La facture serait également rétroactive ! La compagnie aurait exigé le règlement d’une longue “dette” débutant à partir de 1967, c’est à dire depuis qu’Israël a pris le contrôle de Jérusalem-Est. 43 ans de dettes, c’est incompréhensible ! Si la dette n’est pas payée, les sionistes menacent de couper l’approvisionnement !

Depuis que la distribution en eau courante est disponible au Saint Sépulcre, cette idée de facturation et de menaces de coupures n’a jamais été le fait de tous les autres États qui ont contrôlé Jérusalem-Est avant 1967 (anglais et jordaniens).

Le plus curieux, c’est que les demandes de paiement sont destinées à une entité qui n’existe pas, “l’église du Saint-Sépulcre”. Une administration qui n’existe pas, puisque l’ancienne basilique est régie par un régime spécial internationalement reconnu, le régime juridique appelé le statu quo. Le statu quo signifie que les espaces, le temps, et les fonctions sont divisés entre l’Eglise Catholique, représentée par les Franciscains de Terre Sainte, et plusieurs groupes de moines non-Catholiques romains, principalement grecs et arméniens, mais aussi, dans une moindre mesure, des Coptes, des Ethiopiens et les orthodoxes syriens …

Les sionistes sont complètement fous ! Cela a toujours été une erreur historique que de leur laisser la moindre once de pouvoir ! Alors, à l’heure actuelle où ils n’ont jamais été aussi puissants, n’en parlons même pas !

EN SAVOIR PLUS (anglais) : http://www.asianews.it/news-en/Israel-threatens-to-cut-of...

Source: Les Intransigeants

11:46 Publié dans Judaïsme | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 09 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (II)

 

 

 LA RÈGLE DU JEU

  • Ce spécialiste de “pédagogie non directive”, vient de rassembler douze personnes autour d’une table pour leur faire « prendre conscience » des nécessités d’un “recyclage” …
  • Une dizaine de personnes se sont réunies pour « échanger » sur une actualité brûlante qui « fait problème ».
  • Deux cents étudiants se sont regroupés dans un amphithéâtre pour mettre au point une “plate-forme de revendications”, etc.

Parmi les modes de déroulement possible de ce genre de réunion, la plus courante à l’heure actuelle est certainement celle que nous allons définir ici. Mais la manière dont nous allons procéder, suppose que l’on mette en évidence ce qui n’est souvent que diffus, latent, implicite. Nous emploierons, dans ce but, certains mots clés, frappés en gros caractères.

Deux principes de base : Liberté - Égalité

Tout d’abord, on peut dégager deux règles essentielles :

La première est la liberté absolue pour les délibérants de penser et de dire ce qu’ils veulent. Cette règle peut être implicite, ou posée ouvertement en absolu. Aucune contrainte, (sauf celle-là). Chacun doit être libre de parler quand il veut. Aucune norme, aucune loi objective, aucune référence morale, aucun dogme, n’est reconnu a priori. À chacun sa vérité, ses convictions, son opinion.

La seconde règle est l’égalité des délibérants. Ici encore la chose peut être implicitement admise, simplement parce que tel est l’état moyen des esprits. On peut aussi la voir explicitée, posée clairement comme une règle du jeu par l’une des personnes présentes, ou par un animateur. C’est pourquoi ce genre de groupe se réunit souvent autour d’une table ronde, dont la forme même marque l’absence de hiérarchie, garantie de l’égalité des participants.

Il est important de remarquer que ces deux règles sont réciproques l’une de l’autre. Sans l’égalité des membres, l’un d’eux pourrait imposer son avis, son idée, son point de vue ou son expérience. Il n’y aurait plus de liberté. L’une garantit l’autre. L’une est indispensable à l’autre.

Les deux tendent à la même fin. Cette fin, nous l’appellerons “libéralisation maximale” .

En effet, la philosophie générale de ces deux principes, qu’elle soit explicite ou implicite, est que les participants de la réunion soient libérés au maximum de toute loi comme de toute autorité. Ainsi, dira-t-on parfois, les individus qui composent le groupe seront dégagés des « habitudes », des « préjugés », des « tabous », des « inhibitions », qui les « conditionnent ».

La règle du jeu est-elle possible ?

Mais la règle du jeu rend celui-ci apparemment impossible. Si l’on met en présence des personnes nécessairement diverses par l’âge, le sexe, l’expérience, etc., leur connaissance du problème que l’on va mettre en débat sera “inégale”. Ainsi, les avis seront différents.

