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lundi, 08 février 2010

Appel aux Dons - Eglise en péril

Aidez l’Association de Sauvegarde pour l’Eglise de Gesté à sauver l’église de Gesté ! Construite par la ferveur des habitants après le passage des colonnes infernales, laisserez-vous une municipalité sans scrupules la démolir ?

 

L’ancienne église de Gesté, d’après son style, datait du XVème Siècle. Elle fut incendiée, avec le bourg, par les troupes républicaines, le 1er février 1794. Dès le 1er germinal, an VIII (22 Mars 1800), on procède à des travaux de réparations (plutôt que de restaurations), avec addition de deux petites chapelles. Vers 1870  l’église sera reconstruite dans sa forme actuelle.

L’ASPEG qui s’est engagé dans le combat de la restauration de l’église de Gesté vous demande aujourd’hui de soutenir l’association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois qui dirige l’action de sauvegarde. Celle-ci est née officiellement le 30 Juillet 2007, date de déclaration à la sous-préfecture de Cholet. C'est à la suite de la décision de la municipalité de démolir l'église qu'Alain Durand et Joël Sécher ont décidé de créer cette association. Régie par la loi du 1er Juillet 1901, l’association a pour but de « tout mettre en oeuvre pour sauvegarder, conserver et entretenir et aider à sauvegarder, conserver et entretenir le patrimoine (biens de la collectivité gestoise et biens privés des gestois) considéré comme un héritage transmis par les générations précédentes ; rechercher des solutions et d'apporter des réponses à toutes interrogations concernant le patrimoine, en considérant les différents paramètres techniques, affectifs, historiques et artistiques ». Nous défendons l'église paroissiale menacée de destruction suite à un vote du conseil municipal, en février 2007. Le maire d'alors était M. Michel Baron.. Le nouveau conseil municipal dirigé par M. Léger, poursuit les projets du précédent. Au cours des années 2007, 2008, une suite logique d'événements se sont succédés pour en arriver au point où nous en sommes aujourd'hui: *décision de destruction, *fermeture de l'édifice, *demande et obtention du permis de démolir, *pose de barrières de sécurité et *dépôt d'un recours au tribunal administratif de Nantes,  par l'association. Aujourd’hui le Permis de Démolir a été suspendu par le juge pour mener des expertises plus complètes sur le bâtiment.

 

Vous pourrez avoir un aperçu de la situation en regardant ce reportage : http://www.dailymotion.com/video/x7thfj_eglises-un-patrimoine-en-danger-12_news

 

 

Vous pouvez envoyer vos dons à Monsieur Alain Durant, Président de l’association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois, 1, rue du Centre, 49600 Gesté. Vous pourrez demander un reçu à Monsieur Durant et ainsi déduire ce don de vos impôts qui n’iront pas soutenir par exemple des entreprises immorales de l’état en matière de bioéthique ou autres…

 

Pour plus de renseignements vous pouvez également contacter les deux associations :

 

l’association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois : amndurand@ornage.fr, 1 rue du centre, 49 600 Gesté.

Association pour la Sauvegarde de l’Eglise de Gesté : eglisegeste@yahoo.fr

 

 

 

« Celui qui se moque du passé n'est pas digne du futur... » (fort de Douaumont)

 

 

samedi, 06 février 2010

Démocratie chrétienne?

Les deux questions

Quel est le caractère du mouvement démocratique ? La démocratie répand-elle dans les foules l’esprit chrétien, c’est-à-dire l’esprit de devoir, de tempérance, d’abnégation et d’humilité ? C’est la première question que doivent s’adresser le chrétien et surtout le prêtre avant de la saluer.

D’où vient le mouvement démocratique et à quoi doit-il aboutir ? C’est la seconde question qui s’impose avant de dire un mot, avant de faire quoi que ce soit pour le favoriser ; car on n’empêche pas un torrent d’aller à l’abîme en se jetant dans ses flots, pas même en redressant son lit.

Le mouvement démocratique ne se rattache-t-il point de très près au mouvement révolutionnaire ? Et la Révolution, peut-on nier qu’elle soit satanique, d’origine et d’essence ? Ses partisans le clament aujourd’hui plus haut que ses adversaires. Ils ne cessent de la présenter comme l’antagoniste du christianisme résolue à anéantir l’idée chrétienne, à moins que le christianisme ne parvienne à étouffer la Révolution.

