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jeudi, 29 juin 2017

Voter : du moindre mal au vote utile

La doctrine morale du moindre mal Retour à la table des matières

Les bons philosophes expliquent que le mal n’a pas d’identité propre, car il n’est que l’absence de bien. Le moindre mal n’est donc qu’une insuffisance de bien. Et, dans ce sens, le moindre mal est exactement la même chose que le plus grand bien possible. Comme dans l’exemple de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide, nous savons que le niveau peut être chargé de plus à moins.

Nous savons que les diverses contraintes internes et externes nous éloignent toujours de la perfection individuelle et sociale. C’est pour cela que la doctrine du moindre mal, qui exige toujours de rechercher le plus grand bien possible et d’éviter le mal autant que possible, est toujours valable.

Face à un choix — en supposant que notre unique responsabilité soit de choisir — il n’y a pas d’autre possibilité de rectitude morale que de choisir le meilleur. Et, si tout est mauvais, il faut choisir le moindre mal. Et il ne sera pas superflu de convenir que, dans certains cas, refuser de choisir, c’est-à-dire, l’abstention, en dépit d’être un mal, peut être le véritable moindre mal que nous recherchons. Tout cela, en supposant — insistons là-dessus — que notre seule responsabilité soit de choisir.

Les choses changent, comme nous le verrons, si notre responsabilité n’est pas de choisir, mais de faire ou de proposer. En fin de compte, nous vivons dans une société pluraliste dans laquelle nous avons le devoir de participer. Ce devoir sera-t-il rempli par le simple choix passif du moindre mal ? Si nous sommes invités à participer, à faire, à construire, il faudra faire le bien.

La tactique politique du moindre mal Retour à la table des matières

La tactique politique du moindre mal n’est pas limitée à la période électorale, car elle consiste à proposer des maux (moindres) pour éviter que ne triomphent d’autres maux (pires). C’est la tentation politique qui nous assaille quand nous avons la responsabilité de faire des propositions. Or, du point de vue moral, il ne peut jamais être licite de proposer un mal, même si c’est un mal mineur. La proposition d’un mal de la part de celui qui devrait proposer un bien donne lieu au très grave péché de scandale qu’est « l’attitude ou le comportement qui porte autrui à faire le mal » (Cat. 2284).

Voici quelques arguments qui montrent que la tactique du moindre mal n’est pas bonne.

  • La doctrine catholique est claire : elle affirme que la conscience ordonne « d’accomplir le bien et d’éviter le mal » (Cat. [1], 1706 et 1777), que l’on ne peut « faire le mal », si l’on recherche le salut (Cat. 998) et qu’il n’est « jamais permis de faire le mal pour qu’il en résulte un bien » (Cat. 1789).
  • La responsabilité des laïcs catholiques ne peut se limiter à choisir passivement parmi les maux que les ennemis de l’Église veulent bien offrir, mais doit être une participation active et directe, « ouvrant les portes au Christ ».
  • La tactique du moindre mal revient à attribuer aux catholiques un rôle médiocre et passif dans le nouveau système « confessionnellement » laïque.
  • La tactique du moindre mal transforme en quotidienne une situation exceptionnelle.
  • Une situation de moindre mal prolongée fait que le moindre mal est de plus en plus grave. Les moindres maux d’aujourd’hui sont trop importants pour ne pas mettre en évidence une confrontation radicale avec l’Évangile. L’individualisme, la relativisation de l’autorité, la primauté de l’opinion publique, la vision scientifico-rationaliste du monde, etc. se manifestent par la perte de la foi, la crise de la famille, la corruption, l’injustice et les déséquilibres à l’échelle mondiale...
  • La tactique du moindre mal s’est révélée inefficace dans le passé pour atteindre le pouvoir ou, même, pour réduire le mal.
  • Il est nécessaire d’annoncer dans son intégralité le message de l’Évangile, compte tenu que « là où le péché pervertit le climat social, il faut faire appel à la conversion des cœurs et à la grâce de Dieu (...) » et « il n’y a pas de solution à la question sociale en dehors de l’Évangile » (Cat. 1896).
  • La proposition d’un mal de la part de celui qui devrait proposer un bien donne lieu au très grave péché de scandale qu’est « l’attitude ou le comportement qui porte autrui à faire le mal » (Cat. 2284). À cet égard, l’enseignement de Pie XII est très clair :
    Se rendent coupables de scandale qui instituent des lois ou des structures sociales menant à la dégradation des mœurs et à la corruption de la vie religieuse, ou à des conditions sociales qui, volontairement ou non, rendent ardue et pratiquement impossible une conduite chrétienne conforme aux commandements (...). Il en va de même (...) de ceux qui, manipulant l’opinion publique, la détournent des valeurs morales (Discours du 01/06/1941 - Cat. 2286).
  • Un mal est toujours un mal et « il est erroné de juger de la moralité des actes en ne considérant que l’intention ou les circonstances » (Cat. 1756).

Comment naît la tactique du moindre mal ? Retour à la table des matières

Historiquement la tactique du moindre mal naît dans l’Europe chrétienne post-révolutionnaire et est le fait de deux mouvements politiques catholiques : le catholicisme libéral et la démocratie chrétienne. Il est difficile de discerner les motifs qui conduisent leurs promoteurs à l’adopter. Les tenants du moindre mal sont souvent des ecclésiastiques et des catholiques inquiets des progrès de la Révolution et désireux de faire quelque chose dans un contexte d’une faiblesse de la réponse catholique face à la révolution libérale.

On peut arriver à la tactique du moindre mal pour des raisons diverses qui se chevauchent et s’entremêlent.