Au nom de la liberté, chacun exprimera son point de vue. Tout naturellement on cherchera à convaincre les autres que l’on a raison.

Or, au nom de l’égalité, aucune autorité n’est reconnue pour prendre une décision, ou simplement pour imposer les compétences ou l’expérience de quelqu’un.

Dès lors, la réunion devient une série d’exposés divergents dont la résultante moyenne est nulle. C’est ce qu’on appelle généralement un “tour de table”. La machine va-t-elle rester bloquée avant d’avoir commencé à tourner ? Aucune décision, aucun acte ne pourra-t-il se dégager de la réunion ? Pourtant l’on veut « faire marcher l’appareil ». Implicitement ou explicitement, la libéralisation maximale n’est-elle pas souhaitée par tous ?

Dès lors, elle devient l’objectif essentiel de la réunion, et prend le pas sur le prétexte autour duquel elle fut organisée.

Cette obstination peut être due à la volonté méthodique d’un technicien de groupe, d’un animateur socioculturel, d’un psychotechnicien, ou simplement d’un manipulateur astucieux.

Mais elle peut aussi naître spontanément de l’état moyen des esprits. Il suffit pour cela que la majorité soit convaincue qu’il n’ y a pas de vérité objective, donc pas de réalité susceptible de s’imposer à tous comme norme de pensée ou d’action.

Dès lors en effet, la liberté des délibérants devient un absolu, car chacun paraît en droit de se forger une vérité relative, qui sera son opinion. Et puisqu’elle ne sera que son opinion, elle ne peut avoir plus de poids qu’une autre, car elle n’est pas moins subjective. L’égalité paraît donc nécessaire.

Argument moteur : La Fraternité

Mais il répugne à la nature humaine de parler sans but. L’étalage d’opinions contradictoires est irritant, et provoque un « blocage » des esprits. Pour que l’on puisse continuer de réaliser le « travail social » que l’on recherche, il faut trouver une « motivation » au groupe, lui maintenir sa cohésion. Il faut un “argument moteur”.

C’est aux mêmes principes libéraux que l’on va demander de le fournir.

  • Puisqu’il n’y a pas de vérité, mais seulement des opinions, il est indispensable de s’unir pour en forger une qui sera celle du groupe.
  • Puisqu’il n’y a pas de loi extérieure à celui-ci, à laquelle on doive se soumettre, il faut en forger une qui lui soit intérieure, c’est à dire basée sur la volonté générale. Ce sera en somme la résultante des opinions, égales entre elles, des personnes qui forment le groupe, ou si l’on veut, l’opinion moyenne.

Cet argument moteur peut se résumer ainsi :

Messieurs, seuls nous ne pouvons rien ; livrés à notre individualisme, notre opinion sera inutile. Or il faut bien déboucher sur quelque chose, ce qui suppose de nous unir, d’établir une fraternité entre nous. Quitte à renoncer parfois à quelque chose de notre opinion personnelle, nous devons nous forger une volonté commune. Grâce à cette union nous serons plus forts.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

Source: Vive Le Roy

jeudi, 05 août 2010

Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (I)

Comment ces étudiants sérieux, après seulement quelques participations aux AG de grévistes, se sont-ils mutés, pour les uns en révolutionnaires hargneux et violents, et pour les autres en couards prêts à toutes les concessions ? Comment cette Conférence des Évêques de France a-t-elle pu déboucher sur des déclarations aussi insipides, consensuelles et pusillanimes ? C’est que ces deux groupes — et tant d’autres avec eux — ont en commun leur mode de fonctionnement en société de pensée. Catholiques, monarchistes et autres défenseurs du droit naturel ! impossible de survivre en démocratie sans s’instruire au préalable de cette technique de subversion de la pensée réaliste.

 

 Introduction de VLR

Nous publions ici un large extrait de l’ouvrage Groupes réducteurs et noyaux dirigeants dans sa version de 1973. Un grand merci à son auteur-éditeur ― Adrien Loubier ― d’avoir permis à VLR la mise en ligne exclusive de ce travail capital.

On lira avec intérêt l’ouvrage complet que l’on peut commander aux Éditions Sainte-Jeanne-d’Arc, Les Guillots, 18260 Villegenon.


 UN CERTAIN GENRE DE GROUPE

Voilà une expression qui peut paraître hermétique ; elle exprime pourtant assez bien le problème que nous allons nous efforcer de cerner dans les lignes qui suivent.

