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jeudi, 30 avril 2009

Vers un ordre social chrétien (IV)

V - DE L’ESPRIT D’UNE LEGISLATION CHRETIENNE
DU TRAVAIL

 

I - Peut-il y avoir une législation chrétienne du travail ?


Oui, sans doute, s’il y a une justice sociale chrétienne, un droit social chrétien, que cette législation ait pour objet de définir et de protéger dans le contrat de travail.

Non, si l’on ne voit avec l’Ecole classique dans l’expression de Justice sociale qu’un « néologisme qui cache le vague de la pensée sous l’impropriété des termes » ; — « qu’un mot qui n’a point de sens ». — Non, si l’on prend pour point de départ de l’étude de cette législation la conviction « qu’il n’y a pas de justice sociale ou particulière, et que si l’on parle quelquefois de justice légale, c’est une manière de qualifier l’injustice
En restreignant ainsi l’idée de justice à celle de la justice commutative, on dit alors fort logiquement que la société ne doit rien aux pauvres, «une obligation de charité ne pouvant jamais devenir une obligation de justice », et l’on donne l’exemple suivant de l’application de ces principes : « Rome ancienne possédait une notion très exacte de ce que réclame la justice dans les relations des hommes, et cependant elle envoyait les esclaves malades ou infirmes mourir dans une île du Tibre. Si elle connaissait la justice, elle ignorait la charité.
»
Elle estimait, sans doute, comme l’auteur lui-même de cette appréciation le pose en thèse quelques lignes plus haut, que « la société ne doit rien aux pauvres ».

Eh bien, j’en demande pardon aux juristes dont j’ai reproduit ici le langage récent, ceci est la justice sociale païenne, ce n’est pas la justice sociale chrétienne, car, dans le christianisme, la charité n’est pas de conseil, elle est de précepte. « Si votre justice n’est pas plus parfaite que celle des docteurs de la loi et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux », a dit Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Et comme un de ces docteurs lui demandait quel était le plus grand commandement, il le lui dit et ajouta « Voici le second qui lui est semblable : vous aimerez votre prochain comme vous-même; c’est dans ces deux commandements que sont renfermés toute la loi et les prophètes. »

Voilà donc bien l’esprit de la loi chrétienne, voilà le principe de la justice sociale chrétienne.

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lundi, 27 avril 2009

Le Capitalisme; kesako?

On nous parle beaucoup de la nécessité de refonder le Capitalisme, notamment pour faire face à la crise financière actuelle.

Mais est-ce là la solution? N'est-ce pas plutôt le Capitalisme qui est l'une des causes de ce cataclysme économique et donc social?

Qui est-il vraiment?

Que représente-t-il concrètement?

Quelle alternatives pouvons-nous y apporter afin de ré-instaurer un Ordre Social Chrétien?

Vous trouverez ici un résumé d'une Etude signée La Tour du Pin, traitant de l'épineuse question du capitalisme...

17:10 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 20 avril 2009

Vers un Ordre social chrétien (III)

IV DU CAPITALISME


A la suite du profond et profondément honnête discours par lequel le comte Albert de Mun a clos l’assemblée générale des délégués venus des assemblées provinciales tenues à l’occasion du centenaire de 1789, l’école classique des économistes s’est émue les uns ont constaté ironiquement que le langage du « noble comte » ne laissait pas que de ressembler à celui des « pires ennemis de la société » actuelle. Les autres, plus bienveillants, se sont voilé la face.

Mais, comme il n’y a pas de pire ennemi de la société que celui qui non seulement ne l’avertit pas de la perte à laquelle elle court mais encore l’excite à mépriser les avertissements, je crois à mon tour et très humblement faire acte de bon citoyen en cherchant à me rendre compte et à montrer en quoi le siècle actuel porte la marque de l’Usure et mérite d’en conserver le nom, comme l’a dit mon éminent ami.