  • Par « contamination » de la pensée révolutionnaire et éblouissement devant l’apparente perfection des nouvelles idéologies. En recherchant, par exemple, un compromis entre l’Église et un système politique (nationalisme, parlementarisme, régime des partis, ...).
  • Par exagération des « maux » de l’Ancien Régime et son identification avec la doctrine catholique elle-même.
  • Par fatigue dans la lutte contre-révolutionnaire ou après une intense période de persécution religieuse.
  • Dans une apparente urgence de transaction avec les ennemis de l’Église afin qu’un travail apostolique minimum soit, au moins, toléré par des autorités hostiles [2].
  • Par les manœuvres des partis révolutionnaires qui, intentionnellement, cherchent à semer le doute et la division parmi les catholiques.
  • En raison de l’absence de véritables hommes politiques catholiques qui encourage l’ingérence du clergé dans le domaine politique.
  • Par la candeur des catholiques qui ont une confiance absolue envers des règles du jeu établies par leurs ennemis.
  • Par la mise en avant d’une réussite politique immédiate en oubliant que :
    Le Royaume ne s’accomplira (...) pas par un triomphe historique de l’Église selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement du mal (Cat. 677).
  • Par une perte croissante d’orientation et un man que de formation du peuple catholique qui génèrent le pessimisme ou le manque de foi en l’efficacité salvifique des principes chrétiens de droit public.
  • Par un refroidissement de la foi. En effet, sans le secours de la grâce, il est très difficile de « découvrir le sentier, souvent étroit, entre la lâcheté qui cède au mal et la violence qui, croyant le combattre, l’aggrave » (Centesimus Annus, 25 - Cat. 1889).

Comment la tactique du moindre mal a-t-elle évolué ? Retour à la table des matières

La tactique du moindre mal ne s’est pas introduite d’un seul coup. Elle l’a fait progressivement au cours des deux derniers siècles. Dans l’histoire politique des pays européens, on peut identifier les phases suivantes :

  • Dans un premier temps, après le choc violent de la Révolution, et en arguant de la contingence des régimes politiques au regard de l’Église, les tenants du moindre mal tolèrent, permettent et même favorisent la dissolution des structures politiques et sociales traditionnelles (monarchie, corporations, institutions religieuses, biens communaux, etc.), qui étaient, de fait, un obstacle à la Révolution.
  • Parallèlement à la sécularisation de la politique et en disciples de Machiavel, ils commencent, au moment de faire des propositions, à taire les arguments religieux dans l’espoir de capter ainsi le soutien des non-catholiques. D’aucuns en viennent à affirmer, pour ne pas mentionner la Rédemption que « La doctrine chrétienne est plus importante que le Christ », ce qui est du pur pélagianisme...
  • L’étape suivante consiste en une tentative des catholiques autour d’un programme minimum, non pour présenter une solution alternative au nouveau régime, mais pour mieux s’y intégrer avec l’idée de « le changer de l’intérieur » [3]. Et l’on en vient, ainsi, à discréditer les autres tactiques catholiques...
  • Une technique fréquente chez les tenants du moindre mal est d’essayer de gagner la sympathie de la hiérarchie (catholique) par des promesses « de paix et de réconciliation » qui permettent la reconstruction matérielle des églises et le maintien régulier du culte. Il s’agit d’une tentative désespérée de sauver « ce qui peut être sauvé », de séduire la hiérarchie de l’Église. Cela pourrait être une option exceptionnelle mais non le type courant de la participation politique catholique.
  • Parfois, ce sont des évêques ou des membres du clergé eux-mêmes qui font la promotion des groupes politiques de cette tendance. Cette ingérence appauvrit l’action politique des catholiques, la fait « aller à la remorque » des propositions révolutionnaires et compromet l’Église. Quand un évêque espagnol influent demande de faire de l’action sociale « pour que les travailleurs de l’Église ne disparaissent pas », il fausse la finalité de la véritable action sociale, qui ne peut être un simple instrument de catéchèse, mais un devoir de justice de responsabilité pour les laïcs.
  • Le cas du Ralliement proposé par Léon XIII, qui a encouragé les ennemis de l’Église en France, ou la véritable trahison de certains évêques mexicains envers les Cristeros, miraculeusement excusée par les fidèles, sont deux exemples des conséquences désastreuses auxquelles peut conduire la tactique du moindre mal. En ce domaine, le concile Vatican II, quand il exige que les membres du clergé s’abstiennent de toute activité politique, représente une correction importante. Le lâche acharnement de certains chrétiens qui recherchent la survie purement matérielle de l’Église est un contre-témoignage scandaleux. Ils oublient que le mal moral est « sans commune mesure plus grave » que le mal physique (Cat. 311).
  • Plus récemment, dans l’euphorie qui a suivi le concile Vatican II, on a cherché la désintégration des États, associations et institutions catholique, avec l’idée de tenter de gagner, ainsi, l’opinion publique et d’atteindre tous les recoins du tissu social. Non seulement, on a détruit les vieux outils mais rien n’a été conquis — ou si peu — qui n’était déjà catholique !
  • La dernière étape de la tactique du moindre mal est la promotion du « vote utile » qui, paradoxalement, est en contradiction avec la doctrine du moindre mal. Elle préconise, en effet, que l’on ne vote plus pour l’option la moins mauvaise, mais pour celle qui a les plus grandes chances de succès, même si elle est pire que les options qui ont moins de chances !

L’inefficacité de la tactique du moindre mal Retour à la table des matières

Il n’est pas question, ici, de condamner ceux qui ont soutenu ou soutiennent les différents aspects de la tactique du moindre mal. Il s’agit seulement de mettre en évidence son échec. Pourquoi un tel échec ?