En effet nous n’avons pas l’intention de nous livrer à une étude exhaustive d’une espèce particulière de groupe humain, telle que :

  • syndicats,
  • groupes de travail,
  • clubs idéologiques,
  • cercles d’action catholique,
  • symposium,
  • forum,
  • séminaire,
  • recyclage,
  • ou tant d’autres prétextes réguliers ou occasionnels de réunions.

C’est plutôt aux caractères qu’ils peuvent avoir en commun, à leur forme sociologique, que nous voudrions nous attacher.

C’est pourquoi nous commencerons en parlant d’un certain genre de groupe, que nous définirons, non pas par son étiquette ou son profil extérieur, mais par les lois qui régissent sa nature et son fonctionnement interne.

Nous allons évoquer un certain genre de groupe que l’on pourra aisément reconnaître un peu partout grâce à sa règle du jeu et à son mode de vie, quelle que soit la raison immédiate qui a provoqué sa réunion.

Enfin, si nous disons « un certain genre de groupe », c’est en vue d’éviter toute globalisation ou généralisation abusive.

Notes

[1] St. Thomas De principiis Naturae, Des principes de la réalité naturelle.

Source: Vive Le Roy

Israël détruit des églises et des monastères au Liban, le Qatar les reconstruit !

 

Le généreux donateur

Au cours de son récent séjour au Liban, l’émir du Qatar, Sheikh Hamad Bin Khalifa Al-Thani, s’est rendu en compagnie du président de la République libanaise, Michel Suleiman, au monastère orthodoxe Saint-Mimas, en partie détruit par des tirs israéliens en juillet 2006 et restauré grâce à des fonds qataris. Il en est de même pour la restauration de l’église Catholique de la ville. Le maire a ensuite offert les clefs de la localité à l’émir puis les deux chefs d’Etat ont visité le monastère et l’église.

Le Qatar contribue à la restauration de plus de quarante monastères et des églises dans le sud du Liban.

D’APRES : http://www.orthodoxie.com/2010/08/liban-le-qatar-finance-la-restauration-dune-quarantaine-de-monast%C3%A8res-et-%C3%A9glises-dans-le-sud.html
ET (en Arabe) : http://www.qenshrin.com/details.php?id=22310

Vous ne trouverez pas cette information dans les médias qui incitent au choc des civilisations …

Source: Les Intransigeants

mercredi, 04 août 2010

La querelle du droit naturel (V)

 

 Conclusions

Il est temps de conclure. Nous le ferons par quelques séries de remarques.

Tout d’abord, nous voudrions souligner que le droit naturel ne fut pas une simple construction de l’esprit. Aristote décrivait ce qu’il observait dans les Cités grecques de son temps ; ses idées inspirèrent durablement les juristes romains et continuèrent à guider la pratique médiévale. La méthode des juristes en fut marquée : pour les adeptes du droit naturel classique, le droit est une casuistique, une confrontation d’opinions et d’espèces, une recherche patiente. Ce système connut de longs siècles d’utilisation, alors que les déductions légalistes des modernes ne couvrent dans l’histoire qu’une période relativement brève.

Soulignons ensuite que les accusations portées contre le jusnaturalisme moderne ne concernent pas le droit aristotélicien-thomiste :

  • loin d’être un dogmatisme autoritaire immuable, c’est une méthode souple, réaliste, véritablement empirique ;
  • loin d’être une construction idéaliste rivalisant avec le droit positif, c’est une manière sérieuse de fonder l’autorité des lois positives humaines, sans pourtant les ériger en despotes ;
  • loin d’être un subjectivisme étroit, c’est un droit objectivement tiré de la nature ;
  • loin de confondre le droit avec la morale, c’est la doctrine qui précise le mieux l’objet spécifique du droit et le situe à l’intérieur de la morale.

En bref, le droit naturel classique, correctement compris, représente un double dépassement du positivisme et de l’idéalisme, ces deux grandes erreurs dont les philosophies du droit modernes ne sont jamais parvenues à s’affranchir complètement. Et, par là, il demeure d’une singulière actualité.

Guy Augé

Source: Vive Le Roy

“Un Poison violent” : un film christianophobe tourné dans nos églises !