Ce ne sont d’ailleurs pas ses opinions que je prétends formuler ici, mais uniquement les miennes, telles que l’observation m’a conduit à les former ; étant prêt à les modifier sur les points où la discussion que je cherche me ferait apercevoir mon erreur ; erreur d’ailleurs facile en matière aussi délicate et complexe, où il faudrait apporter la subtilité d’un théologien et la logique d’un mathématicien. Ne possédant ni l’une ni l’autre de ces aptitudes spéciales, je ne me suis permis aucune digression théologique, bien que le sujet semblât l’exiger, et je n’ai pu qu’indiquer des calculs, sans les faire, bien qu’ils soient eux aussi inhérents à la nature du sujet.

J’essaierai de montrer dans une première partie du mémoire les effets du système usuraire, dans une seconde ses remèdes, dans une troisième et dernière l’ensemble du régime économique dont elle serait bannie. Je ne lui ai pas donné de nom, parce qu’on ne baptise les gens qu’après leur naissance. Quant au régime économique de ce siècle qui repose sur l’Usure, il a un nom le Capitalisme.

(Pour lire la suite, cliquez ici)

11:54 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (0)

Conférence sur le Mondialisme

Une passionnante conférence sur le mondialisme, après le 11 septembre 2001, sera donnée par Arnaud de Lassus, à Nantes, le Lundi 27 avril à 20h 30, 7, rue du Bel Air, près de l'église Saint Similien. 

 

Arnaud de Lassus est l'un des dirigeants de l'Action Familiale et Scolaire, qui propose de nombreux outils de formation (livres, conférences...), dans un esprit catholique et contrerévolutionnaire.

 

Un bref résumé de ce qui y sera dit:

Des événements extraordinaires sont toujours utiles pour justifier aux yeux de l’opinion publique une décision politique importante.

A ce titre les évènements terroristes du 11 septembre 2001 ont été aussitôt utilisés pour faire approuver l’expansion en Asie centrale de l’impérialisme américain, étape de la mise en place du mondialisme.

Quelles sont les conséquences de ces évènements  envisageables à plus ou moins court terme ? Une réponse, même partielle, à cette question mérite d'être donnée, ne serait-ce que pour échapper à la désinformation si générale aujourd'hui.

Le plan de la conférence:

I  -  Qu’est ce que le Mondialisme ?

II -  Le Mondialisme tel qu’il se présentait avant le 11 septembre 2001

III -  Les événements du 11 septembre et leurs conséquences.

IV -  Le Mondialisme tel qu’il se présente après le 11 septembre 2001

V  -  L’avenir envisageable à court terme : 

Un conflit entre le monde americano-sioniste et le monde islamique ?

VI - Le Mondialisme et l’Antéchrist ?


Ce bref tour d'horizon du mondialisme donne les éléments nécessaires à une réflexion objective sur la géopolitique, les interactions probables et envisageables entre l'islam, les USA, Israël; et surtout, l'influence que tout ceci pourrait avoir sur nous, Catholiques Français...

jeudi, 09 avril 2009

Aphorismes de politique sociale

 Par le marquis de La Tour du Pin

 

 

 « Ceci n'est pas écrit pour faire lire, mais pour faire penser. »

 

 

AVANT PROPOS

Arrancy, le 14 juillet 1909.

 

En ce jour, il y a vingt ans, les libéraux de toute nuance célébraient le centenaire de la Révolution française. Ils s'en étaient fait longtemps d'avance une fête. Cette fête n'était pas au goût d'un groupe d'hommes de tradition, qui résolut d'opposer a ces déclarations une reprise du mouvement de 1789 par la réunion d'Assemblées provinciales semblables à celles qui avaient précédé la convocation des États généraux. Mais il était à craindre que les gens de bien disposés à répondre à cet appel ne le fussent en même temps à y porter les idées fausses -ce qu'on appelle bien aujourd'hui les "nuée " qui ont fait dévier comme l'on sait le mouvement d'alors. Les promoteurs pensèrent donc qu'il fallait rétablir d'abord les notions saines dont ils désiraient trouver l'application dans les "cahier", et ils chargèrent l'un d'eux de la mise au point des mémoires qu'ils se distribuèrent entre eux. Une petite feuille, la Politique sociale, fut créée pour servir d'organe à cette préparation ; des aperçus, nouveaux a force d'avoir été oubliés, y furent produits sous forme de définitions, plutôt pour éveiller l'esprit sur les questions que pour les résoudre, comme on jette des pierres dans une eau dormante.