  • Parce que les énergies qu’il faudrait consacrer à proposer des biens parfaits se perdent à proposer des moindres maux.
  • Parce que c’est une option de retrait, pessimiste, dans laquelle l’homme politique catholique cache ses talents par crainte ou fausse prudence.
  • Parce que la tactique du moindre mal prêche la résignation ; et non précisément la résignation chrétienne, mais la soumission et la tolérance au tyran, à l’injustice et à la violation des droits. Avec la tactique du moindre mal, on n’aurait jamais décidé le soulèvement national espagnol de 1936 et le Mur de Berlin ne serait jamais tombé. Il n’y aurait pas eu la Guerre d’Indépendance espagnole, ni l’insurrection catholique en Vendée, ni les Carlistes en Espagne, ni les Cristeros au Mexique. Et la propagation de l’islam en Europe n’aurait peut-être pas trouvé d’opposition. Ni Lépante, ni les croisades, ni la Reconquista n’auraient eu lieu...
  • Parce que le moindre mal est présenté comme une façon intelligente d’avantager l’Église économiquement et matériellement. L’on oublie seulement que la plus grande richesse de l’Église – sa seule richesse — est le témoignage de la Vérité, témoignage qui, s’il est encore vivant aujourd’hui, est dû au sang des martyrs.
  • Parce que les exemples abondent qui montrent que la tactique du moindre mal a donné le pouvoir à des partis qui, en se servant du vote catholique, ont mis en place une législation anti-chrétienne (divorce, avortement, majorité précoce, etc). Cela s’est passé dans plus de la moitié de l’Europe !

En définitive, la tactique du moindre mal est, elle-même, une défaite anticipée, une sorte de commode suicide collectif. C’est le recul la position honteuse et défensive, le complexe d’infériorité. En défendant une tactique du moindre mal, les chrétiens renoncent à tenir le premier rôle dans l’histoire, comme si le Christ n’était pas Seigneur de l’histoire. Ils se croient machiavéliques alors qu’ils ne sont qu’une ombre en déroute. Ils nient, dans la pratique, la possibilité d’une doctrine sociale chrétienne et nient la réalité historique d’une société qui, avec toutes ses imperfections, a été chrétienne. La tactique du moindre mal, en tant que contrepoids nécessaire à une Révolution — fondamentalement anti-chrétienne —, a toujours échoué, dès son origine.

Au contraire, l’histoire de l’Église et des peuples chrétiens est remplie de magnifiques exemples à travers lesquels l’optimisme – ou mieux, l’espérance chrétienne — nous enseigne qu’il est possible, avec l’aide de Dieu, de construire de véritables sociétés chrétiennes. La politique chrétienne n’est pas un mythe dans la mesure où,aujourd’hui encore, nous vivons des acquis de la société chrétienne occidentale ancienne.

Conclusion Retour à la table des matières

Il est encourageant de constater que, grâce à Dieu, les erreurs philosophiques ou théologiques, quand elles s’incarnent dans des mouvements, restent soumises à la réalité des choses et arrivent rarement à développer les ultimes conséquences de leurs principes. C’est pourquoi le résultat de l’action politique, même si elle part de principes erronés, est incertain et surprenant.

De la même façon, l’accession au gouvernement politique de saintes personnes ne suffirait pas à garantir la perfection des actions [4]. Ayant reconnu cette limitation considérable de la réalité politique, notre responsabilité de laïcs catholiques ne peut être la résignation, mais la lutte pour s’approcher de l’idéal de perfection que propose également l’Évangile au plan social.

La doctrine de l’Église demande aux laïcs catholiques une participation active à la vie politique, qu’ils soient seuls ou accompagnés. Un appel à l’unité entre les catholiques ne peut exiger plus qu’une union autour d’une même idée du bien commun. Et cette action politique catholique est de la seule responsabilité des laïcs, et non de l’Institution hiérarchique : des laïcs seuls ou des laïcs regroupés, mais, des laïcs !

En résumé :

  • la doctrine morale du moindre mal est valable si notre responsabilité est uniquement le choix ;
  • la tactique politique du moindre mal est dangereuse et inefficace ;
  • la tactique politique du vote utile est pur machiavélisme. Bien qu’elle contredise, en apparence la tactique du moindre mal, c’est une variation du même concept qui stérilise l’action politique des laïcs catholiques et donne la victoire à leurs ennemis.

[1Catéchisme de l’Église Catholique.

[2NDLR : Le concordat de 1801, en France, en est un exemple frappant

[3Cf. sur viveleroy.fr le caractère subversif de la méthode des Groupes réducteurs et noyaux dirigeants.

lundi, 18 juillet 2016

Charte légitimiste

Charte légitimiste (1), principes d’adhésion :
Cette charte permet trois niveaux d’adhésion conformes aux institutions de l’Ancienne France. Le niveau 1 comprend nécessairement tous les aspects du niveau 2 et celui-ci tous les aspects du niveau 3.
 
Niveau 1 : la reconnaissance de Jésus-Christ comme Roi universel des sociétés comme des personnes, avec le Roi comme lieutenant. Ni démocratique, ni théocratique, ni clérocratique, l’autorité du roi vient de la loi qui le désigne et de sa reconnaissance personnelle et institutionnelle de l’autorité ultime de Dieu lors du sacre.
 
Niveau 2 : la reconnaissance d’une loi naturelle d’origine divine dont le roi doit respecter et garantir la liberté d’exécution (droit divin).
 
Niveau 3 : la reconnaissance simple d’une loi naturelle, dont le roi doit respecter et garantir la liberté d’exécution (droit naturel).
L’adhésion au niveau 3 suffit pour se dire légitimiste. Elle convient à l’athée. L’adhésion au niveau 2 convient au croyant de religion non catholique. L’adhésion au niveau 1 convient au catholique.
 