Des adolescents pré-pubères qui se souillent dans les bois. Une gamine qui lave son grand-père tout nu. Une mère qui parle de choses curieuses avec sa fille, au delà de simples questions intimes sur la sexualité. Un Prêtre qui cherche à avoir des relations sexuelles avec une paroissienne divorcée. De la christophobie et du rejet de Dieu tout au long d’un film apparemment ultra-soporifique. Un titre de film reprit du titre d’une chanson du sioniste pervers Serge Gainsbourg … Oui, il s’agirait bien du film bobo de l’année !

La chaîne Arte (dont nous connaissons les origines “franco-allemandes” [sic] …) serait intervenue dans la production (via Arte France Cinema, également financée en partie par l’Etat) … La distribution internationale serait assurée par Films Distributions dont un certain Sébastien Msika est le secrétaire général, Aurélie Tobelem est la Directrice des affaires générales, Sébastien Beffa est le partenaire commercial … etc …



Poison violent : un film christianophobe tourné dans nos églises !

« Un poison violent », c’est le récit d’une histoire d’amour entre deux « jeunes adolescents » de 14 ans dans le « Finistère très profond ». Anna, jouée par la gracieuse Clara Augarde, une jeune fille « engluée dans une famille catholique pratiquante » (Libé, excellent retranscripteur de l’esprit du film) qui se prépare au sacrement de la Confirmation, « dernière étape dans son engagement catholique » (sic. Quand on lit le synopsis du film, on a l’impression qu’elle achève un master 2 !). Pierre, « un adolescent libre et solaire se souciant peu de Dieu » joué par Youen Gourvil Leboulanger.

Que croyez-vous qu’il se passe ? Anna évangélisant Pierre ? Ne rêvez pas ! Plutôt… Pierre chevauchant Anna, très légèrement vêtue, allongée et pas spécialement partante au début… avant qu’on ne les voie nus en train de s’embrasser. Il faut dire que le producteur, Justin Taurand (société « Les films du bélier« ) aime bien les amourettes mettant en scène… de jeunes adolescents. N’a-t-il pas réalisé en 2002 le court-métrage « Derrière les volets » ainsi résumé : « Dans un village corse, César, un adolescent, rencontre Alice. Alors que ses parents sont à la plage, il l’entraîne dans sa maison louée pour l’été. A défaut de pouvoir se parler, ils font l’amour. » Quand ce ne sont pas les films homos. « Les films du bélier » nous préparent en effet un long métrage pour le 22 septembre prochain intitulé « Homme au bain » avec dans le rôle principal François Sagat, une star du porno gay. Synopsis : « entre Gennevilliers et New-York, Omar et Emmanuel ne s’épargnent rien pour apporter à l’autre la preuve qu’ils ne s’aiment plus ». Le film sera interdit aux moins de 16 ans…

« Un poison violent », c’est sous des airs innocents, une charge violente contre « le poids de la religion qui [empoisonne]« (selon les termes de Marie Laborie, présentatrice sur Arte) la jeune Anna, mais aussi sa mère (Lio) et… le prêtre (Stefano Cassetti). Au rendez-vous : une caricature du catholicisme (on entend lors d’un minuscule bout d’homélie un évêque, l’air austère pour ne pas dire sévère, déclarer : « les tendances de la chair s’opposent à l’Esprit » et Lio accuse sur Arte la religion catholique de ne pas regarder « avec bienveillance » et de « bafouer » le corps), un pacte d’athéisme et d’hédonisme entre le grand-père grabataire (Michel Galabru) et sa petite fille Anna. Mais aussi Anna qui toilette le corps nu de son grand-père, un curé en col romain fou amoureux d’une paroissienne et prêt à passer à l’acte (c’est elle qui se refuse)…

« Un trajet d’émancipation« qui traduit évidemment la rupture avec l’« enfance assez croyante » de Katell Quillévéré, la réalisatrice.

Vous imaginez bien qu’avez une telle trame, le film « Un poison violent » bénéficie de nombreux soutiens. Son budget de 2,32 millions d’euros inclut 350 000 euros d’investissements en préachat et coproduction d’Arte France Cinéma mais aussi des préachats de Canal + et Ciné Cinéma sans oublier les soutiens financiers des régions Bretagne et Pays de la Loire.