 

Les conditions actuelles se rapprochent de celles d'alors, quoique d'une part le malaise social soit plus sensible, et que d'autre part les idées saines aient fait plus de chemin, grâce a des pionniers nouveaux d'une rare hardiesse. Il a paru à d'aucuns de ceux ci que les premiers engins pouvaient être utilement remis tre utilement remis en service, en les complétant de quelques tracés de circonstance. Ils sont rendus ici bien volontiers à leur destination, sous la réserve qu'ils ne doivent pas plus qu'alors être pris comme les éléments d'un traité, mais rester comme de simples esquisses à feuilleter, gardant leur nom d'aphorismes.

 

LA-TOUR-DU-PIN CHAMBLY.

 

 

Pour télécharger les différents études, cliquez sur les liens suivants:

 

- Aphorismes de politique sociale, chapitre préliminaire;

- Le Droit de Dieu;

- Le Pouvoir Social;

- La Théocratie;

- L'individualisme;

- L'usure;

- La liberté du Travail;

- La crise agricole;

- La crise constitutionnelle.

13:22 Publié dans Monarchie | Lien permanent | Commentaires (1)

mardi, 07 avril 2009

OTAN en emporte la France ...

(Ou comment Sarközy et les intellectuels juifs préparent la dislocation de la France)

 

« Pour cette année 2009, les gouvernements doivent mettre en place les bases d’un nouvel Ordre économique mondial. 2009 devra être l’année de naissance d’un embryon de gouvernement mondial, sans lequel il n’y aura aucune sortie de crise. » (Jacques Attali, RTL, 2 janvier 2009)

 

 

Discours de Nicolas Sarközy devant le corps diplomatique étranger, au Palais de l’Elysée le 16 janvier 2009 :

 

«  La crise est mondiale. Il faut que nous lui apportions une réponse mondiale. Et j’en appelle à tous les gouvernements. Aucun d’entre nous n’en sortira en faisant sa propre politique dans son coin, isolé de ce que font les autres. Aucun ! Nous avons besoin du dynamisme de chacun pour deux choses. La première, trouver un nouveau système de régulation. Ce sera l’enjeu du Sommet de Londres. Et je puis vous dire une chose : l’Europe aura une position commune et forte. Et je puis vous dire une deuxième chose : nous n’accepterons pas un sommet qui ne décidera pas. Et je puis vous dire une troisième chose : on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. Car à travers le monde, les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes. »

 

 

 

Allocution de Nicolas Sarközy à Palaiseau le 17 décembre 2008 :

 

« … L’objectif est de relever le défi du métissage que nous adresse le XXIème siècle. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. C’est un impératif. On ne peut pas faire autrement au risque de nous trouver confrontés à des problèmes considérables. Nous devons changer, alors nous allons changer. On va changer partout en même temps : dans l’entreprise, dans les administrations, à l’éducation et dans les partis politiques. Et l’on va se fixer des obligations de résultat. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. »

 

Ces différentes citations se passent de commentaires …

 

Pharamond

samedi, 04 avril 2009

Ce qu'est la Monarchie

Programme Social et Politique

 

(Par Dom Besse)


 

Toute nation est un corps social organisé. Il est soumis à des lois qui assurent la conservation de ses énergies et leur fonctionnement dans l'harmonie et la paix. La science politique a pour objet la recherche et la connaissance de ces lois ; l'art politique consiste à les appliquer à l'organisation d'un État déterminé.

 

La science politique s'acquiert par la méthode d'observation. Il y a deux sortes d'observations nécessaires : les unes se font dans des nations diverses et permettent de découvrir les lois générales, qui se trouvent partout ; les autres se font dans une nation déterminée. Ce sera la France pour nous.

 

Comme la nation est une unité sociale qui se prolonge dans le temps, l'observateur doit embrasser l'ensemble de son existence. Le passé éclaire le présent. La connaissance de l'un et de l'autre permet d'entrevoir l'avenir possible et par conséquent, de le préparer.