(1)     - Cahiers de l’Université Saint-Louis 2014 _ page 15
Lois Fondamentales du Royaume de France :
1) La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture :
En l’absence d’une descendance directe mâle du souverain défunt, la Couronne est dévolue, à l’infini, à l’aîné de la branche collatérale la plus proche (qui devient la nouvelle branche aînée).
Pourquoi la masculinité ? 
Lors de la cérémonie du Sacre, le Roi de France est oint avec le Saint Chrême (les autres souverains chrétiens sacrés reçoivent leurs onctions avec une autre huile, bénite et non consacrée : seul le Roi de France a le privilège d’être oint avec le Saint Chrême, comme le sont les évêques). Le Sacre, qui n’est pas un simple couronnement, est un sacramental (il a même parfois été assimilé à un huitième sacrement) : il fait du Roi un lieu-tenant du Christ, parfois appelé « l’évêque du dehors ». En effet, si elle n’appartient pas à la hiérarchie de l’Eglise, toutefois la royauté sacrée propre à la France possède un caractère quasi-sacerdotal ; or seul les hommes peuvent être appelés au sacerdoce.
La règle de masculinité empêche non seulement la dévolution de la couronne à une femme, mais aussi à la descendance mâle d’une fille de souverain français : cela empêche que le Royaume de France ne passe sous la domination d’un souverain étranger ayant épousé une princesse française ou descendant d’une princesse française mariée à un souverain étranger.
2) La Couronne de France est indisponible :
Le Roi régnant ne peut en rien changer l’ordre de succession. Il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder (c’est-à-dire exclure de la succession), ni faire renoncer à ses droits un Prince dynaste.
La succession royale n’est pas patrimoniale, mais elle est dite « statutaire ». Le statut coutumier du Royaume est hors de portée des volontés humaines : la volonté du Roi, comme celle de son successeur ou de tout autre successible.
Par conséquent, le Roi (de fait ou de droit) ne peut renoncer à la Couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successurs, ni porter atteinte à l’ordre de succession ; il n’a pas le pouvoir de faire renoncer à ses droits un successible, et les éventuelles « renonciations » sont donc, de plein droit, nulles. 
En France, le Royaume n’est pas la propriété du souverain : celui-ci exerce une fonction – la fonction royale – qui le dépasse et dont il est en quelque sorte le serviteur plus que le maître.
3) La succession est instantanée : « Le Roi est mort, vive le Roi ! ».
Les ordonnances de Charles VI, en 1403 et 1407, règlent que le Roi est tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que soit son âge, selon l’ancien adage juridique : « le mort saisit le vif ».
Le Sacre n’est pas constitutif de la royauté : ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais la force de la coutume. Le Sacre est seulement dit « déclaratif » : il consacre, par les prières et les onctions de l’Eglise, un Prince qui est déjà le Roi légitime et qui peut exercer sa royauté quand bien même il ne pourrait recevoir le Sacre.
Cette instantanéité de la succession fait dire que « en France, le Roi ne meurt jamais ».
4) La règle de catholicité :
« Fils aîné de la Sainte Eglise catholique romaine », le Roi de France doit être né d’un mariage catholique, et doit être lui-même de confession catholique.
Cela ne signifie toutefois pas que ses sujets aient l’obligation d’embrasser la foi catholique.

vendredi, 27 mai 2016

le drapeau bleu-blanc-rouge frappé du Sacré-Cœur consacre le mariage contre-nature des catholiques avec la Révolution




 

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S.Em. Cardinal Louis BILLOT (1846-1931
 
 
le drapeau bleu-blanc-rouge frappé du Sacré-Cœur consacre le mariage contre-nature des catholiques avec la Révolution
 
 
 
  … illusion et poison de « l’Union sacrée », de « l’union nationale »  :
 
L’Union sacrée
On se souvient de la thèse sans concession de Jean de Viguerie dans ses Deux Patries : 1914 marque l’adhésion des forces de droite au patriotisme révolutionnaire, piège dont ni l’A. F. ni la droite ne sont depuis sorties, scellant la mort de la France, ou plutôt sa survie comme une ombre et un mot creux, dans un patriotisme de malentendus et de faux-semblants. Une danse autour du cadavre de la France, conclut l’auteur. le patriotisme révolutionnaire, amour de la République, a vampirisé le patriotisme traditionnel qui était amour de la France. Le processus a servi d’instrument aux républicains et finalement à la gauche dans sa lutte politique intérieure. le patriotisme révolutionnaire a vocation à s’étendre au monde entier, parce que partout où règnent les Droits de l’homme et la république, là est la vraie patrie du républicain, la France du baptême du Fils aîné de l’Eglise ne serait-elle qu’une formulation historique limitée et passagère, vouée au dépassement ?  - non possumus -
Les catholiques ont versé à la guerre 14-18  un tribut de sang dont ils sont sortis affaiblis, la patrie révolutionnaire en est sortie renforcée dans des proportions considérables, les perspectives de restauration se sont éloignées plus en quatre ans de conflit qu’en plusieurs décennies précédentes. La guerre a servi la Patrie universaliste des Droits de l’homme.
Les catholiques français de 2016, s’ils tiraient les leçons de l’histoire de la France contemporaine, devraient se souvenir qu’ils sont les victimes, aujourd’hui  encore, de l’Union sacrée comme depuis le Concordat napoléonien de 1801 et les « Ralliement(s) » successifs des hommes d’Eglise aux Institutions politiques issues de la Révolution sanglante de 1789.
Les évêques, nommés par l’Etat, ont constitué depuis le XIXs un épiscopat docile que les catholiques ardents ont nommé, avec mépris, les préfets violets. (…)  
le reposoir des unités Europa...feront-ils mieux cette année?  SC France   Afficher l'image d'origine    Afficher l'image d'origine
 
les pèlerinages de Pentecôte à Chartres, les processions de la FETE-DIEU et les neuvaines pour la FRANCE, font resurgir dans l’actualité la question du drapeau avant la Fête, le 14 Juillet, de Saint Bonaventure –Docteur de l’Eglise –
15 août :  Fête de l’Assomption, et Fête nationale de la France depuis 1638.
Le roi de France, Louis XIII, pour proclamer sa reconnaissance ainsi que celle de tout son royaume à Marie après la naissance d'un héritier - le futur Louis XIV - et pour lui prouver sa confiance absolue, formule un vœu de consécration de lui-même, de sa famille et de la France, à Notre Dame de l'Assomption. Ce vœu a été publié sous la forme de l'édit du 10 février 1638 et prononcé le 15 août 1638.
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http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/michelange/pieta.jpg    cid:image073.jpg@01CFD6F7.D03A46A0    Louis XX devant le cénotaphe de Louis XVI à la basilique Saint-Denys  cid:image005.jpg@01CFD6F7.D03A46A0
     Nous rappelons, pour la France, que la seule solution viable et honnête est le rétablissement de la Monarchie Catholique, absolue et de droit divin,
   représentée par le seul héritier des rois qui ont fait la France, son souverain légitime : Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens,
   de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XX.
 
pas d’ « espoir et de salut de la France » sans la formation d’une minorité active de catholiques investis dans le temporel chrétien :
 
 
 

jeudi, 03 septembre 2015

république




 
 
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Parce que nous sommes catholiques, notre raison et notre foi sont en cohérence.
Nous étions, nous sommes, nous serons pour DIEU et le Roi très chrétien, lieu-tenant de DIEU.
Nous resterons insoumis à la République, ses œuvres, ses pompes, et au(x) ralliement(s) des hommes d’Eglise qui concourent  à la déchristianisation de la France.
 