S’il en est ainsi, le devoir peut-il être de s’abandonner au mouvement démocratique et de le favoriser ? N’est-il pas, au contraire, de s’y opposer de son mieux, quand même, en se mettant à la traverse, on aurait la certitude d’être écrasé ? C’est ce qu’ont toujours fait les vrais serviteurs de Dieu, ceux qui, dans les luttes de ce monde, n’ont de regard que pour lui, n’écoutent que lui, ne demandant, pour savoir où doit se porter leur parole et leur action, que cette seule chose : quel est, quel a été jusqu’ici l’enseignement divin ? C’est par là qu’à toutes les époques de troubles et de séductions ils ont été les guides sûrs et les vrais bienfaiteurs de leurs frères. Ils n’ont point hésité à se porter à l’encontre des courants les plus impétueux ; et Dieu, après avoir contemplé du haut du ciel leurs efforts et les avoir soutenus, est intervenu d’une manière plus ou moins sensible et directe pour mettre fin à la lutte, renverser les desseins de Satan et faire rentrer l’humanité dans ses voies.

Jamais oppression n’a été plus humiliante, plus avilissante que celle que nous subissons de nos jours ; jamais tyran n’a déclaré plus hautement qu’il voulait débarrasser la société du christianisme, en étouffer dans les âmes jusqu’à la dernière étincelle. Et jamais persécution n’a rencontré pareille résignation. Depuis trente ans, la secte n’a cessé de détruire et d’asservir ; elle n’a rencontré d’autre résistance, dès le principe, que des paroles sans portée, dites uniquement, semble-t-il, pour « sauver la face ». Peu à peu, les voix elles-mêmes se sont éteintes, et c’est dans le silence que se perpètrent les derniers attentats.

L’illusion de la lutte électorale

Cet abaissement des intelligences et des caractères, M. Le Play n’hésite point à l’imputer à l’envahissement des esprits par les idées démocratiques, à leur propagande non seulement par les hommes politiques qui y sont intéressés, et par les écrivains, disciples de Jean-Jacques, mais encore par une partie des classes dirigeantes.

Celles-ci comme ceux-là ont mis leur espoir de salut dans la lutte électorale, c’est-à-dire dans la souveraineté du peuple en exercice. Que de temps, que d’argent, que d’activité a fait dépenser cette illusion ! La dixième partie de tout cela, employée depuis vingt ans à réformer les idées, eût sauvé le pays depuis dix ans. L’effort déployé pour faire élire des candidats met toujours l’idée au second plan s’il ne l’étouffe entièrement et prépare ainsi pour l’avenir des défaites de plus en plus écrasantes. Ce qu’il faudrait, ce serait d’arracher les hommes influents à l’action électorale pour les lancer dans la propagande de la vérité.

Là est la difficulté. Il est aisé de grouper et d’intéresser les masses conservatrices à une action concrète et simple comme le vote. Il faut dépenser beaucoup de talent, de courage et de persévérance pour arriver à faire comprendre à ces mêmes masses qu’elles sont dans l’erreur, et pour leur montrer et leur faire admettre les principes de l’ordre social, en délivrant leur esprit des principes démocratiques.

Sait-on que ces principes nous viennent des Juifs et que c’est sur leur propagande que les Juifs fondent leur espoir de domination sur nous ?

Oui, ce sont les Juifs qui ont fait la Révolution, ils l’ont faite par les francs-maçons, et les francs-maçons par les principes de 89, c’est-à-dire par l’idée démocratique. Et, à mesure que cette idée et ces principes pénètrent les couches de la société chrétienne, ils y tarissent la vie, la vie surnaturelle aussi bien que la vie sociale ; et c’est en vain qu’on s’efforcera de lutter à coups de bulletins contre les fils de la Révolution, contre le socialisme, contre l’anarchisme et contre la domination juive, si l’on ne délivre les esprits du dogme de l’immaculée conception de l’homme et de tout ce qui en découle.

Mgr Henri DELASSUS, Vérités sociales et erreurs démocratiques, Vailly-sur Sauldre,

éd. Sainte-Jeanne-d’Arc, 1986, p. 128 à 134.

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