 

Pour arriver à des conclusions certaines, il faut classer d'après leur nature les phénomènes observés. Les lois politiques et sociales découlent de ces conclusions. Quelques unes régissent les rapports que les groupes sociaux ont avec leurs membres et entre eux. L'application s'en fait dans les institutions sociales. L'ensemble de ces institutions forme nécessairement un tout coordonné. La constitution politique assure l'unité, la durée et la force de cet ensemble.

 

Bien que de nature diverse, les institutions sociales d'un Etat font corps entre elles et avec la constitution politique. La distinction, que l'on établit entre elles pour les mieux étudier, ne doit jamais aboutir à un isolement. Une séparation complète, même dans l'ordre intellectuel, équivaudrait à une amputation. Un membre séparé du corps auquel il appartient a perdu le meilleur de sa réalité, la vie. On ne comprend une institution, que si elle occupe sa place et remplit sa fonction dans le corps politique dont elle fait partie intégrante. Ce qui suppose la connaissance de ce corps politique.

 

En d'autres termes, l'étude des institutions sociales et de leur fonctionnement dans un État déterminé ne peut aller sans l'étude de sa constitution politique. Tout se tient dans la société. Le lien qui assure l'unité de ce tout est fait par la vie. Ce qu'on lui arrache cesse d'être une réalité vivante. Or tout doit vivre dans l'étude d'une société comme dans la société elle même.

 

Les institutions sociales et la constitution politique d'un État doivent correspondre exactement à ce qu'est dans la réalité le fonctionnement économique des éléments vivants dont il se compose. Leur formule doit être pour l'intelligence un miroir où se reflète cette même réalité.

 

(Pour voir la suite, cliquez ici)

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La Mortification chrétienne

(par le cardinal Désiré Mercier)

Objet de la mortification chrétienne


La mortification chrétienne a pour but de neutraliser les influences malignes que le péché originel exerce encore dans nos âmes, même après que le baptême les ait régénérées.

Notre régénération dans le Christ, tout en annulant complètement le péché en nous, nous laisse cependant fort loin de la rectitude et de la paix originelles. Le concile de Trente reconnaît que la concupiscence, c’est-à-dire la triple convoitise de la chair, des yeux et de l’orgueil, se fait sentir en nous, même après le baptême, afin de nous exciter aux glorieuses luttes de la vie chrétienne (Concile de Trente, « décret du péché originel »). C’est cette triple convoitise que l’Écriture appelle tantôt le vieil homme, opposé à l’homme nouveau qui est Jésus vivant en nous et nous-mêmes vivant en Jésus, tantôt la chair ou la nature déchue opposée à l’esprit ou à la nature régénérée par la grâce surnaturelle. C’est ce vieil homme ou cette chair, c’est-à-dire l’homme tout entier avec sa double vie morale et physique, qu’il faut, je ne dis pas anéantir, car c’est chose impossible tant que dure la vie présente, mais mortifier, c’est-à-dire réduire pratiquement à l’impuissance, à l’inertie et à la stérilité d’un mort ; il faut l’empêcher de donner son fruit qui est le péché, et annuler son action dans toute notre vie morale.
La mortification chrétienne doit donc embrasser l’homme tout entier, s’étendre à toutes les sphères d’activité dans lesquelles notre nature est capable de se mouvoir.

Tel est l’objet de la vertu de mortification : nous allons en indiquer la pratique, en parcourant successivement les manifestations multiples d’activité dans lesquelles se traduit chez nous :
– L’activité organique ou la vie corporelle.
– L’activité sensible, qui s’exerce soit sous forme de connaissance sensible par les sens extérieurs, ou par l’imagination, soit sous forme d’appétition sensible ou de passion.
– L’activité rationnelle et libre, principe de nos pensées et de nos jugements et des déterminations de notre volonté.
– La manifestation extérieure de la vie de notre âme, ou nos actions extérieures.
– L’échange de nos rapports avec le prochain.

(Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez commander ici cette brochure du Cardinal Mercier (Editions du Sel))

OTAN pour moi!

Le but de ce blog est plutôt une formation doctrinale, c'est-à-dire de fond, et non pas un commentaire de l’actualité. Toutefois, il est de ces journées chargées (03 avril 2009) qui ne sauraient être occultées.

