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lundi, 07 juin 2010

La Légitimité (IV)

Des royalistes qui cèdent aux sirènes démocratiques

 

Or, voici que des monarchistes — il est vrai qu’ils s’intitulent simplement “royalistes” — dont on attendrait la ferme réfutation des lubies démocratiques contemporaines, sacrifient à l’idole du jour.

Tels d’entre eux donnent des leçons de démocratie au président de la République française, et même M. Pierre Boutang, habituellement peu conformiste, assure que « le mot ne le gêne plus ».

Si « le mot » exprimait le besoin d’un consensus populaire, ou si, tout simplement, l’on entendait par démocratie l’un des régimes légitimes décrits par les vieux penseurs grecs, nous en serions tous d’accord, et l’on pourrait non seulement s’accommoder du mot, mais se dire anti-démocrate sans choquer personne. Malheureusement, chacun sait que ce n’est pas le cas aujourd’hui, et que ce n’est pas d’un terme innocent qu’il s’agit. « L’ambiguïté de l’antidémocratisme » [10] est incontestable, mais provient de l’ambiguïté fondamentale de la démocratie moderne.

Aussi ne peut-on que redouter, pour l’avenir du royalisme français, l’effet des compromissions démocratiques du Comte de Paris, que suivent quelques néo-orléanistes. Ce prince, qui n’a pas la légitimité juridique — nous croyons l’avoir démontré —, n’est pas davantage capable de proposer une saine doctrine politique, dans laquelle pourrait se reconnaître la légitimité monarchique traditionnelle.

Notes

[10] Que souligne à juste titre Paul SERANT dans son essai. Où va la Droite ?, Paris. 1958. pp. 122 et suiv. L’auteur fait observer que, pour les Anglo-Saxons, « démocratie » vise esprit de liberté, respect des libertés concrètes, civilisation.

(Source: Vive le Roy: http://www.viveleroy.fr/La-legitimite-par-Guy-AUGE-1979,9... )

21:46 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

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