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                                                                                                                    http://www.viveleroy.fr/L-inacceptable-drapeau-tricolore
 
 
 
 
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... cohérence de Daniel Keller le Grand Maître du GODF
 
 
extrait discours prononcé par Daniel Keller https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0b/Daniel_Keller_2014.jpg/180px-Daniel_Keller_2014.jpg Grand Maître du GODF -Reims 27 août 2015 -.
 
 
 «Dans un moment où la société cherche des boucs émissaires, le GODF se doit d’être présent pour rappeler inlassablement les valeurs fondamentales de la République. Le GODF est une institution DE la République et aussi DANS la République.
La Franc-Maçonnerie a fortement contribué à la naissance et à l’implantation de la République. Que l’on pense simplement à quelques Grands Hommes tels que Léon Bourgeois, Jean Zay, Mendes-France, Gambetta, Jules Ferry, tous maçons.
La République est fondamentalement maçonnique à travers l’affirmation laïque de la liberté de conscience et du refus des pressions dogmatiques, permettant l’affirmation de l’intérêt général au service des plus faibles.
La Franc-Maçonnerie n’est ni censeur, ni Cassandre, mais un bouclier dans les moments tourmentés. Une position singulière dans le paysage politico-social par un rappel constant des principes et des valeurs fondamentales: les bras du GODF sont toujours grands ouverts à tous les défenseurs et promoteurs du triptyque républicain Liberté-Egalité-Fraternité (notamment, dans le terrible contexte actuel, aux migrants qui fuient la misère mais surtout les dangers de la guerre).»
Un tribunal révolutionnaire.
Un tribunal lors des massacres de Septembre 1792gouache des frères Le Sueur

2 Septembre - FETE DES BIENHEUREUX MARTYRS DE SEPTEMBRE 1792

massacres DES 2-3 SEPTEMBRE 1792
2 Septembre - FETE DES BIENHEUREUX MARTYRS DE SEPTEMBRE 1792
VICTIMES, parmi des centaines de milliers d’ autres durant la revolution francaise,  
des « valeurs » de la republique « une et indivisible »
St Joseph des Carmes (Paris) reliques des bienheureux martyrs de septembre 1792
Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n’est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d’hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l’exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l’abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.
Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l’abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s’achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d’abord reflué et se sont mutuellement donné l’absolution, et le jardin.
« Je n’ai entendu se plaindre aucun de ceux que j’ai vu massacrés » écrira l’abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.
Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926.
86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l’Église de Paris.
Eglise Saint-Joseph-des-Carmes
74, rue de Vaugirard, 6e arr. - M° Rennes
On peut vénérer ces béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXe siècle sous la chapelle.
L’escalier du martyre marqué d’une plaque Hic ceciderunt (Ici ils tombèrent) est aujourd’hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l’Institut catholique.

mercredi, 02 septembre 2015

troisième centenaire de la mort de Louis XIV

Ce 1er septembre 2015, même les médias républicains n'ont pu éviter d'évoquer Louis XIV. A cette occasion, le bon, mais plus souvent le pire, ont été dit sur le grand roi. Ne restons pas sur des images haineuses, révolutionnaires.
Des écrivains , des historiens nous offrent une histoire plus objective sur ce règne, le plus long de l'histoire de France.
 