Tout d’abord, quelle ne fut pas ma surprise ce matin, en écoutant Europe 1 (mea culpa) d’apprendre que le Moïse noir d’outre-Atlantique était descendu en Europe, au sommet du G20 plus exactement, afin d’apporter les nouvelles tables de loi du… Capitalisme (avec une majuscule comme toute bonne religion qui se respecte).

Enfin! Nous sommes sauvés! La manne céleste, sous la forme du dollar, va pleuvoir sur le monde (cinq mille milliards de dollars prévus d’ici fin 2010). L’adhésion est unanime, Dominique Strauss-Kahn, patron du F.M.I. (qui va recevoir 750 milliards), parle du « plus grand plan de relance coordonné jamais décidé », « un compromis historique pour une crise exceptionnelle » nous dit la chancelière allemande Angela Merkel, ou encore notre cher Sarkozy (inter)national qui se dit heureux d’un sommet qui est allé « au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer ».

Mais que s’est-il donc passé à ce sommet qui rende la classe dirigeante si euphorique?

La réponse nous est donné par le premier ministre Gordon Brown, qui parle de la naissance d’ « un nouvel ordre mondial ». Enfin! Le mot est lâché! Depuis le début de la crise, je me demandais quand donc ils nous feraient comprendre que la solution à tous nos maux ne peut passer que par ce « nouvel ordre mondial » si cher à ces grands bienfaiteurs de l’humanité. On peut dire que cette crise tombe à point nommé pour eux. Mais n’allez pas imaginer ce que je n’ai pas dit, que cette crise qui a et va plonger un grand nombre de foyers, de part le monde, dans la précarité voire la misère, aurait été déclenché de manière volontaire afin d’arriver à cet ordre mondial. Ce serait là pur cynisme, et le fait que tous nos gouvernants, ces grands démocrates, soient acquis à la cause mondiale, et plus où moins (plutôt plus que moins) affiliés à ces sociétés parallèles (Grandes Loges et autres cercles de bienfaisance), est seulement fortuit et ne saurait en rien, (à part pour les « comploteurs » acharnés dans les veine des Mgr Delassus et autres Abbé Barruel qui osent remettre en cause le dogme de la révolution française spontanée en l’expliquant par une odieuse conjuration) prouver une quelconque collusion entre eux.

A peine avais-je le temps de reprendre mon souffle que le présentateur radio m'assénait un nouveau coup en m’ « informant » de la tenue, dans l’après-midi, d’un nouveau sommet ayant pour but la réintégration de la France dans l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, vous savez cette succursale de l’armée américaine que De Gaule nous avait, en partie, fait quitter (pour une fois…) en 1966 pour être indépendants. J’imaginais alors sans peine Sarkozy les yeux levés, priant dans une ferveur non feinte « Obama est grand et moi je suis petit »...

Toujours est-il que lors de la prochaine invasion américaine (pourquoi pas en Iran), vous saurez grâce à qui nos soldats meurent…

En ce jour présenté comme un jour mémorable par nos bon (dés)informateurs, il me semble que nous avançons à pas de plus en plus grands  vers la disparition de la France souveraine au profit du gouvernement mondial.  Toutefois, je ne saurais désespérer, en ce temps de Carême, qui annonce la gloire de Pâques! Alors prenons notre courage à deux mains, afin de restaurer la France Catholique de nos ancêtres, et à la suite de Sainte Jehanne d’Arc, n’hésitons pas à redire : « Vive le Christ qui est Roi de France ! »

Hippolyte


vendredi, 03 avril 2009

Testament de Louis XVI


Au nom de la Très Sainte Trinité du père du Fils et du Saint Esprit, aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze Moi Louis XVIe du nom Roy de France étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille de plus impliqué dans un Procès, dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse
m’adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

            Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir en sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelqu’indignes que nous en fussions et moi le premier.

            Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Eglise Catholique Apostolique et Romaine qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de St Pierre auquel Jésus Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Eglise, les Sacrements et les Mystères tels que l’Eglise Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.