Ce qui est beaucoup plus inattendu, c’est le soutien du curé de Pleyben qui, après avoir lu le script en entier, a accepté le tournage dans l’église de Brasparts (qui fait partie de l’ensemble paroissial de Traon-ar-Méné) avec même, paraît-il, un vrai prêtre figurant. Au téléphone, il m’assure que « ça n’est pas un drame », que « le film n’est pas si terrible que ça ». C’est seulement une attaque en règle contre l’enseignement moral – incompris – de l’Eglise, trois fois rien… « Et puis ce sont des choses qui arrivent ». Les relations sexuelles entre ados de 14 ans ? Les prêtres qui ne respectent pas leur engagement ? Certes, mais de là à cautionner ! « Je n’allais pas leur demander de changer leur script ! ». Pourquoi pas ? Si les réalisateurs de films veulent tourner dans des églises catholiques, ils n’ont qu’à respecter l’Eglise, son enseignement et ses prêtres !

Le Père Claude Caill, curé de la paroisse Saint Louis de Brest, me confie quant à lui ne pas avoir eu de « vision globale » du film. « Le tournage en l’église de Brasparts avait déjà eu lieu, tout était enclenché et la mairie de Brest nous avait demandé d’accepter. » Sa paroisse est réputée plus traditionnelle que les autres à Brest : on y célèbre la messe Paul VI mais les filles ne sont pas admises au service de l’autel. « Lorsque le tournage dans l’église a eu lieu, en présence d’un jeune vicaire, je n’étais pas là mais en camp avec des scouts d’Europe ou des SUF. Je regrette ce tournage, si j’avais su, ça aurait été niet » m’assure-t-il avec amabilité. Je lui suggère d’être plus curieux et méfiant à l’avenir.

Car une des scènes du film, celle de la Confirmation, a été tournée en juillet 2009 dans l’église Saint Louis, à Brest en présence de 400 figurants (dont beaucoup de paroissiens pour éviter tout comportement irrespectueux. Savaient-ils que le film dans lequel il vont apparaître véhicule un message christianophobe ?). Reconstruite au titre des dommages de guerre après les bombardements alliés, achevée à Noël 1957 et consacrée en 1958, l’édifice est la propriété de la commune (manifestement pas pressée de la restaurer malgré des fuites d’eau quand il pleut)… Le curé n’en reste pas moins l’affectataire exclusif.

Il est quand même dommage que le tournage dans deux églises bretonnes d’un film qui s’en prend grossièrement à l’Eglise catholique, à son enseignement moral, à la figure du prêtre et à la chasteté n’ai pu être empêché ! Mais le mal est fait et « Poison violent » sort mercredi au cinéma. Une prouesse que de tourner un film christianophobe avec autant de figurants chrétiens pratiquants…

Pour votre information, Katell Quillévéré s’est illustrée par la réalisation d’un court-métrage « érotique » en 2009 dans le cadre de la série longue « Cyprine » avec Fabianny Deschamps, réalisatrice de « Pascoa », un court-métrage destiné à la campagne pour la légalisation de l’avortement au Portugal en 2007.

Quant à la chanteuse (et actrice, il paraît) Lio, elle « [s'est] faite avorter plein de fois » et considère l’avortement comme un « droit inaltérable » (sic). Elle ose après ça se déclarer « contre la peine de mort à 400 000% »… (21 décembre 1991).

Côme Dubois et Thibaud Coupry

SOURCE : http://www.riposte-catholique.fr/breves/poison-violent-un-film-christianophobe-tourne-dans-nos-eglises

Article relayé sur le Blog des Intransigeants

lundi, 02 août 2010

La querelle du droit naturel (IV)

 

 Le droit naturel classique

Ces prémisses un peu longues, bien que très résumées, étaient indispensables pour tenter de présenter la doctrine de l’authentique droit naturel des classiques.

Un système juridique peut être caractérisé par l’objet, les sources et le contenu du droit qu’il propose. Voyons ce qu’il en est à cet égard du système aristotélicien-thomiste [10].

Le droit, c’est le juste

Pour Aristote (que saint Thomas reprendra très fidèlement), le droit, c’est le juste (Dikaion, Id quod justum est). Mais qu’est-ce que le juste ?

Dans un premier sens, très extensif, le « juste général » est synonyme de la loi naturelle et participe de la loi éternelle. Saint Thomas nous explique que c’est le plan de Dieu sur le choses, mais nous ne le connaissons point.

Il existe, dans un second sens, une signification spécifique, beaucoup plus intéressante pour le juriste : c’est le « juste particulier », dont l’objet est le bon partage, suum cuique tribuere («  rendre à chacun le sien  »). C’est là une définition très réaliste de l’office du juge et qui permet de bien délimiter le droit par rapport aux disciplines voisines.