 -  
26-27 Sept. 2015 -   103 ème pèlerinage légitimiste à Sainte Anne d'Auray
 
  Trinité bretonne - sainte Anne, la vierge Marie et Jésus      http://passiongenealogie.hautetfort.com/media/00/02/625019157.jpg http://extranet.editis.com/it-yonixweb/IMAGES/PER/P3/9782262043353.JPG
… trois ouvrages que nous avons lus et dont nous recommandons très spécialement la lecture :
Ce n’est un mystère pour personne, nous vouons une admiration toute particulière à celui qui demeure pour les siècles le Grand Roi : Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Louis XIV.
Cette admiration est-elle aveugle, irrationnelle, conséquence d’un fanatisme obstiné ?
L’«histoire officielle», dont on connaît les clichés réducteurs et partisans puisqu’elle a été forgée par de fieffés menteurs dont un nombre incalculable de perroquets ont ensuite stupidement répété les allégations calomnieuses, ne parvient malgré tout pas totalement à tarir la fascination qu’exerce, par delà les siècles et les révolutions, le Roi-Soleil sur les foules, et dans le monde entier.
Cette année 2015, année du troisième centenaire de la mort du Grand Roi (1er septembre 1715), est l’occasion de faire justice et de retrouver la figure authentique de celui que Notre-Seigneur Jésus-Christ a désigné à Sainte Marguerite-Marie comme « le Fils aîné de Mon Sacré-Cœur ».
Nous recommandons tout spécialement trois ouvrages que nous avons lus et qui nous semblent désormais indispensables au bagage intellectuel – et même spirituel – de tout honnête homme désireux de connaître le vrai visage de Louis XIV.
Ce sont :
1)     « Louis XIV – vérités et légendes », de Jean-François Solnon (Perrin – 2015).
Jean-François Solnon, né en 1947, agrégé d’histoire, docteur en histoire et docteur ès lettres, a enseigné l’histoire moderne à l’université de Besançon, s’est spécialisé dans l’histoire de l’Ancien Régime et s’est déjà signalé par une quinzaine de publications fort intéressantes.
L’éducation de Louis XIV a-t-elle été négligée ? A-t-il emprisonné Fouquet par jalousie ? A-t-il présidé une cour débauchée ? A-t-il ruiné le Royaume avec la construction de Versailles ? Traitait-il durement les siens ? A-t-il été dominé par ses maîtresses ? Fut-il indifférent à la misère de ses peuples ? Est-il vrai qu’il ne se lavait pas ? A-t-il eu un frère jumeau entré dans l’histoire comme « le masque de fer » ? A-t-il vraiment trop aimé la guerre ? A-t-il dit « l’État, c’est moi » ? … etc.
En trente-huit chapitres, Jean-François Solnon rétablit la vérité historique et nuance en particulier les affirmations de ces fort mauvaises langues que furent la Princesse Palatine et le duc de Saint-Simon. Ce « Louis XIV – vérités et légendes » est un petit ouvrage très facile à lire, qu’il convient de mettre en toutes les mains…
2)     « Le Roi-Soleil et Dieu », d’Alexandre Maral (Perrin – 2012).
Alexandre Maral est né en 1968 : diplômé de l’École du Louvre, archiviste-paléographe, docteur ès lettres, il est aujourd’hui conservateur en chef au musée national des châteaux de Versailles et Trianon.
Auteur d’une bonne quinzaine d’ouvrages (certains en collaboration), son livre « Le Roi-Soleil et Dieu – essai sur la religion de Louis XIV » fait date : il nous semble absolument incontournable pour une approche renouvelée de la figure du Grand Roi et, au-delà, pour mieux comprendre les composantes du caractère sacré de la Monarchie Capétienne.
3)     « Les derniers jours de Louis XIV », d’Alexandre Maral (Perrin – 2014).
Un ouvrage que nous avons trouvé véritablement bouleversant parce que, d’une manière très rigoureuse, il permet de revivre ce que furent les derniers mois, les dernières semaines, les derniers jours, les dernières heures et le dernier souffle du Roi-Soleil : du 1er janvier au 1er septembre 1715, nous suivons le vieux Souverain pas à pas, nous entrons dans son intimité, dans sa vie et dans ses pensées, jusqu’au moment où il rend sa grande âme entre les mains de son Créateur et Sauveur…
Oui, vraiment bouleversant : au point que nous n’avons pas pu, en plus d’un passage, retenir nos larmes, devant le tableau d’une telle grandeur chrétienne accomplie dans une si humble et sublime Majesté royale.
 

Télécharger le programme du pèlerinage et l’inscription :

 

http://www.viveleroy.fr/+103e-pelerinage-legitimiste-de+ ou sur http://www.royalistesbretons.fr/

mardi, 25 août 2015

bref-expose-des-lois-fondamentales-du-royaume-de-france

 
 
Henri V - Comte de Chambord
Henri Charles Ferdinand Marie Dieudonné d’Artois, Duc de Bordeaux, Comte de Chambord,
de jure Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V
(29 septembre 1820 – 24 août 1883)
Le 24 août 1883 s’éteignit, en exil, Sa Majesté Très Chrétienne le Roi Henri V de France, communément désigné par son « titre de courtoisie » : le Comte de Chambord.
Il est relativement fréquent de lire que ce Prince – dernier descendant légitime en ligne masculine directe de Leurs Majestés les Rois Louis XV et Charles X – est « mort sans héritier », et que sa disparition a « ouvert une querelle dynastique ».
S’il est exact que le Comte de Chambord est mort sans postérité, en revanche il est absolument faux de dire qu’il est « mort sans héritier » (ou plus exactement sans successeur) : en effet, comme lors des morts des derniers Rois Capétiens directs (Jean 1er le Posthume, Philippe V le Long et Charles IV le Bel) et des Rois Valois (Charles VIII, Louis XII, François II, Charles IX et Henri III) – tous décédés sans descendance mâle – , il y a toujours un successeur légitime pour la couronne de France : ce successeur est le plus proche parent mâle dynaste du Souverain défunt.
Ainsi, un arbre généalogique dûment établi suffit-il à trouver ce parent mâle dynaste : frère, oncle, ou cousin le plus proche.
Et les prétendues « querelles dynastiques » ne sont-elles jamais que l’expression des ambitieuses prétentions (la prétention n’est-elle pas le propre des prétendants ?) de Princes qui veulent nier ou occulter la réalité généalogique.
En ce 24 août 1883, le plus proche parent mâle dynaste du Comte de Chambord était son cousin Jean de Bourbon (1822-1887) dit Comte de Montizon, descendant direct de Louis XIV et désormais aîné des Capétiens.
Le testament du Comte de Chambord est d’ailleurs sans ambiguïté et, après le décès de son époux, la Comtesse de Chambord soutint les légitimistes français qui reconnurent Jean de Bourbon comme leur souverain de droit : Jean III de France.
La qualité de dynaste est réglée par les lois successorales (lesquelles peuvent varier d’un royaume à l’autre).
En France, les règles de succession sont contenues dans ce que l’on appelle traditionnellement les « Lois fondamentales du Royaume de France » : ce sont des règles coutumières qui ont été précisées au cours des âges afin de résoudre des situations concrètes graves ; quoique non écrites, elles n’en ont pas moins de force et elles ont toujours été observées, assurant ainsi la continuité de l’Etat et garantissant au mieux l’ordre et la paix civile.
Bien qu’il soit aisé à quiconque veut bien s’en donner la peine, de retrouver l’énoncé et l’explication des « Lois fondamentales du Royaume », il m’a paru opportun, en cet anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur le Comte de Chambord, d’en publier un résumé dans ce blogue,
tout en invitant mes lecteurs à se reporter à des études plus développées et approfondies (par exemple les publications de l’excellent site « Vive le Roy » géré par l’Union des Cercles Légitimistes de France > ici).
Lully.
Trône réalisé en 1873 pour le Comte de Chambord
Trône réalisé en 1873 pour Monseigneur le Comte de Chambord.
Bref exposé sur les Lois Fondamentales du Royaume de France :
1) La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture :
En l’absence d’une descendance directe mâle du souverain défunt, la Couronne est dévolue, à l’infini, à l’aîné de la branche collatérale la plus proche (qui devient la nouvelle branche aînée).
Pourquoi la masculinité ?
Lors de la cérémonie du Sacre, le Roi de France est oint avec le Saint Chrême (les autres souverains chrétiens sacrés reçoivent leurs onctions avec une autre huile, bénite et non consacrée : seul le Roi de France a le privilège d’être oint avec le Saint Chrême, comme le sont les évêques). Le Sacre, qui n’est pas un simple couronnement, est un sacramental (il a même parfois été assimilé à un huitième sacrement) : il fait du Roi un lieu-tenant du Christ, parfois appelé « l’évêque du dehors ». En effet, si elle n’appartient pas à la hiérarchie de l’Eglise, toutefois la royauté sacrée propre à la France possède un caractère quasi-sacerdotal ; or seul les hommes peuvent être appelés au sacerdoce.
La règle de masculinité empêche non seulement la dévolution de la couronne à une femme, mais aussi à la descendance mâle d’une fille de souverain français : cela empêche que le Royaume de France ne passe sous la domination d’un souverain étranger ayant épousé une princesse française ou descendant d’une princesse française mariée à un souverain étranger.
2) La Couronne de France est indisponible :
Le Roi régnant ne peut en rien changer l’ordre de succession. Il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder (c’est-à-dire exclure de la succession), ni faire renoncer à ses droits un Prince dynaste.
La succession royale n’est pas patrimoniale, mais elle est dite « statutaire ». Le statut coutumier du Royaume est hors de portée des volontés humaines : la volonté du Roi, comme celle de son successeur ou de tout autre successible.
Par conséquent, le Roi (de fait ou de droit) ne peut renoncer à la Couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successurs, ni porter atteinte à l’ordre de succession ; il n’a pas le pouvoir de faire renoncer à ses droits un successible, et les éventuelles « renonciations » sont donc, de plein droit, nulles.