 

Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchire l’Eglise de Jésus Christ mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Saint Eglise Catholique donnent et donnèrent conformément à la discipline de l’Eglise suivie depuis Jésus Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

 

            Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester, à les détester, à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Eglise Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur, je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique pour m’accuser de tous mes péchés, et
recevoir le Sacrement de Pénitence.

 

            Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne) ou ceux à qui j’aurais pu donner de mauvais exemples ou des scandales de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

 

            Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

 

            Je pardonne de tout mon cœur, à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en ai donné aucun sujet et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle malentendu, m’ont fait beaucoup de mal.

 

            Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les Liens du Sang ou par quelqu’autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu ,particulièrement de jeter de yeux de miséricorde, sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

 

            Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux, je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Eternité, je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

 

            Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donné dans le cours de notre union, comme elle peut être sure que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

 

            Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissant de tous les soins et peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.

 

            Je recommande à mon fils s’il avait le malheur de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve, qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

 

            Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou le parents de ceux qui ont péris pour moi et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi, je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne (souvent dans les moments de troubles et d’effervescence on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

 

            Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé, d’un côté si j’étais seulement touché de l’ingratitude et de la déloyauté des gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux à leurs parents ou amis, de l’autre j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés, je les prie d’en recevoir tous mes remerciements, dans la situation où sont encore les choses, je craindrait de les compromettre si je parlais plus explicitement mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

 

            Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils M. De Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi, avait porté à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes, je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tant lieu de me louer depuis qu’il est avec moi comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie Messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposées au Conseil de la Commune.

 

            Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gènes dont ils ont cru devoir user envers moi, j’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

 

            Je prie Messieurs de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité, pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

 

            Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant lui que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancées contre moi. Fait en double à la tour du Temple le vingt cinq décembre mil sept cent quatre vingt douze.


LOUIS

(Vous pouvez télécharger ici un livret réalisé pour la commémoration du 21 janvier 1793)

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jeudi, 02 avril 2009

Carême et Combat spirituel...

 

 

Le Carême est le temps du combat spirituel par excellence, car il est un temps de purification, par le renoncement à soi-même, au vieil homme qui est en nous; afin, qu'en accompagnant le Christ jusqu'à la Croix, nous soyons participants à Sa Gloire, qui nous obtiens le Salut éternel.

La vie chrétienne est faite de renoncements et de croix, mais aussi évidemment de toutes les grâces nécessaires pour les accepter, les offrir, et les surmonter!

Il est donc nécessaire de bien s'équiper pour bien combattre. Et l'adage disant que l'homme avertit en vaut deux, il importe donc de lire de bons ouvrages de piété.

Sans vouloir nous substituer aux conseils d'un bon prêtre, il nous semble quel'Imitation de Jésus-Christ, est un ouvrage fondamental en la matière, dont on ne peut faire l'économie.

D'autres sont aussi efficaces, bien que plus récents.

Ainsi, peut-il être fait mention de l'ouvrage du Père Max de Longchamp, Le Carême pour les cancres (disponible ici par exemple), dont une citation lumineuse et concise à été lue sur le Forum Catholique:

 "C'est Dieu qui combat en nous; nous avons à nous confier amoureusement au Seigneur plutôt que de combattre les tentations.
Dieu est là en nous,il combat en nous.
Dieu attend de nous non la performance mais la confiance.
Si nos chutes nous désespèrent c'est que notre confiance est en nous-même et non en Dieu."

Laissons nous donc porter par la Très Sainte Vierge Marie, notre Mère céleste, pour qu'Elle nous guide vers son cher Fils, et qu'ainsi, nous cheminions avec confiance, vers la Résurrection de Pâques!

 

BONNE FIN DE CARÊME A TOUS!

 

 

Camillo

 

L'inconsistance du Modernisme

"D'ailleurs, pour avoir encore plus de chances d'aboutir, le modernisme pratique le schisme dans la durée. Il ignore tous les conciles, sauf Vatican II. Et comme Vatican II n'a rien défini, rien condamné, on voit tout de suite quelle sera l'inconsistance de ces nouveaux exposés de la foi qui ne prennent leurs points de référence que dans un concile pastoral, qui s'est voulu adogmatique."
Père R-T Calmel OP, Les mystères du royaume de la grâce, DMM, page 145