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mardi, 08 juin 2010

Henri Comte de Paris (1908-1999) ou la tradition orléaniste (I)

Ma personne est tout, mon principe n’est rien

Les Orléans ont toujours été dynastes, cependant les Lois Fondamentales du Royaume les placent très loin derrière la branche aînée d’Anjou. Un prince d’Orléans désirant malgré tout satisfaire une ambition royale doit donc renoncer au principe de légitimité pour ne mettre en avant que sa seule personne. Feu le Comte de Paris est l’exemple extrême de cette stratégie préconisée par son aïeul, l’usurpateur Louis-Philippe. L’abandon de la transcendance ― pourtant inhérente à la monarchiele condamna tantôt à faire une cour servile au pouvoir en place, tantôt à se prostituer à l’opinion du jour, abdiquant de fait tout courage et tout honneur.

Qui est donc le Comte de Paris ?

En avril 1956, dans un article paru aux Écrits de Paris, René Johannet, essayant de discerner « l’avenir du Comte de Paris », s’exprimait en ces termes :

La position du Comte de Paris est l’une des plus étranges que l’on puisse imaginer. De tous les prétendants au trône de France qui se sont succédé depuis un siècle, il est assurément le plus zélé, le plus actif, le plus ambitieux.

Il n’en a pas moins réussi à faire abroger la loi d’exil portée contre lui. Mieux : il cousine avec la gauche avancée, traite de pair à compagnon avec Mendès, Edgar Faure, collabore au Monde, se voit cité par un ministre en plein Chambre. Que la République vienne à disparaître, il en sera le dernier témoin, le témoin de ses affres les plus secrètes.

Pour retrouver semblable anomalie, force nous est de remonter aux beaux jours du parti radical, quand on expédiait d’office à Bruxelles les nouvelles recrues de marque pour être présentées au prince Victor [1]. Soit dit entre nous, ça n’a pas mené très loin le prince Victor.

Cela n’a pas, non plus, mené très loin le Comte de Paris, puisqu’au terme d’un demi siècle de vie politique il publie un livre désenchanté [ses Mémoires, note VLR], et donne quelques déclarations qui laissent mal augurer du devenir de sa Maison. Mais ce peut être grave pour le royalisme français, et il convient d’en prendre la mesure.

Notes

[1] Il s’agit, bien sûr, du prince Victor-Napoléon, prétendant bonapartiste, qui passait pour presque aussi « rouge » que le pittoresque Napoléon (Jérôme), dit “Plon-Plon”.

(Source: Vive Le Roy: http://www.viveleroy.fr/Henri-Comte-de-Paris-1908-1999-ou... )

18:22 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

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