En France, le Royaume n’est pas la propriété du souverain : celui-ci exerce une fonction – la fonction royale – qui le dépasse et dont il est en quelque sorte le serviteur plus que le maître.
3) La succession est instantanée : « Le Roi est mort, vive le Roi ! ».
Les ordonnances de Charles VI, en 1403 et 1407, règlent que le Roi est tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que soit son âge, selon l’ancien adage juridique : « le mort saisit le vif ».
Le Sacre n’est pas constitutif de la royauté : ce n’est pas le Sacre qui fait le Roi, mais la force de la coutume. Le Sacre est seulement dit « déclaratif » : il consacre, par les prières et les onctions de l’Eglise, un Prince qui est déjà le Roi légitime et qui peut exercer sa royauté quand bien même il ne pourrait recevoir le Sacre.
Cette instantanéité de la succession fait dire que « en France, le Roi ne meurt jamais ».
4) La règle de catholicité :
« Fils aîné de la Sainte Eglise catholique romaine », le Roi de France doit être né d’un mariage catholique, et doit être lui-même de confession catholique.
Cela ne signifie toutefois pas que ses sujets aient l’obligation d’embrasser la foi catholique.
Blason2
Le dernier descendant de la famille capétienne : LOUIS XX
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En Bretagne à Sainte Anne d’ Auray, 31 mai 2015.
                                                               Au monument à la mémoire de Henri V                                                     Au Champ des Martyrs de Brech, parmi ses amis « chouans ».

SAINT-LOUIS Roi de France très chrétien

25 Août
Blason2
 
SAINT-LOUIS
Roi de France très chrétien
1214-1270
 
 
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Louis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.
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LOUIS  XX , descendant de Saint-Louis, Henri IV, Louis XIV, est aujourd’hui le « Fils aîné de l’Eglise » 

mardi, 18 août 2015

Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF

20-24 juillet 2015
Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF
 
 
Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude.
Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés.
 
L’édition de l’Université d’été 2015 est maintenant téléchargeable.
 
 
contact Cercle, près de chez vous, existant ou à créer  :   uclf@orange.fr

mercredi, 29 juillet 2015

103e pélerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

 
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103e pélerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

 

26 et 27 septembre 2015

( possibilité de participer à tout ou partie du pèlerinage )

 

Bref historique

Le premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25e anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).
Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

Inscriptions

 
Bulletin d’inscription
Télécharger le programme et l’inscription :
PDF - 360.8 ko
 

Programme

Samedi 26 septembre

·        13 h 45 : Accueil rue de la Fontaine (près de la Scala Santa)
·        14 h 00 : Marche des pèlerins (volontaires) : Rendez-vous devant l’église de Plescop.
Pour les marcheurs
·        14 h 30 : Départ de la marche (de Plescop à Mériadec : 7,5 km)
·        16 h 30 Pause à Mériadec. Possibilité de prendre la marche en cours de route (de Mériadec à Ste-Anne-d’Auray : 6,2 km)
·        18 h 30 : Arrivée de la marche devant la fontaine à Sainte-Anne-d’Auray.
Pour les non-marcheurs
·        14 h 30 : Circuit automobile (8km) : « Sur les pas de Pierre de Keriolet, le converti »
·        18 h 00 : Chapelet devant la Fontaine à Sainte-Anne d’Auray
Pour les marcheurs et non-marcheurs
·        19 h 30 : Buffet d’accueil du Pèlerin (près de la basilique), puis veillée

Dimanche 27 septembre

·        9h30 : Confessions-Chapelet, à la chapelle du Champ des Martyrs
·        10 h 00 : Messe à la chapelle du Champ des Martyrs puis renouvellement de la consécration de l’UCLF au Sacré-Cœur
·        12 h 00 : Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord. Allocution du président de l’UCLF. Chants.
·        12 h 30 : Repas au Restaurant Le Lain, 1 rue abbé Allanic
·        15 h 00 : Conférence
·        Après-midi : stands
·        17 h 30 : Clôture de la journée

Renseignements

·        Courrier : Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7
·        Tél : 09 97 45 46 80 - 06 28 35 51 60
·        Mél : cerclejeandebeaumanoir@orange.fr
 
 
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http://www.cineclubdecaen.com/peinture/peintres/michelange/pieta.jpg
 

mardi, 21 juillet 2015

La Manif pour Tous un grand détournement politique des chiens muets de la Co nférence Episcopale Française, au bénéfice de la caste politique républicaine.