Aristote ajoutait que l’essence de la justice était la recherche d’une égalité ou d’une proportionnalité dans le partage : il distinguait la justice distributive (avec une proportion géométrique), de la justice communative (où prévaut la proportion arithmétique), la seconde servant à rétablir les ruptures d’équilibre (notamment dues aux échanges) que la première s’efforçait de réaliser dans sa répartition.

Le juste naturel

Le juste naturel (dikaion phusikon), tire sa source, comme son nom l’indique, en premier lieu et principalement de la nature, de l’observation du monde extérieur. Nous avons déjà expliqué en quel sens cela était concevable : la raison humaine lit le droit dans l’observation de la nature, dans les modèles justes qu’elle offre.

Cependant, si la nature est une source objective et riche, elle n’est pas toujours suffisamment explicite, et elle reste très mouvante. Or, le juge a besoin de solutions fermes, précises, relativement durables. Autrement dit, il a besoin de lois (dikaion nomikon). Car ce serait une grossière erreur de supposer le droit positif (nous ne disons pas le positivisme juridique !) en opposition avec la doctrine du droit naturel : bien au contraire, cette doctrine est probablement la seule a pouvoir donner un fondement satisfaisant à l’autorité des lois humaines.

Les sociétés étant naturelles ont besoin de chefs ; et le rôle des chefs légitimes est précisément de faire des lois, de prescrire des solutions ou de les adapter.

La loi positive est donc dans un rapport de complémentarité plutôt que d’antagonisme avec le juste naturel. Elle s’inspire autant que possible et parfois directement de la nature ; mais très souvent la nature est vague ou indéterminée ; les déterminations du législateur seront donc forcément arbitraires.

C’est pourquoi la doctrine jus-naturaliste ne confère pas aux lois une autorité inconditionnelle : œuvre de la raison humaine, en grande partie, les lois ne sont pas infaillibles ; on ne leur obéit, on ne les applique que si elles sont et demeurent justes.

La loi est un instrument au service du droit qui reste au-dessus d’elle ; aussi est-il toujours possible d’atténuer ou de corriger la loi par l’équité.

On voit bien, par conséquent, que la caractéristique de ce système est son extrême souplesse plutôt que le dogmatisme autoritaire et l’immutabilité dont on lui fait généralement reproche. On pourrait assez exactement parler à son propos d’empirisme organisateur. Et il n’est pas surprenant qu’il ait heurté, par une certaine imprécision qui lui est propre, le besoin de certitude, le systématisme et le mathématisme des modernes.

L’essence et le contenu du droit

Les divergences se retrouvent aussi quant à l’essence du droit, quant à son contenu.

Le mot « droit », dans notre langue moderne, s’est substantivé ; pourtant, à l’origine, dikaion est un adjectif ; les Romains, de même, parlaient du justum, de l’id quod justum est, « cela qui est juste ». La grammaire ici est expressive, car pour les classiques le droit est une valeur à chercher plutôt qu’un ensemble de règles données par avance. Le juste, c’est la recherche de la bonne solution, appliquée à chaque cas concret, hic et nunc , accordée à l’espèce comme l’adjectif à son substantif [11].

Il n’existe donc pas, à proprement parler, de règles expresses de droit naturel, et le droit naturel ne se confond pas avec les lois, ni même, en son sens rigoureux, avec la loi naturelle : saint Thomas, dans la Somme théologique, consacre tout un traité aux lois ; mais ce n’est pas là qu’il nous parle du droit : il y consacre un autre traité, nettement distinct [12].

Le droit naturel classique ne prétendait nullement revêtir une forme déductive, une rigueur scientifique ; il restait l’art des prudents, il s’exerçait dans le contingent.

Notes

[10] Les deux sources essentielles de la doctrine classique sont L’Éthique nichomaquéenne d’Aristote, livre V, et le De Jure et justifia de saint Thomas, S. th. II a II ae, qu. 57 sq. On trouvera des références détaillées dans les ouvrages visés par la note (1).

[11] Cf. Michel VILLEY, « Une définition du droit », dans les Archives de philosophie du droit, 1959, p. 47-65.

[12] Le traité des lois prend place dans la Ia II ae (qu. 90 et suiv.), alors que le traité du droit et de la justice se situe dans la IIa II ae (qu. 57 sq.). C’est l’erreur de trop nombreux interprètes que de vouloir chercher la pensée de saint Thomas sur le droit en consultant ce qu’il écrit de la loi.

Source: Vive Le Roy