La Manif pour Tous
 
un grand détournement politique des chiens muets de la Conférence Episcopale Française, au bénéfice de la caste politique républicaine.
 
308/07/juillet/2015
Christiane Taubira peut remercier la Manif pour Tous et Guillaume de Prémare
Guillaume-de-prémare-Manif_pour_tous
 
Guillaume de Prémare est inconnu du grand public. Pourtant, il fut le premier président de La Manif Pour Tous jusqu’en février 2013. Mais l’homme est toujours resté à l’écart des médias et des tribunes. Aujourd’hui président d’Ichtus, on lui colle l’étiquette de conservateur catholique. Vraiment ? Monde & Vie, journal de l’abbé Guillaume de Tanoüarn, lui consacre deux pages d’entretien. La lecture des réponses de Guillaume de Prémare laisse un goût amer. A trois reprises, l’ex-président de la LMPT raconte tranquillement que la Manif pour Tous fut mise en place pour couper l’herbe sous le pied de Civitas. Christiane Taubira devrait-elle dire merci à Frigide Barjot, Guillaume de Prémare et quelques autres de leurs acolytes ? Il y a de quoi légitimement s’interroger.
Chronologiquement, c’est Civitas qui, dès juin 2012, entame seul la campagne contre la dénaturation du mariage. Ses collages viennent perturber les différentes gay pride. Christian Estrosi s’en offusque tout comme des élus socialistes et communistes. Les premiers plateaux de télévision sont pour Alain Escada qui n’y va pas par quatre chemins et irrite le lobby LGBT. Civitas a anticipé le projet de loi Taubira et profite de la nonchalance estivale pour avancer ses pions. La conférence des évêques de France s’en inquiète car Civitas est considéré trop traditionaliste. Les « modérés » vont donc entrer dans la course.
« D’autres étaient prêts à se mobiliser, mais sous un mode politico-religieux comme Civitas. Frigide Barjot était, quant à elle, sur une ligne anthropologique et laïque. Nous en avons parlé dans le courant du mois d’août et nous étions en accord complet sur cette ligne.« , déclare Guillaume de Prémare.
Guillaume de Prémare convient que c’est Civitas qui avait annoncé en premier une manifestation contre le projet de loi Taubira. « Entre-temps Civitas avait annoncé une manifestation pour le 18 novembre et il n’était pas possible de laisser Civitas prendre le « leadership » du combat contre la loi Taubira. »
Plus loin dans l’entretien publié par Monde & Vie, Guillaume de Prémare précise encore : « Nous avons appelé à manifester pour le samedi 17 novembre, la veille de la manifestation de Civitas. Nous leur avons volontairement coupé l’herbe sous le pied. »
La Manif pour Tous voulait mobiliser les catholiques en les invitant à taire leur foi et cette stratégie avait la bénédiction de l’épiscopat français. On vit par la suite ce paradoxe : les croyants des autres confessions étaient eux cordialement invités à participer aux manifs pour tous en affichant leur appartenance religieuse. Seuls les traces de catholicité se retrouvaient bannies de la LMPT. Frigide Barjot érigea même un ridicule dress code destiné à camoufler les familles de la bourgeoisie catholique.
Mais en même temps que la LMPT imposait sa vision laïque, elle modérait l’argumentation et détournait le combat, prétendant manifester aussi contre l’homophobie, adoptant la sémantique de ceux auxquels elle devait s’opposer.
Guillaume de Prémare prend les lecteurs pour de grands naïfs en niant les aides financières au lancement de la Manif pour Tous. Il suffit de revoir les images de la manifestation du 17 novembre 2012. Dès le départ, les camions sonos et tout le matériel accompagnant cette manifestation ont nécessité un investissement financier considérable. Cet argent est bien venu de quelque part. Et très vraisemblablement d’hommes d’affaires proches des évêques.
Guillaume de Prémare s’enorgueillit de chiffres de participation aux Manifs pour Tous successives. Soit. Mais pour quel résultat ? La LMPT n’a rien pu empêcher malgré ses foules jetées dans les rues.
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Sans verser dans l’uchronie, osons poser cette question : si la LMPT n’avait pas couper l’herbe sous le pied de Civitas, que se serait-il passé ? Civitas gardant la main, sa manifestation du 18 novembre 2012 aurait probablement rassemblé 100.000 personnes. Bien moins que les chiffres de la LMPT, oui, mais avec un discours qui aurait été autrement plus redoutable pour Christiane Taubira et le lobby LGBT. Le bras de fer aurait permis de voir s’affronter des principes et des doctrines.
Hélas, une fois de plus, les mots du socialiste Jean Jaurès claqueront au visage des « modérés » qui ont empêché cet affrontement. « Nos adversaires ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution, l’entière pensée catholique, de réclamer pour le Dieu de la révélation chrétienne, le droit non seulement d’inspirer et de guider la société spirituelle, mais de façonner la société civile ? Non, ils se sont dérobés, ils ont chicané sur des détails d’organisation, ils n’ont pas affirmé nettement le principe même qui est comme l’âme de l’Eglise. » Tout est dit.
Christiane Taubira peut féliciter Frigide Barjot et Guillaume de Prémare. Ils ont été les adversaires de rêve…
 

jeudi, 29 janvier 2015

les Juifs, "les femmes et les enfants", d'abord ou la république "parti d e l'étranger" à l'oeuvre.




 
 
Les Juifs, « les femmes et les enfants », d’abord  ou  la république  « parti de l’étranger » à l’œuvre.
 
« Le départ de cent mille juifs infligerait un coup plus dur à la France que celui de cent mille chrétiens » (Manuel Valls, Libération 22 janvier 2015)